Covid-19 : Handicap.sn offre des masques et des gels hydroalcooliques aux enfants handicapés de Diamaguene – Sicap Mbao.

L’association handicap.sn, dans le cadre de sa lutte contre la pandémie du coronavirus, communément appelée Covid-19 a offert ce mardi 19 mai 2020, des masques et des gels hydroalcooliques à l’école inclusive Ndiangamar sis  au quartier Abdou Ndiaye de la commune de d’arrondissement Diamagueune Sicap Mbao (département de Pikine).

M. Gorgui Diallo, président de l’association « action enfance » et fondateur de cette école inclusive a souhaité la bienvenue et remercié handicap.sn pour le choix porté sur son établissement .
M. Khadimou Rassoul TALLA président de handicap.sn, c’est exprimé par les mots suivants : « nous sommes venus apportés notre modeste contribution composée de 300 masques lavables et de 3 cartons de gels hydroalcooliques (respectivement de 125ml et de 500 ml) et des dattes dans le cadre de la lutte contre la crise sanitaire du moment  où les personnes handicapées,  surtout les enfants défavorisés de votre école sont souvent oubliés et exposés c’est ce qui a grandement motivé notre choix pour encourager M. Diallo dans sa lutte. »

Mme Fatoumata GUEYE, présidente de la commission Sociale de handicap.sn quant à elle, nous a gratifiée du message suivant : « c’est bientôt la reprise des cours, ces masques et ces gels permettront de protéger ces enfants et c’est toujours un plaisir de venir aider nos jeunes frères et sœurs issues des différentes couches vulnérables qui sont dans des zones reculées. »

Les parents de ces enfants ont magnifié à leur tour le geste salvateur de handicap.sn en formulant des prières aux membres de l’association Handicap.sn, et aux partenaires (Conseil National de la Jeunesse et Ministère de la Jeunesse) pour leur action conjointe à la prévention contre cette pandémie.
Après la remise symbolique de ces dons, s’en ait suivie une session de sensibilisation pour le respect des gestes barrières pour tous enfants et particulièrement les enfants sourds de cette école.

Mme DIACK Anta Babacar NGOM offre 10 fauteuils roulants et 10 béquilles à APHO

Lors de la cérémonie d’ouverture officielle du KFC YAATAL du 20 décembre 2019, Madame DIACK Anta Babacar NGOM, Directrice Générale du Groupe SEDIMA et KFC Sénégal avait promis d’offrir des fauteuils roulants neufs et des béquilles à l’association des Personnes Handicapées de Ouakam (APHO) afin de leur permettre d’avoir plus de mobilité pour leurs déplacements quotidiens.

M. Ibrahima NDIAYE, Président de l’association des Colombins de Ouakam et Mamadou NDAW,  Secrétaire Général de l’association des Personnes Handicapées de cette localité ont été ravis et touchés de ces dons en matériels orthopédiques. Par ce geste, Mme DIACK montre son esprit de compassion.


Monsieur Khadimou Rassoul TALLA, Président de Handicap.sn est une fois de plus convaincu du profond engagement et du leadership pionner de Madame DIACK Anta Babacar NGOM en faveur des « Personnes à besoins spéciaux ». Au delà du recrutements des 10 Personnes handicapées (moteur, auditif, sourd muet, albinos et mal voyant) au KFC YAATAL sur l’ancienne piste Mermoz qui est une première dans le domaine de la restauration au Sénégal. Elle vient accompagner l’association des Personnes Handicapéesde Ouakam par un appui technique (10 fauteuils roulants et 10 béquilles anglaises) qui coûtent très cher, un fauteuil roulant neuf coute 400 000 FCFA l’unité sans compter les béquilles


Madame DIACK Anta Babacar NGOM est encore un peu plus une référence et un modèle qui ne cesse de montrer le chemin aux autres chefs d’entreprises du secteur privé.

Journée internationale des Personnes Handicapées, édition 2019

Dans le cadre de la journée internationale des Personnes Handicapées célébrée le 03 décembre de chaque année.

l’association Handicap.sn en partenariat avec l’Institut British Council de Dakar, Institut Supérieur Management de Dakar, Galileo, Soft Skills et L’Humanité Inclusion nouveau nom de Handicap International organise un panel d’échange et de partage d’informations (Questions – Réponses).

Thème de cette année : Mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable (ODD) d’ici à 2030,

Sur les 17 objectifs des ODD,

Nous intéressons sur l’objectif 11 intitulé : Villes et communautés durables sur les 17 objectifs.

Thème : Futur accessible.
Ce mardi 03 décembre 2019 de 14h30 à 17h,

Lieu : Amphithéâtre d’ISM Point E.
Heures : 14h30 à 16h30

Animé par Yakham NGOM (Expert en accessibilité physique) du programme inclure de l’ONG Handicap International ;

Souleymane NDOYE, Animateur du projet Emploi et Handicap de l’ONG Humanité Inclusion.

Sous la présidence effectif du Personnel de l’ISM, British Council, des étudiants, des associations de personnes handicapées.

Vous êtes tous invité à prendre part à cette rencontre.

NDINDY / Serigne Abdou Karim Mbacké offre 1300 fauteuils roulants aux personnes handicapées.

C’est sous la présence du secrétaire général  du ministère de la santé et du sous-préfet de Ndame que Serigne Abdou Karim Mbacké (Makarimal Akhla) a procédé, ce samedi, à la cérémonie de remise de 1300 fauteuils roulants exclusivement destinés aux personnes handicapées à Touba et d’autres localités du Sénégal.  

Le chef religieux précisera que ces machines constituent sa modeste contribution à l’effort jusque-là consenti par le gouvernement du Sénégal en direction des personnes en situation de handicap à qui, dira le Mbacké-Mbacké, il voudra garantir un réel bien-être. 

« L’Etat du Senegal n’a jamais laissé les personnes handicapées à elles-mêmes. Il gère leur sécurité entre autres services. Ces fauteuils ne sont que ma modeste contribution. Je les ai collectés mais c’est vous, autorités qui serez chargées de la distribution. Le Khalife Général des Mourides est absolument content du geste et c’est à notre honneur » 

Un geste hautement salué par Yatma Fall, Président de la Fédération des personnes handicapées du Sénégal, qui souhaitera que le patriarche de Ndindy soit nommé « Ambassadeur des personnes handicapés » 

PLAIDOYER POUR L’IMPLICATION DE TOUTES LES COMMUNES DE THIÈS DANS LA MARCHE DU CENTRE DES HANDICAPÉS MOTEURS

Le directeur du Centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés moteurs du quartier Mbour 2 de Thiès, Amary Thiam a plaidé jeudi pour une participation de toutes les communes de la ville de Thiès au fonctionnement de ladite structure, recevant des personnes handicapées de toutes les parties de la cité du rail. M. Thiam a indiqué à l’APS qu’en dehors du maire de la ville, Talla Sylla et de celui de Thiès Ouest, Aliou Sow, qui a mis à leur disposition un vigile, aucun autre édile ne soutient ce centre géré par l’Association des personnes handicapées de Thiès. Quant à Talla Sylla, il a recruté trois personnes handicapées à la mairie, a-t-il noté. Amary Thiam déplore le manque de soutien des autres collectivités locales de la ville de Thiès, bien que la structure en tant que « centre de référence » reçoive des handicapés de toute la ville. « C’est un centre de Thiès, donc, tous les maires qui sont là devaient participer » à son fonctionnement, estime-t-il.  Il préconise l’inscription dans le volet social des budgets de toutes les communes de Thiès, d’une ligne dédiée à cette structure, comme ils le font pour les équipes de Navétanes et d’autres acteurs.  « C’est pour lutter contre la mendicité des personnes handicapées que nous nous évertuons à faire marcher ce centre », souligne Amary Thiam, qui se montre fier des résultats atteints jusqu’ici par l’association qui gère le centre.  Grâce à ses actions, estime-t-il, « c’est très rare de voir des personnes handicapées de (sa) génération et de la suivante qui mendient ». L’association inculque à ses membres la volonté de se former et de travailler, fait-il valoir. Selon lui, le Centre qui a pour parrain Elhadji Amadou Cissé de Pire, a besoin d’un appui dans la prise en charge de son personnel qui ne bénéficie que de « motivations » à la fin du mois. La structure a du mal à payer ses agents, même si leur nombre est jugé « insuffisant ». Le Centre qui compte sur la scolarité de ses pensionnaires pour faire face à ses multiples charges de fonctionnement, liées entre autres, aux factures d’eau et d’électricité, a vu ses effectifs chuter. Une baisse qui se fait surtout sentir au niveau de sa garderie, créée depuis 1993.  De 80 enfants par le passé, il est passé en moyenne à une cinquantaine par année, suite à la multiplication dans les alentours des garderies, qui sont passées de deux à 11.  Une des « préoccupations » du centre en ce moment est de disposer d’un bus pour transporter ses pensionnaires et son personnel, afin renforcer son niveau de fréquentation, a indiqué Amary Thiam. Pour lui, un bus lèverait l’obstacle de la distance qui dissuade certains d’y envoyer leur enfant.  Avec juste deux ordinateurs, le centre souhaite aussi se doter de machines. La structure qui selon lui, n’a « jamais reçu de subvention de l’Etat », bénéficie du soutien de bonnes volontés, de partenaires, qui l’équipent en chaises roulantes, béquilles. L’hôpital Barthimee, l’ONG allemande Hilfe Für, l’ONG DAhw ou l’homme politique Habib Niang, qui a doté le centre d’une photocopieuse sont parmi ses bienfaiteurs, note le directeur. Situé non loin du stade Lat-Dior, le Centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés moteurs, a été ouvert en 1990 par une ONG allemande dénommée Sénégal Hilfe Verein, au profit de l’association des handicapés moteurs. Il offre des formations en couture, cordonnerie, reliure, coiffure et arts graphiques. Cette année, une section élémentaire y a été ouverte, avec une quinzaine d’élèves.  Après leur formation, ses diplômés reçoivent un financement non remboursable grâce à l’appui du partenaire, pour démarrer leur activité, indique le directeur. Le centre est placé sous la tutelle du service régional de l’action sociale. Né en 1967, Amary Thiam lui-même personne à mobilité réduite, est le premier directeur à occuper ce poste, sans être agent de la fonction publique. Il bénéficie de l’encadrement technique d’un assistant social.

ADI/ASB

Koussanar : pour une histoire de sandales, elle tue son jeune frère handicapé d’un coup de bâton

Les faits se sont déroulés le lundi 13 mai dernier, au village de Touba Thiapo, dans la commune de Koussanar, dans le département de Tambacounda. Une dame de 50 du nom de Aldiouma Ba était à la recherche des sandales de sa fille. Ces recherches la mèneront jusqu’au domicile de son jeune frère de 38 ans, Sadio Ba, handicapé à la suite d’un accident de la circulation. Sur place, la dame a voulu s’emparer d’une paire de sandales noires, ce à quoi son cadet s’est imposé, soutenant que les chaussures appartiennent à son fils, rapporte L’Observateur.

S’en suit une vive altercation. La dame s’arme alors d’un bâton, alors que son frère tenait une cravache. Aldiouma Ba asséna un violent coup de bâton à Sadio Ba, lui occasionnant la fracture du 7ème vertèbre. Il succombera à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital.
Aldiouma Ba sera arrêté le 15 mai dernier et déférée au parquet de Tamba le lendemain. Devant la barre, elle a nié les faits, mais sera confondue par tous les témoins. Le procureur a requis 2 d’emprisonnement ferme pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le délibéré est attendu le 29 mai prochain.

Handicap.sn : khadimou Rassoul TALLA réélu à l’unanimité

L’association handicap.sn a organisé son Assemblée Générale Extraordinaire ce samedi 20 avril 2019 conformément à l’article IX du statut, stipulant que les membres du bureau sont élus pour une durée de 3 ans.

La séance de lancement des travaux de cette assemblée a eu lieu à 13 h 00 mn.

En effet, sous la présence effective de Monsieur Abdoulaye Mamadou MBOW, chef du Service Régionale de l’Action Sociale de Dakar, représentant de la Direction Générale de l’Action Sociale du Ministère de la Santé et de Madame Fatou Bintou BARRY, Animatrice du projet Emploi & Handicap,  représentante de l’ONG Humanité & Inclusion anciennement appelée Handicap International qui a déjà eu à accompagner handicap.sn.

Monsieur TALLA a présenté le rapport d’activités de l’association Handicap.sn durant la période allant de 2015 à 2018, ainsi qu’une présentation des rapports financiers des activités organisées par ladite association.

L’assemblée a adopté les rapports du bureau sortant en félicitant Monsieur Khadimou Rassoul TALLA pour les efforts consentis de 2015-2018. Notamment, avec la création du portail de l’association www.handicap.sn, l’organisation de l’événement Inclusion’Art dans le cadre de la Biennale de 2018, la formation des membres, les stages dans les banques et les institutions étatiques, les financements de l’ANPEJ et l’insertion socio professionnelle des membres de handicap.sn, le cas de l’hôtel Pullman du groupe ACCOR.

Monsieur MBOW, représentant de la Direction Générale de l’Action Sociale a félicité les membres de l’association Handicap.sn d’avoir eue le courage, la force et la hardiesse d’organiser l’assemblée Générale de renouvellement des instances de décision, en précisant que cela n’est pas du tout évident surtout dans les organisations des associations de personnes handicapées.

Madame BARRY, de l’ONG Humanité & Inclusion félicite handicap.sn pour son travail remarquable dans le cadre du projet EMPHAS et du nouveau projet Emploi et Handicap, Madame DIOP, cheffe du projet empêché lui a demandé de lui représenter dans cette assemblée.

Après la démission du bureau sortant Monsieur Abdoulaye Mamadou MBOW a présidé au  renouvellement des membres du bureau et de son comité.

Les membres du Bureau élus :

  1. Président : Khadimou Rassoul TALLA
  2. Vice-présidente : Khadija DEME
  3. Secrétaire Général : Attinding Pascal David DIATTA
  4. Secrétaire Général Adjoint : Khadidiatou SOUMARE
  5. Trésorier Général : Maderby NIANG
  6. Trésorier Général adjoint : Insa DIOUNKOU

 En guise de discours de clôture de cette Assemblée Générale Extraordinaire, Madame Khadija DEME, vice-présidente a exhortée les membres nouvellement élus à consolider les acquis afin de mieux faire que le bureau sortant.
La séance de clôture des travaux de cette assemblée a eu lieu à 17 h 30 mn.

Objectif de développement durable: L’Etat invité à signer la charte des données inclusives

Le mot d’ordre des Objectifs de développement durable (odd) c’est de ne laisser personne en rade, y compris les personnes handicapées qui, selon le président de la Fédération Sénégalaise des Associations de personnes handicapées, Yatma FALL, ont fortement influencé ce slogan. Faut-il le rappeler, lors du conception des objectifs du Millénaire pour le développement (Omd), la question du handicap n’était pas prise en compte. Pour Salimata Bocoum, Directrice de Signtsaver, les Odd ont donc le mérite d’intégrer le handicap et  » c’est un grand pas « , se réjouit-elle modestement. Mais pour Mme Bocoum, le grand défi aujourd’hui avec ces odd, c’est de faire en sorte que les mots et les voeux pieux soient traduits en actes.
Pour ce faire, Salimata Bocoum, par ailleurs coordonnatrice du Groupe de travail des organisation de la société civile sur le suivi des Odd, appelle le Sénégal à s’engager comme champion pour la désagrégation des données constitue la solution pour atteindre l’objectif d’inclusion. Car,  » pour le suivi des Odd, il faudra mesurer les indicateurs pour rendre compte de la prise en charge des besoins de cette cible que sont les handicapés », note -elle. D’ailleurs, révèle la directrice de Signtsavers, beaucoup de pays comme le Ghana se sont dans la charte des données inclusives, lancée en juillet 2018 à New York.
Amacodou DIOUF appuie les propos de Mme Bocoum.
Il estime que notre pays doit obligatoirement et fondamentalement revisiter le système des statistiques. « Il faut travailler davantage au niveau de la formulation à désagréger les données en fonction non seulement de la situation sociale des personnes handicapée en tant que être social, acteur économique ou bénéficiaire de l’action économique », soutient-il.
Le Président du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement  (Congad) estime que c’est un passage obligé pour avoir des statistiques beaucoup plus adaptées. Car pour lui, le handicap n’est pas, comme on le pense au Sénégal, une dimension uniquement sociale. « Il faut aussi prendre la dimension économique de la personne handicapée ont une plus-value à apporter », précise-il.
Il est vrai; note Yatma FALL, dans le programme d’action prioritaire 1 du Plan Sénégal Emergent (PSE), le gouvernement avait  fait l’effort de mettre en place certaines politiques sociales notamment la Couverture Maladie Universelle (CMU), la carte égalité des chances, les bourses familiales. Mais comme on l’a rappelé, le « handicap n’est pas seulement une question sociale, il est transversal et intéresse tous les secteurs du développement. Il faut des indicateurs qui nous renseignent sur la dimension sociale, culturelle, ceci pour ajuster les politiques et programmes publics pour une meilleure prise en compte de nos besoins », plaide-t-il.
Au-delà des données, Amacodou DIOUF appelle également, les collectivités locales et ceux qui font la revue de la planification pour qu’ils tiennent compte du handicap. Car,  » la mise en oeuvre des politiques se fera au niveau des territoires », note-t-il. Citant sa propre expérience avec le Programme national de développement local (Pndl) dans le cadre d’un projet déroulé dans quatre communes, le président du Congad souligne que dans les budgets, la dimension du handicap n’existe même pas.
Pour cette raison, les personnes handicapées doivent positionner pour porter le plaidoyer.
Entre autres objectifs de cet atelier de suivi des Odd, c’est outiller et de renforcer les capacités des responsables des personnes handicapées, afin qu’elles puissent sensibiliser les pouvoirs publics de leurs préoccupations.

LES NON-VOYANTS VOTENT IDY, LES ALBINOS PARRAINENT MACKY

Dans la ville de Thiès, les personnes vivant avec un handicap particulièrement les Albinos et les non-voyants se sont engagés dans la politique en faisant part de leur soutien à des candidats pour la présidentielle de dimanche prochain. Toutefois, eux qui sont partagés entre Macky Sall et Idrissa Seck, attendent beaucoup du prochain Président de la République dans l’amélioration de leurs conditions de vie.
Plus qu’un jour pour la fin de la campagne électorale mais dans la ville de Thiès, presque toutes les couches sont en ébullition. D’ailleurs, les personnes vivant avec un handicap sont montrées dans la scène politique. Plusieurs d’entre elles ont affiché leur soutien à des candidats à la présidentielle de dimanche prochain. Si les non-voyants ont jeté leur dévolu  sur Idrissa Seck, les Albinos ont, quant à eux, préféré le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall. Des choix mûrement réfléchis puisque, disent-ils, basés sur la place donnée aux personnes vivant avec un handicap dans leurs programmes. «On a décidé de soutenir le candidat Macky Sall parce que parmi tous les gouvernements du Sénégal, seul son gouvernement a répondu aux préoccupations des Albinos», a fait savoir le président du Mouvement «Ci Laniou Bokk», Amadou Aly Fall. Parmi les raisons qui ont poussé les membres de ce Mouvement qui regroupe des Albinos  à porter la candidature de Macky Sall, il y’a la distribution gratuite de la crème solaire. «En 2012, la Première Dame, Marième Faye Sall nous avait offert 215 caisses de crèmes gratuitement. L’année dernière également, le gouvernement a investi beaucoup d’argent dans ces crèmes solaires pour qu’on nous les donnent gratuitement», ajoute Amadou Aly Fall.

Toutefois, les albinos et les non-voyants de Thiès ne partagent pas les mêmes convictions. Pour cause, l’association regroupant des non-voyants dénommée GIE La Canne Blanche s’est engagée à faire de l’ancien maire de Thiès, Idrissa Seck le 5ème Président du Sénégal à l’issue de ce scrutin présidentiel. «Nous soutenons le candidat Idrissa Seck parce qu’il est à nos côtés à chaque fois qu’on a besoin de lui et il respecte toujours ses promesses envers nous», confie son président, Djibril Sao. Mieux, ajoute-t-il, «même s’il n’a pas duré dans le régime à l’époque où il était Premier ministre, Idrissa Seck a réalisé des projets dans la ville et tout le monde l’a remarqué».

ATTENTES DES ALBINOS ET DES NON-VOYANTS

Les Albinos et les Non-voyants n’ont pas manqué de faire part de leurs attentes pour le prochain Président de la République. Pour cause, ils ne cessent de se confronter à des problèmes. «Puisque Macky Sall a fait les premiers pas, le prochain Président devra le poursuivre, il doit soutenir les Albinos du côté de l’emploi, de la santé et surtout de la sécurité», a déclaré Amadou Aly Fall.  Concernant les Non-voyants, Djibril Sao sollicite un accompagnement avec une bonne politique pour ne plus mendier. «Nos conditions de vie sont très difficiles surtout les femmes Non-voyantes et tous ceux qui mendient dans la rue n’ont pas de choix», regrette le président du GIE La Canne Blanche.

Le sortant de l’INEFJA de Thiès dira : « on doit nous soutenir dans la formation professionnelle avec une insertion rapide dans le milieu professionnel, nous offrir des baguettes, aider certains à aller subir des formations en Europe. On doit aussi pouvoir travailler dans la pâtisserie, la savonnerie». A Thiès, les personnes vivant avec un handicap ne veulent plus être oubliées dans les programmes de développement.

L’ONLPL plaide la grâce présidentielle pour les personnes handicapées

L’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL) a salué la décision du Président de la République de gracier 804 personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’observatoire encourage l’Etat du Sénégal à davantage étendre ces mesures. « Notre institution encourage l’Etat du Sénégal à étendre davantage ces mesures aux personnes vulnérables et aux condamnés présentant des gages sérieux de resocialisation », a plaidé l’ONLPL dans un communiqué publié quelques jours après que le Chef de l’Etat a accordé la grâce à 804 personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses et incarcérées dans les différents établissements pénitentiaires du Sénégal, à l’occasion du nouvel an. Il dit toutefois se féliciter du respect, par le Président de la République, de cette tradition qu’il perpétue à l’occasion de chaque grand événement comme la tabaski, le 4 avril et le nouvel an. « Ces mesures de clémence permettent, d’une part, de désengorger nos lieux de détention qui souffrent de surpopulation et, d’autre part, d’impacter les conditions de vie des personnes privées de liberté », a indiqué l’ONLPL. Selon ladite structure, en sacrifiant à cette tradition, l’Etat du Sénégal a pris en considération une des grandes préoccupations de l’Observateur national qui a eu à consacrer, avec des magistrats de différents ressorts des cours d’appel du Sénégal, plusieurs ateliers thématiques sur la question qui ont été tenus à Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis et Dakar. Pour mémoire, l’ONLPL est une autorité administrative indépendante qui s’emploie au respect de l’humanisation des lieux de privatisation de liberté et de la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants.

Cheikh Moussa SARR