Journée internationale des Personnes Handicapées, édition 2019

Dans le cadre de la journée internationale des Personnes Handicapées célébrée le 03 décembre de chaque année.

l’association Handicap.sn en partenariat avec l’Institut British Council de Dakar, Institut Supérieur Management de Dakar, Galileo, Soft Skills et L’Humanité Inclusion nouveau nom de Handicap International organise un panel d’échange et de partage d’informations (Questions – Réponses).

Thème de cette année : Mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable (ODD) d’ici à 2030,

Sur les 17 objectifs des ODD,

Nous intéressons sur l’objectif 11 intitulé : Villes et communautés durables sur les 17 objectifs.

Thème : Futur accessible.
Ce mardi 03 décembre 2019 de 14h30 à 17h,

Lieu : Amphithéâtre d’ISM Point E.
Heures : 14h30 à 16h30

Animé par Yakham NGOM (Expert en accessibilité physique) du programme inclure de l’ONG Handicap International ;

Souleymane NDOYE, Animateur du projet Emploi et Handicap de l’ONG Humanité Inclusion.

Sous la présidence effectif du Personnel de l’ISM, British Council, des étudiants, des associations de personnes handicapées.

Vous êtes tous invité à prendre part à cette rencontre.

NDINDY / Serigne Abdou Karim Mbacké offre 1300 fauteuils roulants aux personnes handicapées.

C’est sous la présence du secrétaire général  du ministère de la santé et du sous-préfet de Ndame que Serigne Abdou Karim Mbacké (Makarimal Akhla) a procédé, ce samedi, à la cérémonie de remise de 1300 fauteuils roulants exclusivement destinés aux personnes handicapées à Touba et d’autres localités du Sénégal.  

Le chef religieux précisera que ces machines constituent sa modeste contribution à l’effort jusque-là consenti par le gouvernement du Sénégal en direction des personnes en situation de handicap à qui, dira le Mbacké-Mbacké, il voudra garantir un réel bien-être. 

« L’Etat du Senegal n’a jamais laissé les personnes handicapées à elles-mêmes. Il gère leur sécurité entre autres services. Ces fauteuils ne sont que ma modeste contribution. Je les ai collectés mais c’est vous, autorités qui serez chargées de la distribution. Le Khalife Général des Mourides est absolument content du geste et c’est à notre honneur » 

Un geste hautement salué par Yatma Fall, Président de la Fédération des personnes handicapées du Sénégal, qui souhaitera que le patriarche de Ndindy soit nommé « Ambassadeur des personnes handicapés » 

Projet VIH et handicap au Burkina : Plateforme national VIH et Handicap dressent le bilan

Lancé en janvier 2017, le projet régional VIH et handicap arrive à échéance le 31 décembre 2019. Ce jeudi 14 novembre 2019, la plateforme chargée de la mise en œuvre dudit projet, a tenu sa deuxième rencontre semestrielle de l’année, à Ouagadougou. Il s’agissait de partager les leçons apprises durant trois années d’exécution du projet et de définir une stratégie pour la pérennisation des acquis engrangés.

Contribuer à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées en soutenant la promotion des droits humains, en s’attaquant aux obstacles juridiques et en améliorant leur accès aux services de prévention et de soutien relatifs au VIH dans six pays que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Cap-Vert. Cela, via un plaidoyer national et régional. C’est l’ambition affichée du projet VIH et handicap financé par le Fonds Mondial et mise en œuvre par l’ONG Humanité & inclusion (HI), récipiendaire principal et la Fédération ouest africaine des organisations des personnes Handicapées (FOAPH) qui est sous récipiendaire.

Au Burkina, à la faveur de l’exécution du présent projet, les acteurs du plaidoyer VIH et handicap se sont mobilisés au sein d’une plateforme, en vue de lever les obstacles d’accès à la santé des personnes handicapés et aux paquets de soins VIH. 
La présente rencontre semestrielle de la plateforme, qui fait office de clôture du projet vise le partage des leçons apprises et la pérennité des acquis.

Chef du projet VIH et handicap à Humanité & inclusion, Caroline Traoré soutiendra que le projet a permis d’engranger des acquis de différents ordres. A ce titre, elle cite la prise en compte des personnes handicapées dans le Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST et l’implication de la Fédération Burkinabé des associations de personnes handicapées FEBAH dans des instances de décision de lutte contre le VIH/SIDA sont d’importantes réussites de la plateforme.

Elle note également : la disponibilité et l’utilisation des données sur la vulnérabilité des personnes handicapées face au VIH comme source documentaire ; le renforcement des capacités des acteurs notamment la formation de 500 agents de santé sur les offres de services de santé inclusive, la mise à disposition d’un guide d’orientation des agents de santé sur l’inclusion dans les offres de services de santé, la collecte de données sur les personnes handicapées au niveau de quatre structures de prise en charge des PVVIH et la sensibilisation de 27 hommes de médias sur la problématique.

Au titre des acquis, figure également le renforcement des systèmes communautaires. Sur ce point, la chef du projet VIH relève entre autres, la création de partenariats clés par la plateforme nationale pour influencer l’adoption de politiques inclusives et le renforcement de la collaboration entre le SP/CNLS-IST et les personnes handicapées.

Evoquant la suppression des obstacles d’accès à la santé, Caroline Traoré note l’analyse des gaps juridiques pour l’accès juste et équitable à la santé, l’engagement financier pour le dépistage ciblée des personnes handicapées. « Quand on regarde d’où nous sommes partis, nous apprécions positivement ces résultats. Ces acquis nous permettent d’améliorer la situation des personnes handicapées notamment avec le ministère de la santé, celui des droits humains et de l’économie », s’est réjoui le président de la Fédération burkinabè des associations pour la promotion des personnes handicapées (FEBAH), Issa Palenfo, par ailleurs coordonnateur de la plateforme VIH et handicap.

Puis de poursuivre : « Grâce aux actions de plaidoyer, le Centre national de lutte contre le Sida a fini par prendre les personnes handicapées comme une cible prioritaire dans les réponses au VIH. Nous disposons maintenant de données qui sont d’ailleurs pris en compte par le ministère de la santé et le Système national d’information sanitaire ; dans tous les départements ministériels, on parle des personnes handicapées, chacun sait qu’une convention a été ratifiée par le Burkina Faso et qu’il faut la mettre en application ».

Le contexte actuel de la lutte contre le VIH se caractérise par une prise conscience des acteurs clés sur la nécessité de l’inclusion de la problématique du handicap dans leurs interventions. Cependant le besoin de renforcement des capacités opérationnelles à conduire l’inclusion reste un défi à relever.

Au-delà de ces acquis, les 25 acteurs de la plateforme VIH et handicap notamment la FEBAH et le Réseau national pour une grande implication des personnes infectées par le VIH/Sida au Burkina Faso (REGIPIV-BF), ne comptent pas en rester là. Leur nouvelle mission sera de pérenniser les acquis du projet en relevant un certain nombre de défis. Il s’agit entre autres d’accompagner la mise en œuvre de la feuille de route inclusion dans le secteur de la santé, la prise en compte du FEBAH et du REGIPIV-BF comme bénéficiaires du Fonds mondial et l’adhésion de la FEBAH comme membre du Conseil national de lutte contre le Sida.

Lefaso.net

Journée internationale : L’action louable des handicapés entrepreneurs envers leurs pairs

La Journée nationale des personnes handicapées célébrée chaque année le 3 décembre constitue une occasion pour contribuer à la sensibilisation aux droits de cette frange de la société. Pour cette année, l’Association des personnes handicapées entrepreneurs de Dakar (Aphed) ont décidé de prendre les devants afin d’aider leurs pairs qui sont dans le besoin.

La journée internationale des personnes handicapées est instituée le 3 décembre de chaque année par l’Assemblée générale des nations unies depuis 1992. Cette journée marque par la même occasion, au Sénégal, le lancement officiel de la semaine nationale des personnes handicapées prévue du 3 au 8 décembre conformément à la loi d’orientation sociale de 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.

Pour cette année, l’Aphed compte se démarquer. Ce groupement constitué de 25 personnes handicapées ont été formées et financées par l’ADEPME et Handicap international. Ils regorgent en leur sein des informaticiens, sérigraphistes, des vendeurs de produits de consommation, des couturiers, des cordonniers…

Afin de pérenniser cette action, l’Aphed va organiser le 4 décembre une soirée avec l’artiste Wally Seck. Les recettes de ce programme serviront à financer certains entrepreneurs handicapés par rapport à leur métier et de former ceux qui n’ont pas encore de métier.

Lors de ce rendez-vous annuel, le président de ladite association, Pape Meissa Faye, compte confirmer l’engagement des personnes entrepreneurs handicapées envers leurs camarades qui sont dans le besoin. « Nous sommes motivés par des perspectives que l’on a lancé à partir de notre programme d’action que l’on veut pérenniser. Nous allons d’abord organiser une grande soirée en prélude de notre semaine. Une partie de ces recettes serviront aux personnes handicapées qui sont dans la mendicité et aussi pour former et financer d’autres. Nous comptons aussi mettre des structures de formations pour aider les personnes handicapées« , a fait savoir Pape Meissa Faye.

Décès du Colonel Abdoulaye FALL, Directeur Général du Magic Land de Dakar.

C’est avec tourment, que nous apprenons le décès brusque du Colonel de la gendarmerie Abdoulaye FALL, Directeur Général du Magic Land de Dakar. Il n’est plus dès notre. 
Le colonel FALL avait le sourire, le don de soi, était courtois, généreux, aimable et prêt à appuyer les âmes vaillantes et dynamiques.
Ceci, il l’a fait pour l’association Handicap.sn en nous accueillant au sein de l’établissement du Magic Land lors de notre grande exposition OFF intitulée « INCLUSION’ART » dont il était le Co-Parrain.
Il nous a permis, nous personnes en situation de Handicap d’avoir plus de visibilité pour notre travail et également pour nous rendre fier du travail de nos artisans lors de notre grande exposition de la Biennale de l’Art Contemporain Moderne dans ces locaux.
Abdoulaye était un homme pieux, ouvert, simple, humble et charitable, il reste à jamais dans nos cœurs.

Que Dieu l’accueil dans son Paradis Terrestre. 

Khadimou Rassoul Talla
Président de l’association Handicap.sn

Protection Sociale : « La carte d’égalité des chances n’a aucune utilité pour les personnes en situation de handicap » (Baye Saliou Ndiaye, Président AMHT)

L’utilité de la carte d’égalité des chances, l’Association regroupant les personnes handicapées de Touba ne le ressent pas. Pourtant, ce document instauré par la loi d’orientation sociale afin de pouvoir offrir aux personnes vivant avec un handicap, divers services sociaux relatifs à la santé, la réadaptation, l’éducation, la formation, les transports et les finances, tarde à produire des effets sur les ayants droit à Touba, confie le président de l’Association des personnes en situation de handicap dans la ville sainte. 

« Les cartes ont été confectionnées mais ne servent à absolument rien du tout. La carte à elle seule ne suffit pas, car il y’a un ensemble de démarches qui doivent accompagner le document et c’est ce qui n’est toujours pas fait. Toutes les personnes touchées par un handicap qui en détiennent ne ressentent pas son intérêt. Allez dans les hôpitaux et présentez la carte qui devait dans les normes aider les infirmes à accéder aux soins sociaux, ils ne le reconnaissent pas », confie le représentant des infirmes de Touba, Baye Saliou Ndiaye. 

Le président de l’Association des personnes vivant avec un handicap à Touba déplore également plusieurs manquements liés à la distribution de la carte d’égalité des chances. « 50.000 cartes ont été distribuées depuis le lancement du programme, mais il nous est difficile de révéler ceux qui en ont reçu, ici à Touba. Le quota de 328 cartes qui nous est réservé n’est pas arrivé aux ayants droit, du moins nous ne les voyons pas », renseigne Baye Saliou Ndiaye qui pense que les autorités se sont pas empressées à lancer le programme. « Les autorités ont lancé le programme sans au préalable prendre les dispositions idoines. Le président de la République devait prendre ses responsabilités et étudier, davantage, le programme », croit-il. 

Pour Baye Saliou Ndiaye, le président Macky Sall se préoccupe de notre situation, mais certains des exécutants qui ont en charge ce dossier, ne font pas leur devoir. Ils ne remontent pas l’information vers le chef de l’Etat. « Nos représentants au niveau des institutions ne s’activent que pour leurs intérêts. Personne d’entre eux n’a jusqu’ici posé le pied à Touba pour s’enquérir de notre situation. En 2002, Laba Cissé Diop qui représentait les personnes en situation de handicap à la présidence de la République menait une coordination effective à travers tout le Sénégal et défendait la cause des handicapés. Aujourd’hui, c’est une certaine Aïssatou Cissé qui lui a succédé, mais je ne la connais même pas. Je ne l’aperçois qu’à travers les écrans télés. C’est anormal! », s’offusque le président des personnes en situation de handicap dans la ville sainte de Touba. 

Baye Saliou est néanmoins revenu sur le centre de réadaptation socioprofessionnelle des handicapés de Bambey inauguré depuis 2014 mais qui, jusqu’ici, tarde à être fonctionnel. 

« Le centre a été très bien construit, mais n’a toujours pas de budget de fonctionnement, il ne nous sert à rien. Les autorités n’ont qu’à l’utiliser pour d’autres fins, car il n’y a aucune activité », relève-t-il. Ce dernier s’est par ailleurs interrogé sur l’arrêt des financements du projet d’approche à base communautaire, dénommé RBC et qui permettait aux personnes vivant avec un handicap depuis 2012 de bénéficier de financement. « Nous ne savons pas pourquoi nous ne recevons plus les appuis du projet RBC qui nous aidait beaucoup dans nos besoins », affirme Baye Saliou. 

Ce dernier n’a pas manqué de saluer les efforts de certaines bonnes volontés qui ne cessent de poser des actions pour leur cause. C’est le cas notamment du ministre Amadou Ba et de Doudou Diagne Diecko qui, selon le président des personnes en situation de handicap de Touba, posent des actes concrets en faveur de cette couche de la société. ‘’Nous attendons des efforts conséquents des autorités, notamment du ministre de la santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, mais aussi du maire de Touba, Abdou Lahad Ka qui ne se préoccupe jamais de notre sort au niveau de la commune où nous sommes. Les personnes vivant avec un handicap souffrent et c’est du ressort de l’État de les soutenir’’, a conclu Baye Saliou Ndiaye, le président de l’Association des personnes handicapées de Touba qui regroupe pas moins de 1500 membres dans le département. 

www.dakaractu.com

Politique sociale : Les personnes handicapées « déchirent » la RAC 2019 et parlent de diffusion de fausses données

En marge de l’atelier technique de validation de la revue annuelle conjointe pour l’année 2019, l’évolution de la politique économique et sociale du Sénégal a été à l’ordre du jour. Toutes les parties prenantes ont formulé, chacune en ce qui la concerne, des observations sur l’exercice de l’année civile 2018.  Ledit rapport a tout aussi reçu des amendements par les représentants des personnes handicapées. Yatma Fall qui est le président de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées, ne cache pas du tout sa déception en jetant un coup d’œil à cette revue périodique.  « Il y a eu beaucoup de confusions et de fausses données. Cela fausse le jeu dans ce sens que  le  rapport devrait  aider les décideurs à avoir les bonnes informations pour pouvoir intervenir », se désole-t-il. 

À l’en croire, on ne peut envisager l’émergence du Sénégal tout en ignorant les personnes souffrant de handicaps. « On doit mener une politique inclusive », martèle le président de la Fsaph. 

Dans le même registre, Yatma Fall marque toute sa désolation de constater qu’au Sénégal seul 50.000 cartes d’égalité des chances ont été produites sur une cible estimée à 5,9%, soit un million de personnes au moins, conformément aux données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.   

« Quand est-ce qu’on va résorber ce gab ? En 2019, aucune carte n’a été produite », fustige-t-il. 

S’agissant de l’éducation, le même constat qui a été fait sur le volet social  ressurgit. Yatma Fall regrette que  l’exclusion sociale continue de prévaloir au niveau du système scolaire. 

« Nos écoles, nos centres de formation n’ont pas été préparés à prendre en charge des apprenants handicapés. Les enseignants n‘ont pas aussi été préparés dans leur curricula de formation. Le matériel didactique utilisé à l’école également n’est pas toujours adapté aux handicapés ». 

Autant de manquements graves qui, selon le président de la Fsaph, ne seront pas prises en compte dans les mesures correctives. « Les mesures de correction vont occulter nos recommandations comme celle relatives  à la mise en œuvre effective de la loi d’orientation sociale. Pour que les décideurs puissent savoir où orienter leurs actions, il faut partager les bonnes informations ». 

Déjeuner/signature de convention de Partenariat entre Le British Council Sénégal & l’association Handicap.sn

Ce mercredi 11 septembre 2019, British Council & Handicap.sn  ont officialisé leur partenariat.

Cette cérémonie a vu la présence de M. Khadimou Rassoul TALLA, Président de ladite association et cinq de ses membres/bénéficiaires de cours d’anglais gratuits, qui ont débutés leur session le 19 août dernier, avant la signature de cette convention.

Avant le déjeuner, il y a eu une présentation des équipes des deux structures qui a par la suite débouchée sur un panel de discussion sous forme de questions/réponses portant sur l’association Handicap.sn, son historique, sa démarche et les objectifs avec l’ensemble du personnel du British Council y compris Madame Dawn LONG, Directrice British Council Sénégal.

Monsieur TALLA s’est employé à répondre avec le plus de clarté possible aux questions qui lui étaient adressées avec le soutien de ses membres .
La réponse à ces questions, a permis au personnel du British Council d’être non seulement enthousiaste mais également d’appréhender l’engagement et la motivation de jeunes handicapés à mutualiser leurs efforts pour changer la vision du handicap au Sénégal.

Après le déjeuner, le Président de l’association Handicap.sn M. Khadimou Rassoul TALLA et Mme Dawn LONG, Directrice du British Council Sénégal ont signé la convention de partenariat.

A la fin de cet évènement, le président de Handicap.sn a vivement remercié l’ensemble du personnel ainsi que la Directrice du British Council de l’opportunité fait aux personnes handicapées de suivre des cours d’anglais gratuits et de haut niveau, car la langue anglaise est capitale et indispensable de nos jours.

Khadimou Rassoul TALLA
Président de l’association Handicap.sn

Rwanda : Mise en circulation de bus adaptés aux handicapés

Les autorités rwandaises ont mis en place de nouveaux autobus jugés plus pratiques pour les personnes handicapées qui peuvent monter à bord et débarquer sans se faire aider, a appris APA, mardi à Kigali, auprès du ministère des Infrastructures.

Le communiqué ministériel publié à Kigali a indiqué que la Fédération rwandaise des coopératives de transport (RFTC) a acheté 11 bus en provenance de la Chine et qui ont été conçus pour permettre aux personnes handicapées de monter à bord.

La RFTC a investi environ 1,1 million de dollars pour piloter ce projet, dont l’objectif ultime est d’allouer plus de ressources et de desservir l’ensemble du pays.

« Nous voulons que les personnes handicapées commencent à bénéficier de transports en commun conviviaux et accessibles dans l’ensemble du système de transports en commun », a déclaré Louis Dodo Twahirwa, président du conseil d’administration de Jali Holdings Ltd, promoteur du projet.

Le ministre rwandais des Infrastructures, Claver Gatete a expliqué que la politique et la stratégie de transport public sont conçues pour assurer des services de transport public universels à tous les citoyens, sans distinction d’âge, de sexe, de caste, de croyance et de capacité à exercer des activités dans la société.

« Ces efforts devraient également garantir l’accès à tous les modes de transport pour les personnes infirmes, handicapées et âgées », a déclaré le ministre rwandais.

Actuellement, le secteur des transports représente environ 7% du PIB rwandais et 15% de la prestation totale de services, selon les estimations officielles.

Des rapports indiquent que la plupart des infrastructures de transport dans l’économie du pays ont connu une croissance continue depuis 1995 et que leur développement devrait se poursuivre avec la mise en place de programmes et de projets stratégiques.

Inclusion, Etat et RépubliqueInclusion, Etat et République

Evidemment, l’inclusion est un ensemble de pragmatiques méthodes actives et un performant réseau dynamique de bonnes pratiques exemplaires qui, malgré toutes leurs particularités et spécificités, rassemblent des personnes autour d’une cause noble à défendre appelée cause commune. Tout de même, l’inclusion est aussi une perpétuelle animation institutionnelle et organisationnelle de procédures techniques ainsi qu’une éternelle harmonisation constructive et productive de processus scientifiques qui, malgré toutes leurs différences et divergences, réunissent des gens autour d’un but essentiel à atteindre appelé but commun.
Par conséquent, au Sénégal, relativement à la valorisation socioprofessionnelle et à la promotion humaine du handicap ainsi qu’à la prise en charge socioéconomique et médicaux-psychologique de la vulnérabilité, se distinguent très facilement quatre axes ou domaines d’inclusion que sont : l’inclusion scolaire, l’inclusion sociale, l’inclusion universitaire et l’inclusion professionnelle.
Naturellement, en se référant à l’histoire et à la véracité des faits contemporains, la seule solution réelle efficacement pertinente à tout problème de toute personne en situation de handicap et/ou en situation de vulnérabilité demeure l’inclusion à laquelle le leadership de la personne handicapée elle-même reste toujours encore bien précieusement très indispensable. En conséquence, désormais au Sénégal, pour rétablir tous les handicapés du pays dans leurs droits sociaux et professionnels, pour éradiquer toute forme d’injustice et de discrimination négative dont subissent les agents handicapés en milieu public socioprofessionnel du fait de leurs types de handicap, il est obligatoirement urgent que l’Etat et la République fassent de l’inclusion qui prend en compte et en charge aussi bien le handicap que le vulnérabilité, un véritable fait politique et administratif qui, systématiquement, se met en œuvre de manière sérieusement permanente.
Scientifiquement, la République du Sénégal est le gouvernement du Peuple sénégalais, par le Peuple sénégalais, pour le Peuple sénégalais. Or, étant donné que les personnes en situation de handicap et/ou en situation de vulnérabilité font bien partie du Peuple sénégalais, la République ne doit désormais plus tolérer que tout ce qui est relatif à l’inclusion, au handicap ou à la vulnérabilité se coordonne et se gère en Service publique sans y associer les handicapés experts ou spécialistes, car tout ce qui se fait en service public pour les handicapés et sans les handicapés, surtout visuels titulaires de diplômes et de compétences, se fait non seulement contre toutes les personnes handicapées et contre l’inclusion, mais également contre l’équité en anéantissant tout principe d’intérêt général et d’utilité publique, régissant le mythe ou la sacralité de l’Administration publique sénégalaise. C’est pourquoi désormais, la République qui se veut très juste et très équitable, ensuite qui a en même temps le sacré devoir institutionnel de responsabiliser les handicapés visuels dans les projets d’inclusion, puis qui a simultanément la sérieuse obligation morale de valoriser tout agent handicapé dans les programmes d’inclusion et de promouvoir les agents handicapés dans les services gérant l’inclusion ou la vulnérabilité, reste encore urgemment bien priée d’opérationnaliser ce sacré devoir et cette sérieuse obligation parce que les agents handicapés visuels en ont vitalement besoin dans l’Administration publique sénégalaise.
Techniquement, l’Etat sénégalais est la rigoureuse expression de la réelle volonté générale des populations sénégalaises. En fait, la réelle volonté toujours exprimée avec abnégation par les personnes handicapées est la pleine jouissance de leurs droits socioprofessionnels, tout en bénéficiant humainement d’une considération sociale en société sénégalaise, d’une considération politique en milieu politique ou d’une considération professionnelle en service public. Raison pour laquelle l’Etat, qui se veut très républicain et qui a la pleine responsabilité de valoriser toute personne handicapée, est urgemment demandé de matérialiser cette valorisation, car jusque-là au Sénégal, les handicapés visuels, malgré leur profit et leur engagement, n’ont jamais eu une promotion en service public, une valorisation au sein de l’Etat ou un poste de responsabilité au sein de la République.
Pratiquement, les ennemies de l’inclusion du handicap en milieu professionnel et de l’inclusion de la vulnérabilité en milieu social deviennent soit ceux qui conçoivent pour les handicapés sans les handicapés experts, demeurent soit ceux qui planifient pour les handicapés sans les handicapés spécialistes, restent soit ceux qui réfléchissent au nom ou à la place des handicapés sans les handicapés connaisseurs, semblent surtout ceux qui, pour légitimer leurs actions ou leurs activités, invitent les handicapés afin de vouloir les réduire à des simples figurants. Alors ceux-là, d’une manière ou d’une autre, à travers leurs actes, se servent regrettablement des handicapés, mais ne servent malheureusement jamais les handicapés.
Concrètement, afin qu’il ne puisse y avoir aucun ennemie de l’inclusion en société sénégalaise et surtout en service public utilisateur, l’Etat et la République doivent désormais rendre obligatoirement l’inclusion à n’importe quel agent handicapé ayant de l’expertise ou de la spécialité, ou bien tout simplement la confier impérativement aux handicapés visuels titulaires de diplômes et de compétences.

Madiagne FALL 
Handicapé visuel en service 
au ministère de l’Education nationale