Category Collectivité locale

Sédhiou : Trois mille handicapés bénéficiaires de la carte d’égalité des chances

«Nous ne savons pas qui est contre Macky mais, nous les handicapés, nous sommes avec Macky Sall», a déclaré Souleymane Massaly, président régional des personnes vivant avec un handicap. Justifiant cette position politique tranchée, il évoque ses trois mille collègues déjà bénéficiaires de la carte d’égalité des chances.

Un sésame qui permet non seulement d’accéder automatiquement aux bourses familiales de 25.000 francs par trimestre mais aussi à la couverture maladie universelle (Cmu). Egrenant toujours le chapelet de faveurs, il n’a pas manqué de souligner que chaque année, l’association régionale des personnes vivant avec un handicap reçoit annuellement une enveloppe de 7 millions. L’idée est de permettre aux handicapés de développer des activités génératrices de revenus et ainsi lutter contre la dépendance économique.

Le seul mur de lamentation des handicapés reste le problème de la logistique roulante promis par le chef de l’Etat et l’accès aux chefs de service public dont les bureaux sont généralement situés en étage. «Seuls les humbles acceptent souvent de descendre pour nous rencontrer», fera constater Souleymane.

Société: les députés appelés à plaider pour la cause des personnes handicapées

Sightsavers-Sénégal, en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé un atelier qui vise à sensibiliser les députés sur la situation des personnes vivants avec un handicap, pour une meilleure insertion sociale de ces dernières.

Au Sénégal, les personnes handicapées rencontrent pas mal de difficultés dans la vie quotidienne. Même si l’Etat, à travers les cartes d’égalité des chances, veut améliorer leurs conditions de vie, beaucoup reste à faire.

Un atelier a été organisé sous l’initiative de Sightsavers (une organisation internationale pour traiter et prévenir la cécité évitable et promouvoir l’égalité pour les personnes ayant une déficience visuelle et autres handicaps). Il a pour objectif de sensibiliser les députés et les élus locaux sur les problèmes que rencontrent les personnes handicapées et qui sont liés à l’accessibilité comme droit socio-économique, la non-discrimination et la participation aux activités sociales ainsi qu’à l’accession aux droits politiques.

Selon Moussa Thiaré, secrétaire général de la Fédération sénégalaises des associations de personnes handicapées, pour une meilleure prise en charges des personnes handicapées il faut :
-l’effectivité de la loi d’orientation sociale ;
-la mise en place de la Haute entité pour les personnes handicapées ;
-un fonds d’appui et de financement pour personnes handicapées et en fin ;
-la ratification par l’Etat du traité de Marrakech visant à faciliter l’accès des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d’autres difficultés de lecture des textes imprimés.

Présent à la rencontre, l’honorable député Samba Démba Ndiaye, président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains à l’Assemblée nationale, a promis qu’il y aura un suivi au niveau de l’Hémicycle, pour un meilleur accompagnement des personnes vivant avec un handicap.

Sénégal : le tourisme « sur une bonne pente »

Le secteur du tourisme au Sénégal est sur une phase ascendante, après avoir connu ces dernières années une période de trouble. Le pays de la « teranga » attire à nouveau de nombreux touristes. C’est l’analyse qui ressort du rapport de notre partenaire Jumia Travel (Hospitality Report Sénégal 2017) dévoilé cette semaine aux medias sénégalais.

La destination Sénégal a enregistré en 2016, près de 1.600.000 touristes, contre 984.000 en 2015 selon les autorités. Une amélioration qui corrobore l’analyse du rapport présenté ce jeudi par la plateforme africaine de réservation d’hôtels en ligne Jumia Travel. « L’objectif pour nous à travers ce document est d’apporter notre expertise et de mettre à la disposition de tous les acteurs des données permettant de comprendre et d’apprécier ce qui se fait actuellement dans ce secteur. L’absence de données a longtemps été un handicap pour notre tourisme  », ai-je ainsi moi-même déclaré en tant que responsable Communication et relations publiques de Jumia Travel.

Un redécollage qui selon les explications fournies est à classer dans « les efforts entrepris par l’ensemble des acteurs nationaux de ce secteur, et aux efforts du gouvernement  ». Dans cet élan, le rapport se félicite des actions menées par les différentes agences de l’Etat et la décision de suspendre le visa d’entrée dans le pays, ce qui aurait contribué favorablement à la relance du secteur.

Notre rapport montre que la capitale Dakar reste la zone la plus fréquentée par les touristes avec environ 41% des demandes mais aussi la plus chère avec un coût moyen de nuitée de 42000 FCFA, suivi de la Petite côte (35%) avec un coût moyen de nuitée à 41000 FCFA, Sine Saloum (9%) avec un coût moyen de nuitée à environ 33000 FCFA, la région du fleuve et la Casamance totalisent quant à elles une demande d’environ 7% et 4% avec un coût moyen de nuitée de 24000 FCFA et 18000 FCFA. Les autres régions, qui gagneraient à être davantage promues, n’enregistrent que 4%.

Les hôtels trois étoiles sont les plus sollicités par les touristes (42%), suivi des deux étoiles (31%), quatre étoiles (16%), cinq étoiles (6%), quant aux hôtels avec une étoile, ils ne constituent que 5% de la demande. Sur ce point, le rapport insiste sur l’entretien et la rénovation des établissements hôteliers au Sénégal. « La qualité des services reste très négligée par de nombreux hôteliers, ce qui est un gros problème quand on parle de tourisme international. Les consommateurs sont désormais très exigeants, et si on veut attirer plus de touristes il nous faut un label qualité irréprochable. A ce niveau, nous avons un grand retard et devons y travailler  », a commenté le Directeur de Jumia Travel Afrique francophone Guillaume Pepin.

Autre point important évoqué par le rapport, le développement d’un tourisme local, qui bien qu’encore faible, a connu une poussée intéressante, avec le développement d’une classe moyenne, qui de plus en plus visite le Sénégal durant les périodes de vacances, mais aussi une croissance des arrivées en provenance du continent.

Au titre des répartitions, les touristes internationaux représentent environ 54% du nombre de touristes et s’orientent principalement vers les loisirs et les affaires. En termes de chiffre d’affaires, c’est 63,8% des recettes touristiques proviennent des touristes internationaux, et 32,6% des touristes locaux.

Le rapport souligne cependant de nombreux points qui devraient être davantage améliorés, notamment le développement de l’écotourisme, qui pourrait contribuer considérablement à hisser le Sénégal parmi les destinations les plus appréciées, mais aussi le défi de la formation, car malgré la pléthore d’établissements supérieurs au Sénégal, les formations aux métiers touristiques du demeurent quasi inexistantes au Sénégal.