« Ce volontariat auprès des enfants en situation de handicap a transformé ma vision de l’éducation »

Alexandra est volontaire de Solidarité Internationale au centre Estel au Sénégal, une structure qui accueille une trentaine d’enfants en situation de handicap. Elle nous raconte son quotidien et les raisons de son engagement.

Pourquoi t’es tu engagée ?

Ce n’était pas du tout au programme mais c’est une opportunité que j’ai saisie. Après avoir décidé de changer de carrière, j’ai choisi de faire du bénévolat. C’est là que j’ai décidé de partir au Sénégal pour 3 mois au sein du Centre Estel qui accueille aujourd’hui près de 34 enfants en situation de handicap mental : autisme, trisomie 21, psychose et déficiences mentales profondes. A l’issue de ces trois mois en tant que chargée administrative et financière, j’ai décidé de poursuivre. J’aime le côté polyvalent de cette mission : je fais de l’administratif, du management de projet, des ressources humaines… C’est bien de faire des choses transversales. On a plus de capacité à promouvoir la tolérance. On porte la vision d’une éducation plus inclusive.

Pourtant, tu n’avais jamais travaillé dans le domaine du handicap auparavant.

Oui mais je n’y étais pas insensible. Au contact de l’équipes d’éducateurs, j’ai d’abord beaucoup observé comment les éducateurs s’y prenaient, j’ai vu la qualité de leur accompagnement, cette attention portée à chacun. Petit à petit on apprend à connaître chaque jeune, leurs besoins, leurs problématiques, la prise en charge spécifique dont ils ont besoin. C’est une expérience très riche qui apprend à être patient, tolérant.

Est-ce que cette expérience a changé ton regard sur le handicap ?

Quand on est en immersion chaque jour dans une structure, on prend conscience de l’exclusion à laquelle font face ces enfants et l’absence de prise en charge qui en découle. Qu’on soit en France ou au Sénégal, le handicap mental est mal accepté par la société. Mais au Sénégal, il y a beaucoup de croyances qui entourent le handicap : on considère que c’est une malédiction. L’exclusion est très marquée et donc il y a un manque criant de structures adaptées. A Dakar, il doit y avoir une dizaine de structures seulement. Les structures publiques n’ont pas assez de moyens. De nombreux enfants en situation de handicap se retrouvent donc isolés sans prise en charge.

En bref, comment décrirais-tu le centre Estel ?

Le Centre Estel offre un espace de socialisation. Les enfants participent à diverses activités : apprentissage de base, alphabétisation et numération, activités artistiques, sports et autres activités ludiques. On s’adapte aux besoins de chaque enfant. Certains parents sont surpris des progrès accomplis. Au-delà de l’apport pour l’enfant, c’est une vision de l’éducation qu’on défend au quotidien, où chacun a sa place.

 

Images d’une activité réalisée en octobre au Centre Estel : Découverte de l’Escalade avec le partenaire « Le mur des Lézards » :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus de 2000 malades mentaux dans les hôpitaux sénégalais (psychiatres)

La célébration, ce mardi 11 octobre 2017, de la journée dédiée à la maladie mentale, a permis d’en savoir plus sur le nombre de malades mentaux que comptent les hôpitaux du pays.

Aida Sylla, professeur de psychiatrie et chef de division de la santé mentale, a saisi l’occasion pour inviter les familles à « intégrer et accepter les malades en leur sein ». Car, « il y a un nombre important de malades mentaux au Sénégal. Nous comptons plus de 2000 patients au niveau des différents hôpitaux et avec des cas différents », souligne la spécialiste dans le quotidien L’Observateur.

Toutefois,  maladie mentale peut ne pas être synonyme de violence et d’agression. Ainsi donc, « les malades mentaux qui sont calmes peuvent rester dans leurs familles car ils sont victimes de dépression qui ne les pousse pas à faire des dégâts, ils peuvent prendre des traitements à la maison », recommande Aida Sylla.

« Il y a des moments où le malade a besoin de sa famille », fera-t-elle constater à l’endroit des proches qui encadrent les malades mentaux dans les familles.

12 déficients mentaux tués dans la région de Tambacounda

La situation des malades mentaux à travers le pays n’émeut personne. C’est en effet, l’avis de Mamadou Camara, président de l’Association pour le suivi et l’assistance des malades mentaux (Asam) qui dénonce par ailleurs, la mort de 12 malades mentaux entre 2013 et 2017. Sans pour autant que leur sort n’éveille la conscience collective ni n’attire l’attention des autorités étatiques.

En marge de la journée mondiale de la santé mentale, ce mardi 10 octobre, il a dénoncé que Tambacounda dans le cadre de la prise en charge de cette catégorie de malades à l’échelle nationale, soit à la traîne. Dans la mesure où sur 67 déficients mentaux errants et 83 autres confinés dans des domiciles, la capitale de l’Est ne bénéficie d’aucun Centre psychiatrique où ils pourraient recevoir de soins adéquats.

“L’Hôpital de Tambacounda est le principal problème, aujourd’hui le Directeur a déposé une demande d’affectation pour des raisons de sécurité parce que 12 malades mentaux sont tués entre 2013 2017. La dernière en date, remonte à trois semaines”, a rappelé Mamadou Camara.

Aussi, le Président de l’Asam a décrié le “manque d’enquête approfondie sur ces cas de décès de malades mentaux. Les autorités  judiciaires et sanitaires se limitant seulement, à l’autopsie pour déterminer le genre de mort”.
“Les corps auraient pu être acheminés à Dakar pour les besoins d’une enquête approfondie (relever les empreintes pour identifier la victime et déterminer s’il s’agit d’un étranger ou pas)”, plaide Mamadou Camara. D’autant plus que dit-il, s’il s’agissait d’une personne saine d’esprit, on lui aurait consacré toutes les diligences nécessaires, martèle-t-il.

Actusen.com

Mbacké : Il est accusé pour viol sur une sourde-muette mariée et enceinte de 4 mois

Si sa culpabilité est établie devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel, Modou Diop risque jusqu’à dix années d’emprisonnement. Conducteur de moto-Jakarta de son état et âgé de trente-cinq ans, ce gaillard est présentement dans les liens de la prévention.

Il est accusé d’avoir abusé sexuellement de la sourde-muette, A.F, qui était déjà enceinte de quatre mois. Et comme le malheur ne vient jamais seul, cette dernière aurait perdu son bébé des suites de ce présumé viol.

Selon des sources proches du commissariat urbain de police de Mbacké, Modou Diop qui, comme un tas de monde, connaît la jeune femme notoirement célèbre dans cette localité, aurait usé de subterfuges pour entraîner sa « proie » dans un bâtiment en construction, loin des regards indiscrets, pour assouvir sa libido.

Même arrêté et placé sous mandat de dépôt, le conducteur de moto-Jakarta a nié les faits qui lui sont reprochés, jurant par tous les saints n’avoir jamais au plus grand jamais touché un seul des cheveux de A.F. Cela dit, il n’a pas convaincu le procureur de la République qui l’a placé sous mandat de dépôt à la prison de Diourbel en attendant son procès.

Modou Diop est poursuivi pour abus sexuels sur une personne vulnérable, délit passible d’une peine de prison ferme pouvant aller jusqu’à dix années d’emprisonnement et une forte amende financière.

L’handicapé, Amsata MBAYE, alias « Bour guéwel », risque 6 mois fermes

Chasser le naturel, il revient toujours au galop. En dépit d’une peine de prison de quatre mois purgée, pour les faits de vol dans une agence de Wari, Amsatou Mbaye alias « Bour Guéweul » semble ne pas avoir tiré les leçons du passé.
Cet homme marié et père de huit bouts de bois de Dieu a été attrait avant-hier mercredi à la barre du tribunal d’instance de Rufisque par la dame Nd. Codou Ndiaye pour un double vol en numéraires évalués au total à 105 000 francs CFA.
Connu des fichiers de la police et des Rufisquois pour ces agissements pour le moins illicite, le handicapé qui faisait les poches dans les moyens de transport a été une fois de plus appréhendé au courant de ce mois par les hommes du commissariat urbain de Rufisque.

A la barre, il a nié les faits qui lui sont reprochés arguant faire l’objet d’une cabale orchestrée par des gens qui font fi de situation sociale pour l’envoyer une fois de plus en prison.
Sa voix rauque a tonné dans la salle du tribunal départemental de Rufisque. Un vocable rythmé par une gestuelle pour se tirer d’affaire.

Mais pour la partie civile, les faits ne souffre d’aucune ambiguïté.
puisque, a-t-telle témoigné à la barre, « il est venu une première fois à bord d’un taxi pour une commande de quinze tablettes d’œufs à mon magasin au quartier arafat. Voyant qu’il tenait sur des béquilles, je lui ai suggéré de ne pas descendre de la voiture laissant ainsi le chauffeur et moi-même faire la livraison »

« Occasion saisie pour démarrer en trompe avec la complicité du chauffeur, sans payer les 75 000 francs CFA », a expliqué avec forte précision la dame Ndèye Codou Ndiaye qui reconnaît avoir faire preuve de naïveté. La partie civile a expliqué aux juges que son bourreau n’en était pas son premier coup d’essai.
« il est revenu a bord d’une charrette, une seconde fois quelques mois après pour me refaire le même coup. Après un marchandage ponctué par des séquences de cousinages à plaisanterie, il a profité encore d’un moment inadvertance pour faire main basse sur les 30 mille qui étaient dans ma pochette », accuse la victime qui dit ne pas revenir sur la vitesse d’exécution de « Bour Guéwel ». Des propos corroborés par le témoin Sokhna Oumy Cissé.

Pour sa défense, Amsatou a soutenu être une personne reconnaissable de prime abord vu son handicap. Pourquoi, s’interroge-t-il, « elle n’a pas ameuté le voisinage lorsque je suis revenu à nouveau comme elle le prétend ? ». Ce, pour mettre l’accent sur les « incohérences » des propos de la partie civile en relief.
Des explications tirées par les cheveux d’après le représentant du ministère public qui, par la même occasion, a rappelé au prévenu son passé carcéral et les détails de sa dernière audience au tribunal de département de Rufisque. Le parquet a ainsi requis à son encontre 6 mois fermes. Le délibéré est fixé pour le 11 octobre prochain.

Tambacounda : Un malade mental froidement assassiné

Un malade mental a été retrouvé mort au bord de la gare ferroviaire de Tambacounda. La victime a été froidement tuée à coup de machette, informe la Rfm. Selon la même source, la victime est très connue au niveau de la localité car il y avait élu domicile. D’après les témoignages sur place, il habitait à Guédiawaye, quartier Cheikh Wade. Le corps sans vie est déposé à la morgue de l’hôpital régional de Tamba. Les populations ont demandé le renforcement de la sécurité dans cette zone où l’insécurité commence à gagner du terrain.

Carte d’égalité des chances : Vers la convocation d’un Conseil présidentiel sur le Handicap

Le 26 mai 2010, l’Assemblée Nationale du Sénégal a voté la loi d’Orientation Sociale visant à « garantir l’égalité des chances des personnes handicapées ainsi que la promotion et la protection de leur droit contre toute forme de discrimination ». Cette loi a été promulguée le 06 juillet. L’application de ladite loi n’est toujours pas effective. Une situation qui oblige les associations nationales en charge de la question de handicap à convenir avec le président de la République un conseil présidentiel sur le Handicap.

« Quand cette loi avait été votée, les personnes handicapées ont applaudi parce que nous avons dit enfin une loi qui consacre et protège nos droits est née au Sénégal mais quelques années après, cette euphorie a été plus ou moins émoussée parce que toutes les dispositions qui nous paraissent pertinentes de la loi n’ont pas encore été effectives. Bien que les handicapées, aujourd’hui au Sénégal, se réjouissent de l’engagement du gouvernement et du président Macky Sall qui s’était personnellement déplacé pour lancer la carte d’égalité des chances. La carte est devenue une réalité mais  elle  n’est pas encore effective dans l’ensemble des services qu’elle est censée porter », a laissé entendre Yatma Fall, le président de la Fédération nationale des personnes handicapées du Sénégal, en marge d’un atelier de restitution de l’évaluation juridique de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et son application.

L’institution de la carte d’égalité a été faite après une étude. Selon cette étude, les personnes handicapées avaient quatre problèmes prioritaires auxquels il fallait trouver des solutions. Le premier problème c’est toutes les difficultés liées à la santé, à l’appareillage et  la réadaptation des personnes handicapées. Le deuxième problème prioritaire, c’était l’ensemble des difficultés liées à l’éducation et à la formation des personnes handicapées. Le Troisième problème prioritaire, toujours révélé par ce diagnostic, est toutes les difficultés liées relatives à l’insertion et à l’emploi des personnes handicapées et enfin le quatrième point c’était l’aménagement du cadre de vie et l’accessibilité d’une manière générale.

La carte devait être une réponse à ces différents problèmes pour faciliter l’accès aux services sociaux de base des personnes handicapées : l’éducation, la santé, la formation, les financements, l’habitat, les transports publics…

« Aujourd’hui la carte ne porte que le service santé et même ne porte pas l’ensemble du service santé parce qu’elle ne prend pas en charge l’appareillage des personnes handicapées. Les autres services censés être pris en charge par la carte ne sont pas encore effectifs. C’est pour cela, nous avions convenu avec le président de la République de convoquer un conseil présidentiel sur le Handicap qui permettrait, autour du Président de la République, d’avoir tous les ministères sectoriels concernés par la mise en oeuvre de la carte d’égalité des chances afin de les amener à prendre des engagements pour que les handicapés détenteurs de la carte d’égalité des chances puissent avoir accès à tous les services offerts par la carte », a renchéri M. Fall.

A en croire le président Yatma Fall, il y a également la Haute Autorité chargée de la Promotion et de la Protection des Personnes Handicapées qui est appelée Haut Conseil de l’égalité des chances qui tarde à voir le jour. Une haute autorité dont le rôle est d’être un observatoire sur les droits des personnes handicapées au Sénégal mais également un mécanisme national de suivi de la convention.

Par ailleurs, il y a une autre disposition importante de la loi, c’est le fonds d’appui aux personnes handicapées dont également la fonction principale est de lutter contre la mendicité des jeunes handicapées dans les rues de Dakar et de les grandes villes. « Si les gens sont arrivés à la mendicité, c’est parce que les systèmes qui sont mis en place sont des systèmes d’exclusion et non d’inclusion. Il faut arriver à mettre en place des politiques d’inclusion pour que les handicapées soient à l’aise », a-t-il conclu.

Seydou Diouf, le président de la commission des lois et des droits humains à l’Assemblée nationale a reconnu la lenteur dans l’application de la loi d’Orientation Sociale. Pour lui, la nouvelle législature fera son nécessaire pour remonter la pente.

Toubacouta : Un handicapé, dealer de drogue, arrêté avec son butin

S. Diallo, handicapé moteur, en sus de sa boutique, s’activait dans la vente de chanvre indien. Dans le viseur des hommes du commandant Thioune de la brigade de la gendarmerie de Sokone depuis plusieurs mois, il a été arrêté hier, avec un montant de 600 000 Fcfa et 22 joints de chanvre indien déjà conditionnés, révèle « Enquête ».

Il faisait office de boutiquier et ravitaillait en denrées de première nécessité tous les habitants du village de Ndoumbouthi, situé dans la commune de Toubacouta, dans la région de Fatick. Agé de 40 ans, S. Diallo a été déféré après du procureur de la République de Fatick, qui a décidé à son tour, de la placer sous mandat de dépôt pour les délits de détention et trafic de chanvre indien.

L’ambassade d’Israël offre des moutons aux personnes en situation de handicap

Permettre aux familles démunies de passer une bonne fête de l’Aid-al Adha, l’ambassade d’Israël au Sénégal a offert des moutons. Des personnes vivant avec un handicap ont constitué l’essentiel du lot des bénéficiaires du don.

Devant des autorités coutumières et religieuses, des représentants ministériels, acteurs de la société civile, l’ambassadeur d’Israël, Paul Hirschson, a rappelé le sens du don offert à des nécessiteux vivant à Dakar. « C’est la neuvième fois que l’ambassade d’Israël au Sénégal offre des moutons à des familles démunies. Par ce geste, l’Etat d’Israël témoigne son désir d’améliorer et de renforcer ses relations amicales et fraternelles avec le Sénégal, mais surtout permet aux bénéficiaires de passer une bonne fête de Tabaski », a souligné l’ambassadeur. Rappelant l’origine de la célébration de la fête de l’Aid al-Adha communément appelée Tabaski au Sénégal, M. Hirschson a laissé entendre que Juifs et Arabes sont de la même famille. Non sans préciser que « c’est l’histoire d’Abraham qui a voulu sacrifier son fils Isaac pour démontrer sa fidélité à Dieu », a expliqué l’ambassadeur. Ainsi, l’essentiel du lot de moutons a été remis aux personnes vivant avec un handicap, aux enfants mendiants, aux orphelinats et autres structures d’accueil et de prise en charge des enfants à mobilité réduite. « Chaque année nous apportons une petite innovation. Cette fois-ci, nous avons ciblé la communauté des lépreux afin de la permettre de fêter la Tabaski dans la dignité », a souligné Paul Hirschson.

Le représentant du ministre de la Santé et de l’Action sociale a magnifié le geste à sa juste valeur. Pour Ibrahima Souka Ndella Diouf, le peuple d’Israël vient, à travers ce geste, témoigner son engagement à perpétuer le dialogue des religions. « Nous estimons que par ces actes de solidarité et de fraternité remarquables posés en faveur des personnes à revenus faibles, l’ambassade va ainsi contribuer à renforcer la paix et la sérénité dans une quarantaine de familles au Sénégal », a indiqué le représentant du ministère de la Santé.

Mactar Seck a reçu pour la neuvième fois son mouton de Tabaski de l’ambassade. Sourire aux lèvres, le handicapé moteur a magnifié le geste avant de prier pour la réussite de la mission du diplomate israélien au Sénégal.

Cartes d’égalité des chances : les albinos invités tous à faire les démarches auprès des services compétents

La ministre de la Santé et de l’Action sociale, Eva-Marie Coll Seck, a appelé, mardi, à Dakar, les albinos à tous s’inscrire auprès des services compétents pour l’obtention de cartes d’égalité des chances qui facilitaient leur prise en charge sociale et sanitaire.

« Nous voudrions que le président de l’association des albinos du Sénégal continue à faire la sensibilisation, afin que tous les albinos aient leur carte d’égalité des chances pour qu’ils puissent bénéficier de bourses familiales et de la couverture maladie », a-t-elle déclaré.

Mme Eva-Marie Coll Seck intervenait lors de la célébration de la Journée mondiale des albinos, sur le thème ’’Un autre regard sur l’albinisme dans un Sénégal émergent ».

« Nous avons tous conscience de la difficulté et des problèmes que connaissent les albinos, mais également de certaines discriminations qui demandent réellement un travail de sensibilisation », a noté la ministre.

Elle annonce que l’Etat compte mettre en place un système pour permettre aux albinos de bénéficier de services sociaux.

Depuis 2012, avec le premier décret d’application de la Loi d’orientation sociale, les services de la Direction de l’action sociale ont produit à ce jour, « près de 36.922 cartes d’égalité des chances dont certains albinos sont bénéficiaires », a indiqué Eva-Marie Coll Seck.

Des crèmes solaires sont également disponibles à la Pharmacie nationale d’approvisionnement, des stocks qui devraient faciliter l’accès des albinos à ces produits qui les aident à mieux traiter et prévenir le cancer de la peau auquel ils sont exposés.

« Un travail a été effectué » à propos des crèmes solaires, en rapport avec la Pharmacie nationale d’approvisionnement qui inscrire ces produits « dans la liste des médicaments essentiels », a soutenu la ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Ramata Bâ Camara, présidente de l’association des chiffres des cœurs, une structure dédiée à la prise en charge de couches vulnérables de la population comme les albinos, a de son côté préconisé l’intensification du plaidoyer pour que ces derniers puissent faire valoir davantage leur droit à l’éducation, à la protection, à l’insertion et l’instruction.