Née sans jambes, Kanya devient mannequin lingerie

L’his­toire de Kanya Sesser aurait pu être tragique, elle est magni­fique. Cette jeune femme de 23 ans est née sans jambes en Thaï­lande. Aban­don­née par ses parents devant un temple boud­dhiste, Kanya est adop­tée à l’âge de cinq ans par un couple d’amé­ri­cains qui l’em­mène vivre à Port­land.

Toute son enfance et son adoles­cence, Kanya s’est battue pour ne pas se lais­ser abattre. La jeune femme refuse par exemple de passer sa vie en fauteuil roulant et se déplace exclu­si­ve­ment en skate ou sur les mains.

Une atti­tude combat­tive et posi­tive qui lui a valu derniè­re­ment de se faire remarquer par l’in­dus­trie de la mode.

Selon le Daily Mail, qui est parti à la rencontre de Kanya à Los Angeles, où elle vit désor­mais, la jeune femme gagne approxi­ma­ti­ve­ment 1000 dollars par jour en posant pour des marques de sports­wear aussi pres­ti­gieuses que Billa­bong, Nike ou Rip Curl Girl.

Kanya, qui s’en­traine égale­ment très dur pour parti­ci­per aux prochains jeux para­lym­piques d’hi­ver en 2018 en Corée du Sud, explique combien sa nouvelle acti­vité lui donne confiance en elle : « Ces photos sexy montrent ma force, confie-t-elle. J’adore me faire de l’argent comme ça et j’aime montrer aux gens que la beauté peut-être diffé­rente ! »

« LA PROTECTION SOCIALE DANS LE CADRE DE LA CARTE D’EGALITE DES CHANCES »

« LA PROTECTION SOCIALE DANS LE CADRE DE LA CARTE D’EGALITE DES CHANCES »

A l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de la Justice Sociale, Special Olympics Sénégal, en partenariat avec la Direction Générale de l’Action Sociale (DGAS) et l’Ecole Nationale des Travailleurs Sociaux Spécialisés (ENTSS) a organisé une conférence sur le thème de « La protection sociale dans le cadre de la Carte d’Egalité des Chances ».

La conférence a été ouverte par le mot de bienvenue, d’Assane Ngom, Président du Conseil des Athlètes de Special Olympics Sénégal, suivi de l’introduction de Rajah Sy, Directrice Nationale. Cette dernière a informé l’assistance que la Journée Mondiale de la Justice Sociale est fêtée depuis 2009, sous l’impulsion des NationsUnies qui l’a fixée au 20 Février. Les Nations-Unis définissent la justice sociale comme étant « fondée sur l’égalité des droits pour tous les peuples et la possibilité pour tous les êtres humains sans discrimination de bénéficier du progrès économique et social partout dans le monde. Promouvoir la justice sociale ne consiste pas simplement à augmenter les revenus et à créer des emplois. C’est aussi une question de droits, de dignité et de liberté d’expression…, ainsi que d’autonomie économique, sociale et politique. » En faisant une synthèse des activités offertes par Special Olympics, la Directrice Nationale a rappelé que Special Olympics œuvre au quotidien pour la Justice Sociale.

Le conférencier, Souleymane Diop, Directeur de la Division de l’Intégration et le Modérateur, Mamadou Lamine Faty, Directeur de la Promotion et de la Protection des Personnes Handicapées, tous deux de la Direction Générale de l’Action Sociale (DGAS) ont éclairé le public sur les modalités de la mise en œuvre de la CEC. Souleymane Diop a tout d’abord informé l’assistance de la mission et des différents services qui composent la Direction Générale de l’Action Sociale ainsi que des actes importants et souverains posés par l’Etat du Sénégal envers les personnes handicapées. II a notamment cité, la ratification en 2010 de la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDHP), le vote en 2010 de la Loi d’Orientation Sociale (LOS), la signature en 2012 du 1er Décret d’Application de LOS relative à la Carte d’Egalité des Chances et à l’Education Spécialisée et la rédaction en 2014 du Rapport Initial sur le Handicap.

La Carte d’Egalité des Chances, nominative et expressément réservée aux personnes porteuses de handicap, est obtenu après dépôt d’un dossier auprès de la Commission de délivrance. Les pièces à fournir sont les suivantes : lettre manuscrite adressée à Madame le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, copie légalisée de la Carte Nationale d’Identité, Certificat de Résidence, 2 photos d’identité, Certificat d’Invalidité délivré par un médecin agréé (ce certificat permet d’obtenir le Certificat d’handicap). Pour les enfants mineurs, le dossier comprendra également un extrait de naissance ainsi que la copie légalisée de la Carte Nationale d’Identité d’un des parents.

Les détenteurs de la CEC peuvent bénéficier des sept avantages suivants : santé, réadaptation (appareillage), éducation, formation, emploi, transports et finances. Cependant, pour le moment, la santé et les finances sont les seuls avantages disponibles. Pour cela, le détenteur de la CEC doit se faire enrôler auprès de la Mutuelle de Santé de sa commune, avant de pouvoir bénéficier des soins de santé gratuits. Certains détenteurs de la CEC bénéficient également, sous certaines conditions, de l’avantage Finances grâce à la Bourse Familiale.

Le Service Départemental de l’Action Sociale de Dakar a profité de cette tribune pour annoncer qu’une journée d’enrôlement pour la CEC sera organisée dans les prochaines semaines.

Le public venu nombreux a fait par des dysfonctionnements relevés dans la production et la distribution des CEC, mais a également salué les progrès accomplis et les actions positives menées par la DGAS.

Au cours de cette conférence, Special Olympics Sénégal a pu remettre une quarantaine de Cartes d’Egalité des Chances, dont les dossiers avaient été déposés par son intermédiaire.

Les femmes handicapées veulent plus d’autonomie

Les femmes handicapées veulent plus d’autonomie

Elles n’ont pas été en reste dans la célébration de la journée internationale des droits de la femme. Celles vivant avec un handicap ont marqué hier cette fête par une exposition des différents produits qu’elles façonnent. Elles ont montré leur savoir-faire. Une façon de dire aux Sénégalais qu’elles font partie intégrante de la société.

La Présidente du comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées de dire qu’elles sont doublement vulnérables, mais très bien organisées. Ndèye Daga Guèye a soutenu qu’elles sont en train de se battre pour le respect de leurs droits. ‘’La carte d’égalité des chances est en train d’être distribuée. C’est un acquis que nous avons déjà. Mais c’est un seul décret qui instaure cette carte. Nous sommes en train de mener le combat pour que les autres décrets puissent sortir et qu’on puisse les mettre en œuvre. Parce que nous voulons être plus autonomes’’, a expliqué Mme Guèye.

3 édition de la semaine nationale du handicap : Les Personnes handicapées attirent l’attention des pouvoirs publics

3 édition de la semaine nationale du handicap : Les Personnes handicapées attirent l'attention des pouvoirs publics
La troisième édition de la semaine nationale des personnes handicapées devant prendre fin le 8 décembre prochain s’est débutée ce samedi 3 décembre à Guédiawaye sous le thème de «renforcement et articulation des programmes de filets sociaux» avec la présence de Madame Khadidiatou Alainchard Gueye, directrice action sociale et Yatma Fall, président de la Fédération des personnes handicapées.
La journée internationale des personnes handicapées est instituée le 3 décembre de chaque année par l’assemblée générale des nations unies depuis 1992. Cette journée marque par la même occasion, au Sénégal, le lancement officiel de la semaine nationale des personnes handicapées prévue du 3 au 8 décembre conformément à la loi d’orientation sociale de 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.
Le thème retenu pour cette semaine nationale des handicapés est «renforcement et articulation des programmes de filets sociaux». Cette année, au Sénégal, la célébration de la semaine nationale comporte trois volets  que sont : «le volet festif  parce que c’est la fête des handicapés, le volet officiel qui marque l’engagement des autorités présentes et le volet scientifique qui commencera à partir de dimanche soir  (hier, Ndlr) avec un atelier national qui sera consacré à l’élaboration d’un plan national handicap pour le Sénégal», selon Yatma Fall, président fédération  des personnes handicapées.
La situation des personnes handicapées reste difficile au Sénégal. Elles ne sont pas prises en compte par les politiques de développement de leur pays. Une situation déplorée par Yatma Fall en ces termes : «l’analyse de la situation des personnes handicapées au Sénégal a permis de révéler quatre difficultés au Sénégal. La première est relative  à la santé et à l’appareillage ; la deuxième à l’éducation et à la formation ;  la troisième, elle est relative à l’emploi et à l’insertion des personnes handicapées et enfin la quatrième est relative aux questions d’accessibilité. Autrement dit, l’aménagement du cadre de vie générale», tonne-t-il.
Avant d’ajouter : «ces difficultés ne  peuvent être résolues que dans la mise en œuvre de politique efficace mais surtout inclusive du handicap pour que désormais toutes les politiques, tous les programmes, toutes les stratégies nationales qui seront développés dans le cadre de l’éducation, de l’emploi, des infrastructures, prennent en compte les handicapés».
L’Etat est en train de prendre des initiatives pour aider les handicapés mais ce n’est pas suffisant pour eux, selon un des handicapés, qui souhaite garder l’anonymat. «Nous payons l’eau, l’électricité, le téléphone au même titre que les personnes sans handicap alors qu’on a pas le même statut. Nous sommes des personnes à mobilité réduite et l’Etat doit prendre en compte cela même s’il nous fait une diminution de 50% sur les frais des services sociaux de base», soutient un homme, la cinquantaine déjà bien sonnée. Concernant la carte d’égalité des chances, le ministère de la santé et de l’action sociale avait comme objectifs de d’octroyer aux handicapés  50.000 cartes d’égalité des chances d’ici 2017 mais à l’heure actuelle il en est au nombre de 17.000 cartes.
«La carte d’égalité des chances  a été lancée par le président de la République pour faciliter aux handicapés l’accès aux services sociaux de base et le gouvernement s’est donné l’objectif de réaliser 50.000 cartes en 2017. Je rappelle que nous sommes en fin 2016 et il n’y a que 17.000 cartes. Le gap est encore important», avertit Yatma Fall.
Et pour apporter des clarifications concernant la carte d’égalité des chances, Khadidiatou Gueye directrice action sociale en dit ceci : «la carte d’égalité des chances  a été lancée officiellement par le Président de la République le 30 avril 2015. A ce jour, près de 17. 851 cartes ont été produites et distribuées. Cependant, il est important de revenir sur certains chiffres concernant cette carte. Car, aujourd’hui, 6505 cartes sont en cours d’impression et 9600 dossiers ont été validés par notre phase 3 du programme d’appui à la production de la carte d’égalité des chances. En plus de ces 17851 cartes, nous avons de plus 16105 cartes et nous espérons d’ici  la fin de l’année, toutes ses cartes seront produites et distribuées», a soutenu la Directrice de l’action sociale.

Trump signe la loi réautorisant certains malades mentaux à acheter des armes

Trump signe la loi réautorisant certains malades mentaux à acheter des armes

L’opération de détricotage du bilan de Barack Obama se poursuit. Mardi, juste avant son discours devant le Congrès, Donald Trump a signé en toute discrétion la loi qui annule les restrictions imposées par son prédécesseur sur les ventes d’armes à certaines personnes souffrant de maladies mentales.

La mesure, mise en place par Obama en décembre dernier sans passer par le Congrès, contraignait la sécurité sociale à transmettre les noms de toutes les personnes recevant des indemnités d’invalidité pour maladie mentale à l’organisme fédéral qui vérifie les antécédents des potentiels acheteurs.

Une définition vague

Selon les républicains, le filet était trop vaste car il incluait notamment les personnes jugées inaptes à gérer leurs finances personnelles et placées sous tutelle. Obama, qui avait notamment donné en exemple la tuerie de Sandy Hookpour durcir la législation, avait chiffré à 75.000 le nombre de personnes concernées par la nouvelle mesure.

Fait plutôt rare, l’initiative du président démocrate était combattue à la fois par le lobby des armes, la NRA, mais aussi par l’association de défense des droits civiques, l’ACLU, au motif qu’elle stigmatisait les malades mentaux sans discrimination.

Des garde-fous fédéraux inefficaces

Ce retour en arrière ne signifie pas que n’importe qui peut acheter une arme à feu. La loi fédérale interdit déjà la vente aux personnes ayant été jugées incompétentes par un tribunal et à celles ayant été internées en hôpital psychiatrique. Le problème, c’est que chaque Etat n’est pas tenu de transmettre l’information au FBI. Il existe également de nombreuses portes dérobées, notamment lors des ventes privées sur les salons et en ligne. Résultat : chaque année, plusieurs milliers de personnesachètent une arme légalement alors qu’elles n’auraient pas dû y être autorisées, comme l’auteur de la tuerie de Virginia Tech, en 2007.

MACKY SALL PRÔNE « UN VASTE MOUVEMENT DE RECRUTEMENT DES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP »

MACKY SALL PRÔNE « UN VASTE MOUVEMENT DE RECRUTEMENT DES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP »
Le président de la République, Macky Sall, a invité, mercredi 15 février 2017, en conseil des ministres, les entreprises privées à entreprendre, avec l’aide de l’Etat, « un vaste mouvement national de recrutement et de promotion économique des personnes vivant avec un handicap ».
Le chef de l’Etat a à cet égard salué « l’action déjà remarquable de certaines structures publiques et parapubliques, en particulier la Société Dakar Dem Dikk, qui vient de recruter 25 personnes vivant avec un handicap ».
Il a rappelé au gouvernement « l’attention spéciale qui doit être accordée à l’amélioration continue » de la situation des personnes vivant avec un handicap.
Selon lui, l’objectif est de parvenir à « une meilleure valorisation de leur potentiel dans le développement du pays, à travers une politique de formation et d’insertion adaptée dans le marché du travail et dans la fonction publique ».

CE QUI FREINE L’EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPEES

CE QUI FREINE L’EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPEES
Les personnes vivant avec un handicap éprouvent des difficultés à s’insérer dans la vie active. La cause est due à une exclusion sociale, une surprotection parentale et un refus d’investir chez l’enfant avec un handicapé. Tous ces constats sont établis par El Hadji Alassane Sow, chargé de l’insertion professionnelle du projet de l’emploi des personnes handicapées au Sénégal à Handicap International. Il prenait part hier, jeudi 13 octobre, à la conférence de presse préparatoire de la célébration des 20 ans de présence de leur organisation au Sénégal.
L’inaccessibilité aux lieux publics, le manque de qualification et l’absence de reconnaissance de certains droits des handicapés comme les pièces d’Etat civil font partie des autres entraves qui empêchent l’épanouissement professionnel de ces personnes invalides.  Pour une meilleure insertion des handicapés, la perception de l’invalidité dans la société sénégalaise doit aussi être changée. C’est le plaidoyer fait par El Hadji Alassane Sow d’Handicap International.
Au Sénégal, l’emploi des personnes handicapées est quand même une réalité. Pour preuve, certains de cette frange de la population sont présents dans la fonction publique et dans des sociétés privées.  Et souvent, ils occupent de très hauts postes de responsabilité. Le Chef de projet d’emploi des personnes handicapées, Rokhaya Diop, déplore quant à elle, l’absence de statistiques fiables sur le niveau d’insertion professionnel des handicapés.
Handicap International intervient principalement dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda et Dakar. L’organisation intervient dans des domaines tels que la santé maternelle et infantile, l’insertion scolaire et professionnelle, la réadaptation et la prévention du Vih Sida. Dans le cadre de la célébration de ses 20 ans de présence, diverses activités sont prévues. Selon la directrice de programme, Catherine Gillet, elle sera l’occasion de faire un bilan de toutes les activités qui ont été menées par l’organisation.

Journée internationale du handicap : la Sonatel et Jokko Santé au secours des albinos

Journée internationale du handicap : la Sonatel et Jokko Santé au secours des albinos
De droite à gauche: Mouhamadou Bamba Diop, président de l’Association nationale des albinos du Sénégal, Amsatou Sow Sidibé, marraine de ladite Association, Rokhaya Solanje Ndir, responsable RSE Sonatel, Adama Kane, fondateur Jokko Santé et Dr Abdoul Aziz Kassé, cancérologue.

(CIO Mag) – L’Association nationale des albinos du Sénégal a reçu ce lundi, à l’occasion de la journée internationale dédiée au handicap, un soutien de la part d’Orange via les responsables de Jokko Santé, une application qui se veut une pharmacie virtuelle. La remise du don d’une valeur de 2 millions CFA et composé de crème solaire, de crème anti-soleil, de crème pour les lèvres entre autres, a eu lieu au siège de l’association PREVENIR dirigée par le cancérologue Docteur Abdoul Aziz Kassé. La cérémonie a enregistré la participation de plusieurs autorités dont l’ancienne conseillère à la présidence de la République, Amsatou Sow Sidibé, Rokhaya Solanje Ndir, chef du service RSE à la Sonatel, le docteur Abdoul Aziz Kassé, cité plus haut et le président de l’Association nationale des handicapés du Sénégal. Mouhamadou Bamba Ndiaye tout en saluant le geste, a estimé qu’il est loin de pouvoir couvrir tous les besoins des albinos au Sénégal. « Ces albinos sont en train de mourir pas à pas à cause du cancer de la peau », a t-il fait savoir. Il a invité les autorités à l’action, et en premier, le Chef de l’Etat « qu’on n’a jamais cessé d’appeler et qui n’a jamais répondu ».

Le docteur Abdoul Aziz Kassé, a de son côté, annoncé un plan stratégique dès le mois de janvier pour servir de « modèle de prise en charge des albinos » avec des partenaires. D’après le très réputé cancérologue, le plan en question pourrait s’étendre sur trois, quatre à cinq ans et va privilégier tout un système d’enregistrement des albinos, une éducation, une formation professionnelle en vue de les aider à mieux se prendre en charge. Monsieur Kassé y travaille avec la Sonatel et Adama Kane, le fondateur de Jokko Santé, une application qui a fait de l’échange de médicaments, sa spécialité. Elle a remporté beaucoup de distinctions depuis son lancement. La dernière : La nomination par l’ONG américaine Ashoka de son fondateur comme membre de l’organisation qui est l’une des structures au monde qui rassemble le plus d’entrepreneurs sociaux. Cette distinction vaut à Adama Kane une bourse mensuelle de trois ans et qui est destinée à financer l’initiateur de Jokko Santé pour qu’il se consacre entièrement à son projet.

BAMBA DIOP TIRE LA SONNETTE D’ALARME

BAMBA DIOP TIRE LA SONNETTE D’ALARME

Ils dénoncent plusieurs agressions dont la marginalisation, la discrimination et la stigmatisation au sein de la société Sénégalaise.

En prélude de la journée mondiale dédiée aux albinos, prévue le 13 de ce mois, une conférence de presse a été organisée hier à Dakar par l’Association nationale des albinos du Sénégal (Anas). Elle dénonce plusieurs agressions dont la marginalisation, la discrimination et la stigmatisation au sein de la société Sénégalaise.

Ils ne sont certes pas tués et donnés en sacrifice comme ailleurs sur le continent africain, mais les albinos du Sénégal n’en dénoncent pas moins plusieurs maux. Ils se disent victimes de marginalisation, discrimination et exclusion. ‘’Nos droits sont bafoués’’, fulmine d’ailleurs Mouhamadou Bamba Diop, président de l’Association nationale des albinos du Sénégal. L’expert international en albinisme explique que, dans certaines familles au Sénégal, les membres isolent l’albinos malade de cancer ou qui a des plaies sur son corps.

Que dire de certaines croyances qui les exposent ? ’’Au Sénégal, on commercialise les cheveux d’albinos. Quand je me coiffe, je récupère tous mes cheveux, car je ne veux pas qu’on l’utilise à d’autres fins. Aussi nous sommes agressés.

Des jeunes subissent des tentatives d’enlèvement. D’autres sont victimes de meurtre’’, dénonce-t-il. Certains  guérisseurs, poursuit-il, recommandent à leurs clients de trouver des organes (langue, tête, doigt) d’albinos pour devenir riches.

Le président souligne aussi la question de l’insertion dans le milieu du travail et leur intégration dans la société. ‘’Dans notre association, on me signale que des membres, qui ont fini leur formation et ont déposé dans certaines sociétés ou entreprises, voient leurs dossiers rejetés ; ou même, ils ne sont pas reçus en entretien. Les gens ne veulent pas recruter des albinos’’, se désole-t-il. Trouver un stage leur est difficile. Aussi, Mouhamadou Bamba Diop remet-il en cause ’’la téranga sénégalaise’’.

‘’Très rare de voir un albinos vivre plus de 50 ans’’

Selon les chiffres livrés, 98% des enfants albinos font face à des obstacles liés à l’accès à l’éducation et à la santé. Ils sont souvent confrontés à des problèmes de vision et ont des taches sur la peau. ‘’On ne peut laisser mourir les albinos sans soins. C’est très rare de voir un albinos vivre plus de 50 ans, car ils ont des maladies comme le cancer de la peau et des infections. Une prise en charge couteuse fait qu’ils décèdent très tôt’’, dit-il.

Bamba Diop signale qu’il traine des séquelles du cancer, mais, grâce à des ONG étrangères, il se soigne gratuitement. Ses ordonnances peuvent aller de 150 000 F Cfa à 200 000 Cfa. Ainsi, il déplore un manque de médecins spécialisés du cancer de la peau. Il en appelle à la responsabilité de l’Etat pour leur venir en aide, pour au moins subventionner certains médicaments.

‘’Sur 10 catégories d’albinisme, 8 sont présentes au Sénégal’’

Au cours d’un voyage aux Etats-Unis, en 2000, Mouhamadou Bamba Diop dit avoir mené des recherches avec des scientifiques. Il a découvert qu’il y a dix catégories d’albinisme, dont les huit sont présentes au Sénégal. ‘’Cela nous a permis de contredire ceux qui disent que l’albinisme est une malédiction. Que les albinos sont porteurs de pouvoir surnaturel. Tout cela n’est pas fondé. La transmission de cette maladie se fait par gène’’, renseigne-t-il.

Selon ses révélations, le gène peut sauter 4 à 5 générations dans une famille.  ‘’Quand deux sujets se rencontrent et que chacun est porteur de gène de l’albinisme, c’est fort probable qu’ils aient un enfant albinos’’, révèle Bamba Diop. Selon lui, 30% de la population albinos sont analphabètes. Il demande un soutien favorable pour le financement d’activités génératrices de revenus.

PRÉSIDENTIELLE 2019: Les handicapés créent un parti politique et visent le Palais

PRÉSIDENTIELLE 2019: Les handicapés créent un parti politique et visent le Palais

Le président Ousmane Ndoye et ses camarades étaient à la Préfecture de la capitale sénégalaise pour déposer un récépissé au nom du parti politique «Beuss Dina Nieuw» (Ndlr, Un jour viendra). L’objectif de cette formation, c’est de déboulonner le président, Macky Sall, en 2019.

La coalition Benno Book Yaakaar (BBY) doit désormais compter parmi ses adversaires politiques, «Beuss Dina nieuw» (Un jour viendra), un mouvement qui est en phase de devenir une formation politique. En effet, la majorité des militants de cette  formation sont des handicapés frustrés de la politique d’emploi et sociale de l’actuel régime. Sur ce, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure, depuis hier. À en croire le président Ousmane Ndoye, chef de file de ce futur parti politique, « les handicapés représentent plus de 20% de la population sénégalaise. Mais, presque dans toutes les hautes instances de la République, vous ne verrez pas des personnes qui vivent avec un handicap occupées une fonction. Nous n’avons pas dit quand on sera au pouvoir on va faire la promotion des handicapés seulement, mais nous allons plutôt réparer une injustice. Nous avons aussi des solutions sur le chômage, l’habitat au Sénégal, la santé publique et l’éducation. »

En effet, « « Beuss Dina Nieuw » souhaiterait avoir son récépissé pour participer aux élections législatives, présidentielles et municipales », a expliqué Ousmane Ndoye, le Secrétaire général national. Et de renchérir : « Nous demandons aux autorités compétentes de traiter ce dossier comme les autres. Car, parmi les 206 partis politiques qui existent, c’est la première fois au Sénégal et en Afrique qu’une personne handicapée dirige un parti politique. Cela signifie beaucoup de choses pour nous, car nous pensons qu’un jour, un handicapé peut être président de la République, un ouvrier peut être président de la République, ou bien une femme ». Sur un autre registre, il s’est prononcé sur l’appel au dialogue national du chef de l’État. « « Beuss Dina Nieuw » voudrait également se prononcer sur le dialogue politique du 28 mai passé, que nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt. Pour notre parti, nous pensons que l’idée de prôner un dialogue est bonne, mais le format laisse à désirer, car, nous estimons que les urgences nationales n’ont été à l’ordre du jour », dénonce-t-il. À signaler que cette formation politique compte en son sein plus d’une dizaine de personnes qui vivent avec un handicap.