Alexandra Chichikova, élue première Miss Monde en fauteuil roulant

A 23 ans, l’étudiante en psychologie et pédagogie sociale a été couronnée lors du premier concours Miss Monde en fauteuil roulant, qui se déroulait samedi à Varsovie.

LE CENTRE CULTUREL RÉGIONAL DE TAMBACOUNDA « PRÊTE LA MAIN » AUX ENFANTS VIVANT AVEC UN HANDICAP

L’handicapé n’est pas celui qui a perdu l’usage d’un ou de tous ses membres, mais celui qui est dans l’incapacité d’utiliser à bon escient sa matière grise ai je l’habitude de dire. C’est dans cette optique que monsieur Abdourahmane Diallo, le directeur du centre culturel régional a organisé le camp de vacances <<PRÊTER LA MAIN>> à l’endroit de soixante(60) enfants vivant avec un handicap (albinos, handicapé moteur, sourd-muet, etc.), mais aussi des orphelins de <<Edekeur>> et des enfants de parents handicapés..

Selon l’organisateur, ce camp a été mis en place pour stimuler l’intelligence de ces enfants en leur faisant participer pendant Vingt (20) jours à différents ateliers tels celui du chant, du théâtre, de la danse, de la peinture, d’envolée, mais aussi à des ateliers de confection d’objets d’arts comme celui du papier mâcher, de la calebasse, du balai décoré…A tout cela s’ajoute des cours de secourisme pour préparer les enfants en cas d’urgence.

Organisé du 07 au 27 juillet 2017, le camp a été tenu par des jeunes très braves à l’instar de Sophiana Kane, Ibrahima Cissokho, Kalidou Diallo, Awa Tall Gning…, pour ne citer qu’eux, des gens qui sont connus pour leur engagement dans le social et plus exactement dans la cause des enfants.

Le directeur du centre culturel a tenu bon d’envoyer les enfants à Sinthian, pour visiter le nouveau centre culturel Thread Sénégal et leur faire participer à des activités sociales comme la danse, le Kassak mais aussi tout ce qui peut tirer un atome de sourire des lèvres de ces anges. 

 Pour montrer aux enfants toute la richesse et les bons coins de leur région, la visite a continué dans les périmètres de banane à <<Nguéne>>.

Pour terminer en beauté ce camp de vacances, une fête a été organisé le 26 juillet au centre culturel de Tambacounda pour montrer au public toutes les réalisations qui ont été faites par les enfants et leurs moniteurs par le biais d’un vernissage et de quelques prestations (chant, théâtre…). Des allocutions des deux directeurs des centres culturels de Tambacounda et de Sinthian, ajoutés à celle de la représentante des enfants qui ont bénéficié du camp, ont été entendus avant de terminer la fête par une dégustation.

Les objets d’arts crées dans ce camp de vacances comme les balais décorés, le salon en pneu, les coussins, les veilleuses en bois, les calebasses colorées, le miroir, la montre, les tableaux…, seront vendus et l’argent reversé à l’orphelinat Edekeur pour les soutenir dans la prise en charge de ses orphelins. Finalement, ce camp sera classé dans le champ du bien pour le bien.

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Hajj et maison pour sa mère : des engagements pour l’accomplissement des derniers rêves d’Ablaye Mbaye

Hajj et maison pour sa mère : des engagements pour l’accomplissement des derniers rêves d’Ablaye Mbaye
Des acteurs du monde de la musique, des amis et proches du chanteur Abdoulaye Mbaye, décédé le 9 janvier dernier, se sont engagés, mercredi, à Dakar, à emmener sa mère à La Mecque et à lui construire une maison.
Tels étaient en effet des deux derniers rêves que le chanteur comptait accomplir avec l’album qu’il se préparait à mettre sur le marché.
‘’Cet opus, produit en quatre ans, est très particulier pour Abdoulaye, car il prévoyait, avec les recettes de la vente, de construire une maison et d’emmener sa mère à La Mecque, mais aussi de signer son retour sur la scène musicale’’, a rappelé Baba Hamdy, coproducteur de l’album.
Lors d’une conférence de presse du comité mis sur pied pour la sortie du CD de l’artiste chanteur, décédé à l’âge de 35 ans, le directeur général des aéroports du Sénégal (ADS), Pape Mael Diop, a promis de prendre en charge le Hajj de la mère du chanteur.
Il s’est aussi engagé, devant un parterre d’artistes, d’autorités culturelles, de personnalités comme Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille, à octroyer à la famille du défunt, un terrain de 225m2 à Diass (40km Sud-Est de Dakar) et d’acheter 2000 CD de son nouvel album.
Pape Mael Diop a aussi promis d’envoyer un chèque à sa famille, à chaque fois qu’une de ses chansons est jouée à l’aéroport. ‘’Je propose aussi de mettre des portraits géants de l’artiste au niveau des services de l’aéroport, pour qu’il soit davantage connu des étrangers’’, a-t-il ajouté.
A sa suite, le maire de la commune de Fass-Colobane-Gueule Tapée, Ousmane Ndoye, a confié avoir eu des relations particulières avec Abdoulaye Mbaye. Et d’annoncer qu’un espace, au sein du moment de la place de la Nation (Obélisque), allait porter son nom.
Pour Adama, frère de l’auteur des albums « Nila Démé » (1994), « Sopey » (1995) et « Xaléyi » (1998), Abdoulaye Mbaye est parti, mais le devoir de ses proches et amis est de terminer son œuvre.
‘’C’est un projet qui lui tenait à cœur. Un défi qui le dépassait à tel point qu’on se demandait, s’il n’était pas mort de stress. Il s’est battu pour qu’il sen sorte. Il est allé très loin au niveau du son, des voix et des textes’’, a dit son manager, Moustapha Ndiaye. Il indique que le comité était en train de réfléchir sur des stratégies pour vendre l’album.
‘’Un artiste ne meurt jamais tant que son œuvre existe. Lorsqu’il décède, ses œuvres continuent de prospérer 70 ans après, mais, pour cela, il faudra qu’on s’y mette tous, pour éviter que l’on ne pirate cette cassette’’, a exhorté le coordonnateur du comité, Guissé Pène.
Selon M. Pène, Ablaye Mbaye était ‘’un gars bien, un artiste social très fidèle en amitié, joyeux et taquin, dont la carrière internationale a été peu connue au Sénégal et qui manquera à tout le monde’’.
L’album posthume de l’artiste chanteur Ablaye Mbaye ‘’Intérêt général’’, sera disponible sur le marché à partir de lundi prochain. Il comprend 9 titres, et toutes les recettes issues de sa vente seront données à sa famille.
Né en 1981 à Dakar, dans le quartier de La Medina, Ablaye Mbaye est issu d’une famille de griots. Il a été pensionnaire de l’Institut national des aveugles de Thiès.

Née sans jambes, Kanya devient mannequin lingerie

L’his­toire de Kanya Sesser aurait pu être tragique, elle est magni­fique. Cette jeune femme de 23 ans est née sans jambes en Thaï­lande. Aban­don­née par ses parents devant un temple boud­dhiste, Kanya est adop­tée à l’âge de cinq ans par un couple d’amé­ri­cains qui l’em­mène vivre à Port­land.

Toute son enfance et son adoles­cence, Kanya s’est battue pour ne pas se lais­ser abattre. La jeune femme refuse par exemple de passer sa vie en fauteuil roulant et se déplace exclu­si­ve­ment en skate ou sur les mains.

Une atti­tude combat­tive et posi­tive qui lui a valu derniè­re­ment de se faire remarquer par l’in­dus­trie de la mode.

Selon le Daily Mail, qui est parti à la rencontre de Kanya à Los Angeles, où elle vit désor­mais, la jeune femme gagne approxi­ma­ti­ve­ment 1000 dollars par jour en posant pour des marques de sports­wear aussi pres­ti­gieuses que Billa­bong, Nike ou Rip Curl Girl.

Kanya, qui s’en­traine égale­ment très dur pour parti­ci­per aux prochains jeux para­lym­piques d’hi­ver en 2018 en Corée du Sud, explique combien sa nouvelle acti­vité lui donne confiance en elle : « Ces photos sexy montrent ma force, confie-t-elle. J’adore me faire de l’argent comme ça et j’aime montrer aux gens que la beauté peut-être diffé­rente ! »

Qui était Yoni Rassoul Diongue, peintre tétraplégique

Artiste peintre tétraplégique, Yoni Rassoul Diongue est une référence pour les personnes à mobilité réduite. Toujours souriante et à 19 ans, cette jeune fille native de Ziguinchor qui peint avec la bouche constitue l’un des espoirs de l’art sénégalais. La peinture de Yoni porte essentiellement sur la femme et la paix.

Artiste peintre tétraplégique, Yoni Rassoul Diongue est une référence pour les personnes à mobilité réduite. Toujours souriante et à 19 ans, cette jeune fille native de Ziguinchor qui peint avec la bouche constitue l’un des espoirs de l’art sénégalais. La peinture de Yoni porte essentiellement sur la femme et la paix. Des thèmes universels qui donnent aux tableaux de l’artiste une dimension planétaire.

Ses œuvres, en exposition depuis le 05 avril à la mairie de Yoff, sont à voir jusqu’au 19 de ce mois. Yoff, en cette fin d’après-midi, un vent frais engourdit les ruelles sablonneuses menant à la mairie. Sur place, la cour piquée par quelques arbres verdoyants accueille depuis le 5 avril l’exposition des œuvres de l’artiste tétraplégique Yoni Rassoul Diongue. Une partie des tableaux de cette jeune peintre, qui sont à découvrir jusqu’au 19 avril, ornent les murs blancs de l’édifice. Le thème choisi pour cette exposition, « Xaragne », cadre parfaitement avec le talent de cet artiste qui peint avec la bouche

. La peinture de Yoni Rassoul Diongue, qui se singularise par la mosaïque des couleurs et les thèmes abordés, est exceptionnelle. Comme l’est d’ailleurs la vie du peintre. Son expérience particulière y est forcément pour quelque chose, après seulement 19 ans d’existence… Née dans une famille modeste en avril 1995, l’horreur commence assez tôt pour cette jeune tétraplégique qui vient à peine de frapper à la porte du monde de l’art. Son histoire se tient en quelques lignes ; quitte à arracher des larmes aux émotifs. Studieuse jusqu’à dix ans, Yoni Rassoul Diongue ne présentait aucun signe d’anomalie encore moins de maladie. Mais, tout bascula un jour, le temps d’une soirée.

Histoire atypique

« J’ai eu une enfance normale. C’est à l’âge de 10 ans, alors que j’étais à l’école élémentaire, que je suis soudainement tombée malade. Mon père qui avait l’habitude de nous ramener des fruits et autres sucreries est revenu un soir avec du lait caillé, j’en ai bu un verre et j’ai eu une crise au milieu de la nuit… », raconte-t-elle, dans une voix à peine audible. Transportée à l’hôpital Nabil Choucair puis au Centre hospitalier universitaire de Fann, elle y restera dans le coma pendant 1 mois 15 jours.

Yoni qui souffre du neuro-palu, perd l’usage de ses membres plus tard. Avec le temps, le potache qui nourrissait pourtant le rêve de marcher et de jouer comme les enfants de son âge, voit son espoir fondre comme du beurre sous le soleil. Elle devient définitivement paralysée sous le regard impuissant de ses parents. Commence alors une nouvelle vie pour la gamine. Depuis cet épisode, le temps a passé… Yoni qui vient de fêter ses 19 ans a trouvé une consolation auprès de son créateur. Sans être trop fataliste, elle estime remettre tout sur le compte de la volonté divine même si au départ elle se sentait un peu gênée. Aujourd’hui, c’est avec émotion qu’elle évoque le souvenir d’une enfance vivace où l’espoir laisse place à la souffrance. « Je crois en Dieu et c’est grâce à la religion, avec l’aide de mon guide spirituel, Cheikh Alassane Sène, que j’ai su surmonter ces mauvais souvenirs pour ne plus voir que la volonté du Seigneur. Je n’ai jamais considéré mon handicap comme une frustration », souffle-t-elle.

Native de Ziguinchor, l’artiste a presque fait tout son cursus scolaire à Dakar. A l’école, rappelle son père, elle s’est toujours illustrée, en faisant partie des meilleurs de sa classe. Déjà, à cet âge, elle rêve de devenir avocate, ministre ou fonctionnaire. Une grande célébrité tout simplement. Ambition précoce pour un enfant du primaire ! Mais, c’était sans compter avec le destin. Voix douce, sourire pétillant sur un visage de beauté qui contraste avec le reste du corps, Yoni Rassoul Diongue vit avec son handicap et récuse la fatalité. Modèle de courage et de foi, elle refuse de capituler devant la maladie. L’artiste tétraplégique préfère se battre quotidiennement pour donner du sens à sa vie. Et pour ce faire, elle n’a que la mobilité de son cou et de sa bouche. Hors de question pour la jeune fille de faire le tour des rues pour tendre la main comme le fait bon nombre de ses semblables. « Je ne suis pas un handicapé mais un « handicapable » », dédramatise-t-elle, arguant que l’état de son corps ne l’empêche pas de faire beaucoup de choses. L’artiste utilise les Technologies de l’information et de la communication (Tic) avec une habilité qui étonne.

« Pinceau de la paix »

D’un père plasticien, la peinture est entrée naturellement dans la vie de Yoni Rassoul Diongue. Pourtant au début, elle ne pensait pouvoir y réussir. « Un jour, alors que mon père était en train de peindre, je lui ai demandé d’essayer. Il n’y croyait pas. A force d’insister, il m’a laissé faire. J’ai échoué à la première tentative. Mais, au fur et à mesure, j’ai fini par réussir », se souvient-elle. Chez l’artiste tétraplégique, la peinture est un mode d’expression privilégié. Une activité qui lui permet d’oublier son handicap et d’entrer en communication avec les autres. La paix et la femme sont des sujets qui la touchent particulièrement. D’où tout le sens de son slogan : « Pinceau de la paix ». Et s’il y a une paix qui hante ses rêves artistiques et fertilise son inspiration, c’est bien celle de la Casamance. C’est pourquoi, nombreux sont les tableaux qu’elle y consacre. L’objectif du peintre est de jouer pleinement son rôle dans la stabilisation de cette partie du Sénégal en proie à un conflit qui a duré plusieurs décennies. L’univers virtuel de Yoni, c’est aussi les animaux, la nature, son entourage…

Aînée d’une fratrie de 6 personnes, Yoni Rassoul Diongue dont les études s’arrêtent à la classe de cinquième secondaire, n’a pu continuer faute de moyens. C’est dans ce sens qu’elle demande l’appui des autorités. Son ambition ? Devenir un grand artiste et faire rayonner l’image de son pays partout dans le monde. Faire des expositions à l’étranger fait partie aujourd’hui de ses projets phares. Aussi, comme tout jeune, Yoni ambitionne d’avoir dans un futur proche sa propre maison et une voiture qui la permettra de se déplacer régulièrement ; histoire de mieux partager ses idées et ses sentiments à travers son « pinceau de la paix »…