Projet VIH et handicap au Burkina : Plateforme national VIH et Handicap dressent le bilan

Lancé en janvier 2017, le projet régional VIH et handicap arrive à échéance le 31 décembre 2019. Ce jeudi 14 novembre 2019, la plateforme chargée de la mise en œuvre dudit projet, a tenu sa deuxième rencontre semestrielle de l’année, à Ouagadougou. Il s’agissait de partager les leçons apprises durant trois années d’exécution du projet et de définir une stratégie pour la pérennisation des acquis engrangés.

Contribuer à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées en soutenant la promotion des droits humains, en s’attaquant aux obstacles juridiques et en améliorant leur accès aux services de prévention et de soutien relatifs au VIH dans six pays que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Cap-Vert. Cela, via un plaidoyer national et régional. C’est l’ambition affichée du projet VIH et handicap financé par le Fonds Mondial et mise en œuvre par l’ONG Humanité & inclusion (HI), récipiendaire principal et la Fédération ouest africaine des organisations des personnes Handicapées (FOAPH) qui est sous récipiendaire.

Au Burkina, à la faveur de l’exécution du présent projet, les acteurs du plaidoyer VIH et handicap se sont mobilisés au sein d’une plateforme, en vue de lever les obstacles d’accès à la santé des personnes handicapés et aux paquets de soins VIH. 
La présente rencontre semestrielle de la plateforme, qui fait office de clôture du projet vise le partage des leçons apprises et la pérennité des acquis.

Chef du projet VIH et handicap à Humanité & inclusion, Caroline Traoré soutiendra que le projet a permis d’engranger des acquis de différents ordres. A ce titre, elle cite la prise en compte des personnes handicapées dans le Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST et l’implication de la Fédération Burkinabé des associations de personnes handicapées FEBAH dans des instances de décision de lutte contre le VIH/SIDA sont d’importantes réussites de la plateforme.

Elle note également : la disponibilité et l’utilisation des données sur la vulnérabilité des personnes handicapées face au VIH comme source documentaire ; le renforcement des capacités des acteurs notamment la formation de 500 agents de santé sur les offres de services de santé inclusive, la mise à disposition d’un guide d’orientation des agents de santé sur l’inclusion dans les offres de services de santé, la collecte de données sur les personnes handicapées au niveau de quatre structures de prise en charge des PVVIH et la sensibilisation de 27 hommes de médias sur la problématique.

Au titre des acquis, figure également le renforcement des systèmes communautaires. Sur ce point, la chef du projet VIH relève entre autres, la création de partenariats clés par la plateforme nationale pour influencer l’adoption de politiques inclusives et le renforcement de la collaboration entre le SP/CNLS-IST et les personnes handicapées.

Evoquant la suppression des obstacles d’accès à la santé, Caroline Traoré note l’analyse des gaps juridiques pour l’accès juste et équitable à la santé, l’engagement financier pour le dépistage ciblée des personnes handicapées. « Quand on regarde d’où nous sommes partis, nous apprécions positivement ces résultats. Ces acquis nous permettent d’améliorer la situation des personnes handicapées notamment avec le ministère de la santé, celui des droits humains et de l’économie », s’est réjoui le président de la Fédération burkinabè des associations pour la promotion des personnes handicapées (FEBAH), Issa Palenfo, par ailleurs coordonnateur de la plateforme VIH et handicap.

Puis de poursuivre : « Grâce aux actions de plaidoyer, le Centre national de lutte contre le Sida a fini par prendre les personnes handicapées comme une cible prioritaire dans les réponses au VIH. Nous disposons maintenant de données qui sont d’ailleurs pris en compte par le ministère de la santé et le Système national d’information sanitaire ; dans tous les départements ministériels, on parle des personnes handicapées, chacun sait qu’une convention a été ratifiée par le Burkina Faso et qu’il faut la mettre en application ».

Le contexte actuel de la lutte contre le VIH se caractérise par une prise conscience des acteurs clés sur la nécessité de l’inclusion de la problématique du handicap dans leurs interventions. Cependant le besoin de renforcement des capacités opérationnelles à conduire l’inclusion reste un défi à relever.

Au-delà de ces acquis, les 25 acteurs de la plateforme VIH et handicap notamment la FEBAH et le Réseau national pour une grande implication des personnes infectées par le VIH/Sida au Burkina Faso (REGIPIV-BF), ne comptent pas en rester là. Leur nouvelle mission sera de pérenniser les acquis du projet en relevant un certain nombre de défis. Il s’agit entre autres d’accompagner la mise en œuvre de la feuille de route inclusion dans le secteur de la santé, la prise en compte du FEBAH et du REGIPIV-BF comme bénéficiaires du Fonds mondial et l’adhésion de la FEBAH comme membre du Conseil national de lutte contre le Sida.

Lefaso.net

Protection Sociale : « La carte d’égalité des chances n’a aucune utilité pour les personnes en situation de handicap » (Baye Saliou Ndiaye, Président AMHT)

L’utilité de la carte d’égalité des chances, l’Association regroupant les personnes handicapées de Touba ne le ressent pas. Pourtant, ce document instauré par la loi d’orientation sociale afin de pouvoir offrir aux personnes vivant avec un handicap, divers services sociaux relatifs à la santé, la réadaptation, l’éducation, la formation, les transports et les finances, tarde à produire des effets sur les ayants droit à Touba, confie le président de l’Association des personnes en situation de handicap dans la ville sainte. 

« Les cartes ont été confectionnées mais ne servent à absolument rien du tout. La carte à elle seule ne suffit pas, car il y’a un ensemble de démarches qui doivent accompagner le document et c’est ce qui n’est toujours pas fait. Toutes les personnes touchées par un handicap qui en détiennent ne ressentent pas son intérêt. Allez dans les hôpitaux et présentez la carte qui devait dans les normes aider les infirmes à accéder aux soins sociaux, ils ne le reconnaissent pas », confie le représentant des infirmes de Touba, Baye Saliou Ndiaye. 

Le président de l’Association des personnes vivant avec un handicap à Touba déplore également plusieurs manquements liés à la distribution de la carte d’égalité des chances. « 50.000 cartes ont été distribuées depuis le lancement du programme, mais il nous est difficile de révéler ceux qui en ont reçu, ici à Touba. Le quota de 328 cartes qui nous est réservé n’est pas arrivé aux ayants droit, du moins nous ne les voyons pas », renseigne Baye Saliou Ndiaye qui pense que les autorités se sont pas empressées à lancer le programme. « Les autorités ont lancé le programme sans au préalable prendre les dispositions idoines. Le président de la République devait prendre ses responsabilités et étudier, davantage, le programme », croit-il. 

Pour Baye Saliou Ndiaye, le président Macky Sall se préoccupe de notre situation, mais certains des exécutants qui ont en charge ce dossier, ne font pas leur devoir. Ils ne remontent pas l’information vers le chef de l’Etat. « Nos représentants au niveau des institutions ne s’activent que pour leurs intérêts. Personne d’entre eux n’a jusqu’ici posé le pied à Touba pour s’enquérir de notre situation. En 2002, Laba Cissé Diop qui représentait les personnes en situation de handicap à la présidence de la République menait une coordination effective à travers tout le Sénégal et défendait la cause des handicapés. Aujourd’hui, c’est une certaine Aïssatou Cissé qui lui a succédé, mais je ne la connais même pas. Je ne l’aperçois qu’à travers les écrans télés. C’est anormal! », s’offusque le président des personnes en situation de handicap dans la ville sainte de Touba. 

Baye Saliou est néanmoins revenu sur le centre de réadaptation socioprofessionnelle des handicapés de Bambey inauguré depuis 2014 mais qui, jusqu’ici, tarde à être fonctionnel. 

« Le centre a été très bien construit, mais n’a toujours pas de budget de fonctionnement, il ne nous sert à rien. Les autorités n’ont qu’à l’utiliser pour d’autres fins, car il n’y a aucune activité », relève-t-il. Ce dernier s’est par ailleurs interrogé sur l’arrêt des financements du projet d’approche à base communautaire, dénommé RBC et qui permettait aux personnes vivant avec un handicap depuis 2012 de bénéficier de financement. « Nous ne savons pas pourquoi nous ne recevons plus les appuis du projet RBC qui nous aidait beaucoup dans nos besoins », affirme Baye Saliou. 

Ce dernier n’a pas manqué de saluer les efforts de certaines bonnes volontés qui ne cessent de poser des actions pour leur cause. C’est le cas notamment du ministre Amadou Ba et de Doudou Diagne Diecko qui, selon le président des personnes en situation de handicap de Touba, posent des actes concrets en faveur de cette couche de la société. ‘’Nous attendons des efforts conséquents des autorités, notamment du ministre de la santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, mais aussi du maire de Touba, Abdou Lahad Ka qui ne se préoccupe jamais de notre sort au niveau de la commune où nous sommes. Les personnes vivant avec un handicap souffrent et c’est du ressort de l’État de les soutenir’’, a conclu Baye Saliou Ndiaye, le président de l’Association des personnes handicapées de Touba qui regroupe pas moins de 1500 membres dans le département. 

www.dakaractu.com

VIH ET HANDICAP : UNE PRÉVALENCE BEAUCOUP PLUS ÉLEVÉE CHEZ LES FEMMES

Le taux de prévalence du Vih est plus élevé chez les femmes handicapées que chez les hommes, avec 2,5 % contre 1,3 % a relevé, mercredi à Saly-Portudal (Mbour), le conseiller en Vih au bureau de prise en charge des Personnes vivant avec cette maladie (PVVIH) de la Division de lutte contre le Sida et les IST (DLSI), Ndéné Sylla.
’’Cela donne un ratio femme/homme de 1,9%’’, a expliqué M. Sylla, en faisant une présentation de l’analyse du contexte Vih et handicap au Sénégal lors d’un atelier d’élaboration du plan de plaidoyer de la plateforme Vih/Handicap au Sénégal.
Cette rencontre a pour principal objectif de procéder à l’élaboration du plan de plaidoyer Vih/Handicap visant à promouvoir les droits des personnes handicapées dans l’accès aux services de soins Vih.
Selon le conseiller en Vih, la répartition selon certains types d’handicap montre que les personnes présentant une incapacité intellectuelle présentent une prévalence de 7,7 %, suivies des personnes ayant des incapacités multiples ou une incapacité physique soit respectivement 3,5 % et 1,7 %.
S’appuyant sur des résultats de l’Enquête de surveillance combinée des IST/Vih, il a fait comprendre que les femmes présentent une vulnérabilité plus élevée face au Vih que les hommes au Sénégal.
« Et, parmi les PVVIH âgées de 15 ans et plus, 64,0 % sont des femmes avec une prévalence de 0,8 % versus 0,5 % pour les hommes » a-t-il expliqué, soulignant que « le ratio d’infection femmes/hommes est de 1,6% ».
De même, il a fait savoir que chez les jeunes de 15-24 ans, bien que la prévalence soit relativement basse (0,2 %), les jeunes filles sont 3 fois plus infectées que les garçons soit 0,3 % contre 0,1 %
Il a dans son argumentaire soutenu que des défis majeurs sont à relever, notamment, l’inclusion des personnes handicapées dans la mise œuvre des activités communautaires de prévention, de dépistage de prise en charge du Vih/SSR.
Il y a aussi la prise en compte effective des personnes handicapées dans l’atteinte des 90-90-90 (tester, traiter et retenir), ainsi que la disponibilité des données sanitaires sur les personnes handicapées…, entre autres.
Le projet régional Vih/Handicap vise à répondre à des problèmes communs tels que les obstacles structurels qui empêchent l’accès aux services Vih des personnes handicapées dans 6 pays d’Afrique de l’Ouest (le Sénégal, la Guinée Bissau, le Cap Vert, le Mali, le Burkina Faso et le Niger).
Étalé sur 3 ans (janvier 2017-décembre 2019), il cherche à contribuer à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées, en soutenant la promotion des droits humains.
Mais aussi, en s’attaquant aux obstacles juridiques, tout en améliorant leur accès aux services de prévention, soins et soutien relatifs au Vih, via un plaidoyer régional.

L’objectif de distribution de 50 000 cartes d’égalité des chances atteint

L’objectif initialement fixé de distribuer 50 000 cartes d’égalité des chances à des personnes en situation d’handicap en fin 2017 a été atteint à ce jour, a indiqué, vendredi à Dakar, le président de la Fédération nationale des associations de personnes handicapées, Yatma Fall.

« 6070 cartes ont été produites et remises à des bénéficiaires des régions de Matam, Kaffrine, Matam, Tambacounda, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor » a-t-il ajouté.

Yatma Fall s’exprimait lors de la cérémonie de remise de véhicules et de cartes à 7 centres régionaux de l’Action sociale par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

« La promesse a été tenue, il faut s’en féliciter puisqu’on attendait les autorités sur l’atteinte de cet objectif très important dans les dispositions de la loi d’orientation sociale », a dit M. Fall.

Le président de la fédération des associations de personnes handicapées a toutefois appelé à satisfaire tous les ayants-droits de cartes d’égalité de chance et à mettre en oeuvre les autres dispositions contenues dans la Loi d’orientation sociale.

La carte donne accès à une inscription dans une mutuelle de santé, au transport public, à l’habitat, à l’emploi et à la formation, a rappelé M. Fall, faisant remarquer que « tous ces secteurs sont gérés par des ministères différents puisque la question du handicap est transversale ».

A cet effet, la Fédération a récemment organisé sur fonds propres un séminaire dont l’objectif était de produire un document qui revisite cette loi, son niveau d’application, la situation des personnes handicapées, les services sensés supportés la carte d’égalité des chances, etc. a indiqué Yatma Fall.

Qui a annoncé la tenue, dans les prochains jours, du premier Conseil interministériel consacré au handicap, moment de poser toutes les questions ayant trait à cette situation et d’amener les ministères sectoriels à jouer pleinement leur rôle en matière de prise en charge de ces personnes vulnérables.

LES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP ‘’PRIORITAIRES’’ DANS LE NOUVEAU PLAN STRATÉGIQUE DU CNLS

LES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP ‘’PRIORITAIRES’’ DANS LE NOUVEAU PLAN STRATÉGIQUE DU CNLS
Les personnes vivant avec un handicap seront prioritaires dans le nouveau plan stratégique (2018-2022) du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) à travers le projet ‘’VIH et Handicap’’.
’’Nous allons vers un nouveau cycle de notre projet avec le Plan stratégique 2018-2022 qui sera bientôt lancé avec une priorité pour les personnes vivant avec un handicap’’, a annoncé la secrétaire exécutive du CNLS, Dr Safiétou Thiam, lors de l’ouverture, jeudi, à Dakar, de la 2ème réunion de la Palateforme ‘’VIH et Handicap’’.
‘’Le CNLS est plus expert dans la lutte contre le Vih, mais pour la prise en charge des personnes vivant avec un handicap, les experts ont besoin des acteurs de la plateforme qui œuvrent à leurs côtés pour des réponses spécifiques’’, a expliqué Dr Thiam.
C’est pourquoi, elle a encore invité les membres de la plateforme à ‘’continuer à travailler avec le CNLS, pour intégrer toutes les actions essentielles à développer afin d’avoir une inclusion des questions liées au handicap dans le Plan stratégique avant sa validation’’.
Pour le président de la Fédération des associations de personnes vivant avec un handicap, Yatma Fall, le handicap doit être pris en compte dans toutes les stratégies de développement et dans tous les domaines.
‘’Une récente étude comportementale réalisée au Sénégal a montré que le taux de prévalence du VIH dans le groupe des personnes handicapées est deux fois supérieur à la moyenne nationale de 0,7%. C’est inquiétant’’, a relevé Yatma Fall.
‘’S’il en est ainsi, c’est parce que jusque-là, toutes les stratégies n’avaient pas pris en compte ce groupe victime parfois de violences’’, a-t-il précisé.
Il s’y ajoute qu’il y a ‘’un conflit de chiffres et de statistiques sur le nombre de personnes vivant avec un handicap’’. Là où le dernier recensement général du Sénégal fait état de 5% de la population générale, l’OMS et la Banque mondiale font état de 15%, selon Yatma Fall.
‘’C’est un groupe important qu’on ne peut pas mettre à côté dans l’élaboration des politiques et programmes de développement’’, a-t-il encore relevé.
Coordonnateur de la Plateforme ‘’VIH et Handicap’’, Dr Daniel Sarr, a souligné qu’il y a ‘’des progrès à faire dans la prise en charge des personnes vivant avec un handicap’’.
‘’C’est par le VIH que nous sommes partis pour mettre en place la plateforme, mais toutes les stratégies de développement sont ciblées dans ce programme’’, a souligné Dr Sarr.
Il a cité des actions essentielles à faire pour faciliter l’accessibilité des personnes vivant avec un handicap aux services de santé, à l’école, aux infrastructures publiques et à l’ensemble des services sociaux de base.
La Plateforme ’’VIH et Handicap’’, mise en place en mars 2017, regroupe l’ensemble des organisations qui interviennent dans la lutte contre le Vih, notamment les organisations de la société civile, l’ONUSIDA, le CNLS, les Associations de personnes vivant avec le VIH et la Fédération des associations de personnes vivant avec un handicap.

Le centre Talibou Dabo sera érigé en une structure de référence d’ici un an

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé mardi après-midi que le Centre d’éducation et de réadaptation pour enfants handicapés physiques Talibou Dabo sera réhabilité d’ici un an pour devenir une structure de référence au même titre que les meilleurs établissements de ce genre dans le monde.

« Nous sommes au mois d’octobre 2017, normalement, en octobre 2018, la structure doit être une structure de référence, c’est-à-dire une structure qui doit pouvoir normalement compétir avec les structures de ce genre dans tous les pays du monde », a-t-il promis.

Abdoulaye Diouf Sarr effectuait ainsi une visite au centre Talibou Dabo pour s’enquérir de sa situation et s’entretenir avec le personnel sur ses préoccupations et difficultés.

Une initiative largement saluée par la directrice du centre, le docteur Isseu Tall, qui a rappelé que c’est la première fois depuis 2008 qu’un ministre de la Santé vient visiter le centre.

Elle a saisi l’occasion pour exposer au ministre les nombreux problèmes auxquels sa structure reste confrontée depuis plusieurs années. Elle a par exemple cité l’absence de statut, signalant l’existence d’un projet dans ce sens initié par l’ancien ministre de la Santé, mais qui reste à être finalisé.

« Il y a également le problème des ressources humaines avec un bon nombre du personnel payé par le centre avec des sommes modiques et un manque criant de personnel spécialisé pour répondre aux exigences de la prise en charge d’enfants handicapés », a-t-elle ajouté.

Mme Tall regrette en outre que les travaux de construction des nouveaux bâtiments traînent toujours depuis quatre ans, alors qu’ils étaient initialement prévus pour durer dix huit mois.

Ce qui explique, selon elle, le fait que les enfants n’ont pas accès à leurs salles de classe ou encore que leurs soins se font en dehors de leur établissement.

Pour le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, tous ces maux dont souffre actuellement le centre Talibou Dabo, ne seront qu’un mauvais souvenir dans un avenir proche.

« Il faut qu’on y travaille tous les jours et le cabinet va m’aider à mettre en place un comité de pilotage du projet de transformation de Talibou Dabo », a-t-il souligné.

A l’en croire, ce projet va impliquer « le statut, le personnel, les infrastructures, les équipements, l’extension et même la communication ». « Il faut à la face du monde, communiquer pour montrer que Talibou Dabo est une structure attrayante », a-t-il exhorté.

Talibou Dabo reçoit quelque 200 pensionnaires dont l’âge varie de 3 à 17 ans.

Mais en dehors de ces pensionnaires, le centre est ouvert aux enfants de l’extérieur mais également aux adultes de la banlieue, compte tenu de son statut de centre social.

Les sourds muets du Sénégal revendiquent leur droit à l’information

L’association des sourds muets du Sénégal a lancé un cri de cœur pour une meilleure prise en charge des handicapés du Sénégal. Lors de la journée internationale des sourds muets organisée, ce jeudi 28 septembre à la Place du Souvenir, ils ont revendiqué l’accès à l’information. 

La semaine internationale des sourds muets est célébrée ce jeudi à la place du Souvenir sous la présidence du ministre de la Santé et de l’Action Social, Abdoulaye Diouf Sarr. Lors de cette journée, l’association des sourds muets a revendiqué, par la voie de leur présidente Dr Aminata Fall Mbacké, l’accès à l’information.

Ils demandent à ce que les sourds muets soient pris en compte au sujet de la diffusion d’information à travers la télévision. Selon la présidente, la Rts qui est censée le faire ne les aide pas dans ce sens, car il n’y a pas de sous-titrage, ni d’interprète de signes dans certaines de leurs éditions.

« Pour avoir une information, ces sourds muets sont obligés de se contenter de la presse-écrite, ce qui constitue un frein à leur droit à l’information. Et sans information, ces derniers ne pourront pas participer au développement du pays« , dixit Dr Mbacké.

Selon Yatma Fall, président de la fédération sénégalaise des personnes handicapées, les personnes sourdes et muettes ont des difficultés d’accès à l’information au Sénégal. Par exemple, lors des campagnes de sensibilisation, ou lors des journaux télévisés, les sourds muets ne comprennent pas le message lancé, car il n’y a pas de sous-titrage ni d’interprète pour leur traduire l’information.

C’est dans ce contexte, que ces sourds muets demandent une systématisation de la traduction des langages par signes dans les programmes de  télévision.

Yatma Fall : « le Taux de prévalence du VIH chez les handicapés double la moyenne nationale »

En plus des agressions physiques, des violences sexuelles et de la stigmatisation dont souffrent les handicapés au Sénégal, le président de la Fédération nationale des personnes handicapées du Sénégal, Yatma Fall, a relevé, ce jeudi, la vulnérabilité des personnes vivant avec un handicap  au Vih/Sida. Selon une étude très récente, le taux de prévalence du VIH chez ces personnes est largement au-dessus de la moyenne nationale. Les organisations nationales en charge des questions de Handicap alertent les autorités sur le sujet.

« Le VIH chez les personnes vivant avec un handicap est une situation alarmante dans la mesure où une étude très récente qui vient d’être publiée a montré que le taux de prévalence est largement au-dessus de la moyenne nationale. La moyenne nationale, c’est à 0,7 % et chez les personnes handicapées, c’est pratiquement 2 %. Donc, ça double la moyenne nationale. C’est alarmant et inquiétant », alerte Yatma Fall, au sortir d’un atelier de restitution de l’évaluation juridique de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et son application. Cette rencontre, projet VIH/Handicap Sénégal, est organisée par Handicap International.

Pour Yatma Fall,  « s’il en est ainsi, c’est que jusque-là dans les stratégies qui ont été développées pour prendre en charge la question du VIH, on n’a pas suffisamment pris en compte le handicap et le groupe des personnes handicapées qui sont souvent victimes d’agressions sexuelles, de violences, de viols adossés à des croyances, etc ».

« Donc, il est important que dans le cadre de ce projet de Handicap international que nous puissions amenés les autorités sanitaires, les autorités en charge de la lutte contre le VIH Sida au Sénégal à prendre davantage en compte les personnes handicapées dans les stratégies de réponse », conclut-il.

COOPERATION – Appui aux handicapés : L’Inde redonne espoir à 200 personnes

C’est une vraie révolution pour les handicapés, bénéficiaires d’appareils et d’autres aides. Ils vont pouvoir marcher et améliorer leurs conditions de vie. Cela grâce à l’Inde qui a offert gracieusement des prothèses, des fauteuils roulants, des béquilles et autres appareils à 200 personnes handicapées pour une valeur de 32,5 millions de francs Cfa.

Le gouvernement indien redonne de l’espoir à 200 personnes handicapées. Les bénéficiaires ont reçu des prothèses, des fauteuils roulants, des béquilles et d’autres aides et appareils aux handicapés au cours d’une cérémonie organisée dans l’enceinte du Centre national d’appareillage orthopédique (Cnao). Un geste de haute portée pour ces jeunes et personnes âgées qui avaient perdu l’espoir de marcher un jour et d’être autonomes. Parmi les bénéficiaires, il y a le jeune Idrissa. Cet enfant, âgé aujourd’hui de 5 ans, est né avec une malformation au niveau des deux pieds. Il a subi plusieurs opérations pour pouvoir marcher.
Aujourd’hui grâce aux Indiens, il a essayé une prothèse qui, avec des séances de rééducation, va lui permettre de marcher confortablement à l’image de ses autres camarades. Sa mère, reconnaissante, s’est réjouie de cet acte de solidarité du Peuple indien à l’égard des Sénégalais. La directrice du Cnao, très ravie de ce partenariat entre l’Inde, l’Ile Maurice et le Sénégal, se dit consciente de l’importance de ce projet. «Nous savons que bénéficier de prothèses ou d’autres moyens d’améliorer son handicap permet d’être mieux armé pour se prendre en charge», soutient la directrice du Cnao, Bineta Diabel Dia.
Le handicap n’est pas une fatalité mais un problème auquel il faut apporter une solution, selon le ministre de la Santé et de l’action sociale. Tout de même il faut reconnaître qu’au Sénégal, l’appareillage constitue un problème majeur. Or, «on ne peut pas rêver d’autonomie et d’inclusion sans appareillage», souligne Yatma Fall, président de la Fédération nationale des associations des handicapées. Ce projet d’appareillage, financé à hauteur de 32,5 millions de francs Cfa et exécuté par l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, est piloté par le Centre national orthopédique (Cnao). En effet, annonce la directrice du Cnao, les 200 appareils disponibles sont le début d’un programme qui, selon elle, va prendre en charge 500 handicapés. Le projet promeut la mobilité des handicapés et travaille à aider les personnes vivant avec un handicap à aspirer à des lendemains meil­leurs, dans la dignité.
Au-delà de cette aide, le partenariat vise plus loin. L’Inde prévoit un transfert de technologie au Sénégal. L’Inde est un pays qui a acquis des compétences avérées dans le domaine de l’appareillage. Il a développé un modèle spécial de soins de santé pour la mobilité du handicapé. Grâce à son Ong Bhagwan Mahaveer Viklang Sahayata Samiti (Bmvss), il fournit des appareils à près de 70 mille handicapés par an. Un modèle à suivre pour le Centre national d’appareillage orthopédique, qui  a pour missions la rééducation et la réadaptation fonctionnelle des personnes en situation de handicap.

Remise appareillage aux handicapés de Ngaye méckhé

Le samedi 3 juin 2017 à la place publique du marché central de NGAYE MECKHE la Fondation SONATEL a procédé à la remise d’appareils orthopédiques à l’association des personnes vivant avec un handicap de MECKHE et ses environs.

Cette cérémonie était présidée par Monsieur le Maire de la commune  accompagné des conseillers municipaux et du Président du Conseil des Sages mais aussi par madame Wade Ndeye Seynabou Ndiaye parmi les autorités on pouvait noter la présence de monsieur Abdou Aziz DIOP chef du service social départemental, monsieur Mor GUEYE président de l’association des Personnes vivant avec un Handicap (PVH) du département de Tivaoune.

Pour rappel 26 patients avaient été désignés au préalable pour l’association en collaboration avec la Fondation SONATEL, cette dernière a envoyé une première mission composée de médecin orthopédistes d’orthoprothésistes du CNAO et neurologues dans le but de diagnostiquer chaque personne handicapée.

Le bilan de cette étape fut très satisfaisant

Deux semaines après une seconde mission est revenue sur MECKHE pour des séances de mesurage car les besoins déterminés par la première séance diagnostique l’imposent pour satisfaire  la demande de la fondation SONATEL.

Pour revenir à la cérémonie, elle fut sobre et pleine d’émotions on a pu remarquer qu’une grande partie  des bénéficiaires  reçoit pour la première fois un appareillage adapté à leur type de handicap.

Toute les 26 PVH ont reçu leur appareil une d’entre elles à savoir ADAMA BA doit recevoir un complément d’appareillage  prothèse du bras

Les sentiments les plus partagés  furent GRACES ET BENEDICTIONS sur  la fondation SONATEL.

Nous espérons que dans un avenir proche, un autre groupe sera pris en charge.