Top 5 des célébrités du continent qui vivent avec un handicap!

Plusieurs célébrités vivent avec des handicaps. Certaines d’entre elles ont eu des accidents par contre d’autres sont nées avec. Pour beaucoup d’entre elles, leur handicap ne les a pas empêchés de réussir dans la vie.

Il s’agit entre autre de l’Ivoirien Joss Kezo, du couple malien Amadou et mariam, de Sidiki Diabaté, de Gohou Michel et Ismël Isaac, ces stars qui ont bravé leur handicap pour briller.

1-Joss Kezo

Joss Kezo est un artiste reggae des années 90. Son père, à cause de son handicap, s’était opposé à sa carrière d’artiste. Mais au fil des années, il a réussi à se faire une place au soleil.

2-Amadou et Mariam

Amadou et Mariam est un duo de chanteurs qui a une renommée internationale. Amadou a perdu la vue à l’âge de 16 ans à cause d’un trachome mal soigné, et sa compagne Mariam à 5 ans suite à la rougeole. Néanmoins, ce handicap n’a pas été un obstacle dans leur carrière.

3- Sidiki Diabaté

Cet homme vit avec un handicap que beaucoup de fans ignorent, il lui manque un doigt sur sa main droite. Plusieurs fois indexé pour ça, aujourd’hui il fait la fierté de l’Afrique via l’héritage que son père lui a légué, la kora.

4-Gohou Michel

Gohou Michel est né avec une malformation physique. Du fait de son handicap, il a vécu son handicap en marge de la société. Pour vaincre son mal, il a intégré un groupe théâtral à Abidjan.

Aujourd’hui Gohou Michel est l’un des comédiens les plus appréciés d’Afrique pour avoir tourné plusieurs films avec des comédiens reconnus sur la scène internationale.

5-Ismaël Isaac

Ismaël Isaac est un artiste chanteur ivoirien reconnu sur le plan international. A l’âge de deux ans, ismaël est terrassé par la polio, d’où son handicap qui ne l’empêche pas de faire ses prouesses partout dans le monde.

Troubles du langage : Une appli pour vous exprimer

CommunicoTool lance un nouvel outil de communication intuitif pour défier les troubles du langage : Advanced

Après avoir conçu les applications mobiles « CommunicoTool » versions 1 et 2, la société CommunicoTool s’est lancée un nouveau défi et vient de mettre en ligne « Advanced », une nouvelle application cette fois-ci dédiée aux personnes sans difficultés cognitives qui ont des troubles du langage, et qui ne peuvent pas, ou plus, s’exprimer par la voix. Nous sommes allés à la rencontre de Nathalie Duchastel, responsable commerciale de CommunicoTool.

Pouvez-vous nous rappeler en quelques mots en quoi consiste CommunicoTool ?
CommunicoTool est une application qui a pour but de faciliter le quotidien des personnes ayant des troubles du langage et de les aider dans leurs apprentissages. Nous sommes sur une seconde version de cet outil de communication, qui s’appelle désormais CommunicoTool 2.
Avec CommunicoTool 2, on travaille sur un son avec une image représentative ou un pictogramme, et on va associer des pictogrammes pour former des phrases. Cette application peut être utilisée par des personnes ayant des problèmes cognitifs, et donc ne vise pas le même public que l’application Advanced, qui elle est destinée à des personnes ne pouvant pas parler mais ayant toutes leurs facultés cognitives.

CommunicoTool 2 qui s’adresse aux personnes ayant des troubles du langage et plus particulièrement :

– Aux personnes aphasiques : Des personnes qui ont su parler et qui certaines raisons ne savent plus parler ou ont des difficultés pour le faire. Par exemple suite à un AVC (Accident vasculaire cérébral), des lésions cérébrales, des tumeurs cérébrales, des opérations du cerveau…

– Aux personnes dysphasiques : Des personnes qui n’ont jamais pu parler et qui vont pouvoir apprendre plus facilement à utiliser le langage grâce à l’application. Cela peut concernant des enfants ou adultes avec autisme, des personnes déficientes intellectuelles ou avec une trisomie 21, et de nombreuses autres pathologies.

CommunicoTool 2 est accessible sur App Store et Android, sur tablette ou sur un grand téléphone car il faut suffisamment de surface pour l’aspect tactile de l’application. Elle est téléchargeable pour le prix de 99 euros, avec la possibilité de l’essayer gratuitement pendant un mois, sans obligation d’achat.

Advanced est donc votre toute nouvelle application. De quoi s’agit-il plus précisément ?
Advanced est une application destinée aux personnes souffrant de syndrome d’enfermement dans leur corps ou locked-in syndrome, de sclérose latérale amyotrophique également appelée maladie de Charcot en phase débutante. Advanced peut aussi convenir à certaines personnes ayant fait des AVC (Accident Vasculaire Cérébrale).
Cette application s’adresse donc à des personnes qui ont d’importantes difficultés pour s’exprimer avec leur voix, des troubles du langage, mais qui ont toutes leurs facultés cognitives. Ce sont des gens qui savent lire et écrire, et qui comprennent les choses tout à fait normalement.

Comment ça marche concrètement ?
Nous proposons deux modes à travers cette application : un mode parlé et un mode écrit.

– Un mode parlé pour communiquer en direct. Vous choisissez des mots et l’application les prononce. C’est un moteur de prédiction intelligent qui va, en fonction de ce que vous écrivez, apprendre de vos habitudes de langage. Il va aussi apprendre des mots que vous utilisez le plus fréquemment. Au fil de l’utilisation de l’application, il va ainsi devenir de plus en plus intelligent – c’est ce qu’on appelle du Learning-machine – pour être au plus près de ce que vous avez l’habitude de dire et de votre façon de vous exprimer, dans le langage et le vocabulaire choisi. C’est un plus par rapport à ce que l’on peut avoir aujourd’hui sur les Smartphones : un système qui s’adapte à la majorité des gens. Advanced s’adapte à chaque personne individuellement à partir de ses habitudes observées. Si par exemple j’écris plusieurs fois à l’aide de l’appareil : « Bonjour Monsieur Paul », le moteur de prédiction a appris cette expression et va par la suite me proposer automatiquement « Monsieur Paul » dans les choix de mots. Après vous avez la possibilité, pour minimiser les gestes que vous allez faire pour taper sur l’écran, d’utiliser l’historique et de retrouver les phrases que vous avez déjà émises et de les réémettre en un clic. Vous pouvez aussi de choisir des phrases favorites. Par exemple on emploie souvent l’expression : « Comment allez-vous ? ». Il suffit d’aller dans les réglages pour l’inscrire en phrase favorite.

L’application comporte aussi un mode « Urgence » qui permet d’émettre un son pour signaler qu’il y a un souci aux gens qui vous entourent. Il est également possible d’écrire des phrases d’urgence. Par exemple : « Attention, je suis allergique à l’arachide » lorsqu’on vous apporte quelque chose à manger.

– Un mode écrit : Vous pouvez écrire un texte, qu’il vous est ensuite possible soit de copier dans un presse-papier pour pouvoir l’ajouter à un autre que vous avez écrit par ailleurs ; soit d’envoyer par email ; soit d’envoyer par sms. Ou éventuellement simplement lire à voix haute le texte qui a été écrit.

Comment les mots « anticipés » par le moteur de prédiction arrivent-ils sur l’écran ?
Vous pouvez « feuilleter » le contenu de l’application en glissant de droite à gauche sur la tablette. Si c’est un mot courant vous le trouverez en principe rapidement, de même si c’est un mot que vous utilisez souvent. Si c’est un mot moins courant, vous pourrez le trouver en tapant sa première lettre, puis les lettres suivantes si besoin. Si le mot n’existe pas ou n’existe pas encore dans la base de données, vous pourrez le taper directement dans la barre créée à cet effet.
Concernant les verbes, ils vont se conjuguer automatiquement, donc il prononcera bien « j’arrive ».

Peut-on choisir la voix utilisée ?
Bien sûr. Vous pouvez choisir la voix utilisée parmi des voix de femmes et des voix d’hommes, et régler la vitesse de diction de ces voix.

Beaucoup d’autres paramètres de réglages sont disponibles : l’apparition des mots par ordre de pertinence ou par ordre alphabétique. Vous pouvez leur donner un fond coloré pour que ce soit plus visible, changer la taille de la police, afficher plus ou moins de nombres sur la grille en fonction de vos capacités de vision notamment. Vous pouvez aussi changer de langue : l’application propose le français, l’anglais et l’allemand.

Comment peut-on se procurer cette application ?
Pour le moment cette application est disponible uniquement sur App Store (pas sur Android). Vous pouvez la télécharger gratuitement pour un mois, le temps de l’essayer, et au terme de ce délai, vous pourrez l’acquérir définitivement pour le prix de 99 euros. Actuellement nous sommes en prix de lancement à 59,99 euros.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
L’intérêt d’Advanced, c’est qu’elle va vraiment être le reflet de vous-même à partir de votre vocabulaire et ce de manière intuitive. Derrière ce travail-là, c’est un docteur en traitement automatique des langues (Docteur TAL) qui a mis au point cette application par le biais d’algorithmes : il s’agit de Charlotte Rose.

Stephen Hawking, professeur mondialement connu, aujourd’hui presque totalement paralysé à cause d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA), a développé avec Intel un système lui permettant de communiquer grâce à la détection des mouvements de son visage, transmis ensuite à un ordinateur d’assistance. Cela lui a longtemps permis de continuer à donner des conférences sur des sujets scientifiques très pointus. Or ce système, qui est en cours de développement, vaut environ un million d’euros. À notre échelle, nous avons réfléchi à une manière de créer un système approchant mais qui reste très abordable.

Nous pourrions peut-être approcher un peu plus de ce qu’a fait Stephen Hawking, dans le sens où Advanced peut apprendre votre vocabulaire. Donc si vous avez été médecin autrefois, vous rencontrez beaucoup d’amis et confrères médecins, vous utilisez des mots de médecine… le moteur de prédiction va progressivement apprendre tous ces mots-là. Et cela peut s’appliquer à n’importe quel autre domaine spécifique, scientifique ou non.

Plus d’infos sur : http://communicotool.com/fr/advanced/

En photo : Nathalie Duchastel, responsable commerciale de CommunicoTool – Troubles du langage.

France : un haut fonctionnaire « handicap » dans chaque ministère

Parce que le gouvernement réaffirme que le handicap est l’une des priorités de son quinquennat, il organisait dès le 20 septembre 2017 son premier Comité interministériel du handicap (article en lien ci-dessous). Edouard Philippe lançait à l’occasion un travail approfondi qui doit déboucher sur des plans d’action ministériels d’ici le début de l’année 2018. Il affirme vouloir en assurer le suivi en « réunissant le CIH chaque année et en évaluant l’impact des actions sur les indicateurs d’inclusion des personnes en situation de handicap ». Il a demandé à Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, de coordonner la préparation du plan d’action interministériel pour 2018-2022.

Un haut fonctionnaire dans chaque ministère

Pour ce faire, le Premier ministre, via une circulaire datée du 23 octobre 2017 (en lien ci-dessous), demande à chaque ministre de désigner au sein de son secrétariat général un« haut fonctionnaire en charge du handicap et de l’inclusion », qui aura pour responsabilité de définir et de mettre en œuvre la politique en matière d’accessibilité universelle et de handicap. Il « doit être en mesure d’animer des échanges au sein du comité des directeurs de votre ministère et de vous rendre compte personnellement », précise Édouard Philippe à l’intention de Sophie Cluzel. Pour l’exercice de cette mission, « doivent être privilégiés les fonctionnaires dont l’autorité et la compétence seront reconnues, et notamment les membres relevant des corps d’inspection ».

Avant le 10 novembre 2017

Ce haut fonctionnaire coordonnera les travaux permettant de dresser l’état des lieux en matière de prise en compte du handicap dans l’ensemble des politiques, et, au sein de son propre ministère, la préparation et le suivi des décisions des comités interministériels du handicap. Il sera également chargé, pour chaque projet de loi, de réaliser de manière systématique la fiche « diagnostic-handicap » prévue en 2012 par Jean-Marc Ayrault mais jamais mise en oeuvre. Le Premier ministre fixe un délai pour cette désignation : avant le vendredi 10 novembre 2017. La liste des fonctionnaires sera rendue publique.

Les élus se mobilisent

Il répond ainsi en partie à la demande de l’Association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) qui réclamait, entre autres, pour assurer l’inter ministérialité effective sur cette question, de nommer un référent handicap-accessibilité dans chaque ministère mais également dans chaque  collectivité territoriale (article en lien ci-dessous). Créée en septembre 2017, elle réunit élus et membres de la société civile sensibilisés à cette question avec l’objectif de faire bouger les lignes…

Lire la circulaire du 23 octobre :   circulaire du 23 octobre 2017

« Ce volontariat auprès des enfants en situation de handicap a transformé ma vision de l’éducation »

Alexandra est volontaire de Solidarité Internationale au centre Estel au Sénégal, une structure qui accueille une trentaine d’enfants en situation de handicap. Elle nous raconte son quotidien et les raisons de son engagement.

Pourquoi t’es tu engagée ?

Ce n’était pas du tout au programme mais c’est une opportunité que j’ai saisie. Après avoir décidé de changer de carrière, j’ai choisi de faire du bénévolat. C’est là que j’ai décidé de partir au Sénégal pour 3 mois au sein du Centre Estel qui accueille aujourd’hui près de 34 enfants en situation de handicap mental : autisme, trisomie 21, psychose et déficiences mentales profondes. A l’issue de ces trois mois en tant que chargée administrative et financière, j’ai décidé de poursuivre. J’aime le côté polyvalent de cette mission : je fais de l’administratif, du management de projet, des ressources humaines… C’est bien de faire des choses transversales. On a plus de capacité à promouvoir la tolérance. On porte la vision d’une éducation plus inclusive.

Pourtant, tu n’avais jamais travaillé dans le domaine du handicap auparavant.

Oui mais je n’y étais pas insensible. Au contact de l’équipes d’éducateurs, j’ai d’abord beaucoup observé comment les éducateurs s’y prenaient, j’ai vu la qualité de leur accompagnement, cette attention portée à chacun. Petit à petit on apprend à connaître chaque jeune, leurs besoins, leurs problématiques, la prise en charge spécifique dont ils ont besoin. C’est une expérience très riche qui apprend à être patient, tolérant.

Est-ce que cette expérience a changé ton regard sur le handicap ?

Quand on est en immersion chaque jour dans une structure, on prend conscience de l’exclusion à laquelle font face ces enfants et l’absence de prise en charge qui en découle. Qu’on soit en France ou au Sénégal, le handicap mental est mal accepté par la société. Mais au Sénégal, il y a beaucoup de croyances qui entourent le handicap : on considère que c’est une malédiction. L’exclusion est très marquée et donc il y a un manque criant de structures adaptées. A Dakar, il doit y avoir une dizaine de structures seulement. Les structures publiques n’ont pas assez de moyens. De nombreux enfants en situation de handicap se retrouvent donc isolés sans prise en charge.

En bref, comment décrirais-tu le centre Estel ?

Le Centre Estel offre un espace de socialisation. Les enfants participent à diverses activités : apprentissage de base, alphabétisation et numération, activités artistiques, sports et autres activités ludiques. On s’adapte aux besoins de chaque enfant. Certains parents sont surpris des progrès accomplis. Au-delà de l’apport pour l’enfant, c’est une vision de l’éducation qu’on défend au quotidien, où chacun a sa place.

 

Images d’une activité réalisée en octobre au Centre Estel : Découverte de l’Escalade avec le partenaire « Le mur des Lézards » :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES UNIVERSITAIRES APPELÉS À UN RENFORCEMENT DE CAPACITÉS SUR LA QUESTION DU HANDICAP

Saint-Louis, 20 oct (APS) – Le personnel universitaire doit davantage se familiariser avec la question du handicap en vue d’intégrer cette problématique dans les enseignements, a laissé entendre, vendredi, à Saint-Louis, le directeur de l’UFR des Sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger (UGB), le professeur Mbissane Ngom.
Dans cette perspective, il a souligné l’importance du renforcement des capacités académiques et institutionnelles du personnel universitaire en matière de droits des personnes en situation de handicap.
De cette manière, la situation de cette catégorie de la population sera mieux prise en compte dans les enseignements dispensés, a-t-il indiqué lors d’un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités du personnel de l’UGB.
Des responsables de l’ONG OSIWA et de l’antenne sénégalaise de Handicap International participaient à cet atelier, de même que des enseignants, médecins et magistrats, entre autres.
De l’avis du professeur Ngom, cet atelier devrait permettre aux enseignants-chercheurs d’acquérir « des connaissances et compétences pratiques et les inciter à travailler sur les questions relatives aux droits des personnes vivant avec un handicap’’.
Selon lui, il s’agira ainsi de préparer les enseignants à prendre en charge un enseignement des droits des personnes vivant avec un handicap à l’Université Gaston Berger.
A l’issue de la rencontre, des productions scientifiques sont attendues sur cette problématique, en vue d’approfondir la compréhension des droits des personnes vivant avec un handicap, pour mieux sensibiliser la communauté universitaire à la problématique des personnes vulnérables.
Cet atelier, qui prend fin samedi, vise à renforcer l’engagement de l’UFR des Sciences juridiques et politiques de l’UGB sur cette question, pour à terme développer et introduire un module de formation sur les droits des personnes vivant avec un handicap dans les programmes d’études universitaires.
BD/BK

Avec 799 466 personnes vivant avec un handicap : le Sénégal loin de résoudre l’équation de l’inclusion sociale

L’inclusion sociale n’est pas effective au Sénégal. C’est le constat de la spécialiste principale en développement de la Banque mondiale, Safiétou Djamila Guèye. Cette dernière qui s’est penchée sur le sujet lors de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté a conclu que, malgré les discours engagés, le Sénégal a du chemin à faire, surtout concernant les couches les plus vulnérables de la société.

Malgré la promulgation en 2010 de la loi d’orientation sociale, le Sénégal a du mal à résoudre l’équation de l’inclusion sociale. En effet, les observations soulevées par Safiétou Djamila Guèye pointent le doigt sur les carences de notre pays en matière de prise en charge des personnes les plus vulnérables de la société.
En effet, la spécialiste qui note des avancées notoires dans ce domaine,  notamment avec le lancement des bourses familiales, la carte d’égalité des chances, l’école des aveugles, entre autres, beaucoup de chemin reste à faire.
A en croire Mme Guèye, le recrutement dans la fonction publique des personnes vivant avec un handicap se fait attendre alors que 15% des recrutements étaient alloués à cette catégorie. S’y ajoutent les retards notés dans la distribution de la carte d’égalité des chances qui ne bénéficie, pour l’instant, qu’à 35 000 personnes en lieu et place des 50.000 initialement retenues.
Dans la création des structures pour cette couche vulnérable de la société, notre pays n’a pas encore réussi à atteindre la norme des standards internationaux car, les établissements existant au Sénégal ont du mal à jouer pleinement leur rôle à cause du manque de financement et/ou de main d’œuvre.
Pour Mme Guèye, «le handicap ne doit pas être considéré comme une variable sociale dont la résolution reste confinée au principe de solidarité et d’entraide mais plutôt comme une variable de développement de réduction de la pauvreté, dans la justice et l’équité».

Plus de 2000 malades mentaux dans les hôpitaux sénégalais (psychiatres)

La célébration, ce mardi 11 octobre 2017, de la journée dédiée à la maladie mentale, a permis d’en savoir plus sur le nombre de malades mentaux que comptent les hôpitaux du pays.

Aida Sylla, professeur de psychiatrie et chef de division de la santé mentale, a saisi l’occasion pour inviter les familles à « intégrer et accepter les malades en leur sein ». Car, « il y a un nombre important de malades mentaux au Sénégal. Nous comptons plus de 2000 patients au niveau des différents hôpitaux et avec des cas différents », souligne la spécialiste dans le quotidien L’Observateur.

Toutefois,  maladie mentale peut ne pas être synonyme de violence et d’agression. Ainsi donc, « les malades mentaux qui sont calmes peuvent rester dans leurs familles car ils sont victimes de dépression qui ne les pousse pas à faire des dégâts, ils peuvent prendre des traitements à la maison », recommande Aida Sylla.

« Il y a des moments où le malade a besoin de sa famille », fera-t-elle constater à l’endroit des proches qui encadrent les malades mentaux dans les familles.

Khadimou Rassoul Talla, président de l’Association Handicap.sn « Nous voulons qu’on donne la carte d’égalité des chances à tout le monde »

Le Sénégal a célébré hier la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Sur ce, Mame Safiétou Djamil Gueye, spécialiste principale en développement social de la Banque mondiale, a animé à Dakar un panel sur le thème : « Inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap ».

« Nous avons noté des progrès mais  il reste beaucoup de choses à faire, surtout la loi d’orientation sociale sur les personnes vivant avec  un handicap », a déclaré le président de l’association handicap.sn,  Khadimou  Rassoul Talla. Pour lui, si on ne vote pas  cette loi, le décret  ne peut pas être effectif. Sur les dix décrets d’application, il y en a seulement deux qui ont été signés, à savoir la carte d’égalité de chances.  A l’en croire, sur ce dernier point, il y a des problèmes car lors du lancement de la carte d’égalité  des chances le 30 avril 2015, le Président de la République avait dit que 50.000 cartes seront  données d’ici 2017. Actuellement, moins  de 36. 000  ont  été  distribuées. Se basant  sur  le rapport  de l’ANSD, Khadimou  Rassoul a indiqué que  le taux de personnes vivant avec un handicap est de 5,9%, environ 850.000, voire  900.000 handicapés. « Si on donne seulement à 50.000 personnes, c’est une autre forme de discrimination. Nous voulons qu’on donne la carte à tout le monde », a-t-il martelé. Pour ce dernier,  il faut que l’on revoie « nos » stratégies car il y a un manque de volonté politique vis-à-vis des personnes handicapées. Concernant le recrutement dans la fonction publique de 2013, M. Talla  a avancé  que  sur les 5592 personnes recrutées, il y avait environ 20 handicapés. Actuelle, dans la base de données du projet sur l’emploi des personnes  handicapées de l’ONG handicap international, il y a plus de 500 personnes handicapées qui sont à la recherche d’une fonction.

5,9% souffrent d’handicap au Sénégal

D’après Mame Safiétou Djamil Gueye, spécialiste principale en développement social de la Banque mondiale, animatrice  du panel sur le thème : « Inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap », le sens de l’innovation et l’esprit d’entreprise peuvent aussi contribuer à aider les personnes vivant avec un handicap à sortir de la pauvreté et de l’exclusion. Ainsi, elle a noté qu’au Sénégal, sur une population de 13 508 715 habitants (ANSD, RGPHAE, 2013), la prévalence du handicap est de 5,9%, ce qui signifie que 59 Sénégalais sur 1000 souffrent d’un handicap quelconque. Les femmes sont plus concernées. Les handicaps moteur et visuel étant les plus répandus avec 1,5%. Toutefois, dira Mme Gueye, l’exclusion sociale basée sur des attributs peut entrainer une diminution du statut social, l’accès à l’emploi et aux services de participation à la prise de décision aux niveaux local et national. La société actuelle crée de nouveaux exclus et surtout de nouveaux vulnérables en fonction des conditions de vie, d’apprentissage et d’éducation qui entourent les plus jeunes. Et d’ajouter que cette vulnérabilité accrue affecte ceux qui étaient auparavant intégrés, mais aussi ceux qui n’ont pas encore commencé leur processus d’insertion sociale et professionnelle. Au-delà de la volonté politique affichée par le Chef de l’Etat et son gouvernement, l’applicabilité demeure toujours problématique avec la non-prise en compte effective de la personne vivant avec un handicap dans les différentes politiques élaborées et mises en œuvre par l’État. Selon  elle, le sens de l’innovation et l’esprit d’entreprise peuvent  contribuer à aider les personnes vivant avec un handicap à sortir de la pauvreté et de l’exclusion. « Au Sénégal, les personnes handicapées se sont organisées en différentes associations. Elle revendiquent une plus grande participation aux processus politiques et à la prise de décision, a une meilleure inclusion et considération de leurs droits », a conclu la spécialiste principale en développement social.

Zachari BADJI (www.rewmi.com)

12 déficients mentaux tués dans la région de Tambacounda

La situation des malades mentaux à travers le pays n’émeut personne. C’est en effet, l’avis de Mamadou Camara, président de l’Association pour le suivi et l’assistance des malades mentaux (Asam) qui dénonce par ailleurs, la mort de 12 malades mentaux entre 2013 et 2017. Sans pour autant que leur sort n’éveille la conscience collective ni n’attire l’attention des autorités étatiques.

En marge de la journée mondiale de la santé mentale, ce mardi 10 octobre, il a dénoncé que Tambacounda dans le cadre de la prise en charge de cette catégorie de malades à l’échelle nationale, soit à la traîne. Dans la mesure où sur 67 déficients mentaux errants et 83 autres confinés dans des domiciles, la capitale de l’Est ne bénéficie d’aucun Centre psychiatrique où ils pourraient recevoir de soins adéquats.

“L’Hôpital de Tambacounda est le principal problème, aujourd’hui le Directeur a déposé une demande d’affectation pour des raisons de sécurité parce que 12 malades mentaux sont tués entre 2013 2017. La dernière en date, remonte à trois semaines”, a rappelé Mamadou Camara.

Aussi, le Président de l’Asam a décrié le “manque d’enquête approfondie sur ces cas de décès de malades mentaux. Les autorités  judiciaires et sanitaires se limitant seulement, à l’autopsie pour déterminer le genre de mort”.
“Les corps auraient pu être acheminés à Dakar pour les besoins d’une enquête approfondie (relever les empreintes pour identifier la victime et déterminer s’il s’agit d’un étranger ou pas)”, plaide Mamadou Camara. D’autant plus que dit-il, s’il s’agissait d’une personne saine d’esprit, on lui aurait consacré toutes les diligences nécessaires, martèle-t-il.

Actusen.com

Le centre Talibou Dabo sera érigé en une structure de référence d’ici un an

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé mardi après-midi que le Centre d’éducation et de réadaptation pour enfants handicapés physiques Talibou Dabo sera réhabilité d’ici un an pour devenir une structure de référence au même titre que les meilleurs établissements de ce genre dans le monde.

« Nous sommes au mois d’octobre 2017, normalement, en octobre 2018, la structure doit être une structure de référence, c’est-à-dire une structure qui doit pouvoir normalement compétir avec les structures de ce genre dans tous les pays du monde », a-t-il promis.

Abdoulaye Diouf Sarr effectuait ainsi une visite au centre Talibou Dabo pour s’enquérir de sa situation et s’entretenir avec le personnel sur ses préoccupations et difficultés.

Une initiative largement saluée par la directrice du centre, le docteur Isseu Tall, qui a rappelé que c’est la première fois depuis 2008 qu’un ministre de la Santé vient visiter le centre.

Elle a saisi l’occasion pour exposer au ministre les nombreux problèmes auxquels sa structure reste confrontée depuis plusieurs années. Elle a par exemple cité l’absence de statut, signalant l’existence d’un projet dans ce sens initié par l’ancien ministre de la Santé, mais qui reste à être finalisé.

« Il y a également le problème des ressources humaines avec un bon nombre du personnel payé par le centre avec des sommes modiques et un manque criant de personnel spécialisé pour répondre aux exigences de la prise en charge d’enfants handicapés », a-t-elle ajouté.

Mme Tall regrette en outre que les travaux de construction des nouveaux bâtiments traînent toujours depuis quatre ans, alors qu’ils étaient initialement prévus pour durer dix huit mois.

Ce qui explique, selon elle, le fait que les enfants n’ont pas accès à leurs salles de classe ou encore que leurs soins se font en dehors de leur établissement.

Pour le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, tous ces maux dont souffre actuellement le centre Talibou Dabo, ne seront qu’un mauvais souvenir dans un avenir proche.

« Il faut qu’on y travaille tous les jours et le cabinet va m’aider à mettre en place un comité de pilotage du projet de transformation de Talibou Dabo », a-t-il souligné.

A l’en croire, ce projet va impliquer « le statut, le personnel, les infrastructures, les équipements, l’extension et même la communication ». « Il faut à la face du monde, communiquer pour montrer que Talibou Dabo est une structure attrayante », a-t-il exhorté.

Talibou Dabo reçoit quelque 200 pensionnaires dont l’âge varie de 3 à 17 ans.

Mais en dehors de ces pensionnaires, le centre est ouvert aux enfants de l’extérieur mais également aux adultes de la banlieue, compte tenu de son statut de centre social.