Les personnes handicapées réclament l’adoption du Système braille sur les bulletins

Dimanche 30 juillet 2017 dans le centre de vote « Tanor Dieng», établissement scolaire public sis au quartier Passoirs Ndorong à Kaolack, les personnes vivant avec un handicap ont réclamé l’utilisation du bulletin unique au Sénégal et de surcroît, l’adoption du système braille sur les bulletins de vote afin de leur faciliter le droit au vote. Leur accès aux bureaux de vote était en effet quasi impossible.

En dehors des fortes précipitations qui se sont abattues la veille du scrutin dans la ville de Kaolack  et qui rendait l’accès difficile dans ce grand centre de vote, beaucoup de personnes handicapées peinaient à franchir la cour de cet établissement pour s’exprimer. Une situation qui du reste, était partagée par Gora Gaye, un des mandataires de la commission d’observation des personnes vivant avec un handicap venu superviser pour la première fois le scrutin législatif 2017. Même si l’objectif dans cet exercice est de préparer le scrutin présidentiel de 2019, la commission qu’il représentait constate que dans le centre de vote «Tanor Dieng» il n’y avait ni rampe pour handicapés moteurs, ni système d’indication permettant aux handicapés visuels de pouvoir exercer convenablement leur devoir civique.

Pour Gora Gaye, « depuis ce matin, nous avons parcouru quatre centres de vote, mais nous avons constaté que beaucoup d’entre nous ont circulé de centre en centre sans trouver le lieu désigné pour effectuer leur devoir citoyen. Ce que nous avons d’ailleurs énergiquement déploré. Aussi nous avons constaté que ces lieux n’ont pas offert un accueil adéquat pour nous. Car en marge de la stagnation des eaux, nous peinons à accéder aux bureaux de vote ». Toutefois dans le cahier de leurs revendications, ces personnes suggèrent l’adoption d’un bulletin unique au Sénégal, mais surtout l’utilisation de la méthode braille sur les bulletins de vote afin d’aider les personnes handicapées à surseoir les efforts à fournir sur le choix de la pléthore de bulletins, mais surtout l’identification des bulletins.

Sédhiou : Ils sont prêts à décrocher la lune à Macky

L’Association des personnes vivant avec un handicap de Sédhiou a pris position en vue des prochaines législatives. Ils ont clamé leur volonté de faire gagner la coalition au pouvoir, Benno bokk yaakaar, pour remercier le chef de l’État.

« Pour avoir accès à la Couverture maladie universelle grâce à nos cartes d’égalité des chances, nous voulons nous engager en politique et récompenser les efforts du Président en lui octroyant une majorité à l’Assemblée Nationale et un second mandat », a déclaré Souleymane Massaly, le président régional de l’Association des personnes vivant avec un handicap.

Ces derniers posent deux doléances principales. « Nous voulons, à défaut de sièges départementaux, au moins un siège régional pour disposer d’un espace de regroupement, de réunion, d’accueil de nos hôtes », indique Massaly. Qui souligne que Sédhiou est la seule région où les personnes vivant avec un handicap n’ont pas de siège.

Autre doléance : des moyens de locomotion plus sûrs. Massaly : « Nous empruntons tous les jours les motos jakarta et en cas de chute, cela aggrave notre handicap ou nous en crée un autre. Nous rappelons au président Macky Sall sa vieille promesse de doter tous les présidents régionaux de véhicules. »

Auteur: Paul FAYE – Correspondant Seneweb.Com – Seneweb.com

3 édition de la semaine nationale du handicap : Les Personnes handicapées attirent l’attention des pouvoirs publics

3 édition de la semaine nationale du handicap : Les Personnes handicapées attirent l'attention des pouvoirs publics
La troisième édition de la semaine nationale des personnes handicapées devant prendre fin le 8 décembre prochain s’est débutée ce samedi 3 décembre à Guédiawaye sous le thème de «renforcement et articulation des programmes de filets sociaux» avec la présence de Madame Khadidiatou Alainchard Gueye, directrice action sociale et Yatma Fall, président de la Fédération des personnes handicapées.
La journée internationale des personnes handicapées est instituée le 3 décembre de chaque année par l’assemblée générale des nations unies depuis 1992. Cette journée marque par la même occasion, au Sénégal, le lancement officiel de la semaine nationale des personnes handicapées prévue du 3 au 8 décembre conformément à la loi d’orientation sociale de 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.
Le thème retenu pour cette semaine nationale des handicapés est «renforcement et articulation des programmes de filets sociaux». Cette année, au Sénégal, la célébration de la semaine nationale comporte trois volets  que sont : «le volet festif  parce que c’est la fête des handicapés, le volet officiel qui marque l’engagement des autorités présentes et le volet scientifique qui commencera à partir de dimanche soir  (hier, Ndlr) avec un atelier national qui sera consacré à l’élaboration d’un plan national handicap pour le Sénégal», selon Yatma Fall, président fédération  des personnes handicapées.
La situation des personnes handicapées reste difficile au Sénégal. Elles ne sont pas prises en compte par les politiques de développement de leur pays. Une situation déplorée par Yatma Fall en ces termes : «l’analyse de la situation des personnes handicapées au Sénégal a permis de révéler quatre difficultés au Sénégal. La première est relative  à la santé et à l’appareillage ; la deuxième à l’éducation et à la formation ;  la troisième, elle est relative à l’emploi et à l’insertion des personnes handicapées et enfin la quatrième est relative aux questions d’accessibilité. Autrement dit, l’aménagement du cadre de vie générale», tonne-t-il.
Avant d’ajouter : «ces difficultés ne  peuvent être résolues que dans la mise en œuvre de politique efficace mais surtout inclusive du handicap pour que désormais toutes les politiques, tous les programmes, toutes les stratégies nationales qui seront développés dans le cadre de l’éducation, de l’emploi, des infrastructures, prennent en compte les handicapés».
L’Etat est en train de prendre des initiatives pour aider les handicapés mais ce n’est pas suffisant pour eux, selon un des handicapés, qui souhaite garder l’anonymat. «Nous payons l’eau, l’électricité, le téléphone au même titre que les personnes sans handicap alors qu’on a pas le même statut. Nous sommes des personnes à mobilité réduite et l’Etat doit prendre en compte cela même s’il nous fait une diminution de 50% sur les frais des services sociaux de base», soutient un homme, la cinquantaine déjà bien sonnée. Concernant la carte d’égalité des chances, le ministère de la santé et de l’action sociale avait comme objectifs de d’octroyer aux handicapés  50.000 cartes d’égalité des chances d’ici 2017 mais à l’heure actuelle il en est au nombre de 17.000 cartes.
«La carte d’égalité des chances  a été lancée par le président de la République pour faciliter aux handicapés l’accès aux services sociaux de base et le gouvernement s’est donné l’objectif de réaliser 50.000 cartes en 2017. Je rappelle que nous sommes en fin 2016 et il n’y a que 17.000 cartes. Le gap est encore important», avertit Yatma Fall.
Et pour apporter des clarifications concernant la carte d’égalité des chances, Khadidiatou Gueye directrice action sociale en dit ceci : «la carte d’égalité des chances  a été lancée officiellement par le Président de la République le 30 avril 2015. A ce jour, près de 17. 851 cartes ont été produites et distribuées. Cependant, il est important de revenir sur certains chiffres concernant cette carte. Car, aujourd’hui, 6505 cartes sont en cours d’impression et 9600 dossiers ont été validés par notre phase 3 du programme d’appui à la production de la carte d’égalité des chances. En plus de ces 17851 cartes, nous avons de plus 16105 cartes et nous espérons d’ici  la fin de l’année, toutes ses cartes seront produites et distribuées», a soutenu la Directrice de l’action sociale.

PRÉSIDENTIELLE 2019: Les handicapés créent un parti politique et visent le Palais

PRÉSIDENTIELLE 2019: Les handicapés créent un parti politique et visent le Palais

Le président Ousmane Ndoye et ses camarades étaient à la Préfecture de la capitale sénégalaise pour déposer un récépissé au nom du parti politique «Beuss Dina Nieuw» (Ndlr, Un jour viendra). L’objectif de cette formation, c’est de déboulonner le président, Macky Sall, en 2019.

La coalition Benno Book Yaakaar (BBY) doit désormais compter parmi ses adversaires politiques, «Beuss Dina nieuw» (Un jour viendra), un mouvement qui est en phase de devenir une formation politique. En effet, la majorité des militants de cette  formation sont des handicapés frustrés de la politique d’emploi et sociale de l’actuel régime. Sur ce, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure, depuis hier. À en croire le président Ousmane Ndoye, chef de file de ce futur parti politique, « les handicapés représentent plus de 20% de la population sénégalaise. Mais, presque dans toutes les hautes instances de la République, vous ne verrez pas des personnes qui vivent avec un handicap occupées une fonction. Nous n’avons pas dit quand on sera au pouvoir on va faire la promotion des handicapés seulement, mais nous allons plutôt réparer une injustice. Nous avons aussi des solutions sur le chômage, l’habitat au Sénégal, la santé publique et l’éducation. »

En effet, « « Beuss Dina Nieuw » souhaiterait avoir son récépissé pour participer aux élections législatives, présidentielles et municipales », a expliqué Ousmane Ndoye, le Secrétaire général national. Et de renchérir : « Nous demandons aux autorités compétentes de traiter ce dossier comme les autres. Car, parmi les 206 partis politiques qui existent, c’est la première fois au Sénégal et en Afrique qu’une personne handicapée dirige un parti politique. Cela signifie beaucoup de choses pour nous, car nous pensons qu’un jour, un handicapé peut être président de la République, un ouvrier peut être président de la République, ou bien une femme ». Sur un autre registre, il s’est prononcé sur l’appel au dialogue national du chef de l’État. « « Beuss Dina Nieuw » voudrait également se prononcer sur le dialogue politique du 28 mai passé, que nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt. Pour notre parti, nous pensons que l’idée de prôner un dialogue est bonne, mais le format laisse à désirer, car, nous estimons que les urgences nationales n’ont été à l’ordre du jour », dénonce-t-il. À signaler que cette formation politique compte en son sein plus d’une dizaine de personnes qui vivent avec un handicap.

Présidentielle 2017 : Un Parti Politique des Handicapés au Sénégal “Bess Dina nieuw” à la course

M. Ndoye, jusque-là président de l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap (Anpavh), et sa bande vont lancer un parti politique “Bess Dina nieuw», cet après-midi, en vue de la présidentielle de 2017 à laquelle il compte être candidat. Ousmane Ndoye veut être le premier handicapé sénégalais, voire africain, à présenter sa candidature à une présidentielle. Selon lui, si toutes les personnes vivant avec un handicap qui représentent 15% de la population sénégalaise votent pour lui, il sera au second tour en 2017. M. Ndoye a été un membre actif et coordonnateur de “Alliance Bleue” qui regroupait les mouvements de soutien du Parti démocratique sénégalais (Pds) à la présidentielle de 2007. De retour de Kédougou, lors de la campagne électorale de la présidentielle précitée, Ndoye a fait un accident de la circulation, devenant ainsi un handicapé moteur.