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PR SERIGNE ABDOU BA CHEF DU SERVICE DE CARDIOLOGIE DE L’HOPITAL DANTEC : «Les maladies cardio-vasculaires représentent la 1ère cause de décès des adultes au Sénégal»

Flash Info - mer, 15/05/2013 - 13:38
Autrefois considérés comme des pathologies rares ou inexistantes en Afrique, les maladies cardio-vasculaires, les accidents vasculaires cérébraux (Avc) et le diabète sont devenus aujourd’hui la première cause de mortalité chez les adultes au Sénégal et dans le monde. Elles sont aussi l’une des principales causes de handicap d’où la nécessité pour les spécialistes de ces maladies de se réunir, selon eux, de temps en temps afin de discuter et échanger leurs expériences pour voir comment faire en sorte que ces maladies puissent être prises en charge correctement tant au point du diagnostic, qu’au traitement et de la prévention.

En prélude au 11ème Congrès de la Société panafricaine de cardiologie (Sopac) et la 2ème édition du Congrès conjoint de ladite structure et de la Société sénégalaise de cardiologie (Sosecar), prévu à Dakar, du 16 au 20 mai prochain, le Pr Serigne Abdou Ba, chef du service de cardiologie de l’hôpital Dantec, a fait face à la presse. Président de la Sosecar, et vice-président de la Sopac, le Pr Ba, par ailleurs, président du Comité d’organisation dudit congrès, a estimé à 600 participants, venant d’Afrique, d’Europe, des Etats-Unis, d’Inde et d’Australie, le nombre de personnes attendues audit congrès.
«Pendant ces 4 jours, nous allons parler des maladies cardio-vasculaires, des accidents vasculaires cérébraux (Avc) et du diabète», a indiqué Pr Ba qui trouve que «80% des personnes atteintes de ces affections vivent dans les pays en développement». Et, l’Afrique n’est pas épargnée, selon lui, par le poids de ces maladies qui vont constituer la principale cause de mortalité en Afrique subsaharienne d’ici en 2025.

Interrogé sur les objectifs du congrès, le professeur dira que «c’est pour sensibiliser les populations sur ces maladies, montrer qu’elles existent et qu’elles sont des problèmes de santé publique et que si nous prenions pas garde, elles vont tuer plus de personnes».

Parlant de la situation de la cardiologie, Serigne Abdou Ba dira que le Sénégal compte, aujourd’hui, 71 cardiologues. Ce qui fait 1 cardiologue pour 170.000 habitants. Ce, qui selon lui, peut paraître peu, par rapport aux Usa qui ont 1 cardiologue pour 25.000 habitants mais, c’est beaucoup par rapport au reste de l’Afrique. Parce que, il y a certains pays qui sont plus développés que nous et qui ont 1 cardiologue pour 500.000 ou 1 million voire 3 millions d’habitants. Et, le Sénégal peut se glorifier d’avoir la plus grande école de cardiologie et nous avons 17 cardiologues dans la filière de formation et qui vont bientôt sortir. Il faut dire que le Pr Ba s’est aussi félicité de l’attitude du gouvernement qui s’est beaucoup investi dans l’équipement pour qu’il y ait moins d’évacuation à l’étranger.

Pour le budget nécessaire, il l’a chiffré à 161 millions de francs Cfa, mais il note que sans l’aide du gouvernement, ledit congrès placé sous la présidence de Macky Sall n’aura pas lieu.

Cheikhou AIDARA (Stagiaire)
source Le Populaire

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Appel solennel d'Amsatou Sow Sidibé : "Il faut libérer les démineurs qui faisaient un travail éminemment postif"

Flash Info - lun, 06/05/2013 - 07:43
Amsatou Sow Sidibé appelle à la libération des 12 déminateurs qui seraient retenus par des éléments supposés appartenir au MFDC. En visite à Ziguinchor la conseillère du Chef de l'Etat en charge du dossier Casamance invite les maquisards à faire le bilan de leur lutte et poser des actes positifs allant dans le sens de la paix.
"Je lance un appel solennel aux personnes qui ont enlevé ces démineurs pour qu'elles les libère pourqu'elles les libèrent parce que ce sont des personnes qui posaient des actes éminemment positifs pour la protection des droits les plus élémentaires des populations de Casamance", a-t-elle déclaré. Selon elle, "les mines anti-personnelles, c'est une catastrophe, elles détruisent, elles sont à l'origine des handicapes, de mort...".

"Je demande de les libérer; c'est pour le bien de la Casamance et donc pour le bien de ces personnes qui les ont enlevés, de la Casamance et du Sénégal. C'est un appel du fond coeur", a laissé entendre le Professeur Sow Sidibé. Elle souligne que ce conflit "n'a que trop durer et n'est utile pour personne".

"Ceux qui sont dans le macquis ont intérêt à quitter et  à s'insérer positivement dans la société par des activités de développement. La crise dure plus de trente ans. Au bout de trente, on peut, quand même faire une évaluation et avancer", enseigne-t-elle, demandant aux preneurs d'otage de "s'arrêter, de réfléchir et d'évaluer pour pouvoir évoluer positivement. Car, il ne faut pas qu'on marque le pas en la matière". Depuis vendredi, 12 démineurs  dont 3 femmes sont entre les mains de personnes supposées apartenir au MFDC. 

Ferloo

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“Le Grand Rendez-Vous” du 03 Mai 2012STV – Xuman (JT Rappé), Déza NGembock (E&H Label) et El Hadj Alioune Ndiogou (CRA-BTP)

Flash Info - dim, 05/05/2013 - 15:11
Le rappeur Xuman (Concepteur du “Journal Rappé” avec Keyti) explique ce projet, Déza Nguembock sur sa philosophie “Esthétique et Handicap” revien...
http://www.leral.net
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L’urgence d’une réflexion pour un enseignement coranique réglementé au Sénégal

Flash Info - sam, 04/05/2013 - 00:25
La mendicité est devenue un handicap majeur dans le respect des droits des enfants. Suite à l’incendie survenue à la Medina et qui a occasionné l...
http://www.leral.net
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LES SCOOTERS TUENT 150 JEUNES PAR MOIS : L’Etat indexé

Flash Info - jeu, 02/05/2013 - 13:23
XIBAR.NET, 02 MAI 2013 - Le paludisme, le Sida et bien d’autres syndromes et virus tuent quotidiennement. Au Sénégal également, chaque mois, ce sont 150 jeunes qui meurent, en moyenne, à califourchon sur des scooters. Les deux roues ravagent autant, pour ne pas dire plus, que les véhicules et les épidémies dans la couche des jeunes. En face, les sapeurs-pompiers se contentent de ramasser les morts et les blessés.
Dans les centres de santé et hôpitaux, les médecins et infirmiers sont formels : parmi ceux qui sont admis aux urgences, ce sont les jeunes conducteurs de scooters qui souffrent le plus de traumatismes crâniens. S’ils n’en périssent pas, ils en porteront les séquelles le reste de leur vie. Du côté de l’Etat, c’est comme si on avait opté de laisser réduire la population jeune … par des accidents de la route sur scooters. Car, les policiers chargés de veiller au port de casques par les conducteurs de ces engins semblent plus obnubilés par les amendes et autres pécules personnelles tirées des contrevenants que d’extraire le mal par la racine. Car, quelques jours successifs d’opérations coups de poing , appuyées de campagne de sensibilisation sur la nécessité du port de casque pour atténuer le drame, voire l’enrayer. Il s’agit aussi de réglementer l’importation des deux roues à mort. Le phénomène prend de l’ampleur. Les décès par scooter, estimés à 2000 jeunes par an, sont enregistrés surtout sur les axes de l’autoroute, de la route de l’aéroport et de la Vdn, dans la capitale sénégalaise. Un jeune sapeur-pompier se désole du fait que « le plus souvent, nous nous contentons de ramasser de jeunes corps passés de vie à trépas à la fleur de l’âge. La plupart sont emportés par des excès de vitesse, d’autres par le non respect du Code de la route, si ce n’est sous le coup de l’alcool ou de la drogue ». D’où l’insistance d’un agent de la circulation pour « rendre le permis et le port du casque obligatoires, quitte à pénaliser leurs manquement ». C’est le même phénomène qui est constaté dans l’intérieur du pays, du fait du chômage qui a contraint les jeunes à gagner leurs vies aux guidons de motos Jakartas, sans qualifications en matière de conduite. Un agent du Programme de mobilité urbaine, qui souligne que « le casque est pour le motard ce que le gilet est pour le pêcheur », se désole que « l’aménagement des nouvelles infrastructures routières n’ait pas pris en considération les conducteurs de cyclomoteurs, encore moins les handicapés et personnes du troisième âge ». Les nouvelles autorités sont donc averties : « la lutte contre les accidents des jeunes à dos de vélomoteurs est une urgence nationale, d’autant que le président dit fonder son projet de développement du pays sur « les jeunes et les femmes », comme le martelait le Premier ministre Abdoul Mbaye à l’occasion de son Grand oral.

Xibar.net, La Redaction

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Retour de Balla Gaye 2 à Dakar : Le lion de Guédiawaye affiche la taille XXXL

Flash Info - lun, 29/04/2013 - 11:25
Le Roi des arènes est de retour à Dakar ! En effet, le tombeur de Yékini est rentré de son voyage hier matin. Balla Gaye 2, qui était aux États Unis d’Amérique pour peaufiner sa préparation, est revenu avec une grande forme. « Balla Gaye 2 revient des Etats Unis en taille XXXL », avertit le journal L’Observateur. Nos confrères l’ont aperçu hier, aux environs de 9h du matin, à l’aéroportLéopold Sédar Senghor de Dakar. Il était habillé d’un tee-shirt de couleur orange, assorti d’une casquette bien vissée sur la tête. « Joufflu, ventru, des épaules larges, le prochain adversaire de Tapha Tine marque des pas de géant sous bonne escorte de ses proches. Il respire la forme », informe la source. En espérant, pour ses fans, que cette taille ne se révèle un handicap lors de sa confrontation décisive avec Tapha Tine, le géant du Baol, le 2 juin prochain.

Source Seneweb

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SERIGNE DJILY FATAH FALILOU MBACKE : «Il faut créer une police spéciale contre la mendicité»

Flash Info - jeu, 25/04/2013 - 17:11
Le phénomène de la mendicité frappe tout étranger qui met les pieds au Sénégal. Les mendiants sont innombrables. Des vieux lépreux aux pauvres enfants exploités par leurs marabouts, la communauté est sans cesse sollicitée par de pauvres gens sans ressources. Et au cœur de la polémique sur la volonté de l’Etat d’interdire la mendicité, une voix s’élève pour prendre le contre-pied de certains marabouts. Il s’agit de celle de Serigne Djily Fatah Falilou Mbacké. Le petit-fils de Serigne Fallou Mbacké plaide non seulement pour l’interdiction de la mendicité, mais aussi pour la création d’une police chargée de traquer les mendiants.
A Rufisque le week-end dernier pour rendre visite à ses talibés, Serigne Djily Fatah Falilou Mbacké, «le marabout des jeunes», a fait un réquisitoire contre le phénomène de la mendicité qui, selon lui, bafoue les droits les plus élémentaires de l’enfant. Pour ce petit-fils de Serigne Fallou Mbacké, deuxième khalife général des mourides, l’islam n’aime pas la malpropreté, l’impureté. «La purification ne concerne pas le côté formel comme la propreté du corps bien qu’elle est très importante, mais principalement la propreté du cœur et de l’esprit qui sont à la base de l’action humaine», a-t-il expliqué. Aussi propose-t-il la création d’une police chargée de traquer les mendiants. «L’Etat doit créer une police spécialisée dans la lutte contre ce fléau. Cette police doit pouvoir mettre fin à la mendicité en l’attaquant à la base. Ces marabouts escrocs, ces tortionnaires qui bafouent les droits des enfants doivent être repérés et punis conformément à la loi», explique le marabout.

Dans son réquisitoire contre la mendicité, Serigne Djily Fatah Falilou Mbacké souligne que le rôle d’un maître coranique est d’instruire l’enfant et l’éduquer, comme le lui recommande la charia, et non en faire un fonds de commerce. D’ailleurs, à l’en croire, la mendicité, telle recommandée par l’Islam, n’est pas de recevoir de la menue monnaie, mais c’est quand le démuni reçoit une aide substantielle à même de le sortir de sa précarité. «Ces enfants sont victimes de gens mal intentionnés qui ne sont pas soucieux de l’enseignement du Coran et de la Religion. Aucun marabout ne peut encourager la mendicité. Il n’est pas question que les droits les plus élémentaires des enfants soient bafoués et il n’est inconcevable que les marabouts, sous quelque prétextes que ce soient, continuent, au nom de l’islam, d’exploiter les enfants», dit-il. Avant de plaider : «Je suis pour la fermeture des daaras de Dakar et l’ouverture d’internats pour la sécurité des enfants talibés.

Dans la région de Dakar, vitrine du pays, le scénario est décevant. Voilà pourquoi il est urgent de fermer les daaras à Dakar et en même temps contrôler ceux de l’intérieur du pays.» Selon «le marabout des jeunes», encourager la mendicité, c’est donc allé à l’encontre des règles et préceptes de l’islam. «Je ne suis pas d’accord et je ne le serai jamais, avec ceux qui encouragent la mendicité. Tout bon musulman doit condamner la mendicité. L’islam est une religion civilisée et pure», insiste-t-il. Serigne Djily Fatah Falilou Mbacké estime qu’il y a plusieurs sortes de mendiants au Sénégal. D’après lui, il y a des mendiants qui ne sont mendiants que de nom car ne remplissant pas les critères. Les infirmes, les handicapés et autres qui n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins peuvent mendier, selon lui. «Pour les talibés, il n’est aucunement dit qu’ils doivent mendier pour engraisser leurs maîtres. Il faut que ce phénomène soit réglementé. Les adultes, les handicapés et une certaine catégorie de Sénégalais peuvent réellement mendier. Il faut que les Sénégalais et l’Etat puissent faire la part des choses.»

«A Dakar, il n’y a pas de Serigne Daara»

Toutefois, Serigne Djily Fatah Falilou Mbacké admet que la mendicité n’est pas un phénomène nouveau. «Elle a longtemps existé, mas pas sous sa forme actuelle.» «Moi qui vous parle, je suis de Touba et j’ai mendié pendant des années. Mais jamais, nous n’avons reçu de l’argent de la part de ceux qui nous donnent de l’aumône. Il était formellement interdit, pour un talibé, de prendre un sou. La règle était de mendier le matin de bonne heure, à 6h 30 mn. Il s’agit de trouver des céréales, notamment le riz et le mil, seuls aliments acceptés par le marabout. Ainsi, nous passions de maison en maison pour trouver quelques grammes de riz et qui servira de repas pour le marabout et sa cour», se souvient-il. Avant de poursuivre : «A 13h, nous refaisions le même parcours pour cette fois se le partager. Le soir également, nous faisions le tour des maisons pour trouver de quoi se mettre sous la dent. Entre deux moments de mendicité, nous apprenions le coran. Notre maître coranique disait qu’il y a des moments où un talibé doit rester dans son daara.»

S’attaquant à ceux qu’il qualifie de «tortionnaires de talibés», Serigne Djily Fatah Falilou se dit convaincu qu’à Dakar, «il n’y a pas véritablement de Serigne daara». De son avis, ceux qui se font appeler Serigne Daara ne font, en réalité, que profiter de l’islam. «Il n’est pas normal que des gens profitent de l’islam pour vivre. Dans cette affaire, l’Etat du Sénégal, quelles que puissent être les pressions, ne doit pas reculer. Tout le monde est d’avis que mettre fin à la mendicité, c’est aider l’islam. Il faut que les gens arrêtent de gérer les intérêts personnels et aider l’islam.» Par ailleurs, Serigne Djily Fatah Falilou indique que les talibés sont des enfants issus, la plupart du temps, de familles musulmanes démunies et placés chez un «petit marabout escroc» qui, en échange de leur pseudo instruction au Coran, du couvert et du logis, sont censés recueillir l'aumône dans la rue quelques heures par semaine. «Mais, dit-il, la réalité est toute autre. Certains marabouts accueillent plusieurs dizaines de gosses parfois d'à peine 4 ou 5 ans, les maltraitent, ne les soignent pas, les nourrissent au lance-pierre et les font mendier 7 jours sur 7, durant toute la journée, voire la nuit.» Et le résultat est, selon lui, éloquent : de milliers d'enfants en haillons, mal nourris, sales, pied-nus, souvent malades qui courent les rues à la recherche des quelques sous qui leur permettront de ne pas se faire corriger par leurs tortionnaires.

Najib SAGNA
Source Walfadjri

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Pape Diop candidat à la mairie de Dakar en 2014

Flash Info - sam, 20/04/2013 - 12:47
L’ancien édile de la ville de Dakar veut redevenir maire de Dakar. Le Président de Bokk Gis Gis Pape Diop l’a annoncé hier aux Parcelles assainies où il était en visite. Comme pour mieux le conforter dans sa volonté, un sondage diligenté par le cabinet Intercom révèle que Pape Diop est plus populaire que Khalifa Sall au sein des groupes vulnérables (personnes vivant avec un handicap, personnes du troisième âge, personnes vivant dans l'extrême pauvreté), dont 45% portent leur choix sur l'ancien Maire de Dakar, contre 21% pour l'actuel maire.

REWMI.COM/MSD

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Erreur médicale / Confidences de la mère d’une jeune fille amputée des deux mains : «J’ai trouvé les médecins de garde en train de suivre un match de football»

Flash Info - mer, 17/04/2013 - 17:21
Erreur médicale / Confidences de la mère d’une jeune fille amputée des deux mains : «J’ai trouvé les médecins de garde en train de suivre un match de football»

« Victime d’une erreur médicale, on m’a amputé des deux mains », écrit le quotidien L’Observateur au sujet de Thiouba Basse, une jeune fille de 11 ans, victime d’une erreur médicale. Malgré qu’elle ambitionne de poursuivre ses études, Thiouba ne peut plus aller à l’école, mais continue de réclamer de droit à l’éducation. « La vie de ma fille a été sabotée à l’hôpital régional de Diourbel », informe la mère qui regrette que dans cet établissement sanitaire, « ce sont les stagiaires qui abattent le gros du travail, alors qu’ils n’ont aucune expérience ». Elle ajoute : « J’ai trouvé les médecins de garde en train de suivre un match de football. Sans même consulter l’enfant, ils m’ont demandé de revenir le lendemain. C’est de l’eau qui a été mise dans la blessure en séparant les doigts avec des cartons en y versant du Bétadine ».

« C’est ainsi que les blessures ont commencé à se décomposer en dégageant une odeur nauséabonde. Et c’est à partir de là qu’on m’a fait savoir qu’on devait amputer les deux bras de mon enfant », se rappelle, les yeux embués de larmes, la maman Marième Mbaye, qui accuse aussi l’Etat de non assistance à personne en danger. Thiouba est empêchée d’étudier, parce ce que devenue une personne handicapée.

Quant au père de l’enfant, il est introuvable. « Je ne connais pas mon père, il ne vient pas me voir, il ne m’envoie pas de cadeau ni rien », a confié Thiouba Basse.


Source Seneweb

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AC Milan : comment M’Baye Niang s’est transformé

Flash Info - mer, 17/04/2013 - 11:34
M'Baye Niang a pris conscience des efforts à fournir pour s'imposer à l'AC Milan et l'a raconté à France Football.
C’était l’un des transferts surprises de l’été dernier. À 17 ans, M’Baye Niang quittait Caen pour rejoindre le prestigieux Milan AC.

Un sacré changement de décor pour ce grand espoir français, qui avait illuminé à quelques reprises la saison morose du Stade Malherbe, sans jamais vraiment confirmer toutes les promesses. Aujourd’hui, il en est à 16 apparitions en Serie A sous le maillot rossonero et a débuté le 8e de finale retour face au FC Barcelone. Une belle performance que l’attaquant explique par sa compréhension des exigences du plus haut niveau.

« A Caen, tout le monde me répétait : « t’es trop fort, t’es un phénomène ». À la fin, inconsciemment, tu te relâches et tu ne travailles pas. Ici, tu ne peux pas faire ça. En attaque, il y a des gens plus forts que moi. Si je ne bosse pas, ils joueront, et moi, je repasserai sixième attaquant. (…) J’ai un peu compris que dans ce genre de club, on n’a pas le droit aux écarts de comportement », raconte-t-il dans les colonnes de France Football. Réputé nonchalant, M’Baye Niang ne cache donc pas qu’il vivait sur son talent au SMC. Pris la main dans le sac dans l’affaire de la sortie nocturne des Espoirs français, il a mal vécu la polémique et la sanction. C’est finalement ce qu’il vit à Milan qui le pousse à mener une vie plus sérieuse, ou tout du moins plus adaptée à la vie d’un joueur professionnel.

« Je m’entraîne, je rentre chez moi, je mène une vie de footeux. Ce n’est pas un hasard si je joue tout le temps aujourd’hui. C’est que quelque chose a changé dans ma vie. Je me suis imposé une discipline, et ça ne ment pas. Si tu te donnes les moyens de jouer, tu joueras. Il me fallait un déclic. Quand j’avais seize ans, si on me disait de ne pas manger ça, ni boire ça, c’était n’importe quoi pour moi ! Mais, la saison passée, j’étais tout le temps blessé. Du coup, j’étais irrégulier et il était difficile dans ces cas-là de reprendre confiance. Quand tu te blesses tout le temps dans un club comme le Milan, tu peux t’en chercher un autre ! Si t’es en permanence à l’infirmerie, ils n’ont pas besoin de toi. Je suis jeune, sans expérience, ce qui constitue déjà un handicap. Si en plus, je n’ai pas d’hygiène de vie, je risque de ne jamais jouer. Je n’ai pas encore subi de blessure cette saison. C’est une réussite, car avant, j’en avais souvent », explique-t-il.

Cela ne manquera pas de relancer le débat, toujours vif, sur le manque d’exigence des clubs français à l’égard de leurs joueurs. Ce que Leonardo avait pointé du doigt à son arrivée au PSG est régulièrement mis en avant pour expliquer les changements de comportements des joueurs français dès lors qu’il quitte la Ligue 1 pour un championnat plus prestigieux. Caen, conscient de posséder une pépite, n’a pas su amener Niang à se focaliser sur sa progression. A Milan, guidé par un Méxès qui lui prodige de nombreux conseils, il a acquis les notions indispensables pour voir sa carrière définitivement décoller. L’AC Milan peut s’en réjouir. L’équipe de France, à plus long terme, aussi.

Source: footmercato.net via ndamli.sn

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Macky Sall Vs Djibo Kâ Le Mareyeur, le Marin plongeur et le Capitaine ‘’Presidential Training’’

Flash Info - ven, 12/04/2013 - 10:17
Léopold Sédar Senghor fonda le Bloc Démocratique Sénégalais en Octobre 1948. En Février 1957, le BDS fusionne avec l’Union Démocratique Sénégalaise, le Mouvement Autonome Casamançais et une fraction du Mouvement Populaire Sénégalais pour donner naissance au Bloc Populaire Sénégalais. En 1958, le BPS fusionne avec le Parti Socialiste d’Action Sénégalaise de Lamine Guèye pour donner naissance à l’Union Progressiste Sénégalaise qui deviendra l’actuel Parti Socialiste. Au décompte, il aura fallu à Senghor en tant que Chef de parti, 12 années de tractations, de manœuvres et d’expériences dans l’espace politique, pour accéder à la magistrature suprême par le biais de son parti.
En créant le Parti Démocratique Sénégalais en 1974, il a fallu à Abdoulaye Wade, 26 ans pour accéder à la magistrature suprême par le biais de son parti, le PDS, en 2000, en mode  coalition avec la majorité des partis du Pôle de Gauche.
 
En créant l’Alliance Pour la République en 2008, il n’aura fallu qu’à Macky Sall,….4 années pour accéder à la magistrature suprême, toujours en mode coalition. Est-ce-à-dire qu’au Sénégal et depuis 2000, c’est autour, derrière ou devant une coalition qu’on accédera désormais à la magistrature suprême? Allez savoir.
 
Ceci étant, dans sa trajectoire politique, le PR Macky Sall est passé par ce qu’on emprunter aux Grandes écoles, ‘’les classes préparatoires’’ dans une approche de marche  hiérarchique vers le sommet, en devenant tour à tour, DG, Ministre, Premier ministre, Président d’Assemblée nationale, Chef de parti, membre de l’Opposition, Président de la République et Chef de parti au pouvoir. Là où un Senghor était passé d’une carrière parlementaire à une carrière présidentielle en enjambant celle ministérielle. Là également où le PR Abdou Diouf était passé d’une carrière ministérielle à une carrière présidentielle sans connaitre de carrière parlementaire ni d’opposant chef de parti. Et  que dire du PR Wade  qui était arrivé  à la tête de l’Etat du Sénégal directement de président de la rue publique à président de la République, après une lointaine carrière parlementaire en 1978 et 1983 et une carrière ministérielle très brève comme Ministre d’Etat (sans portefeuille) dans le gouvernement de majorité élargie entre 1991 et 1992.
 
Ainsi donc, quand l’Honorable Député Djibo Leyti  Kâ dit sur le plateau de Pape Ngagne Ndiaye dans l’émission ‘’Faram Facce’’, que le PR Macky Sall n’a pas ‘’plongé’’, il veut dire, à mon entendement, cette insuffisance comparative  de vécu politique du PR Macky Sall comme chef de et d’un  parti ayant bourlingué dans l’opposition, comme un leader de et d’un parti qui a fait ses armes dans le corps-à-corps avec les forces de l’ordre; reçu les coups bas et surmonté de grande déception avant d’accéder au pouvoir. Avec tout ce que cela sous-entend en termes de capitalisation électorale annuelle et d’épreuves subies qui imprimeraient à celui qui l’aura vécu et surmonté, une certaine épaisseur, un courage inébranlable devant le défi et une solide carapace à endurer toutes sortes d’épreuves.
 
Effectivement et disons-nous le bien, le temps et l’expérience du militantisme de parti (le PR Macky Sall a démarré d’abord sa carrière politique dans les années 80 à AJ/PADS)  n’est pas le temps et l’expérience du dirigisme de parti. Dans l’un, on est dans la mise en œuvre, dans l’exécution et dans la réactivité. Dans l’autre, on est dans la stratégie, la planification et le suivi-évaluation.
 
Le PR Macky est donc comme le dit Djibo Leyti Kâ, à l’image de ce (bon) mareyeur qui connait bien le poisson (l’Administration centrale et les Institutions annexes et connexes)  mais n’est  encore pas tout à fait ce marin qui a plongé dans les profondeurs et qui est allé loin dans les hauteurs de la mer.
 
Certes, mais cependant, le PR Macky Sall, du point de vue de sa trajectoire personnel et de sa carrière politique, a un double avantage, compétitif et comparatif,  en tant que Chef d’Etat qui peut-être son facteur clé de succès durant son magistère. Par critère comparatif, le cheminement politique du PR Macky Sall est une addition géométrique des carrières individuelles de tous ses prédécesseurs (car ayant occupé dans l’appareil d’Etat, toutes les stations que ses prédécesseurs on eues à occuper et souvent plus) et la soustraction arithmétique de la trajectoire historique des partis PS et du PDS qui ont eu à diriger le Sénégal (car  l’APR n’a  passé que 4 années dans l’opposition pour devenir le pouvoir au pouvoir). Par avantage compétitif, la trajectoire personnelle du PR Macky Sall, scientifique et transfuge de la Gauche d’où il a fait sa formation initiatique en politique, est un préjugé favorable qu’il est un homme d’action, un homme pragmatique voire  même un utilitariste.
 
 Et comme l’homme a un profil intéressant pour le poste (Chef de l’Etat), il lui faut juste  ce que les anglo-saxons appellent le ‘’Training’’,  mieux un ‘’Presidential Training’’, une sorte de formation accélérée et de renforcement de capacité dans la fonction du Chef et du Leader, pour lui doter d’outils et de clés du management stratégique pour mieux comprendre le passé immédiat, mieux saisir les enjeux du présent pour mieux décrypter ce Sénégal en mouvement et en profonde mutation et être en phase avec la nouvelle grammaire des rapports de force transnationaux. Entre 2003 et 2008, Macky était dans l’opérationnel et dans la mise en œuvre. Il était un commandant. Depuis 2012, le PR Macky est dans la planification stratégique et dans la vision prospective. Il est un Haut commandant en chef. Et tout change.
 
 Parce que justement, dans un contexte de compétition au plus haut niveau, l’acquisition d’aptitudes et d’attitudes se réinvente et s’approprie au quotidien et s’inscrive dans le long terme.
 
C’est ce qui fait qu’avec son double avantage- compétitif et comparatif- et par rapport aux niveaux de responsabilités qui sont les siennes, le PR Macky Sall ne peut pas être cette ‘’bête politique’’ que l’autre voit en lui comme un handicap politique. Le PR Macky Sall ne devrait pas  aussi aller à la ‘’plonge’’ et ne devrait pas en aucune manière, jouer au marin pêcheur. Mais, il se doit d’être le Capitaine du bateau pour qu’il ne tangue pas. Alors Honorable Député Djibo Kâ, le PR Macky Sall ne devrait-il pas plus s’occuper du gouvernail afin que le navire, sa cargaison et ses passagers arrivent à bon port au lieu de faire de la ‘’plonge’’ et du (noble) travail de celui du marin pêcheur? C’est serait tout simplement un abandon de poste de sa part. Une faute lourde.
 
 Mohamadou SY «Siré» / siresy@gmail.com
CEO ‘’Epsilone Consulting’’, stratégie & management

DAME NDOYE, ATTAQUANT DES «LIONS» : «Un joueur, on le reconnaît sur le terrain et non dans les médias»

Flash Info - mer, 10/04/2013 - 21:12
Meilleur joueur et meilleur buteur du championnat danois (25 réalisations) avec le FC Copenhague en 2011, l’international sénégalais, Dame Ndoye évolue depuis l’année dernière en Russie avec la Lokomotiv Moscou. L’ancien attaquant de la Jeanne d’Arc de Dakar est aussi un des «cadres» de l’équipe nationale qu’il a intégrée depuis 2010. Dans l’entretien qu’il a accordé à Sud Quotidien, à l’hôtel Riviera de Conakry, le frère de Ousmane Ndoye (ancien international) récuse le caractère «timide» qu’on lui colle et soutient que son rôle n’est pas de s’épancher dans les colonnes des journaux ou sur les ondes des radios, mais plutôt d’affoler les statistiques. Il salue cependant la concurrence au niveau de l’attaque des «Lions» et considère que son frère Ousmane a été « le meilleur » joueur de sa génération.

«Concurrence en attaque»

«C’est un plaisir pour un attaquant d’évoluer dans une sélection comme celle du Sénégal où il y a plusieurs bons attaquants. Ça fait avancer. L’essentiel, c’est que la concurrence reste saine. C’est tout ! Tout le monde peut jouer. Il peut aussi y avoir des blessés. Certains peuvent ressentir de la fatigue et laisser la place aux autres etc. Je crois que chaque entraîneur rêve d’avoir sur son banc des attaquants qui savent faire la différence.

«La sélection nationale est une famille»

Je réfute souvent le mot «cadre». Ce sont les journalistes qui nous qualifient ainsi. Mais, je vois la sélection du Sénégal actuellement comme une famille. Maintenant, il peut arriver qu’on protège un jeune qui vient d’arriver. Comme, on dit : “on l’initie au rituel“ (rires). Mais dans le fond, le Sénégal dispose d’une sélection ouverte où tout le monde peut donner son avis. Comme je l’ai dit tantôt, c’est une famille et dans une famille, chacun doit avoir son mot à dire.
«Je ne suis pas timide»
Je suis toujours resté la même personne. Je n’ai pas changé. Ce qui est sûr, c’est que je ne parle pas beaucoup. Ce n’est pas de la timidité. La seule chose qui m’intéresse, c’est le terrain. Je me donne à fond sur la pelouse. Le reste ne m’intéresse pas, ce sont des détails comme le fait de ne pas parler dans les médias. Le plus important quand on est joueur de football se trouve sur le terrain. Un joueur de football, on ne le reconnait pas dans les journaux, mais plutôt sur un terrain de football.

«Refuser l’exploitation»

Je suis un Sénégalais, un africain et j’en suis plutôt fier. En vérité, nous joueurs africains qui jouons en Europe, avons beaucoup de problèmes. Avec mes performances et mon niveau, un blanc évoluerait dans un grand club en Europe. Nous avons tous ce handicap. Mais, ce n’est pas grave. L’essentiel, c’est de rester digne. Vous me direz qu’il y a des joueurs africains qui évoluent dans de grands clubs. Certes ! Mais ce n’est pas comparable. Ces joueurs là, n’ont pas le même itinéraire que nous. Ils sont passés par des centres de formation. Ce n’est pas la même chose. Je parle des jeunes joueurs qui débarquent en Europe sans passer par des centres de formation. Pour la plupart, on leur propose des contrats qui n’en valent pas la peine. Souvent, on ne les paie même pas. Dans ces conditions, je choisis là où je me sens le mieux. Je ne suis pas parti dans de grands clubs parce que les propositions ne sont pas alléchantes par rapport à mes capacités et à mon talent.

«Pas de différence entre les sélections»

J’ai connu plusieurs générations dans la sélection nationale. Mais très honnêtement, je ne vois pas de différence. Ce ne sont que les coaches qui changent. Tout se passe bien entre nous les joueurs. Il y a une bonne entente. Qu’on gagne ou qu’on perde, je n’ai pas vu de différence entre les générations. C’est la même équipe, le même état d’esprit.

«Bata, difficile à oublier»

La coupe d’Afrique 2012, c’est une compétition que nous ne pouvons pas oublier. Vouloir coûte que coûte l’effacer, ce serait difficile parce que c’était trop dur à accepter. Toutefois, il faut quand même essayer de dépasser ce cap et la seule façon d’y arriver, c’est d’aller plus loin et de démontrer à tout le monde que c’était une mauvaise passe. Actuellement, nous avons un bon groupe et de bons joueurs. Ce qui reste à faire, c’est de donner du temps aux entraîneurs et aux joueurs tout en formant un groupe solide qui aura la capacité, les moyens et le mental de faire mieux. Mais, une chose est sûre : ce n’est pas en remettant le compteur à zéro à chaque contre-performance, que nous allons gagner quelque chose.

«Ousmane Ndoye, meilleur joueur de tout le temps»

Ousmane (son frère) va bien. Alhamdoulillah ! Il est en Roumanie (Il évolue au FC Vaslui, Ndlr). Beaucoup de gens ont pensé que nous allions évoluer ensemble en sélection, mais Dieu en a décidé autrement. Peut-être qu’on ne devait pas jouer ensemble. C’est le destin ! La vérité, c’est qu’il est plus fort que moi. Il joue mieux que moi au football. Il a toujours été mon idole et il le restera. Pour moi, c’est lui le meilleur, de tout temps d’ailleurs. Même vous les journalistes, vous le savez. Vous savez que c’est le meilleur joueur sénégalais de sa génération. Vous avez peur de le dire, mais c’est la vérité (éclats de rires)».

Abdoulaye Thiam
Source Sudonline.sn

NESS APRES SA DEFAITE FACE A GOUY-GUI : «Je suis surpris et déçu»

Flash Info - sam, 06/04/2013 - 14:13
Si Ness de l'écurie Lansar a perdu contre Gouy-Gui, ce n'est nullement à cause de son surplus de poids, ni de son manque d'endurance encore moins une manque de technicité. Ness l'explique comme nombre de lutteurs, à la volonté divine. Au lendemain de cette grosse désillusion qui l'empêche d'accéder dans le cercle des ténors, l'heure est désormais à la remise en cause pour repartir du bon pied. Entouré des siens dans son fief de Diamaguéne, la «Baleine de Lansar» revient sur les péripéties de ce combat. Mais, s'il ne focalise pas sur un potentiel adversaire, il se fixe d'ores et déjà l'objectif de rebondir avant la fin de la saison. Entretien.

Comment avez-vous vécu cette défaite face à Gouy-Gui ?

C’est une défaite qui m’a fait très mal. Cela fait longtemps que je n’avais pas versé de larmes mais je l’ai fait l’issue du combat. J’ai été surpris et déçu en ce sens que l’on n’a jamais été aussi confiant et autant investis pour la victoire. Mais, on ne peut rien contre la volonté divine.

Est-ce vous pouvez nous expliquer les raisons de cette défaite?

On ne peut pas toujours revenir sur une défaite. Mais, une défaite vous permet de vous remettre en cause et de rectifier.

Vous avez amorcée l’action qui a conduit à votre chute. Comment l’expliquer-vous ?

Je n’ai pas été rapide dans l’attaque qui m’a permis de le ceinturer. Gouy-Gui est un lutteur défensif. Vous avez pu remarquer qu’il a toujours cherché à s’accrocher quand la bagarre est engagée. Il a essayé de me faire son «simpi», en vain. En forçant, il s’est rendu compte qu’il n’était pas plus fort que moi. Dans l’accrochage, je me suis dégagé et j’ai ensuite voulu le projeter en m’appuyant sur mon genou. Il a toutefois su retirer son pied et me laisser choir.

Contrer l’adversaire est sûrement une des qualités de Gouy-Gui. On se rappelle que c’est presque avec la même prise qu’il a battu Ama Baldé ?

J’ai dû mal négocié mon attaque parce que je pensais vraiment utiliser mon pied pour lui faire tomber. D’habitude, quand je ceinture au niveau des reins mon adversaire, cela me réussit. Cette fois, cela ne m’a pas réussi.

Comment avez vous effectué la préparation ?

J’ai passé douze jours à Milan en Italie. Je pense retourner ailleurs dans le cadre d’une prochaine préparation.

D’aucuns ont remarqué que vous avez pris du poids pour ce combat. Est-ce que le surplus ne vous a pas handicapé ?

Je le répète. Je suis devenu un lutteur à cause de mon poids. Cela ne me dérange pas. C’est pourquoi, je ne sens même pas si mon poids à augmenté ou pas. Pour ce combat, il faut dire que mon poids a augmenté. Je suis passé de 130 à 140kg.

Est-ce que le combat l’exigeait ?

Non ! J’entends souvent les gens dire que les lutteurs prennent des produits dopants mais je peux leur dire que j’ai un poids naturel. Je vous rappelle que je pesais 120kg avant mon premier combat en 2007. J’ai pesé 110kg pour ce premier combat.

Est-ce que vous vous êtes senti plus souple ou plus lourd ?

Je maîtrise mon corps et je ne sens aucune pesanteur.

On a pensé que la fatigue explique votre défaite. On vous a senti fatigué ?

J’ai lutté pendant 15 minutes. Durant le corps à corps, on a entendu mon adversaire ronfler. Il n’est pas plus puissant que moi, ni plus endurant.

Mais il a réussi à vous mettre sur vos trois appuis ?

Je suis un lutteur qui a de la fougue. Il y a eu un contact et il s’est déplacé pour me laisser tomber sur les trois appuis. Cette défaite est riche d’enseignement. Cela n’altère pas ma détermination à aller de l’avant. Parce que, je suis un jeune qui est né en 1984. Je vais reprendre les entraînements en attendant d’autres combats.

Vous n’avez jamais douté dans vos combats ?

Je ne doute pas. Je suis toujours confiant.

Quelle est la conséquence de cette défaite sur votre carrière ?

C’est un combat qu’il ne fallait pas perdre car il pouvait me propulser.

Quel lutteur serait alors en face de vous ?

Si vous ajoutez Gouy-Gui à Elton, Boy Kaïré, Papa Sow, et autre que j’ai terrassés, vous avez le droit de réclamer des lutteurs comme Modou Lô et vous ouvrir de belles perspectives. Mais Dieu en a décidé autrement.

Est-ce qu’il n’y a pas un excès de confiance de votre part ? Car vous aviez déclaré que si votre adversaire ne recule pas, le combat n’allait pas dépasser une minute.

Il y a des déclarations que l’on fait avant les combats et lors des présentations, mais on ne peut pas toujours y tenir rigueur. Nous sommes restés plus cinq minutes sans le moindre contact. Dans les combats, il faut tenir compte du round d’observation et surtout les consignes de votre encadrement.

Certains observateurs disent que Gouy-Gui n’avait à prévaloir que cette technique de soulèvement «simpi». Est-ce votre avis ?

C’est un lutteur qui a engrangé des victoires et il progresse. Vous avez vu que lorsque j’ai entrepris une action, il a réussi à me contrer. Cela prouve qu’il a d’autres techniques. C’est un champion.

Le dopage est–il une réalité dans l’arène ?

Si vous voyez un lutteur se transformer d’une manière assez rapide, passer de 60 à 80kg en l’espace de quelques jours, on peut se poser des questions. Ceux qui se dopent doivent savoir qu’ils n’auront pas une longue carrière et vont vieillir avec des problèmes musculaires.

Qui est aujourd’hui votre potentiel adversaire ?

Je ne fais pas de fixation sur personne. Je suis encore un jeune lutteur et il me reste une quinzaine d’années avant de prendre la retraite. Ce qui m’intéresse, c’est de reprendre mes entraînements, me rectifier et d’aller de l’avant.

Est-ce que vous n’avez pas envie de prendre votre revanche sur des lutteurs comme Lac 2 qui vous ont déjà battu ?

Je ne désigne pas quelqu’un mais je pense que l’arène est plus ouverte. Vous pouvez cibler un lutteur mais votre combat dépend du promoteur.

Vous comptez tout de même décrocher un combat avant la fin de la saison ?

Mon vœu le plus ardent est de boucler la saison avec une victoire.

Est-ce vous avez eu des échos sur les attaques subies par votre adversaire avant le combat ?

Je ne sais pas qui l’a fait car je n’étais pas sur place. Mais, on sait que Gouy-Gui est venu à trois reprises dans les alentours. Il a voulu asperger une liquide mais on ne lui pas laissé le soin de le faire. Je l’ai expliqué à mon manager. Mon adversaire ne doit pas roder dans mon fief le jour de mon combat. Il faut dire qu’il a de la chance puisque c’était risqué pour lui. Le combat pouvait même avorté. Toutefois, je félicite mon adversaire et l’encourage à aller de l’avant. Gouy-Gui est un ami. On a entretenu de bons rapports. Zoss, lui et moi, avons passé la nuit ensemble dans un voyage à Podor.

La saison n’a pas encore été faste pour votre écurie Lansar. Qu’est ce qui l’explique ?

C’est la volonté divine. Ce sont les aléas de la lutte. C’est vrai que ce n’est pas fameux pour les ténors mais les espoirs sont en train de faire du chemin avec des victoires et des défaites.

On vous a vu bras dessus à la fin du combat. Qu’est ce que Gouy-Gui vous a dit ?

Il m’a réitéré son amitié et il s’est excusé des propos malveillants qu’il aurait tenus à mon endroit. Il m’a ensuite encouragé devant El Hadji Ndiaye.

D’où tirez-vous cette énergie et ce sens de l’animation ?

La lutte, c’est du jeu et de l’animation. Je suis gai de nature étant le cadet de ma famille. Je suis très ami à ma mère je transpose cette bonne humeur dans l’arène.

Quelle est votre appréciation sur la marche de l’arène ?

C’est le moment de féliciter les promoteurs. Aziz Ndiaye est en train de faire feu et flamme. Je prie pour que Luc Nicolaï recouvre la liberté et reprenne sa place.

Omar Diaw
Source Sudonline.sn

Après dix ans de séjour en FRANCE : Boy Marone revient au bercail et prépare un 3e album

Flash Info - ven, 08/03/2013 - 21:41
Après un exil de plus dix ans durant en France, Boy Marone, de son vrai nom El Hadji Malick Marone, est revenu au Sénégal avec une association humanitaire dénommée «Afrique brassage culturel » dans ses valises. Il compte, avec cette structure, faire du social. Il envisage aussi de sortir son troisième album au courant de cette année.
Après avoir sorti les albums « Pikine » (en 1996) et « Hey Sénégal » (en 1999), Boy Marone avait tenté l’aventure en France en 2000. Cela a fait une décennie maintenant. L'artiste est aujourd’hui de retour à Dakar avec une double casquette. Après avoir baigner dans le monde de la musique au Sénégal comme en France grâce à son producteur Manu Lima, du label Lusafrica. Les mélomanes découvrent un autre Boy Marone, engagé dans le social. Grâce à son association humanitaire, « Afrique brassage culturel » créée en France, le musicien compte mener plusieurs activités.
« Du 25 février au 27 mars 2013, nous allons dérouler un vaste programme de sensibilisation portant sur l’allaitement maternel », a indiqué Boy Marone, soulignant que « ces activités de sensibilisation seront pilotées par l’association en partenariat avec l’association Petaw bi de Pikine et d’autres hommes de bonnes volonté. La campagne s'articulera autour d'une série d'activités qui seront organisées dans différents établissements scolaires sis à Pikine. Elles concerneront les élèves des écoles élémentaires de la classe de CI, CP et CE1 ».
L’objectif est de transmettre aux enfants des leçons de morales. «Il faut, dès bas-âge, qu’ils comprennent que la musique ne sert pas qu’à danser, mais qu’elle permet aussi de véhiculer des messages, une éducation et un bon comportement à suivre », a argué le natif de Pikine.

Partager l’expérience vécue en France

D’après lui, la musique sénégalaise est actuellement marquée, pour la plus part, par des paroles et une danse vulgaire. Un fait que Boy Marone déplore avec énergie car, soutient-il, que ceci n’est pas un bon exemple pour nos enfants, futurs mères et pères de famille. « A travers des chansons que je vais moi-même composer, nous leur apprendrons l’importance de l’allaitement maternel, du civisme, l’intérêt d’aller à l’école, etc. Nous voulons vraiment sonner l’alerte et partager avec ces enfants, l’expérience vécue en France », fait-il savoir.
« En plus de ces prestations que nous feront, il y aura aussi une distribution de matériels didactiques. Quant aux daaras, des denrées alimentaires et des habits seront mis à leur disposition », a-t-il souligné.
La sensibilisation des enfants dans les écoles n’est qu’une étape des activités humanitaires que Boy Marone compte entreprendre. Les handicapés figurent également sur la liste de programme du musicien chanteur. En réalité, Boy Marone envisage d’aider, grâce à ses partenaires français et sénégalais, cette catégorie de la société souvent victime de marginalisation.
« Il y a plusieurs volets dans l’humanitaire. Notre premier pas, ce sont les écoles de la banlieue car nous jugeons que les enfants sont plus sensibles. Et puisqu’ils sont l’espoir de demain, il faut bien les préparer et les encadrer. Mais après les enfants, nous envisageons aussi de mener des actions humanitaires auprès des handicapés », a-t-il confié. Avec cette association humanitaire, Marone entend vraiment se démarquer des autres musiciens.
Toutefois, précise le chanteur, son engagement dans l’humanitaire n’enfreint en rien sa passion pour la musique. « Je n’ai jamais arrêté de baigner dans le monde de la musique. Même durant mon séjour en France, je n’ai cessé de faire des prestations dans des boites de nuit françaises », a-t-il indiqué. En plus, « j’ai joué pour le compte de la Sorbonne, de l’Unesco et dans un single mondial dédié aux victimes du séisme haïtien. Un clip qui s’appelle « un Nouveau jour, Haïti debout » avait même été réalisé à cette occasion. Nous avions fait un concert au Palais des congrès couvert par TV5, Télé sud et Rfi. Ce fut une grande réussite », s’est rappelé avec fierté l’enfant de Pikine.

Un troisième album cette année

« A l’époque, je travaillais avec le label Lusafrica. C’est ce label qui assurait la distribution de mes deux albums, « Pikine » et « Hey Sénégal ». Ce dernier n’avait jamais cherché à avoir une base ici. J’étais donc obligé de le suivre en France. Maintenant que mon contrat est arrivé à termes avec cette maison de production. Là, je suis disponible pour travailler et collaborer avec tout un chacun si les conditions sont bonnes. Déjà, j’ai sorti un single intitulé « Wax ngamani » en techno. Et j’envisage de sortir mon troisième album au courant de cette année », a-t-il expliqué. El Hadji Malick Marone ne compte vraiment pas dormir sous ses lauriers. Il veut se refaire un nom sur la scène musicale sénégalaise et redorer son blason. « Avec le groupe Marone & Co, je compte mettre en place mon propre label Marone & Co », a-t-il confié.
« Vous savez que nous sommes en crise mondiale et cette situation a beaucoup touché les artistes. Tout un chacun doit se débrouiller. L’artiste doit se produire seul car c’est difficile de trouver des producteurs », a-t-il soutenu. D’où son idée de créer son propre label. Boy Marone ne manquera pas également de déplorer la piraterie qui ne cesse d’étouffer les artistes.
« Avec la piraterie, nous n’arrivons plus à vendre normalement nos produits. Il faut mettre les bouchées doubles pour sortir de l’ornière. D’où l’intérêt de diversifier ses activités et sa production musicale », a-t-il souligné. « En dehors de nos frontières, la Salsa se vend plus que le Mbalax. Donc, les musiciens doivent penser à diversifier les genres musicaux et ne pas se focaliser que sur le Mbalax », a-t-il suggéré.

Soleil Par Maguette Guèye DIEDHIOU

Neuf « talibés » meurent dans un incendie à la médina; Macky Sall : « Il faut fermer les « daraas » qui ne sont pas aux normes »

Flash Info - mar, 05/03/2013 - 19:32
Le bilan de l’incendie qui s’est déclaré à la rue 19x6 de la Médina, dans la nuit du dimanche à lundi, est très lourd. Neuf corps sans vie dont 7 talibés ainsi qu’un brûlé grave y ont été dénombrés. Les victimes sont tous des enfants dont le plus âgé n’avait que 12 ans.
Le décor est sinistre. L’ambiance lourde. L’odeur âcre du brûlis s’instille dans les nez. L’atmosphère est pesante et noire comme le sont les murs des concessions alentours. Premières foulées peu assurées sur les débris faits de bric et de broc qui jonchent le sol. Les déchets forment un tapis, tantôt moelleux, tantôt craquant sous le pas prudent de nos pieds. On y aperçoit des morceaux d’habits calcinés, des tas d’ustensiles de cuisine cramés, des monceaux de tablettes et de livres de Coran brûlés. Tout est parti en flammes. Seul le petit bâtiment qui tenait lieu de toilette tient encore sur ses fondements. Le grand arbre qui le jouxte n’a pas échappé à la furie des flammes. De cette maison faite de baraquements où cohabitaient, jadis, une dizaine de familles et un «daara», il ne reste plus que ces reliques témoins d’une vie qui, en moins d’une heure de temps, a viré au cauchemar. En effet, cette triste carte postale est la conséquence du grave incendie qui s’est déclaré vers 23 heures dans cette masure en baraque nichée entre de grands bâtiments en dur et qui comptait 11 chambres en plus d’un hangar où dormait la quarantaine de «talibés» dont les 7 qui sont passés de vie à trépas. Y vivaient aussi deux familles d’origine guinéenne, des familles sénégalaises mais aussi un couple d’handicapés moteurs qui ont pu échapper aux flammes, grâce au courage des voisins. Au total, ils étaient entre 60 à 70 à se réveiller chaque jour dans cette maison de fortune.
Sur les circonstances de cette tragédie, les explications et les commentaires vont bon train. Aussi variés que le sont les nombreux témoins du désastre. D’aucun avancent que c’est une bougie allumée qui est à l’origine du drame, d’autres évoquent un encensoir. Le seul point qui fait l’unanimité, c’est l’endroit d’où sont parties les flammes. «L’incendie est parti de la chambre d’Alimatou Diallo. Elle avait allumé une bougie et laissé ses deux enfants, dont l’un était endormi, dans sa chambre pour aller à la boutique. C’est derrière elle que le feu s’est propagé on ne sait comment», explique Awa Sow. Ses propos sont appuyés par son colocataire Abdoulaye Diène avec plus de détails. «Nous avons été réveillés par une subite montée de chaleur et les appels de détresse du fils d’Alimatou, Omar Samba qui criait le nom de sa sœur Mariama piégée par les flammes. Avec l’aide du vent, le feu s’est très vite propagé pour atteindre toutes les autres chambres. C’était la panique générale et il devenait très difficile de s’échapper surtout que la porte de la maison est étroite. N’eût été la prompte réaction des voisins, le bilan aurait été beaucoup plus lourd», indique-t-il d’un ton fatigué. Un peu à l’écart de la foule de curieux venue découvrir l’ampleur des dégâts, un homme de teint clair, les bras croisés, reste étrangement calme.

La promiscuité du quartier a accentué la furie des flammes
C’est le mari d’Alimatou, père de la petite Mariama restée dans les flammes et d’Omar Samba victime de graves blessures au niveau des deux bras, des oreilles et du nez. «C’est difficile de perdre son enfant dans d’aussi atroces conditions. Mais je m’en remets à Dieu. Au moment du drame j’étais encore à mon lieu de travail, je regrette de n’avoir pas été là pour la sauver», lâche-t-il d’une voix pleine de dignité. Si cet incendie a pris une telle ampleur, la configuration du quartier y est sans doute pour quelque chose. Ici, les maisons sont tellement enchevêtrées qu’il serait même difficile pour une moto de s’y faufiler. Du coup, quand les sapeurs-pompiers ont été alertés à 23 heures 26 minutes, ils ont eu du mal à accéder au lieu du sinistre. Il leur a fallu casser un mur et enlever les grilles de protection d’une maison mitoyenne pour aboutir aux flammes. «Le pompier s’adapte par rapport à la situation. Ce n’est pas parce que c’est difficile d’accès que nous allons croiser les bras, nous avons usé de nos capacités professionnelles pour aboutir aux flammes. Nous avons mobilisé beaucoup de moyens humains et beaucoup d’engins d’incendie. Le feu a été maîtrisé à 00 heures 38 mn», déclare le capitaine Bâ, commandant de la 11ème compagnie des Sapeurs-pompiers. Il confirme par ailleurs que le bilan est très lourd car 9 corps sans vie ont été sortis des décombres et un blessé grave enregistré. Durant toute la journée, de nombreuses personnalités de la République sont venues au chevet des sinistrés pour les réconforter. La mairie de la Médina a pris sur elle de les reloger temporairement tandis que la Fondation «Servir le Sénégal» s’est signalée par l’apport de denrées alimentaires et autres accessoires au bénéfice des victimes, en attendant leur prise en charge annoncée par le porte-parole du gouvernement Abdou Latif Coulibaly.

Elhadji Ibrahima THIAM



Modéliser le « daara » moderne
Hier, des larmes et de la salive ont coulé, suite à l’incendie qui a emporté neuf (9) « ndongos » (apprenants) d’un « daara » (école de formation religieuse), dans un labyrinthique coin du populeux quartier de la Médina à Dakar, la capitale sénégalaise. Ces enfants, brûlés vifs, viennent allonger la liste encore ouverte des victimes innocentes de la mendicité. D’autres bouts de chou, transformés en machines à sous par des «Serigne» (maîtres) véreux, vont encore périr, emportés par des flammes, écrasés par des véhicules, happés par la mer…. Au lendemain de ce drame de la Médina, la situation des apprenants est plus que jamais une préoccupation au Sénégal où des efforts sont attendus dans le cadre de la mise en action de leurs droits.
Et c’est l’affaire des différents acteurs impliqués dans la prise en charge des questions liées à la promotion de l’enfance. Tous ceux qui sont aujourd’hui convaincus de la cause de l’enfance doivent se mettre ensemble et construire une dynamique pour sauver les disciples qui, faut-il le rappeler, sont en danger dans les grandes villes. Cette affaire ne demande pas une gestion émotionnelle. Elle nécessite un examen lucide du «daara» qui, aujourd’hui, est corrompu. Dans le passé, la vocation première d’une école de formation religieuse était de donner à ses pensionnaires les ressorts spirituels et les ressources intérieures, leur permettant de retrouver leurs repères et de construire leur destin, ici-bas et dans l’au-delà. Et l’on tenait, dans les grands espaces qui abritaient les «daaras» installés loin des grandes agglomérations, à former des paysans, des pasteurs et des pêcheurs lettrés. Bref, des citoyens à la fois courageux, humbles et imbus des problèmes qui se posent à leur contrée, à leur pays.
Malheureusement, les mirages de Dakar n’ont pas épargné les «Serigne» qui, avec bagages et disciples, ont débarqué dans la capitale sénégalaise. Ils ont laissé leurs «talibés» prendre possession des rues et avenues. Ici, telles des fourmis rampant au milieu de galeries, ils parcourent Dakar, tendant la main pour quelques pièces d’argent à verser au maître. N’est-ce pas là une pire forme de travail de l’enfant ? C’est pour lutter contre cela que le «daara» moderne, théorisé ces dernières années au Sénégal, trouve toute sa pertinence. Au lendemain de la pose de la première pierre du premier «daara» moderne à Tivaouane, les gens ont vu là une innovation majeure. En effet, dans le cadre de l’offre éducative et de l’adéquation formation-emploi, mais aussi dans celui de la pertinence des projets pédagogiques, l’on doit prendre en compte les 800 mille à un million de jeunes qui sont dans le système arabo-islamique. L’objectif est de faire en sorte qu’ils soient formatés pour être utiles à leur pays.
Malheureusement, le constat est que les «ndongos» qui ont la chance de terminer leurs humanités religieuses ont souvent le choix entre émigrer ou être marchands ambulants à Dakar. C’est pour corriger tout cela qu’il nous faut introduire des modules qui permettent, après que les enfants ont satisfait à leurs humanités religieuses, notamment la mémorisation du Coran, leur accès au bilinguisme et à une formation professionnelle.
Dans cette volonté de formaliser les «daaras», l’Etat doit élaborer un programme important qui va dans le sens de l’introduction de la normalisation et de l’appui à ces cadres de formation. Le «daara» moderne de Tivaouane, les autorités doivent-elles, avec des partenaires comme l’Unicef et les pays arabes amis, le modéliser et le «vendre» aux autres cités religieuses phares, c’est-à-dire Touba, Ndankh, Ndiassane, Médina-Gounass, Taïba-Niassène, Thiénaba…, foyers de rayonnement islamique où les demandeurs de nourritures spirituelles sont mieux servis que dans une ville comme Dakar ?
Les condoléances de l’Unicef
La Représentante résidente du Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (Unicef) au Sénégal a appris avec émoi la mort de 09 enfants dans un incendie à Dakar, dimanche 03 Mars 2013. Elle exprime toute sa peine et sa compassion et présente ses sincères condoléances aux familles des victimes, aux autorités nationales et à tout le peuple sénégalais. Elle saisit cette douloureuse circonstance pour appeler encore l’ensemble des partenaires et toutes les couches de la société sénégalaise à se mobiliser davantage pour le respect des droits et la protection des enfants.

Par Cheikh Aliou AMATH

Macky SALL président de la république : « Les daaras qui ne répondent pas aux normes seront fermés »
Après de nombreux membres du gouvernement et de personnalités politiques, le président de la République, Macky Sall, est venu, dans la soirée, s’enquérir de l’étendu des dégâts causés par cet incendie. Il a réconforté les sinistrés tout en annonçant des mesures fortes, pour lutter contre l’exploitation des enfants au nom de l’Islam. Selon lui, les daaras qui ne répondent pas aux normes seront fermés».
C’est aux environs de 18 heures 20 minutes que le président Macky Sall, accompagné du Premier ministre Abdoul Mbaye, est arrivé sur les lieux du drame, après avoir emprunté les dédales et labyrinthes de cette rue 19 x 6 de la Médina. Il a été accueilli par les notables du quartier avant d’aller saluer les rescapés et de s’enquérir de leur état. Après avoir constaté lui-même l’ampleur du sinistre, il a exprimé toute sa douleur. «C’est avec beaucoup de regrets, beaucoup de douleur que je constate ce désastre qui s’est passé dans des conditions que j’imagine atroces. Des enfants ont péri dans des flammes, sans assistance. Ils ont payé de leur vie après avoir été livrés à la rue», a dit le chef de l’Etat. D’un ton ferme, le président Macky Sall a ajouté que les conditions dans lesquelles autant d’enfants et de familles vivaient dans cet espace montrent que des mesures urgentes doivent être prises pour sécuriser les populations. «Des mesures très fortes seront prises pour mettre un terme à l’exploitation des enfants, sous le prétexte qu’ils sont des talibés», a-t-il martelé.

Il a fait savoir que le gouvernement avait déjà pris un certain nombre de mesures qui sont en application présentement. Mais que ce drame va les obliger à précipiter les choses. «Nous allons intervenir et identifier les sites comme celui-ci, les fermer. Les enfants seront récupérés et remis soit à leur parent quand ils ont la possibilité de les garder, soit à l’Etat qui les gardera. Pour les enfants venus de la sous-région, nous prendrons des mesures, au besoin de concert avec les autorités de leurs pays, afin de les ramener chez eux», a indiqué le président de la République. Cependant, il a tenu à préciser que le gouvernement n’est pas contre la charité, mais plutôt contre la mendicité des enfants. Sous ce rapport, il a soutenu que des mesures très sévères seront prises à l’endroit de tous ceux qui, au nom de l’Islam, continuent à garder des enfants dans des conditions comme celles qui ont entraîné la mort d’autant d’enfants dans des conditions totalement inhumaines. «Pour le reste, le Premier ministre et son gouvernement vont, non seulement communiquer dans les prochains jours, mais surtout mettre en œuvre cette directive que je viens d’indiquer. C’est-à-dire organiser la charité, appuyer les établissements qui sont en mesure de recevoir des enfants, les soutenir et fermer tout établissement qui ne répond pas aux normes, mais aussi sévir contre tous ceux qui continueront à vouloir exploiter les enfants en les envoyant mendier dans la rue», a-t-il clamé. Il a présenté ses sincères condoléances aux familles éplorées.

SOLEIL Elh. I. THIAM

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Fille d’aveugle, aveugle, mère de cinq enfants mal-voyants : Aïssata Pouye, la sublime vision pour l’éducation

Flash Info - mar, 05/03/2013 - 18:54
Aïssata Pouye a grandi à Rufisque, précisément à Thiawlene Pouyene. Entourée de ses enfants, dont les 5 sont non-voyants, elle regarde désor­mais l’avenir avec optimisme. En effet, grâce au projet Education inclusive mené par SightSavers en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, ses deux petites filles, Thioro et Aïssatou, vont pouvoir aller dans la même école que les autres enfants.
Une pionnière, Aïssata Pouye, bientôt 40 ans, l’est à plus d’un titre. Dans sa vie de mal-voyante, la providence l’a conduite à être parmi les premières pensionnaires de l’Institut de formation des jeunes aveugles de Thiès (Inefja). Trente années après, la voilà qui prend les rênes de la première association des parents d’élèves des écoles inclusives. Un challenge que cette léboue (ethnie de pêcheurs), native de Thiawlene Pouyene à Rufisque, compte relever avec toutes les armes à sa disposition. Déjà, elle donne une idée claire de la stratégie qu’elle compte mettre en œuvre pour pousser les parents de déficients visuels à refuser la mendicité pour leurs enfants. Des visites de proximité sont d’ores et déjà inscrites dans son programme.
Des visites au cours desquelles elle compte donner l’exemple de ses frères dont la clairvoyance d’un père, également aveugle de naissance, a permis de faire des études. Aujourd’hui, ces jeunes gens, le baccalauréat en poche, suivent en France pour l’un, une formation de kinésithérapie, tandis l’autre est en train de s’initier aux règles du journalisme. De tels exemples, Aïssata en connaît encore puisque son père, qu’elle ne cesse de remercier, s’est très tôt posé la question de l’avenir de ses enfants et n’a pas hésité à les orienter vers l’Inefja afin qu’ils accèdent à une éducation de qualité. La même question, elle se l’est posée si souvent qu’elle a fini par développer un goitre, une mala­die thyroïdienne.
La réponse à ses préoccupations survient par le plus grand des hasards. «C’est en écoutant la radio communautaire Jokko Fm que j’ai appris l’existence d’un projet d’éducation inclusive à l’école Cherif II de Rufisque. Et je dois avouer qu’au début, je n’étais pas du tout convaincue parce que je connais les difficultés liées à l’apprentissage du braille. Et je me disais que des enseignants qui n’ont pas reçu une formation spécialisée comme celle de l’Inefja ne pouvaient pas assurer de telles leçons.» Finalement, l’idée d’avoir une opportunité pour éduquer ses enfants que l’Inefja a refusés faute de place, la pousse à se rapprocher de ces enseignants. Après plusieurs discussions avec les maîtres de Cherif II, les appréhensions de Aïssata quant à la disponibilité d’un matériel adéquat, sont levées et elle constate, avec fierté, aujourd’hui les progrès de ses enfants. «Ce que je craignais surtout, c’était que les enseignants ne disposent pas du matériel nécessaire ou bien qu’ils n’aient pas les compétences», confie Aïssata avec ce sourire qui ne semble jamais quitter son visage bien longtemps.

Un combat pour l’éducation

C’est en 1983, un an après l’ouverture de l’Inefja, qu’elle intègre la structure pour suivre un enseignement général. Les débuts sont difficiles. L’éloignement de la famille pousse les petits pensionnaires à verser des torrents de larmes, se souvient Aïssata. Mais au fil du temps, de solides liens se nouent entre les jeunes élèves qui y découvrent une famille de substitution, plus compréhensive parce que vivant avec le même handicap. Mais l’idée dérange quelque peu Aïssata. A son avis, il s’agit d’une forme de discrimination que de regrouper des non-voyants. Le principe des écoles inclusives étant plus démocratique, selon elle. «Les enfants doivent savoir qu’il n’y a aucune différence entre eux et les autres enfants et cela, il ne peuvent le comprendre que si on les traite de la même façon.»
Mais au bout de quelques années, un mariage et une grossesse l’obligent à renoncer à obtenir le baccalauréat comme ses deux jeunes frères, eux aussi aveugles de naissance. «Je me suis mariée alors que je faisais la 4e au collège. Et comme le règlement de l’école ne permettait pas aux femmes mariées d’être internes, j’ai du abandonner vu que je n’avais pas de tuteur à Thiès», raconte-t-elle. Aïssata se tourne alors vers le petit commerce pour subvenir à ses petits besoins ainsi qu’à ceux de sa famille. Mais cela ne dure guère devant la mauvaise foi des clients qui cherchent souvent à tirer profit de son handicap. C’est alors le temps de l’oisiveté mais aussi celui de la maternité pour notre interlocutrice. Après un divorce et un remariage, Aïssata donne naissance à 5 enfants, tous non-voyants. «Deux de mes enfants sont à l’Inefja. Les deux autres viennent d’entrer cette année à l’Ecole inclusive Cherif II de Rufisque.»
En effet, Thioro 11 ans et Aïssatou 7 ans, viennent d’intégrer cette expérience menée de façon conjointe par SightSavers et le ministère de l’Education nationale dans trois départements de la région de Dakar que sont Pikine, Rufisque et Guédiawaye. Après quelques mois d’apprentissage, les deux petites filles se sont épanouies, apprécie leur maman qui raconte qu’elles font de gros efforts et suivent parfaitement les leçons. «Et quand elles rentrent à la maison, je les suis parce que j’ai reçu une formation en braille.» Pas besoin donc du maître référant qui est un des éléments-clés du dispositif de formation mis en place par le projet Education inclusive. Aïssata suit elle-même l’évolution de ses enfants et s’en félicite.

L’association des parents d’élèves : un nouveau challenge

Ici, dans le quartier de Thiaw­lene Pouyene à Rufisque, tout le mon­de connaît la famille de Aïs­sata Pouye. Une famille qui compte parmi ses membres plusieurs non-voyants et mal-voyants. Une situation que Aïssata vit avec sérénité. En regardant dans le rétroviseur, la mal-voyante n’a que reconnaissance pour son géniteur. C’est grâce à sa clairvoyance qu’elle a pu subir une opération chirurgicale dès les premières années de sa vie. Opération qui lui a permis de garder une vision certes faible, mais qui lui permet d’avoir son autonomie. «Mon père était aveugle, de même que plusieurs de mes frères et sœurs. Mais il a toujours insisté pour nous envoyer à l’Inefja. Et nous sommes tous allés à l’école.» Aujourd’hui c’est au tour de ses deux petites filles de fréquenter une école élémentaire, avec des camarades sans handicap.
Mais les problèmes ne manquent pas pour autant. «Le problème du transport se pose vraiment. L’é­cole Cherif est loin de notre quartier, mais c’est quand même l’école inclusive la plus proche. Chaque jour, les petites doivent prendre d’abord le car jusqu’à la Sonadis avant de reprendre un taxi clando qui les amène à Cherif. Et là encore, elles doivent marcher avant d’arriver à l’école. C’est ma fille qui les accompagne mais uniquement pour la première partie du trajet parce qu’elle aussi doit aller en classe. C’est vraiment difficile et j’espère que les autorités feront ce qu’il faut pour que d’autres classes inclusives soient ouvertes dans les autres écoles ou à défaut, qu’il y ait des bus de ramassage scolaires pour les enfants non voyants».
Parler de son élection à la présidence de l’association des parents d’élèves plonge immanquablement Aïssata dans le fou rire. En effet, elle garde de ce moment un souvenir plus que beau. «L’élection s’est déroulée dans une bonne ambiance. Il y avait deux candidats. Moi et un autre parent d’élève. On a chacun fait sa campagne et moi j’ai dit que je connaissais parfaitement le mouvement associatif parce que j’ai eu à diriger la section féminine de l’Association pour la renaissance des aveugles du Sénégal (Aras). Des gens ont voulu me convaincre de désister en faveur l’autre candidat, j’ai dit non. C’est la parité, il faut voter. On a voté et j’ai gagné», raconte la nouvelle présidente.
Place maintenant au travail. «Je sais ce que vivent les parents d’enfants handicapés. Ce n’est pas du tout facile. En plus, l’Inefja a atteint ses limites et beaucoup d’enfants aveugles sont condamnés à rester dans les maisons avec des parents qui ont tellement pitié d’eux qu’ils ne leur apprennent rien. Ils ne savent pas comment manger, se déplacer encore moins lire et écrire. Il faut que cela cesse !» Même si ces enfants ne voient pas, cela ne signifie nullement qu’ils sont des simples d’esprit comme les gens ont tendance à les considérer, se révolte Aïssata. Pour elle, non-voyant, mal-voyant et personne sans handicap, il n’y a aucune différence. De plus souligne-t-elle «Dieu a fait que les non-voyants développent leur intelligence parce qu’en toute chose, ils doivent l’utiliser pour s’en sortir».
Aujourd’hui, les lendemains sem­blent meilleurs pour la famille Pouye. Le spectre de la mendicité s’éloigne de ses rejetons. Mais comme le souligne cette mère de famille, «en plus des enfants de la région de Dakar, il y a encore treize autres régions dans lesquelles on trouve des enfants non vo­yants». La solution reste pour elle, l’élargissement du projet Educa­tion inclusive, quitte à intégrer un cursus en braille dans les écoles de formation des enseignants et des professeurs.

mamewoury@lequotidien.sn

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Fatou Diop, voyante : "Selbé Ndom a des accompagnateurs invisibles (...) qui l’agresse peut le regretter amèrement"

Flash Info - ven, 01/03/2013 - 18:04
Elle a la faculté de percevoir des phénomènes hors de portée des sens naturels, de connaître le passé, l’avenir. Bref, Fatou Diop est une voyante. Il s’agit d’une jeune femme « in », qui vit son temps. C’est pour camoufler ses dons. « A mon âge, je ne veux pas trop me révéler au public ». Pour la sortir de sa cage et la faire parler, il a même fallu que « ses proches négocient, insistent ». Fatou accepte. Et un des siens propose la primeur à votre canard. Aujourd’hui elle parle de sa vie, ses méthodes de soigner les femmes stériles, les déficients mentaux. Et dit : « pour la voyance, ça ne dépend que de mes humeurs ». Fatou Diop a aussi évoqué le cas Selbé Ndom, Macky Sall, son probable second mandat et a donné les raisons pour lesquelles elle ne parle pas de sport comme sa « maman Selbé ». À la découverte d’une belle créature « hors norme ».
"Je récitais le Coran par cœur sans l’avoir appris"

"On m’a internée à l’hôpital pour folie"

"J’abhorre les cauris"

"Je ne fais pas de pronostics"

"Ma rencontre avec Selbé Ndom"

Qui est Fatou Diop ?

Je suis une voyante. Je dois d’abord dire que je n’ai jamais voulu parler dans la presse. J’ai toujours voulu rester dans mon coin et faire mon travail. Mais mes proches m’ont poussé à le faire. Je ne veux pas citer leurs noms. J’ai toujours refusé de m’afficher dans les médias. Je ne saurais même pas vous dire qui je suis. Peut-être si je vous mettais en rapport avec mon père, ou mes proches, ils pourraient vous dire exactement qui je suis. Mais je peux vous dire que la voyance est un don inné chez moi. On dit souvent que la religion (musulmane) interdit la voyance. Mais pour quoi Dieu m’a donné ces pouvoirs ? Ma mère m’a dit que quand j’avais trois ou six mois, un vieillard m’a une fois trouvée à la porte de notre maison et lui a dit : « cette fille risque de ne pas vivre longtemps. Mais si on l’a protège, elle sera très célèbre ». Je pleurais en classe ou je m’absentais quand le maître expliquait. Je n’écoutais pas. Il arrivait que je boive un bassin d’eau en entier. Je le jure. Je vous en donne des preuves. J’avais dix-sept ans et le « Rawane », (son double ?!), me fatigue trop. La première fois que je suis allée chez ma grande sœur qui habite Guédiawaye, personne ne m’a indiqué le chemin. Pourtant je ne m’y étais jamais rendue auparavant. À l’époque, ma mère et moi habitions Soprim. Elle n’en revenait pas. Chez sa grande sœur, le « Rawane » se manifestait péniblement et fréquemment.

Comment se manifeste votre « Rawane ? »

Je ne comprenais rien. Ça venait brusquement. Je faisais des crises. La première fois que cela m’est arrivé chez ma grande sœur, j’ai versé du lait caillé au sol et j’ai commencé à écrire.

Qu’est-ce que vous écriviez ?

Le Coran. Je faisais des « khaatim ». Quand ma mère a vu cela, elle s’est émerveillée parce que je n’avais jamais fait l’école coranique. Je refusais d’aller même à l’école. Je récitais le Coran par cœur. Cela fascinait beaucoup mes parents. Ma famille maternelle est chrétienne. Mais ma mère est devenue musulmane. Quand on a informé ma famille paternelle, elle a demandé à ce qu’on m’emmène à Tengueth, (Rufisque), pour me soigner. On a demandé 700 milles francs à mon père. Il a refusé de donner une pareille somme.

Vous êtes de quelle ethnie ?

Du côté de mon père, je suis léboue. Mais ma mère est d’origine cap verdienne. C’est ainsi que ma mère m’a internée à l’Hôpital Principal. Elle savait que je ne suis pas folle. Mais elle voulait juste me cacher. Je lui dis : « maman vous m’emmenez à l’hôpital alors que je ne suis pas folle ». Elle m’a dit : « si, tu es folle ». À l’hôpital, chaque fois que le médecin m’injectait une piqûre pour que je dorme, ça ne marchait pas parce que je ne dormais jamais.

Vous avez fait combien de jours à l’Hôpital Principal ?

J’ai duré là-bas. J’ai fait presque un mois.

Et on vous y traitait comme une déficiente mentale ?

Oui comme une folle. Comme si j’avais une dépression. Mais je ne prenais jamais les remèdes, je les gardais toujours quelque part dans mon corps, personne ne pouvait le savoir. Après, je les rejetais quand eux tous sortaient.

Vous les gardiez où précisément dans votre corps ?

Non. Je ne vous dis pas. Ça c’est un secret. C’est le bon Dieu qui m’a donné ce pouvoir. Mais je dois dire que j’en prenais parfois de mon propre gré. C’est quand je suis trop fatigué. Parfois, j’avais besoin de dormir. Les manifestations du « Rawane » me fatiguaient trop. Finalement le médecin a dit à ma mère qu’il va me libérer. Parce que je ne suis pas folle. Il me voyait en train de prier et j’avais toutes mes facultés mentales.

Comment s’appelle ce médecin en question ?

Je vais taire son nom. Je ne vous le dis pas.

Pourquoi ?

Parce que je ne veux pas lui causer du tort. Peut-être que cela ne lui plairait pas. À ma sortie de l’hôpital, j’avais beaucoup grossi. Alors qu’auparavant j’étais très mince. Quand mes proches me regardaient, ils pleuraient. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à faire la voyance.

Par quelle méthode faites-vous la voyance ?

Je te regarde tout simplement et je te dis ce que je vois. Ce sont les "Rawanes" qui me le dictent.

Vous n’utilisez pas de cauris ?

Non, mais je peux le faire avec des cauris. Mais mes « Rawane » n’aiment pas ça. Puis c’est interdit par ma religion. Ma voyance dépend aussi de mes humeurs. Un client peut venir et je ne m’occupe même pas de lui. Je ne lui réponds même pas quand il me salue. Je ne veux pas que l’on me supplie. Qu’importe le nombre de milliards qu’on peut me donner. Cela ne m’intéresse pas.

À quel jour ou quelle heure faites-vous la voyance ?

(Elle rit). Cela ne nécessite pas un jour ou une heure précise. Ce que je refuse surtout c’est qu’on me supplie. Je n’aime pas ça. Une anecdote : « je suis une fois allée à Thiès chez un proche. À mon retour, des personnes m’accompagnaient. En cours de route nous avons croisé deux femmes – (elle rit encore et dit rap dafa garaw) Le « Rap » qui m’a possédée est musulman. Il est bien. J’ai dit à l’une d’elle que sa mère est décédée. Et avant qu’elle ne décède, son corps était recouvert de vers. Elle est morte de ça. Et celui qui a fait cela à sa mère, s’il ne demande pas pardon, je jure qu’il va mourir comme ça lui aussi. On lui avait jeté un sort. La femme s’est subitement accroupie et m’a dit : comment, vous me connaissez ? Je l’ai même trompé parce que je ne voulais pas qu’elle sache où j’habite. Mais elle a tout fait pour le savoir. Quand elle est venue, mon père lui a demandé ce qu’elle venait faire chez lui. Ils se connaissaient. Elle lui a dit qu’elle venait me voir. Et elle racontait à mon père les circonstances de notre rencontre et ce que je lui ai dit sur sa mère. Et elle a demandé à mon père qui est ce qui m’a racontait cela. Mon père a souri et lui a dit d’entrer dans ma chambre et de me dire son problème. Vous pensez qu’une personne ordinaire peut faire cela ?

Il s’appelle comment votre « Rap » ?

Je ne vous dis pas son nom. (Elle se marre).

Pourquoi avez-vous décidé de parler dans la presse ?

Parce que j’avais fait de la voyance pour quelqu’un dont je vais taire le nom. Je lui ai dit une chose extraordinaire sur lui. Et il m’a dit : je vais faire ta publicité. Tout le monde va savoir qui vous êtes. Lui et sa femme ont tellement insisté que j’ai fini par accepter avec l’aval de mon père Diébel Diop qui habite à Fadia. Ma mère s’appelle Florence Sémédo. (Elle nous exige de taire le nom musulman de sa mère). Je fais tout ce que je veux avec le Coran. Je l’utilise à ma guise.

Qu’est ce vous pensez de l’utilisation des cauris que vous récusez tant ?

Parce que c’est interdit. Da fa Haram. (Elle insiste). Déjà ce que je porte est banni. (Elle portait une robe et fait des tresses à la mode Rihanna).

Pourtant de grandes voyantes le font, elles sont devenues célèbres aujourd’hui ?

C’est leur destin. Ce n’est pas qu’elles soient mauvaises. Peut-être mes « Rawanes » ne veulent pas que je le fasse. Je connais un grand érudit très respecté qui sait très bien que les cauris sont interdit par la religion musulmane, pourtant il le fait. Moi je connais toutes les méthodes de voyance que je sais très bien faire. Mais je ne les pratique jamais. J’utilise le Coran ou je te regarde et je te dis. Et je vous jure que je n’ai jamais appris ces méthodes de voyance. Mais je sais les pratiquer. Je te jure que si tu me donnais une seule mèche de tes cheveux, je vais tout de suite te dire des choses extraordinaires sur toi. Nous sommes en Afrique. Mais il faut faire très attention quand aux « Rawanes ». Il ne faut pas en abuser surtout en prenant l’argent des gens. Ils peuvent même vous tuer.

Est-ce que vous faites des pronostics dans la lutte ou le sport d’une manière générale ?

Pour dire vrai, non. Je ne le fais pas. Le sport n’est pas mon affaire. Mes « Rawanes » ne le veulent même pas. Je ne parle pas sur la lutte ou sur le sport d’une manière générale. Je suis jeune. Je peux le faire. Mais je vous ai dit qu’il y a quelque chose qui me guide et qui ne m’a pas encore poussé dans le sport. Mon chemin n’est pas dans le sport. Je peux en parler mais je n’en ai pas encore le droit.

Au juste qu’est-ce que vous faites ? Quel est ton domaine de prédilection en matière de voyance ?

Mon domaine, c’est soigner et prédire. J’aide beaucoup les femmes qui restent longtemps sans avoir un enfant. Je peux les soigner. Et si je ne peux pas je le dis. Vous pouvez me tester en envoyant d’autres personnes. Je vous le jure. Je ne triche pas. Mon seul défaut, c’est mon habillement.

Pourquoi dites-vous que c’est un défaut ?

Parce que ce n’est pas bien. C’est interdit. Et je le fais.

Pourquoi vous n’arrêtez pas de vous habiller de la sorte ?

Je l’arrêterai un jour. Je le veux vraiment. Je suis sur la bonne voie. Je sais ce que Dieu a dit dans le Coran.

Qu’est-ce que Dieu a dit sur ce genre d’habillement ?

Le Prophète (Psl) a demandé au bon Dieu de n’avoir jamais pitié d’une femme qui ne couvre pas sa tête. Quand Dieu demandait au Prophète de dire aux femmes de s’habiller décemment. Il ne s’adressait pas uniquement à ses épouses. Mais à toutes les femmes du monde. Alors moi je dois le faire. Parce que je suis musulmane. Mais je n’ai pas un seul « Rawane ». Si je ne le fais, je cours des risques tôt ou tard. Parce qu’il y a d’autres pouvoirs qui devront venir vers moi. Et à mon âge je ne pense pas que je puisse contenir tous ses pouvoirs. C’est la raison pour laquelle je ne peux encore le faire.

Revenez sur ce que vous soignez. Comment vous soignez les femmes ?

J’écris des choses et le leur donne. Ou parfois je peux même regarder une femme et lui dire directement qu’elle va avoir ou pas un enfant. Je soigne aussi des déficients mentaux. Je peux vous donner le numéro de mon père. Je jure qu’il va t’en dire plus. Je jure parfois sur Serigne Touba, et dire à une femme qui n’a jamais eu d’enfant, qu’elle va enfanter et personne n’y peut rien. Mon père est policier et s’appelle Diébel Diop. Ma mère est enseignante. Je ne peux pas leurrer des gens dans ce pays. Ce n’est pas possible. Je soigne aussi ceux qui sont possédés. Mais j’ai arrêté. Parce qu’il y a un grand marabout qui m’avait interdit de faire certaines choses. C’est le marabout qui a converti ma mère à l’Islam.

Et les déficients mentaux ?

Il ne faut pas tout camper sur les déficients mentaux et les femmes. Parce que chaque individu a son problème. Qui vient ici me voir, par la grâce de Dieu je peux l’aider. Ne m’obligez à être trop explicite. Si vous voulez je peux vous mettre en rapport avec des gens qui peuvent vous faire des témoignages. Je n’invente pas ce que je dis. Après je vous donne le numéro de mon père. Vous savez très bien ce que Dieu a dit dans le Coran. Il sait pardonner, aider. Mais ne minimiser pas les gens handicapés.

Est-ce que vous croyez en Selbé Ndom ?

Oui absolument. Elle parle sur le sport. Elle est célèbre et personne ne peut rien contre elle. Elle connait très bien ce qu’elle fait. Et faites attention, Selbé Ndom est très pieuse.

Sur quoi vous vous fondez pour faire un tel témoignage ?

Je l’ai vue une seule fois chez elle. J’accompagnais des proches venus d’Europe pour des consultations. Selbé est une femme ordinaire, simple. Di na lakk niou bary. Elle n’est pas fausse. Elle est véridique. Elle connait le Coran. Si elle ne le dit pas, on ne peut pas le savoir.

Est-ce que vous vous êtes parlé ce jour-là ? Lui avez-vous dit que vous êtes une voyante ?

On n’a pas causé. Mais je l’ai beaucoup observée. Mais je ne lui ai pas dit que je suis voyante. D’ailleurs, je me suis tu comme d’habitude quand je vais voir un voyant, (elle rit). Je suis très jeune pour faire certaines choses. (Elle se marre encore).

Qu’est ce vous cachez ?

Je ne voulais pas parler d’elle. Mais je ne voulais parler de moi. Mes Rawanes le veulent ainsi. Dès fois des gens qui me croisent, se demandent si je ne suis pas Fatou Diop. Mais chaque fois je leur fais comprendre que la Fatou Diop en question est ma cousine. Elle est actuellement à Thiès.

Qu’est-ce que vous pouvez nous dire de la situation du pays, en vous servant de la voyance ?

Cela fait longtemps quand je disais qu’il y aurait du sang dans ce pays. Je l’avais dit à ma tante qui m’a réprimandée. Je lui avais dit en même temps que mon fils qui venait de naître allait mourir sous peu. Après sa naissance, sa beauté m’avait tellement éblouie que je savais qu’il n’allait pas vivre longtemps.

Il s’appelait comment votre fils ?

Cheikhouna.

Son nom de famille ?

Je ne vous le dis pas. Cheikhouna point finale. Vous savez qui m’avait… ? (Elle ne termine pas). Je ne vous le dis pas. (Elle tape des mains et sourit)

Qui était votre mari ?

Je ne vous le dis pas. Il fait partie de bons érudits de ce pays.

Êtes-vous toujours ensemble ?

Non.

Pourquoi ?

C’est Dieu qui l’a voulu ainsi. C’est lui qui décide de tout. S’il le voulait, il allait tout de suite vous tuer là où vous êtes devant moi, (…). (Elle s’exclame).

Revenons-en à la situation du pays ?

Dans la vie, on ne peut jamais satisfaire son peuple ou les gens d’une manière générale. Dieu a créé la pluie, la neige, le soleil, la terre. Tout cela pour les gens. Mais ces derniers ne sont toujours pas satisfaits. Ils ne peuvent pas se suffire de ce que Dieu a créé pour eux. Alors une simple personne peut-elle les satisfaire ? Laissons Macky travailler. Il fera ce qu’il veut faire et on verra.

Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?

Macky Sall est en train de travailler. Seulement en un an il ne peut pas tout faire. Même Dieu qui est Omnipotent et Omniscient, n’a pas créé ce monde en un seul jour.

Qu’est-ce que vous pouvez nous dire de lui d’autre ? Aura-t-il un second mandat ?

(Elle semble étonnée). S’il plait au bon Dieu. Bien sûr. Si Dieu le veut bien. Il ne m’a pas consulté. J’en sais quelque chose mais je ne débats pas là-dessus.

Dites-nous ce que vous en savez…

J’en sais quelque chose mais dans la vie quand on est posé et calme on peut ne pas avoir des problèmes. Et Macky Sall est très posé. Il est calme. Inchalla, si Dieu le veut, il fera un deuxième mandat. Je ne veux pas trop m’avancer là-dessus.

Le Sénégal joue l’Angola ce mois de mars un match capital. Qu’est que vous pouvez nous en dire ?

Jamais vous ne pourrez m’obliger à parler de sport. Ce n’est pas mon domaine. Je n’ai pas encore la permission d’en parler. « Degueur ga bopp yaw ». (Tu es têtu). J’aimerai bien en parler mais je ne peux pas. La célèbre voyante Selbé Ndom a failli être agressée tout récemment.

Que pensez-vous des risques qu’encourent les voyants (es) en quête de célébrités ?

(Elle coupe). Vous pensez que ce jour, ceux qui voulaient l’agresser pouvaient la toucher ? Je vous dis de faire attention. Selbé Ndom a des accompagnateurs (invisibles). Je vous assure qui l’agresse peut le regretter amèrement. Selbé a des connaissances. Que quelqu’un essaie de l’agresser. Faisons attention avec cette dame. Barké salatoul Fatiha, qui la touche peut le regretter. Est-ce que vous l’avez vu avec un mari ? Vous pensez que cela est gratuit ? C’est une bonne femme. Ce sont ces « Rawanes » qui lui permettent de parler à haute voix de l’arène. N’insistez pas. (Elle s’emporte et commence à parler de la vie de votre serviteur…).

Propos recueillis par Amadou Seck / loffice.sn

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Opinion : La filière farine de blé ou l’or blanc

Flash Info - jeu, 28/02/2013 - 15:23
Décidément, il a fallu une crise qui dure depuis 2007 entre acteurs de la filière et une démission inattendue d’un ministre de la République pour se rendre à l’évidence que la farine, dérivé principal du blé, est l’un des produits alimentaires les plus stratégiques au Sénégal.
 

Les enjeux suscités par ce produit de con­sommation courante sont énormes et pourtant, l’Etat du Sénégal hésite toujours à lui conférer un statut particulier de produit surveillé. 
Les enjeux du marché de la farine
La production mondiale de blé, matière première de la farine est en moyenne de l’ordre de 626 millions de tonnes par an. Les pays greniers à blé, la Chine, l’Inde, les Etats-Unis, la Russie et l’Union Européenne fournissent plus des deux tiers de la production mondiale. Ils sont suivis d’un second groupe, composé du Canada, de l’Australie, du Pakistan, de la Turquie et de l’Argentine qui exerce une influence déterminante sur la fixation des prix mondiaux.
En 2011, la commande en importation de blé pour l’industrie de minoteries sénégalaises est estimée à 425 000 tonnes contre 450 000 tonnes en 2010 et 250 657 tonnes enregistrées au premier semestre de l’année dernière. Selon les données statistiques, le taux d’extraction ou de rendement c’est-à-dire la quantité de farine tirée du blé après transformation oscille entre 75 et 77%. Cela  veut dire qu’en 2011, les minoteries sénégalaises ont produit en moyenne un  volume de 320 000 tonnes de farine de blé destinées à la consommation courante pour les boulangers et les pâtissiers. Pour le reste de la production, il y a 2 % de perte et les 23% restants forment le son pour l’alimentation du bétail.
Quant à la valeur de ce volume, elle est chiffrée annuellement à 131 milliards de francs Cfa en raison de 412 francs le kilo de la farine sortie usine. Ce pactole a été longtemps la chasse gardée d’un cercle fermé constitué seulement de trois minoteries, les Grands Moulins de Dakar, les Nouvelles mi­noteries Africaines et les Moulins Sentenac. Une quatrième minoterie, le Four du Khalife Sarl, est venue, il y a deux ans de cela s’adjoindre aux industriels de la farine. Cette dernière occupe aujourd’hui la deuxième place du classement des minoteries importatrices de blé tendre derrière les Grands Moulins. Un autre pactole assez significatif est aussi partagé par un nombre inconnu  d’intermédiaires admis à effectuer des opérations d’achats directs auprès des industriels de transformation pour la commercialisation du produit fini. Les conséquences de la présence d’une telle catégorie d’acteurs sur la farine ne font que favoriser la spéculation d’où le renchérissement du prix de vente du kilogramme de farine.
L’Etat du Sénégal y trouve aussi son compte et s’invite dans la manne financière générée par la farine de blé. Ce filon permet au Trésor de collecter annuellement un montant de près 23 milliards et demi pour la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sans compter les droits de douanes appliqués à la matière première.  
Le marché de la farine suscite également un enjeu à la fois social et politique. En effet, la fabrication des trois millions de baguettes/jour pour la consommation journalière des Sénégalais nécessitent en permanence l’utilisation d’une main d’œuvre fixe et occasionnelle de près de dix mille travailleurs, allant de la fabrication, la distribution/­livraison à la commercialisation.  L’industrie de la farine est aujourd’hui un grand pourvoyeur d’emplois et constitue un secteur à forte valeur ajoutée devant n’importe quelle industrie alimentaire fut-il le riz dont les importations sont pourtant le double du tonnage annuel de la farine.      
L’or blanc qu’est la farine ne manque pas cependant de donner des soucis aux pouvoirs publics surtout pendant les périodes de hausse due à l’envolée des prix du blé sur le marché mondial. Il est devenu récurrent que les secousses du cours du blé soient directement répercutées sur le prix du kilogramme de la farine et in fine de la baguette de pain  provoquant à chaque fois le courroux des utilisateurs. C’est le cas en 2006/2007 lorsque le sac de 50 kg de  farine est passé de 18 000 francs Cfa à 20 600 francs Cfa en moins de six mois. Durement frappés par cette hausse, les boulangers ont aussitôt affiché leur colère par la grève pour forcer le gouvernement à intervenir afin que les conséquences des surcoûts n’affaiblissent pas le pouvoir d’achat des consommateurs. La mesure prise récemment par le gouvernement du Sénégal pour homologuer autoritairement le prix du sac de 50 kg de la farine en est une preuve que ce produit donne du tournis aux pouvoirs publics.

Les circuits d’approvisionnement de la matière première
Dans un pays importateur de blé comme le Sénégal, les moyens de réception et de production des meuniers doivent constituer une variable primordiale. Avons-nous la certitude que nos industriels possèdent suffisamment de capacité de stockage pour une période de consommation de plusieurs jours ? Autrement dit, quel est l’état de nos installations de stockage de grains et de farine chez nos meuniers pour satisfaire la demande ? De toute façon, l’organisation actuelle du marché du blé impose un comportement responsable et prévisionniste par un agrandissement et une utilisation intensive des installations de stockage. Les minoteries doivent nécessairement s’approvisionner en grandes quantités et garder dans leurs stocks des volumes suffisants pour un écrasement de plusieurs jours afin d’éviter de subir le jeu de yo-yo du cours du blé sur le marché mondial.  
C’est pour cette raison, qu’ils doivent exiger la mise en place de réceptacles adéquats pour les 450 000 tonnes de blé annuellement importées au Sénégal. Il en est de même pour ce qui est de la disponibilité des installations portuaires car la totalité de ce tonnage transite au Port de Dakar avant d’être conduite vers les installations de stockage au niveau des meuniers. Excepté les Grands moulins de Dakar, toutes les installations de stockage des autres minoteries sont très éloignées du Port de Dakar d’où l’importance des silos portuaires pour le déchargement des bateaux. L’absence de silo dans l’enceinte portuaire peut constituer un handicap car, les industries éloignées font recours au déchargement sous palan qui occasionne des incidences économiques sur le coût de gestion. Le circuit Port/minoterie est prépondérant dans la gestion des coûts d’exploitation, plus l’on est éloigné, plus on supporte des charges d’acheminement. En vérité, il s’avère que les charges portuaires représentent 1% du coût de gestion des mi­notiers installés dans le périmètre portuaire et 11% lorsqu’ils ne disposent pas de silo dans le port et plus encore, s’ils sont très éloignés du Port comme c’est le cas du minotier le Four du Khalife Sarl.

Portée de la dernière mesure prise par le gouvernement
De 1995 à nos jours la filière de la farine a subi une cascade de changements de régime tarifaire fondés le plus souvent sur l’argumentaire non pas de la hausse générale des charges sociales et de tous les coûts de production mais de l’argumentaire léger de hausse du cours du blé sur le marché mondial. Bizarrement, lorsque la tonne de blé a chuté de 40 % en octobre 2008 après la hausse historique de 2007, le prix de la farine n’a pas subi  une chute similaire et les mêmes marges bénéficiaires ont été empochées par nos minotiers.
Ce ballet de va- et -vient entre le régime de l’homologation et celui de la liberté est plus motivé par un souci de protéger les intérêts d’un oligopole qui a toujours fait de la farine et de certains produits alimentaires courants une chasse gardée.  Les rares  fois où l’Etat a musclé une décision contre les intérêts de ce dernier, c’est suite à un mouvement de contestation des utilisateurs ou des consommateurs déjà au bord de l’agonie et asphyxiés par le rouleau compresseur des meuniers. Il est tout à fait normal que l’Etat, face à la débordante demande sociale et à la tenue des promesses électorales, revoie aujourd’hui le régime de la farine et pourquoi pas les autres régimes comme celui du riz, de l’électricité ou de l’eau pour être définitivement en phase avec son programme Yonnou Yokkuté. C’est sans doute la situation actuelle du pays qui l’exige : un Etat sans état d’âme au secours de sa population, un Etat disposant de tous les leviers pour l’organisation active et la régulation du marché des produits (denrées de première nécessité) et des services (publics).
Il faut reconnaître aussi que l’intervention de l’Etat dans la filière de la farine se justifiait déjà  par l’existence de pratiques anti-concurrentielles dans le secteur en raison d’une situation de concentration du marché caractérisée par un nombre limité d’industriels minotiers, quatre au total dont l’un d’eux détient les 65% de la production. Un tel motif devrait emmener l’Etat à maintenir la farine de blé au même titre que d’autres produits dans le secteur contrôlé où le prix est fixé autoritairement ou garanti par homologation.   
Actuellement, le marché des produits et services de consommation courante, dont entre autres la farine, est sous la surveillance d’une multitude d’organes institutionnels intervenant à hue et à dia pour le même objectif. Quid de l’Agence de régulation des marchés…, du Comité de suivi des prix…, ou de la Direction du commerce intérieur…; tous ces organes agissent directement ou indirectement sur la structure des prix des produits et services. C’est à croire que ces organes sont inefficaces ou non adaptés au contexte actuel des prix appliqués  parce qu’au cours du Conseil des ministres du 23 janvier 2013, il avait été envisagé de créer un Observatoire de suivi de l’évolution des prix des denrées de première nécessité. Il faut espérer que ce nouvel instrument remplisse pleinement son rôle et ne pas se limiter à servir de tableau de bord pour l’Etat. Il faudra bien qu’il soit caractérisé par deux principes fondamentaux :
- l’intervention active de l’Observatoire en matière de régulation du marché des produits et services;
- l’organisation de l’importation de tous produits et de la prestation de tous services sous le contrôle de l’Observatoire.
Les gages de réussite d’un énième organe en charge de l’organisation du marché des denrées et services de première nécessité, du suivi de l’évolution des prix et de la collecte d’informations commerciales reposent aussi sur le choix judicieux du capital humain.   

Abdoulaye SOGUE - Juriste - Expert en Droit de la Régulation - layecmai@yahoo.fr

Les étudiants handicapés visuels basés en France réclament leurs parts des 5500 agents...

Flash Info - ven, 15/02/2013 - 15:00
Pour mettre en application une disposition de la loi d’orientation, l’association des étudiants handicapés visuels sénégalais basés en France demand...

http://www.leral.net
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Recrutement dans la Fonction publique : Les handicapés sénégalais basés en France veulent être pris en compte

Flash Info - jeu, 14/02/2013 - 15:59

L'association des étudiants handicapés visuels sénégalais basés en France demandent aux autorités sénégalaises de les prendre en compte dans le recrutement de cinq mille cinq cents (5500) agents promis pour l'année 2013.
Pour ces handicapés, ce serait une manière de mettre en application une disposition de la loi d'orientation sociale. Par ailleurs, ces handicapés visuels qui disent avoir déposé leurs dossiers depuis 2010, souhaitent mettre leurs expériences au service de la Nation. (...)

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