UN ACTEUR PRÉCONISE UNE ’’APPROCHE GLOBALE’’ DANS LA PRISE EN CHARGE DES HANDICAPÉS

Le président de l’Association SOS Handicap, Lamine Dabo, a fait part de la nécessité pour l’Etat du Sénégal de mettre en avant une approche globale dans la prise en charge des personnes en situation de handicap.

Notre revendication la plus importante c’est l’établissement d’un cadre institutionnel permettant de régler nos problèmes suivant une approche globale, a-t-il laissé entendre samedi au cours d’une conférence de presse.

‘’L’un des freins à l’amélioration de la situation des personnes en situation de handicap est l’approche sectorielle. Il y a certaines mesures que les ministres peuvent facilement régler mais la difficulté c’est purement sectoriel. Il n’existe pas une approche globale’’, a expliqué Dabo.

« La mise en œuvre d’une approche globale doit passer par la création d’une structure exclusivement dédiée à la gestion des problèmes des personnes vivant avec un handicap’’, a souligné le président de SOS Handicap.

« Le combat socio-économique et culturel des personnes vivant avec un handicap a tourné ces dernières années autour d’un cadre juridique et d’un cadre institutionnel. Le premier est aujourd’hui acquis, mais le second, le plus fondamental peine à se mettre en place », a-t-il rappelé.

« Si vous avez un problème pour l’éducation des enfants vous devez vous rapprocher du ministère de l’Education. Si c’est une question de santé il faut aller au ministère de la Santé parce que nous avons une approche sectorielle », a insisté Lamine Dabo.

Selon lui, la volonté des gouvernants est manifeste bien que le combat social des organisations des personnes en situation de handicap mérite davantage d’égards.

Accessibilité des centres de vote, manque d’information: Les personnes handicapées listent les impairs de la Présidentielle

La fédération sénégalaise des personnes handicapés (Fsaph) a fait le point sur la mission d’observation pour l’inclusion sociale lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Elle a relevé beaucoup d’obstacles physiques, un manque d’information et une absence de logistique, empêchant certaines personnes handicapées d’accomplir leur droit de vote.

Les personnes handicapées ont encore éprouvé des difficultés pour accéder aux alentours, dans les centres de vote est même à l’intérieur des bureaux de vote. « Essentiellement, ce sont des écoles abritent les centre de vote et la majeure partie est sablonneuse. Ce qui ne qui ne facilite pas la mobilité des personnes handicapées » , déplore Yatma FALL, Président de la Fédération Sénégalaise des Associations de Personnes Handicapées.
Il souligne aussi que lors des de la campagne électorale, il n’y pas eu d’interprètes en langue de signes. Une situation regrettable qui ne favorise pas le choix de l’offre politique, surtout chez les malentendants. Il en est de même pour les malvoyants qui n’avaient pas eu la chance d’avoir des bulletins en braille. Il est vrai que l’article 80 du code électorale permet à ces personnes de se faire assister par un accompagnant, « mais ce même article viole le secret de vote », constate M. Fall. Pis, relève-t-il, le vote de la personne aveugle «peut être trahi par l’accompagnant» . Autant d’entraves qui, selon Yatma FALL, portent atteinte aux droits de la personne handicapée.

Pourtant, ce n’est pas la première fois que la Fsaph organise une mission d’observation d’inclusion sociale pour une élection. Lors des élections législatives passées, elle avait soulevé les mêmes complaintes. Mieux, elle avait formulé des recommandations qui, selon Yatma FALL, sont restées sans suite. C’est comme si nous sommes en train de regresser, s’étonne-t-il.

Mais la Fsaph ne désespère pas . Elle compte déposer encore un rapport d’ici un mois.
Cette fois-ci, elle préfère le remettre en main propre au ministre de l’intérieur avec toutes les difficultés rencontrées et les recommandations.

La Fsaph pense déjà aux élections locales et envisage d’expérimenter  des bureaux-test, accessible dans les 6000 bureaux de votre que compte notre pays. Ces bureaux seront équipés de lunettes intelligentes pour les malvoyants. « Une astuce qui va permettre aux personnes aveugles de voter pour le candidat de leur choix sans se faire assister », indique le président de la Fsaph. Et Khady Ba de l’Ong Signtsavers de demander à l’autorité déjà présente de prendre toutes les mesures nécessaires  pour la réalisation de ce dispositif.

La Fsaph déroule ces activités dans le cadre du projet participation politique et citoyenne des personnes handicapées qui est dans la troisième année. La mission a sillonné  tout le territoire qu’elle a divisé en 4 pôles avec les régions de l’Ouest, du Nord, du Centre, de l’Est et du Sud. Elle a interrogé 150 personnes handicapées.

Objectif de développement durable: L’Etat invité à signer la charte des données inclusives

Le mot d’ordre des Objectifs de développement durable (odd) c’est de ne laisser personne en rade, y compris les personnes handicapées qui, selon le président de la Fédération Sénégalaise des Associations de personnes handicapées, Yatma FALL, ont fortement influencé ce slogan. Faut-il le rappeler, lors du conception des objectifs du Millénaire pour le développement (Omd), la question du handicap n’était pas prise en compte. Pour Salimata Bocoum, Directrice de Signtsaver, les Odd ont donc le mérite d’intégrer le handicap et  » c’est un grand pas « , se réjouit-elle modestement. Mais pour Mme Bocoum, le grand défi aujourd’hui avec ces odd, c’est de faire en sorte que les mots et les voeux pieux soient traduits en actes.
Pour ce faire, Salimata Bocoum, par ailleurs coordonnatrice du Groupe de travail des organisation de la société civile sur le suivi des Odd, appelle le Sénégal à s’engager comme champion pour la désagrégation des données constitue la solution pour atteindre l’objectif d’inclusion. Car,  » pour le suivi des Odd, il faudra mesurer les indicateurs pour rendre compte de la prise en charge des besoins de cette cible que sont les handicapés », note -elle. D’ailleurs, révèle la directrice de Signtsavers, beaucoup de pays comme le Ghana se sont dans la charte des données inclusives, lancée en juillet 2018 à New York.
Amacodou DIOUF appuie les propos de Mme Bocoum.
Il estime que notre pays doit obligatoirement et fondamentalement revisiter le système des statistiques. « Il faut travailler davantage au niveau de la formulation à désagréger les données en fonction non seulement de la situation sociale des personnes handicapée en tant que être social, acteur économique ou bénéficiaire de l’action économique », soutient-il.
Le Président du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement  (Congad) estime que c’est un passage obligé pour avoir des statistiques beaucoup plus adaptées. Car pour lui, le handicap n’est pas, comme on le pense au Sénégal, une dimension uniquement sociale. « Il faut aussi prendre la dimension économique de la personne handicapée ont une plus-value à apporter », précise-il.
Il est vrai; note Yatma FALL, dans le programme d’action prioritaire 1 du Plan Sénégal Emergent (PSE), le gouvernement avait  fait l’effort de mettre en place certaines politiques sociales notamment la Couverture Maladie Universelle (CMU), la carte égalité des chances, les bourses familiales. Mais comme on l’a rappelé, le « handicap n’est pas seulement une question sociale, il est transversal et intéresse tous les secteurs du développement. Il faut des indicateurs qui nous renseignent sur la dimension sociale, culturelle, ceci pour ajuster les politiques et programmes publics pour une meilleure prise en compte de nos besoins », plaide-t-il.
Au-delà des données, Amacodou DIOUF appelle également, les collectivités locales et ceux qui font la revue de la planification pour qu’ils tiennent compte du handicap. Car,  » la mise en oeuvre des politiques se fera au niveau des territoires », note-t-il. Citant sa propre expérience avec le Programme national de développement local (Pndl) dans le cadre d’un projet déroulé dans quatre communes, le président du Congad souligne que dans les budgets, la dimension du handicap n’existe même pas.
Pour cette raison, les personnes handicapées doivent positionner pour porter le plaidoyer.
Entre autres objectifs de cet atelier de suivi des Odd, c’est outiller et de renforcer les capacités des responsables des personnes handicapées, afin qu’elles puissent sensibiliser les pouvoirs publics de leurs préoccupations.

’’IDY2019’’ S’ENGAGE À PRENDRE EN COMPTE LES PRÉOCCUPATIONS DES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP

Le porte-parole du candidat Idrissa Seck à la présidentielle du 24 février, Abdourahmane Diouf, assure de l’engagement des partis de la coalition ’’Idy2019’’ à prendre en compte, une fois au pouvoir, les préoccupations de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (FSAPH) relativement à une meilleure prise en charge du handicap.
« Notre leader Idrissa Seck a clairement écrit dans son programme que lorsque les Sénégalais nous ferons confiance, il s’engage à prendre en compte » les préoccupations des personnes vivant avec un handicap, a-t-il déclaré.
Abdourahmane Diouf, au nom de son candidat Idrissa Seck, a signé mercredi le document d’engagement de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées « pour une meilleure prise en compte du handicap dans les différents programmes proposés » par les candidats à la présidentielle.
Abdourahmane Diouf rappelle que les personnes vivant avec un handicap « sont éligibles aux différents concours nationaux et peuvent travailler dans la fonction publique’’.
Dans ce cadre, le leader de la coalition ’’Idy2019’’ veut promouvoir une « inégalité juste, parce que les personnes en situation de handicap ce sont des individus normaux qui ont le droit de vivre comme tout le monde ».
« Si le droit de beaucoup de personnes handicapées est bafoué, c’est parce que la partie concernant la politique du droit des handicapés n’est pas prise en compte », a de son côté fait observer Yatma Fall, président de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées, structure regroupant 29 organisations.
Il réclame donc des « programmes inclusifs » prenant en compte les préoccupations des handicapés, estimant que tout un chacun a un rôle à jouer dans l’amélioration des conditions d’existence des personnes handicapées.
« Nous voulons que tous les acteurs de la vie politique et de la société civile soient impliqués dans le processus qui garantit aux personnes handicapées une accessibilité dans les lieux de vote », a-t-il par ailleurs fait valoir.
Or, selon des statistiques officielles, les personnes handicapées représentent 15,5% des quelque 15 millions de Sénégalais, a indiqué M. Fall.
« Nous avons déjà reçu 7 des candidats déclarés à la candidature avant le parrainage, et sur les 5 candidats en lice, 2 ont déjà signé’’ avant Idrissa Seck, à savoir le président sortant et le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), El Hadj Sall dit El Hadj Issa Sall, en attendant Madické Niang et Ousmane Sonko, a-t-il fait savoir.
Le président de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées affirme que le parti Rewmi du candidat Idrissa Seck est la seule formation ayant inclu dans ses propositions « un programme spécifique et un engagement clair à appuyer la FSAPH ».

LES NON-VOYANTS VOTENT IDY, LES ALBINOS PARRAINENT MACKY

Dans la ville de Thiès, les personnes vivant avec un handicap particulièrement les Albinos et les non-voyants se sont engagés dans la politique en faisant part de leur soutien à des candidats pour la présidentielle de dimanche prochain. Toutefois, eux qui sont partagés entre Macky Sall et Idrissa Seck, attendent beaucoup du prochain Président de la République dans l’amélioration de leurs conditions de vie.
Plus qu’un jour pour la fin de la campagne électorale mais dans la ville de Thiès, presque toutes les couches sont en ébullition. D’ailleurs, les personnes vivant avec un handicap sont montrées dans la scène politique. Plusieurs d’entre elles ont affiché leur soutien à des candidats à la présidentielle de dimanche prochain. Si les non-voyants ont jeté leur dévolu  sur Idrissa Seck, les Albinos ont, quant à eux, préféré le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall. Des choix mûrement réfléchis puisque, disent-ils, basés sur la place donnée aux personnes vivant avec un handicap dans leurs programmes. «On a décidé de soutenir le candidat Macky Sall parce que parmi tous les gouvernements du Sénégal, seul son gouvernement a répondu aux préoccupations des Albinos», a fait savoir le président du Mouvement «Ci Laniou Bokk», Amadou Aly Fall. Parmi les raisons qui ont poussé les membres de ce Mouvement qui regroupe des Albinos  à porter la candidature de Macky Sall, il y’a la distribution gratuite de la crème solaire. «En 2012, la Première Dame, Marième Faye Sall nous avait offert 215 caisses de crèmes gratuitement. L’année dernière également, le gouvernement a investi beaucoup d’argent dans ces crèmes solaires pour qu’on nous les donnent gratuitement», ajoute Amadou Aly Fall.

Toutefois, les albinos et les non-voyants de Thiès ne partagent pas les mêmes convictions. Pour cause, l’association regroupant des non-voyants dénommée GIE La Canne Blanche s’est engagée à faire de l’ancien maire de Thiès, Idrissa Seck le 5ème Président du Sénégal à l’issue de ce scrutin présidentiel. «Nous soutenons le candidat Idrissa Seck parce qu’il est à nos côtés à chaque fois qu’on a besoin de lui et il respecte toujours ses promesses envers nous», confie son président, Djibril Sao. Mieux, ajoute-t-il, «même s’il n’a pas duré dans le régime à l’époque où il était Premier ministre, Idrissa Seck a réalisé des projets dans la ville et tout le monde l’a remarqué».

ATTENTES DES ALBINOS ET DES NON-VOYANTS

Les Albinos et les Non-voyants n’ont pas manqué de faire part de leurs attentes pour le prochain Président de la République. Pour cause, ils ne cessent de se confronter à des problèmes. «Puisque Macky Sall a fait les premiers pas, le prochain Président devra le poursuivre, il doit soutenir les Albinos du côté de l’emploi, de la santé et surtout de la sécurité», a déclaré Amadou Aly Fall.  Concernant les Non-voyants, Djibril Sao sollicite un accompagnement avec une bonne politique pour ne plus mendier. «Nos conditions de vie sont très difficiles surtout les femmes Non-voyantes et tous ceux qui mendient dans la rue n’ont pas de choix», regrette le président du GIE La Canne Blanche.

Le sortant de l’INEFJA de Thiès dira : « on doit nous soutenir dans la formation professionnelle avec une insertion rapide dans le milieu professionnel, nous offrir des baguettes, aider certains à aller subir des formations en Europe. On doit aussi pouvoir travailler dans la pâtisserie, la savonnerie». A Thiès, les personnes vivant avec un handicap ne veulent plus être oubliées dans les programmes de développement.

Prise en compte du handicap : Mimi signe le document d’engagement du FSAPH

Dans le cadre de l’accueil des candidats à l’élection présidentielle du 24 février prochain, la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (FSAPH), en vue d’une meilleure prise en compte du handicap dans les différents programmes proposés, reçoit l’ancienne Première Aminata Touré. L’envoyée spéciale du président de la République va procéder à la signature officielle du document d’engagement de la FSAPH, pour le compte de la coalition Benno Bokk Yakaar, ce mercredi 30 janvier 2019 à partir de 15 h 30 à la Maison de la Presse, en présence de l’ensemble des organisations de personnes handicapées du Sénégal, renseigne un document de presse reçu à Seneweb.

Cette signature, indique le texte, intervient après le passage de Abdoul Mbaye, Issa Sall, Pape Diop, Pierre Goudiaby Atepa et des représentants de Khalifa Sall et de Karim Wade.

SMIC, retraites, handicapés, corps de métiers, … : Madické Niang au coeur des préoccupations pour son dernier meeting

Madické termine en apothéose sa campagne électorale pour ces élections présidentielles de 2019. Rendez-vous était donné aujourd’hui, dans le mythique stade Alassane Djigo, le candidat de la coalition Madické 2019 aura marqué cette fin de campagne par une préoccupation certaine aux conditions de vies des sénégalais.

C’est un Madické Niang des grands jours qui s’est présenté aujourd’hui au stade Alassane Djigo de Pikine. Au terme de son dernier Meeting pour la campagne présidentielle, le candidat rassure sur sa victoire :« ce n’est pas la peine de continuer, donnez moi la présidence car je serai le président au soir du 24 inchalah», avant de rentrer dans le fond de ses propositions.

Dans sa déclaration, le candidat a parcouru son programme en passant par l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, les usines de transformations entre autres. Le candidat de la coalition Madické 2019 décide de prendre en charge les familles des militaires retraités, blessés ou disparus, mais aussi, sans oublier la nécessaire prise en charges des handicapés, les oubliés de plusieurs régimes.

Madické Niang n’a pas pour autant oublié la banlieue dakaroise, lieu qu’il a choisi pour clôturer sa campagne. Une dotation de 500 Millions est promise : « Une fois à la tête du pays je vais moderniser la banlieue en terme d’infrastructures, en construisant des écoles, des universités de métier. La jeunesse sera aussi prise en considération en leur permettant d’avoir une bonne formation et aussi un emploi pour les faire sortir de la pauvreté », promet t-il. Dans ce cadre, l’augmentation du SMIC -salaire minimum- était au coeur de son discours de ce jour, « un coup de pousse est nécessaire et s’impose pour améliorer le niveau de vie des sénégalais« , finira t-il.

Jeunes, enfants, mères et handicapés : Les ambitions de Sonko pour les couches vulnérables

Après Tamba et Kédougou les  vendredi et samedi derniers,  Ousmane Sonko et sa délégation ont fait cap sur Koumpentoum, hier. Arrivés tard dans la nuit du samedi au dimanche, ils ont fait une caravane avant d’effectuer un long déplacement vers le nord du Sénégal.

Le candidat du Pastef,Ousmane Sonko cible d’abord les jeunes, les enfants et les personnes handicapées dans le cadre de son programme de campagne. Pour les jeunes, le patriote en chef estime qu’il faut s’attaquer au système éducatif. Si les Sénégalais lui accordent leur confiance, il promet d’améliorer la qualité de l’enseignement par trois leviers : la revalorisation de la condition des enseignants, le renforcement des langues nationales, l’introduction de l’anglais dès le primaire, la prise en charge des enfants de la rue…Ousmane Sonko ne s’en limite pas là. Il promet, en outre, de revoir la carte universitaire. Jugeant l’inacceptable qu’en ce XXIe siècle, la majeur partie des régions n’aient pas d’universités publiques ».Pour Sonko, il s’agit de mettre en adéquation l’offre  de formation et le monde de l’emploi. En ce qui concerne la femme et l’enfant, le leader de Pastef regrette l’injustice contre ces couches vulnérables, rapporte le journal Enquête. Il propose l’allongement du congé de maternité à 6 mois ainsi que la construction de crèches modernes pour leur permettre de s’accomplir, aussi bien d’un point de vue maternel que d’un point de vue professionnel. Dans la même veine, il a suggéré que les enfants des femmes décédées bénéficient de pensions…

SAINT-LOUIS : L’INSPECTION D’ACADEMIE REMET DES FAUTEUILS ROULANTS A DES ELEVES HANDICAPES

Ils sont en tout cinq jeunes élèves issus des cinq inspections de l’éducation et de la formation (IEF) de l’Académie de Saint-Louis à avoir bénéficié de ce don de matériels. Il s’agit en effet de fauteuils roulants obtenus dans le cadre d’un partenariat avec le programme des Rencontres sur le Fleuve (RSF) initié par l’écrivain Sokhna Benga. Un geste que magnifie l’inspecteur Mafall Der en service au niveau de l’Inspection d’Académie de Saint-Louis.
Selon lui, ces fauteuils roulants vont servir à améliorer l’équité et à faciliter la mobilité à ces élèves vivant avec un handicap moteur. « Cette journée est forte en symboles parce que ces élèves issus de familles démunies pourront désormais avoir un confort et une certaine autonomie vis-à-vis de leur environnement immédiat. Cela soulagera aussi les parents de ces élèves vivant avec un handicap car ces derniers deviendront désormais plus compétitifs », a précisé l’inspecteur Mafall Der qui soutient que l’enjeu essentiel est de montrer toute l’importance de ce principe fondamental du Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence du secteur de l’Education et de la Formation (PAQUET-EF).

Il s’agit, toujours selon lui, une manière pour l’Académie de promouvoir l’équité en milieu scolaire et de corriger l’égalité des chances. Une initiative qu’apprécie aussi l’inspectrice de l’éducation et de la formation de Saint-Louis Département, Ndèye Selbé Badiane. Ce don vient améliorer, selon elle, les performances des élèves. « Ces élèves-là étaient peut-être laissés en rade mais désormais ils pourront travailler confortablement et se déplacer chez eux sans problème avec ces fauteuils roulants”, a souligné Ndeye Selbé Badiane. Ce geste fut également apprécié par Henriette Fall, la présidente du Comité de Gestion de l’école Sor Daga 2, qui s’en est fortement réjouie estimant que ces fauteuils roulants amélioreront beaucoup la mobilité de ces élèves vivant avec un handicap moteur.

YVES TENDENG

L’ONLPL plaide la grâce présidentielle pour les personnes handicapées

L’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL) a salué la décision du Président de la République de gracier 804 personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’observatoire encourage l’Etat du Sénégal à davantage étendre ces mesures. « Notre institution encourage l’Etat du Sénégal à étendre davantage ces mesures aux personnes vulnérables et aux condamnés présentant des gages sérieux de resocialisation », a plaidé l’ONLPL dans un communiqué publié quelques jours après que le Chef de l’Etat a accordé la grâce à 804 personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses et incarcérées dans les différents établissements pénitentiaires du Sénégal, à l’occasion du nouvel an. Il dit toutefois se féliciter du respect, par le Président de la République, de cette tradition qu’il perpétue à l’occasion de chaque grand événement comme la tabaski, le 4 avril et le nouvel an. « Ces mesures de clémence permettent, d’une part, de désengorger nos lieux de détention qui souffrent de surpopulation et, d’autre part, d’impacter les conditions de vie des personnes privées de liberté », a indiqué l’ONLPL. Selon ladite structure, en sacrifiant à cette tradition, l’Etat du Sénégal a pris en considération une des grandes préoccupations de l’Observateur national qui a eu à consacrer, avec des magistrats de différents ressorts des cours d’appel du Sénégal, plusieurs ateliers thématiques sur la question qui ont été tenus à Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis et Dakar. Pour mémoire, l’ONLPL est une autorité administrative indépendante qui s’emploie au respect de l’humanisation des lieux de privatisation de liberté et de la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants.

Cheikh Moussa SARR