Italie et de la Principauté de Monaco s’engagement pour le renforcement de la scolarisation des enfants handicapés au Sénégal

Le Sénégal s’engage pour renforcer la scolarisation des enfants handicapés, avec le soutien de l’Italie et de la Principauté de Monaco
En 2007, le Gouvernement Sénégalais a ratifié la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées et s’est doté d’un Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Équité et de la Transparence de l’Education et de la Formation (2018-2030). Toutefois, les enfants sénégalais en situation de handicap ont toujours peu accès à l’école : beaucoup d’enfants handicapés, entre 7 et 16 ans ; n’ont ainsi jamais été scolarisés selon les dernières études à disposition.
 
Dans ce contexte, le Ministère de l’Education nationale, l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) et la Coopération monégasque ont souhaité mener une action concertée, pour agir en faveur de l’éducation inclusive au Sénégal.
 
La Fondation ACRA, basée à Milan, a été retenue avec son projet « Décidons d’une Education pour les Enfants handicapés par des Choix Libres et une approche Inclusive de Qualité » (DEECLIQ), menée conjointement avec deux ONG internationales installées au Sénégal (Humanité & Inclusion, ISCOS), deux ONG locales (COSYDEP et FSAPH) et le Centre Universitaire pour la Coopération Internationale (CUCI) de Parme. Le projet vise à renforcer l’offre d’éducation inclusive du Sénégal à travers une amélioration de la qualité de l’éducation sur la base des standards internationaux, le renforcement institutionnel et la participation communautaire.
69 établissements scolaires de cinq régions du Sénégal (Kaolack, Kaffrine, Sédhiou, Kolda et Dakar) bénéficieront du projet. Le financement italien s’élève à 1.400.000 euros sur la période 2021-2022.
 
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
 
La coopération monégasque y apporte une contribution additionnelle de 350.000 euros pour un volet complémentaire au projet DEECLIQ, intitulé « Parents Enseignants et Elèves Pour l’Inclusion de Tous à l’Ecole » (PEEPITE). Ce volet cible plus directement le niveau communautaire en apportant une aide concrète aux bénéficiaires de 42 écoles (enfants en situation de handicap, parents, enseignants, villages), identifiés avec le Ministère sénégalais de l’Education nationale.
 
Ce projet vient renforcer l’initiative bilatérale « Faire l’Ecole-Favoriser l’Inclusion et la Réussite à l’Ecole au Sénégal » du Ministère de l’Education nationale et de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, pour améliorer la scolarisation des enfants handicapés. Ce projet va cibler les mêmes régions de kaolack, Sédhiou, Kaffrine, Kolda et Dakar dans 69 établissements.
 
La mobilisation de toutes ces ressources dans un cadre concerté et harmonisé permettra, à coup sûr, de donner la chance à tous les enfants en situation de handicap de bénéficier d’une éducation inclusive et de qualité. Par ailleurs, cette synergie d’actions entre ces différents partenaires va contribuer à la matérialisation de la quatrième priorité du Ministre de l’éducation nationale parmi les cinq qu’il s’est fixé : « Assurer à tous une éducation de base de qualité ».
Source : Seneweb.com : https://www.seneweb.com/news/Communique/le-senegal-s-rsquo-engage-pour-renforcer_n_347832.html

SAINT-LOUIS : L’INSPECTION D’ACADEMIE REMET DES FAUTEUILS ROULANTS A DES ELEVES HANDICAPES

Ils sont en tout cinq jeunes élèves issus des cinq inspections de l’éducation et de la formation (IEF) de l’Académie de Saint-Louis à avoir bénéficié de ce don de matériels. Il s’agit en effet de fauteuils roulants obtenus dans le cadre d’un partenariat avec le programme des Rencontres sur le Fleuve (RSF) initié par l’écrivain Sokhna Benga. Un geste que magnifie l’inspecteur Mafall Der en service au niveau de l’Inspection d’Académie de Saint-Louis.
Selon lui, ces fauteuils roulants vont servir à améliorer l’équité et à faciliter la mobilité à ces élèves vivant avec un handicap moteur. « Cette journée est forte en symboles parce que ces élèves issus de familles démunies pourront désormais avoir un confort et une certaine autonomie vis-à-vis de leur environnement immédiat. Cela soulagera aussi les parents de ces élèves vivant avec un handicap car ces derniers deviendront désormais plus compétitifs », a précisé l’inspecteur Mafall Der qui soutient que l’enjeu essentiel est de montrer toute l’importance de ce principe fondamental du Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence du secteur de l’Education et de la Formation (PAQUET-EF).

Il s’agit, toujours selon lui, une manière pour l’Académie de promouvoir l’équité en milieu scolaire et de corriger l’égalité des chances. Une initiative qu’apprécie aussi l’inspectrice de l’éducation et de la formation de Saint-Louis Département, Ndèye Selbé Badiane. Ce don vient améliorer, selon elle, les performances des élèves. « Ces élèves-là étaient peut-être laissés en rade mais désormais ils pourront travailler confortablement et se déplacer chez eux sans problème avec ces fauteuils roulants”, a souligné Ndeye Selbé Badiane. Ce geste fut également apprécié par Henriette Fall, la présidente du Comité de Gestion de l’école Sor Daga 2, qui s’en est fortement réjouie estimant que ces fauteuils roulants amélioreront beaucoup la mobilité de ces élèves vivant avec un handicap moteur.

YVES TENDENG

Université Gaston Berger de Saint Louis, mention très honorable pour le Docteur Vieux Demba CISSOKO

ENTRETIEN AVEC LE DOCTEUR VIEUX DEMBA CISSOKO « Le handicap devrait être l’affaire de tous »

1. Docteur Vieux Demba CISSOKO, pouvez-vous vous présenter en revenant sur votre parcours universitaire ?
Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier pour m’avoir donné l’occasion de revenir sur mon parcours universitaire. Je suis un produit de la Section des Langues et Civilisations du Monde Anglophone (Section d’Anglais) où j’ai obtenu un Diplôme d’Etudes Universitaires Générale, une Licence / option Linguistique-Grammaire et une Maîtrise option Linguistique/Grammaire. Après la maîtrise, je suis allé au Département de Linguistique et des Sciences du Langage de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar pour y suivre un Master en Sciences du Langage option Sociolinguistique. Après le Master, je me suis inscrit en Doctorat en juin 2012 à l’Ecole Doctorale Arts, Cultures et Civilisations. Une thèse que j’ai bouclée en 2015 mais je n’ai pu la soutenir qu’en 2018.
2. Vous venez effectivement de soutenir votre thèse unique de Doctorat de Troisième cycle en sociolinguistique. Est-ce-que vous pouvez revenir sur cette expérience intellectuelle ?
Ces années de recherches ont été pour moi des moments symboliques, de découverte du monde de la recherche. Elles ont également été pour moi des années de sacrifices ; car une thèse au Sénégal est très difficile surtout quand vous êtes en situation de handicap avec tout ce qu’il y a comme problème d’accessibilité des édifices universitaires, d’édifices publics généralement.
3. Que représente pour vous cette consécration scientifique ?
Cette consécration scientifique représente pour moi une grande fierté car cela permet de montrer que le handicap n’est nullement un obstacle à la réussite mais devrait plutôt constituer une source de motivation. Je veux dire par là que si vous êtes en situation de handicap vous devrez vous battre comme tout le monde pour réussir et participer au développement de votre pays et construire votre vie. N’acceptez jamais qu’on vous réduise à votre handicap.
4. Quelle est ton opinion sur l’état actuel de la recherche à l’UGB, et au Sénégal en général ?
La recherche à l’UGB pour moi connaît une avancée significative pour la simple et bonne raison que la nouvelle génération de doctorants est de plus en plus consciente de la mission dont elle est investie. Ce constat est pratiquement général à l’échelle nationale, j’en veux pour preuve le nombre important d’étudiants qui s’inscrit en thèse augmente d’année en année. Ainsi, on enregistre un nombre important de docteurs ce qui n’était pas le cas il y a quelques années.
5. Docteur CISSOKO. Nous savons que vous faites partie des personnes en situation de handicap. Quelles ont été les sources de vos motivations ?
La scolarité faisant partie de la vie de la société, je me suis dit qu’il faut se battre pour réussir dans les études et y trouver ma place. Aussi, j’ai pu côtoyer, à travers les OPHs (Organisations de Personnes Handicapées) des personnes qui m’ont toujours fait comprendre que je peux réussir dans les études malgré mon handicap. Et, donc, ces propos étaient pour moi une source de motivation.
6. Quel est le message que voudriez émettre en direction des étudiantes et étudiants qui vivent dans la même situation et qui ont l’ambition de poursuivre une carrière universitaire ?
Le message que je veux lancer à l’endroit des frères et sœurs en situation de handicap est qu’il faut continuer de se battre comme tout le monde malgré les difficultés dans lesquelles vous êtes. Je parle des difficultés parce que pour moi, la première difficulté à laquelle nous sommes confrontés, est celle relative à l’accès aux édifices universitaires. Une situation qui accentue le handicap. Je pense qu’aujourd’hui l’Université Gaston BERGER de Saint-Louis devrait constituer une sorte de laboratoire de recherche dans le domaine du handicap. Mais également, une référence pour les autres universités du pays dans le champ du handicap.
7. Docteur Vieux Demba CISSOKO, nous voici au terme de notre entretien. Quel serait votre mot de la fin ?
Je remercie les autorités universitaires pour tout leur soutien et tous les professeurs de la section d’anglais pour avoir guidé mes pas dans la recherche. Je crois qu’aujourd’hui avec le vote de la Loi d’Orientation Sociale de 2010, relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées, les universités se voient confier de nouvelles responsabilités en matière d’accueil des étudiants en situation de handicap. Elles doivent créer et mettre en œuvre des dispositifs adéquats afin de favoriser l’accès de tous à l’université, et de faciliter le parcours de l’étudiant en situation de handicap.
Pour terminer, je voudrai lancer un appel solennel à l’endroit des autorités universitaires sur l’importance d’une politique transversale et intégrée du handicap en adoptant une politique sociale forte pour faciliter le séjour des personnes vivant avec un handicap dans ce temple du savoir. Le rôle de l’université est de remplir son obligation d’accessibilité aux savoirs, par le biais d’aménagements adaptés.

MACKY SALL OFFRE 50 MILLIONS FCFA À TALIBOU DABO ET AU VILLAGE D’ENFANTS SOS

Le président de la République, Macky Sall, a offert jeudi (18 janvier 2018) au centre Talibou Dabo et au village d’enfants SOS, l’enveloppe de 50 millions de francs CFA accompagnant le prix de Leadership et de Bonne gouvernance qui lui a été remis par Dr Hak Ja Han Moon, fondatrice de la Fédération pour la paix universelle .
Ce prix a été remis au chef de l’Etat en marge de la cérémonie d’ouverture du premier Sommet africain sur la paix et la sécurité, initié par la FPU sur le thème : « Nouvelle Afrique : interdépendance, prospérité mutuelle et valeurs universelles ».
« J’accepte avec humilité cette distinction. Elle symbolise non seulement un couronnement mais un encouragement dans la quête quotidienne d’idéaux partagés de paix », a dit Macky Sall.Le chef de l’Etat a aussitôt dédié les 50 millions FCFA à des établissements oeuvrant dans le bien-être des enfants souffrant d’handicap (Talibou Dabo) et des orphelins (SOS).

Les deux structures recevront chacune une enveloppe de 25 millions FCFA, a souligné Macky Sall qui a, dans son adresse aux nombreux participants au Sommet, mis en exergue la cohabitation interreligieuse au Sénégal et cité des références religieuses qui proscrivent le mal.

Le Sommet qui se termine vendredi est une occasion pour les responsables de la FPU d’encourager les dirigeants à reconnaître le rôle de la spiritualité dans la poursuite de la paix et du développement, mais aussi de rappeler la nécessité de consolider le dialogue interreligieux.

Dakar Dem Dikk offre un bus de transport au centre Talibou Dabo

Avec Dakar Dem Dikk, la loi d’orientation sociale devient une réalité. Après le recrutement des personnes vivant avec un handicap, c’est au tour des enfants handicapés du Centre Talibou Dabo de Grand-Yoff de recevoir des vivres et un bus. Un moyen de transport qui vient enlever une grosse épine des pieds des responsables et parents de ces enfants.

La cérémonie de réception de ce matériel a eu lieu ce mardi 26 décembre 2017. Il y a deux jours, Dakar Dem Dikk octroyait des cadeaux de Noël aux enfants de ses travailleurs. N’est ce pas que ce bus est aussi un très bon cadeau pour ces enfants handicapés?

Ce geste du Directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop a été magnifié par les responsables dudit centre, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, Son homologue Abdou Ndéné Sall et surtout les parents des enfants.

LES UNIVERSITAIRES APPELÉS À UN RENFORCEMENT DE CAPACITÉS SUR LA QUESTION DU HANDICAP

Saint-Louis, 20 oct (APS) – Le personnel universitaire doit davantage se familiariser avec la question du handicap en vue d’intégrer cette problématique dans les enseignements, a laissé entendre, vendredi, à Saint-Louis, le directeur de l’UFR des Sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger (UGB), le professeur Mbissane Ngom.
Dans cette perspective, il a souligné l’importance du renforcement des capacités académiques et institutionnelles du personnel universitaire en matière de droits des personnes en situation de handicap.
De cette manière, la situation de cette catégorie de la population sera mieux prise en compte dans les enseignements dispensés, a-t-il indiqué lors d’un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités du personnel de l’UGB.
Des responsables de l’ONG OSIWA et de l’antenne sénégalaise de Handicap International participaient à cet atelier, de même que des enseignants, médecins et magistrats, entre autres.
De l’avis du professeur Ngom, cet atelier devrait permettre aux enseignants-chercheurs d’acquérir « des connaissances et compétences pratiques et les inciter à travailler sur les questions relatives aux droits des personnes vivant avec un handicap’’.
Selon lui, il s’agira ainsi de préparer les enseignants à prendre en charge un enseignement des droits des personnes vivant avec un handicap à l’Université Gaston Berger.
A l’issue de la rencontre, des productions scientifiques sont attendues sur cette problématique, en vue d’approfondir la compréhension des droits des personnes vivant avec un handicap, pour mieux sensibiliser la communauté universitaire à la problématique des personnes vulnérables.
Cet atelier, qui prend fin samedi, vise à renforcer l’engagement de l’UFR des Sciences juridiques et politiques de l’UGB sur cette question, pour à terme développer et introduire un module de formation sur les droits des personnes vivant avec un handicap dans les programmes d’études universitaires.
BD/BK

L’ETAT VEUT FAIRE DE L’INSTITUT DES JEUNES AVEUGLES « UN CENTRE DE RÉFÉRENCE »

Le gouvernement veut faire de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (INEFJA) de Thiès (ouest) « un centre de référence » en matière d’ »éducation inclusive » au Sénégal, a dit samedi (1er juillet 2017) le Ministre de l’Education Nationale, Serigne Mbaye Thiam.
« La volonté que nous avons, c’est de faire de l’INEFJA un centre de référence pour la vulgarisation de l’éducation inclusive au Sénégal », a-t-il affirmé lors d’une cérémonie de remise de prix aux élèves de cet institut national dédié aux aveugles et déficients visuels.
Une cinquantaine d’élèves de l’INEFJA ont été récompensés pour leurs efforts fournis dans leur cadre de leur formation.
Le Sénégal veut arriver, en matière d’ »éducation inclusive », à « une meilleure prise en charge des enfants à besoins éducatifs spéciaux », selon Serigne Mbaye Thiam.
Il estime que la cérémonie de ce samedi à l’INEFJA doit servir à faciliter l’ »émulation chez les jeunes en situation de handicap » et faciliter « le développement qualitatif de leurs performance scolaires ».
« Ce n’est pas normal que des enfants du Sénégal, parce qu’ils vivent avec un handicap, n’aient pas l’opportunité de développer toutes leurs potentialités. Il s’agit de la responsabilité de l’Etat et du gouvernement », a souligné M. Thiam.
L’Etat a le devoir de « mettre ces enfants à besoins éducatifs spéciaux dans les meilleures conditions » d’apprentissage, a-t-il ajouté, en parlant des jeunes aveugles pensionnaires de l’INEFJA.
Le directeur de cet institut, Mansour Ndior, a souhaité que les éducateurs spécialisés soient associés aux décisions prises par le gouvernement en vue de la « mutation » de l’INEFJA.

Mamadou Sakho ouvre une école pour enfants handicapés au Sénégal

Mamadou Sakho ouvre une école pour enfants handicapés au Sénégal

Avec sa fondation Amsak, le défenseur de Liverpool Mamadou Sakho multiplie les actions visant à aider les jeunes. Comme avec l’ouverture d’une école spécialisée pour enfants handicapés au Sénégal.

Alors que certains footballeurs occupent leur été à voyager vers des destinations exotiques, d’autres utilisent cette période pour s’occuper de leurs associations comme Mamadou Sakho. Relaxé par l’UEFA, mais absent de l’UEFA EURO 2016™, le défenseur de Liverpool au grand cœur n’oublie pas où sont ses priorités. C’est pourquoi ce jeudi, il a inauguré cette fameuse école au Sénégal, le pays d’origine de ses parents, en compagnie de son épouse Majda.

L’ex-capitaine du PSG ne chôme pas ces derniers jours : il a rendu visite à un village ivoirien en distribuant des dons, il a rencontré des détenus mineurs de la prison d’Abidjan et surpris des élèves d’une école de sourds et muets de la même ville.

Enfants en situation de handicap mental : « L’éducation doit primer sur les traitements médicaux »

Les personnes en situation de handicap font souvent l’objet de discriminations par la population. Par peur de ces discriminations, leurs parents les confinent trop souvent chez eux, les condamnant à vivre avec leur handicap sans espoir d’amélioration.

Selon Rambeloson Hery Clément, membre du comité directeur national de la plateforme des fédérations des personnes handicapées de Madagascar, « il ne suffit plus de leur donner des soins médicaux pour que leur état s’améliore. Maintenant il faut baser nos efforts sur l’éducation ». Les enfants en situation de handicap mental doivent aller dans des centres spécialisés pour pouvoir s’épanouir. Une formation sur la prise en charge et l’éducation des enfants qui présentent un handicap mental s’est déroulée au sein de l’Ecole Primaire Publique (EPP) Avenir Pasteur du jeudi 26 au samedi 28 janvier. Cette formation assurée par Rambeloson Hery Clément a été effectuée en collaboration avec l’ONG Maison de la sagesse. Pendant ces trois jours, les parents, les éducateurs et les responsables des centres d’handicap de la ville ont eu des enseignements sur la manière d’éduquer ses enfants. Vu leur retard d’acquisition à cause de leur handicap, ces enfants doivent avoir constamment une éducation adaptée tant à l’école que dans leurs foyers respectifs. C’est pour cette raison que les parents et les enseignants ont suivi cette formation pour synchroniser leur manière d’éduquer. Egalement, une ébauche de programme d’enseignement et d’éducation individuelle a été mise en place.

Comment savoir si un enfant présente un handicap mental ?

Plusieurs signes peuvent alerter les parents sur d’éventuelles déficiences mentales de leur enfant. En premier lieu il y a la trisomie 21. Pour cette maladie, les signes de handicap se voient directement sur le physique de l’enfant. L’épilepsie répétée dès la naissance de l’enfant peut également avoir de mauvaises répercutions sur l’intelligence et ainsi provoquer une déficience mentale. L’hyperactivité développée par l’enfant dès son plus jeune âge peut aussi provoquer un handicap mental. Pour l’épilepsie et l’hyperactivité, les signes de déficience mentale ne sont pas observés sur le physique de l’enfant mais plutôt sur son comportement. En général, il présente un manque de concentration et un manque d’attention sur les choses qu’il entame. Il est également sujet à un manque de mémorisation et est pourvu de problèmes de comportement. Le degré de handicap est classé suivant quatre catégories d’« âge mental ». Moins de trois ans, il est dit que le handicap est sévère ; de trois à cinq ans, l’handicap est lourd ; de cinq à huit ans, c’est un handicap moyen et de neuf à douze ans, c’est un handicap léger. Ici ce n’est pas l’âge réel de l’enfant qui est compté mais son âge mental.

Tivaouane étrenne son centre pour réinsertion sociale

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a procédé à la pose de la première pierre du Centre de promotion et de réinsertion sociale (CPRS) de Tivaouane, un établissement dont l’ambition est de contribuer à l’éducation à la santé et à la vie familiale.

D’un coût de 50 millions de francs CFA, le CPRS est « une structure de base de la Direction de l’action sociale, dédiée aux couches vulnérables« , dans le cadre des actions visant la cohésion sociale, a expliqué le chef du gouvernement, rapporte l’agence de presse sénégalaise.

Selon lui, le CPRS est appelé à participer à éveiller les consciences en vue de préparer la jeunesse à participer « activement à la transformation structurelle de l’économie sénégalaise« .

La présidente du conseil départemental de Tivaouane, Seynabou Gaye Touré, a également félicitée de l’érection de cette structure à Tivaouane où elle va abriter le Pôle internet et services associés (PISA).

A travers cette plateforme, les pouvoirs publics comptent offrir aux jeunes, aux femmes et groupes vulnérables, « des pistes importante » pour une meilleure mise en œuvre des initiatives privées, a-t-elle indiqué.

S’y ajoute que selon lui, le Centre de promotion et de réinsertion sociale permettra au département de Tivaouane de bénéficier de davantage d’atouts en matière de communication, de technologies de l’information et du développement de l’économie numérique, des domaines considérés comme catalyseur du développement.

Dans cette perspective, il est par ailleurs attendu de cet établissement qu’il assiste les collectivités locales dans l’organisation et la gestion des secours au profit des nécessiteux.

Il est en outre assigné au Centre de promotion et de réinsertion sociale la mission de promouvoir la réinsertion sociale et économique des personnes en situation difficile (enfants et jeunes déshérités, personnes handicapées, veuves, orphelins et personnes âgées).