Laba Cissé DIOP n’est plus !



Six pensionnaires de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès ont été exclus. Ils sont accusés d’avoir violemment séquestré, puis ligoté et agressé un autre pensionnaire, âgé de 10 ans, inscrit dans l’établissement en classe de Cp.
D’après le communiqué signé par le Directeur de l’Institut Mansour Ndior, les faits sont survenus le dimanche 26 février 2017 et ont occasionné à la victime des blessures avec une incapacité de travail de 7 jours.
« Cette incapacité a été dûment constatée le 27 février par le médecin chef du district sanitaire de Thiès », explique le document. Et au vu de la gravité de ces évènements, le Conseil de discipline a été saisi et s’est réuni le 1er mars 2017. « Vu les méthodes employées, de la gravité des blessures infligées et compte tenu du fait que ces pensionnaires n’en étaient pas à leur première agression contre d’autres élèves, le Conseil a proposé à l’unanimité leur exclusion de l’Inefja, tout en leur permettant de continuer leur scolarité dans leurs établissements d’application », souligne le document.

Parmi elles, Mme Khady Ba est bien en pôle-position. Celle qui est aujourd’hui la présidente nationale des femmes handicapées, coordinatrice des activités à Rollis fur Africa et assistante à la Fondation Total Sénégal est tout simplement au devant de la scène pour ses multiples actes posés en faveur de ces franges fragiles, en particulier au niveau de la banlieue de Dakar mais aussi dans le reste du pays, dans les localités est et sud du pays. Nommée ambassadrice des enfants, elle a marqué de sa présence à l’occasion der la 4ème édition du festival « Abri des enfants » qui vient de tirer ses rideaux à Guédiawaye en présence du directeur de la protection de l’enfance M Diouf, du président de Yoni 3 pro M Niang, des artistes de renommée comme Tan Bombé.
L’opportunité a été saisie par les uns et les autres pour magnifier les multiples gestes et activités posés par Mme Khady Ba surnommée la grande battante et dame de fer infatigable pour la cause des plus démunis et des handicapés. A son actif il a été enregistré la mise en oeuvre d’un programme de scolarisation et de maintien des enfants à l’école depuis 2005 avec des partenaires comme l’UNESCO, Rollins fur Africa, l’organisation d’un arbre de noel avec 200 enfants de de familles démunies de la banlieue depuis 2005, d’une colonie de vacances pour les enfants depuis 2015, la mise en place d’un fonds de crédits pour les femmes formées aussi pour la transformation des céréales locales, teinture, commerce, des enfants formés en sécurité routière avec la fondation Total Sénégal, des appareillages distribués aux enfants, des fauteuils roulants et prise en charge médicale dans la banlieue et certaines régions du pays.
« Nous sommes armés de l’esprit citoyen et patriotique, nous entendons participer de manière active à l’épanouissement socio- économique de nos concitoyens mais aussi au développement du pays. Nous n’avons pas voulu attendre l’intervention de l’Etat et des pouvoirs publics pour agir » Ainsi ‘est exprimée cette formidable dame de fer qui est assurément un modèle pour toutes les couches et( franges sociales du pays.

Elles n’ont pas été en reste dans la célébration de la journée internationale des droits de la femme. Celles vivant avec un handicap ont marqué hier cette fête par une exposition des différents produits qu’elles façonnent. Elles ont montré leur savoir-faire. Une façon de dire aux Sénégalais qu’elles font partie intégrante de la société.
La Présidente du comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées de dire qu’elles sont doublement vulnérables, mais très bien organisées. Ndèye Daga Guèye a soutenu qu’elles sont en train de se battre pour le respect de leurs droits. ‘’La carte d’égalité des chances est en train d’être distribuée. C’est un acquis que nous avons déjà. Mais c’est un seul décret qui instaure cette carte. Nous sommes en train de mener le combat pour que les autres décrets puissent sortir et qu’on puisse les mettre en œuvre. Parce que nous voulons être plus autonomes’’, a expliqué Mme Guèye.

Dans la journée de ce jeudi 7 juillet, prenant prétexte du retrait des enfants talibés de la rue, les forces de sécurité ont procédé à des rafles et arrestations de personnes handicapées à Dakar et dans sa banlieue, notamment, à Thiaroye et à Guédiawaye. Un fait que dénonce la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph).
Dans un communiqué publié, hier, en fin de soirée, Yatma Fall et ses camarades s’en sont offusqués : «ces rafles perpétrées contre des personnes démunies et sans soutien de l’Etat le lendemain de la Korité, fête de solidarité et de partage sont choquantes. Alors que la Délégation à la solidarité nationale et à la protection sociale, service dédié à ce soutien n’a jamais rien fait pour les personnes handicapées et, à ce jour ne fait aucune action en leur faveur» «Malgré les centaines de milliards déclarés dépensés pour acheter des vivres (riz, sucre, huile…). Seuls certains politiciens véreux et chefs religieux souteneurs du parti au pouvoir en bénéficient au détriment des véritables ayants droit», souligne le communiqué qui parle d’une «énième opération de brutalités exercées sur des personnes sans défense et de surcroît porteuses de handicap est inacceptable dans un Etat qui se déclare de droit». Pour la Fsph, «si aujourd’hui des personnes handicapées en sont arrivées à la mendicité, c’est qu’elles sont des victimes vivantes et des produits d’un système d’exclusion mis en place au Sénégal. Un système qui les exclut de l’école, des centres de formation, de l’emploi et de tout soutien de l’Etat».
«Dans un contexte de mise en œuvre laborieuse de la Loi d’orientation sociale censée protéger et promouvoir les droits des personnes handicapées, la Fsaph s’attendait à une attitude plus responsable de la part de l’Etat qui doit garantir à tous ses enfants, y compris ceux porteurs de handicap, les meilleures conditions d’épanouissement et de quiétude», ajoute le document. Selon qui, «l’Etat ne peut donc se prévaloir de sa propre turpitude pour s’acharner sur les personnes handicapées dont, malheureusement, aucun de leurs droits reconnus n’est respecté».
La Fsph «condamne avec la dernière énergie les rafles contre les personnes handicapées et exige leur libération immédiate et sans condition. Aussi, elle dit se réserver le droit de saisir les juridictions nationales et internationales compétentes en vertu des dispositions pertinentes de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées déjà ratifiée par le Sénégal et qui sont ainsi violées».

Réunies en urgence hier au siège l’Association nationale des handicapés moteur du Sénégal (ANHMS), ces associations exigent plus de respect aux personnes vivant avec un handicap et demandent la libération immédiate et sans condition de toutes ces personnes arrêtées au lendemain de la Korité.
« Nous sommes réunis en urgence pour dénoncer la rafle des personnes en situation de handica dans la journée de jeudi à Dakar et dans sa banlieue. C’est la deuxième fois en moins de 6 mois qu’on rafle ces personnes», a précisé Khadimou Rassoul Talla, président de l’association handicap.sn au micro de SeneNews.
Pour M. Talla, «il faut une politique sociale, des mesures d’accompagnements avant de leur interdire la mendicité». Car, ces personnes vivant avec un handicap sont des citoyens à part entière».
Prenant la défense des siens, le président de handicap.sn a signifié que «ce sont des personnes en situation de handicap qui n’ont ni une éducation, ni une formation ni emplois ni accompagnement de leur projet ni une prise en charge de leur enfants. Ils sont obligés de mendier».
Ces associations des personnes vivant avec un handicap demandent plus de respect à égard des handicaps tout en notifiant aux autorités la libération de toutes les personnes arrêtées le jeudi dernier à Dakar et environs.
«Nous demandons plus de respect pour les personnes vivant avec un handicap. Nous demandons la libération immédiate de ses personnes le plus rapidement possible», a formulé le porte-parole du jour, Khadimou Rassoul Talla de Handicap.sn.

La cérémonie de remise de dons s’est passée hier à Médina Baye devant les représentants du Khalif, de l’imam, de la famille Diallo et une foule importante venue de tous les quartiers de la commune de Kaolack.

(Dakar) La troisième phase des bourses de sécurité familiale, confiée désormais aux communes, connait quelques problèmes de transparence à Touba. Transparence dans le choix des bénéficiaires décrient certains accusateurs sous le couvert de l’anonymat.
Quand gfm.sn a voulu a voulu en savoir plus sur ces affirmations, il est allé à la rencontre de certains acteurs du processus dont des chefs de villages de Touba et environs. Interrogés, ces derniers s’étonnent que les comités de ciblage; étape cruciale dans les choix des ayant droits; ne se soient pas réunis. A la place accusent-ils toujours, ce sont quelques membres du comité (de ciblage) qui se chargent de faire les listes dans l’intimité de leur chambre.
Baye Saliou Ndiaye, Président de la fédération des Handicapés de Touba dirige plus de 1000 personnes. A sa connaissance aucun des membres qui militent dans sa fédération, n’a bénéficié de ses fameuses bourses. « On en entend juste parler. Pourtant plusieurs de nos membres sont vraiment dans le besoin. Mais nous n’avons pas encore vu les bourses de sécurité familiale ».
D’autres sources que nous avons contactées parlent de magouilles, de faussaires qui veulent s’inscrire à la place des vrais pauvres. Certains d’entre ses fraudeurs bénéficieraient de la complicité de certains membres du comité de ciblage.
Mais ils sont souvent démasqués par les enquêtes de terrain de l’ANSD ou par la coordination départementale de la bourse de sécurité familiale.
Pour cette 3eme phase, Touba dispose d’un lot de 3092 bourses.Si certains sont pris, beaucoup de fraudeurs vont réussir à passer entre les mailles des filets.