Sédhiou : Ils sont prêts à décrocher la lune à Macky

L’Association des personnes vivant avec un handicap de Sédhiou a pris position en vue des prochaines législatives. Ils ont clamé leur volonté de faire gagner la coalition au pouvoir, Benno bokk yaakaar, pour remercier le chef de l’État.

« Pour avoir accès à la Couverture maladie universelle grâce à nos cartes d’égalité des chances, nous voulons nous engager en politique et récompenser les efforts du Président en lui octroyant une majorité à l’Assemblée Nationale et un second mandat », a déclaré Souleymane Massaly, le président régional de l’Association des personnes vivant avec un handicap.

Ces derniers posent deux doléances principales. « Nous voulons, à défaut de sièges départementaux, au moins un siège régional pour disposer d’un espace de regroupement, de réunion, d’accueil de nos hôtes », indique Massaly. Qui souligne que Sédhiou est la seule région où les personnes vivant avec un handicap n’ont pas de siège.

Autre doléance : des moyens de locomotion plus sûrs. Massaly : « Nous empruntons tous les jours les motos jakarta et en cas de chute, cela aggrave notre handicap ou nous en crée un autre. Nous rappelons au président Macky Sall sa vieille promesse de doter tous les présidents régionaux de véhicules. »

Auteur: Paul FAYE – Correspondant Seneweb.Com – Seneweb.com

Situation épidémiologique de l’infection à Vih/Sida: la prévalence 2 à 3 fois plus élevée chez les personnes vivant avec un handicap.

Les personnes vivant avec un handicap sont très vulnérables au Vih. La prévalence est 2 à 3 fois plus élevée dans ce groupe. Pour y remédier, Handicap International a lancé une plateforme dans le cadre du projet régional Vih-handicap financé pr le fonds mondial. Ce projet, qui va se dérouler sur 3 ans, devrait contribuer à réduire les nouvelles infections dans ce groupe.

La situation épidémiologique de l’infection à Vih est très préoccupante chez les personnes en situation de handicap. En attestent les résultats d’une récente étude nationale sur cette cible. L’étude révèle que le taux de prévalence du Vih/Sida est de 1,9%.  » Cette prévalence est 2 à 3 fois fois plus élevée dans ce groupe comparée à la prévalence observée dans la population générale (0.7%). Ce chiffre  conforte les études déjà faites en 2010 à Dakar et à Ziguinchor en 2013. Des études qui montrent respectivement des prévalantes de 1,3% pour la région de Dakar et de 2,8% pour Ziguinchor toujours chez la population vivant avec un handicap. »

Mais, qu’est-ce qui explique ce fort taux observé chez cette cible. Dr Papa Amadou Niang Diallo a une petite idée. Selon le responsable de l’Unité suivi évaluation et recherche du Conseil National de lutte contre le Sida (Cnls) généralement, explique-t-il « l’infection à Vih en Afrique de l’Ouest et du Centre est principalement liée aux pratiques sexuelles. On imagine que les facteurs qui peuvent expliquer cette prévalence assez élevée au niveau de cette catégorie de populations sont liés certainement à des pratiques sexuelles. Et on peux comprendre qu’il y’a des comportements à risque à cause de leur situation de handicap ».
Cette prévalence assez élevée avait amené le Conseil National de lutte contre le Sida dès 2011 a considéré les personnes handicapées comme un cible prioritaire du plan Stratégique. En plus de la réponse du Cnls, il y’a Handicap International, qui intervient au Sénégal depuis 1996, qui a beaucoup fait dans la lutte contre la Vih dans les régions de Dakar et Ziguinchor. Pour accroître la lutte contre le Vih/Sida surtout chez la cible handicap, l’ong Handicap international lance une plateforme  »Vih handicap » dans le cadre de son projet régional qui va se dérouler sur trois ans et qui est financé par le fonds mondial. Ce projet concerne 6 pays d’Afrique de l’Ouest (Le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, le Mali, le Burkina Faso et le Niger pour une période de 3 ans (Janvier 2017 à décembre 2019). La plateforme va fédérer touts les acteurs de la lutte, la Fédération nationale des associations de personne handicapées, le Réseau National des personnes vivant avec le Vih, (Rcp+), l’Onusida, le Cnls entre autres.
Le projet devrait contribuer  à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées. Il promet de soutenir la promotion des droits humains en s’attaquant  » aux obstacles juridiques en améliorant l’accès aux services de prévention, de soins et de soutien relatifs au Vih via un plaidoyer régional », souligne Sabina Déparde, coordonnatrice santé programme Afrique Cap Ouest à Handicap International.
Il faut dire que l’Onusida a placé les personnes handicapées parmi l’un des 12 groupes de population oubliés à cibler en priorité pour stopper l’épidémie du Sida. Malgré cette attention particulière, cette cible retient rarement l’attention des programmes de lutte contre le Sida en raison du peu de données régionales est nationales.

Finale championnat handibasket : Plateau Handibasket Club s’offre un deuxième titre d’affilée

Plateau Handibasket Club a encore dicté sa loi à la formation de Pikine Handibasket Club au terme d’une rencontre palpitante, hier, au stadium Marius Ndiaye. En plus d’être le premier champion sous l’ère de la Fédération sénégalaise paralympique handisport, l’équipe de Plateau s’adjuge le trophée du chef de l’Etat.

Le championnat national handibasket a connu son épilogue à travers la finale dotée du trophée du chef de l’Etat. Au coup de sifflet de l’arbitre, les deux équipes se ruent à l’attaque. Pikine handibasket Club ouvre les hostilités. Mais la réponse de Plateau handibasket Club ne se fera pas attendre. Le tempo du match est ainsi donné dans un rythme effréné. Les deux équipes se rendent coup pour coup mais la fin du premier quart temps est à l’avantage du champion en titre (10-7). Au début du second, l’équipe de Pikine remet le pied sur l’accélérateur afin de recoller au score. Elle parvient même à reprendre l’avantage après un enchainement de paniers de son ailier fort Mouhamed Gaye.

Les banlieusards rejoignent les vestiaires avec un avantage de cinq points (18-23). Toutefois, l’équipe championne en titre a fait le dos rond laissant passer l’orage. Elle tient le match à son compte multipliant les offensives tout en étant plus costaud défensivement. Le dispositif tactique mis en place par son coach, Khadim Gaye, a complètement gêné l’organisation de l’équipe adverse qui multiplie les fautes et les pertes de balle. Elle reprend logiquement l’avantage à la fin du troisième quart temps (34-30). Pikine, qui est revenu avec de meilleures intentions, essaie de sonner la révolte. Néanmoins, elle se heurte à une bonne formation de Dakar Plateau bien en place. Mieux, le très remuant Samba Diop continue de donner du fil à retordre à la défense adverse lors des dix dernières minutes.

Malgré un dernier sursaut d’orgueil, le finaliste de l’année dernière s’incline de nouveau face à la même équipe sur le score final de 54-40. En plus de conserver son bien, Plateau Handibasket Club est devenue, par la même occasion, le premier champion sous l’ère de la Fédération sénégalaise paralympique handisport

Khadim Gaye, coach Plateau Handibasket Club
Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir permis de remporter cette finale pour la deuxième année de suite. Cette victoire a une saveur particulière parce qu’elle intervient à l’année de la mise en place de la nouvelle fédération sénégalaise paralympique handisport. Nous encourageons également Pikine Handibasket Club. Je félicite mon équipe parce qu’ils s’entrainent durement tous les jours de 15h à 18h. Ce résultat est un mérite car seul le travail paie.

Yoro Niang, coach Pikine Handibasket Club
Nous avons perdu la finale, c’est la loi du sport car il faut toujours un vainqueur et un vaincu. Nous avons préparé la finale de la meilleure des manières et les gosses se sont donnés à fond. Nous voulions remporter cette coupe mais avec les pertes de balle et le relâchement des joueurs, il était difficile de remonter la pente. Plateau a amplement mérité sa victoire parce qu’elle est plus expérimentée. Nous allons travailler davantage pour revenir plus forts l’année prochain

France : Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées du gouvernement Macron

Pour Sophie Cluzel, présidente de la fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (FNASEPH), l’équipe d’Emmanuel Macron a bien saisi les enjeux. Elle espère des avancées sur la scolarisation en milieu ordinaire.

Âgée de 56 ans et mère de 4 enfants, dont une jeune femme trisomique prénommée Julia, Sophie Cluzel a été nommée secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, mercredi 17 mai 2017. Fortement engagée sur la question de la scolarisation des enfants handicapées, Sophie Cluzel a fondé plusieurs associations, dont « Grandir à l’École », dont elle est la présidente.

Son parcours


Elle est la fondatrice de différentes associations de scolarisation d’enfants handicapés, dont le collectif SAIS 92 et l’association Grandir à l’école, qu’elle préside et qui s’occupe plus spécifiquement de la trisomie 21. Depuis juin 2011, elle est présidente de la FNASEPH et administratrice de l’UNAPEI de 2011 à 2013.

À ce titre, elle participe régulièrement à des débats télévisés, comme « Les 100 Français qui font bouger la France » de Béatrice Schönberg en octobre 2007, ou les journaux télévisés de France 2 et de LCI. Elle a participé à l’élaboration et au suivi de la loi 2005 pour l’égalité des droits et des chances, pour la participation et pour la citoyenneté des personnes handicapées.

En janvier 2012, elle organise le premier Grenelle de l’intégration des jeunes handicapés dans la société, où près de 50 associations locales ou nationales rédigent une plateforme de mesures qui sont transmises aux candidats à l’élection présidentielle.

Un employé trisomique à Yum Yum

Inédit! Les restaurants Yum-Yum ont offert un emploi à un élève du Centre Estel Djibril Coulibaly, qui travaille maintenant à temps partiel à Yum Yum de Ouakam avec un contrat de travail et son salaire.

Comme de nombreux jeunes de son âge, Djibril devient indépendant grâce à son travail et pourra payer ses propres dépenses. Il dit qu’il aidera aussi sa famille avec son salaire.

Le Centre ESTEL est très fier de son désormais « ancien élève ». Nous félicitons vivement Yum Yum pour cette initiative encore très rare mais qui témoigne de leur volonté de donner leur chance à tous les jeunes sans discrimination.

Bravo à Djibril et à Yum Yum.

Journée internationale du fauteuil roulant : Appel à la promotion de l’appareillage orthopédique

En présence de l’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé du développement, Sahite Fall, de la directrice générale de l’Action sociale, Mme Khadissatou Gaye Alainchar, l’association Handicap Form Educ a célébré, le 4 mai 2017, dans la capitale du Nord, la Journée internationale du fauteuil roulant. Même si cette date n’est pas encore inscrite dans l’agenda des Nations unies, elle est célébrée depuis 2008 par plusieurs pays. Le thème choisi par le Comité de pilotage porte sur « La promotion des industries locales de fabrication de fauteuils roulants et d’aides techniques ».

M. Fall s’est réjoui de l’organisation de cette journée qui a permis d’évaluer les capacités productives de cette structure, en vue de la redynamiser. Il a rappelé que sur le plan juridique, la loi d’orientation sociale 2010-15 sur le handicap, en son article 10, stipule que l’État doit prendre en charge les frais des appareils orthopédiques et des aides techniques nécessaires aux personnes handicapées titulaires de la carte d’égalité des chances qui ne bénéficient pas de couverture sociale. Aussi, l’État et les organismes publics doivent-ils favoriser la création d’industries de fabrication d’appareils orthopédiques et d’aides techniques.

Pour Yatma Fall, malgré tous les efforts déployés par le gouvernement, les Ong et autres partenaires, la couverture nationale des besoins en appareillage est insuffisante et on note une absence de maîtrise des statistiques sur les véritables besoins en appareillage sur le plan national.

L’adjoint au gouverneur, Sahite Fall, la directrice générale de l’Action sociale, Dr Khadissatou Gaye Alainchar, et le chef du Service régional de l’Action sociale, Gora Sèye, ont insisté sur la nécessité de contribuer à une meilleure prise de conscience des populations sur l’impact des fauteuils roulants et de l’appareillage dans la vie des personnes handicapées.

Handicap International offre des équipements d’une valeur de près 14 millions à l’hôpital régional de Kolda

Les personnes en situation de handicap et les enfants présentant des déficiences vont bientôt pouvoir bénéficier de soins de qualité dans la région de Kolda. Un centre régional d’appareillage et d’orthopédie est en construction au niveau du centre hospitalier régional. En attendant l’achèvement de ce chantier, Handicap International met généreusement à la disposition de l’administration de l’hôpital des équipements de haute gamme d’une valeur de près de 14 millions de francs CFA. La cérémonie a réuni les autorités administratives, la directrice des programme de HI,  l’administration de l’hôpital, les partenaires au développement, les populations entre autres dans l’enceinte de l’hôpital ce mercredi 3 mai.

« Dans le cadre de notre partenariat avec la région de Kolda, un centre d’appareillage et d’orthopédie est en construction ici et cette remise de matériel constitue notre première initiative pour équiper ce futur centre », a expliqué Madame Catherine Gillet Directrice des Programmes de Handicap International.

La Fédération Régionale des Personnes vivant avec Handicap se félicite de ce geste de Handicap International. Pour Boubacar Baldé, « ce matériel va contribuer à l’autonomisation des personnes en situation de handicap ». Mieux, « les koldois n’auront plus besoin d’aller jusqu’à Ziguinchor ou Dakar à la recherche  de soins adaptés ».

Cerise sur le gâteau, une fois construit,  ce centre va bénéficier de l’accompagnement de handicap international et le ministère de la santé  de l’action sociale va mettre à la disposition de la région un personnel qualifié, a fait savoir le Directeur de l’Hôpital. Cheikh Mbaye de préciser que « les enfants sont pris en charge gratuitement ». Le patron de l’administration du CHRK en a profité pour lancer un appel en direction des collectivités locales pour que  son service orthopédique puisse continuer à fonctionner après le départ de HI.

Laba Cissé DIOP n’est plus !

Nous avons le regret et la profonde douleur de vous faire part du décès de Monsieur M. Laba Cissé Diop,ancien Président de la Fédération Sénégalaise des Association des Personnes Handicapées en même temps conseiller spécial du Président de la République Maître Abdoulaye WADE sur les questions relatives aux personnes handicapées.
Ce décès est survenu ce matin à l’hôpital général de Grand Yoff. Nous venons de perdre un grand leader qui a consacré toute sa vie à la lutte pour la promotion des personnes handicapées du Sénégal en particulier et de toute l’Afrique en général.
En cette douloureuse circonstance, Nous présentons à la famille éplorée nos sincères condoléances les plus attristées et prient pour le repos de son âme.

Gambie : Ndey Yassin Sallah, une malvoyante au Parlement

Le nouveau Président gambien, Adama Barrow, a nommé 5 députés à l’Assemblée nationale. Parmi ces derniers, il y a Ndey Yassin Secka Sallah, la première femme handicapée visuelle au parlement gambien. Un malvoyant, Abdoulaie Saine, l’y avait précédée sous Yaya Jammeh.

Ndey Yassin Secka Sallah a été nommée en même temps que deux autres femmes, les avocates Mariam Jack Denton et Kumba Jaiteh, pour renforcer la présence féminine au sein du nouvel hémicycle gambien, qui ne compte qu’une femme élue, Fatoumata Jawara.

Les législatives post-Yaya Jammeh ont été remportées par le parti d’Adama Barrow, l’UDP. Lequel a remporté 31 sièges sur 53.

Lèpre : de nouveaux cas détectés chez les enfants

De nouveaux cas de malades atteints de lèpre ont été recensés notamment chez les enfants alors que le Sénégal avait depuis des années atteint le seuil d’élimination, a annoncé, mercredi à Sowane (Fatick), Khadissatou Gaye Alainchar, directrice de l’Action sociale au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Le Sénégal est en deçà du seuil d’élimination fixé par l’OMS mais « on a vu de nouveaux cas qu’on retrouve notamment chez les enfants », a-t-elle dit lors d’une recherche participative sur le village de reclassement social (VRS) de Sowane, dans le département de Fatick.

Les enquêtes se sont faites dans deux villages seulement (Koutal à Kaolack et Mbaling à Mbour) mais en même temps il y a des gens, hors de ses villages qui sont pris en charge par le Centre hospitalier de l’Ordre de Malte (CHOM) de Fann, a-t-elle précisé.

Selon Mme Alainchar, « si on dit que ce ne sont que les VRS, on va encore augmenter la stigmatisation et ce n’est pas ça le but. Et à Sowane, on parle d’un cas qui date de 3 ans déjà ».

Cette activité de deux jours de recherches initiée par l’association allemande de lutte contre la lèpre (DAHW) et le PNDL entre dans le cadre d’une série de visites qui a commencé depuis le mois passé.

« L’objectif c’est de pouvoir faire le point sur les réalisations que les différents partenaires ont eu à faire dans les villages mais aussi de recueillir les besoins des populations pour avoir une approche partenariale, consensuelle avec toutes les parties prenantes de la lèpre », a-t-elle indiqué.

A en croire la directrice de l’Action sociale, « il y a des déterminants sociaux et des déterminants médicaux qui font que la lèpre peut recommencer ».

S’agissant des facteurs médicaux, a-t-elle expliqué, « on avait une mono thérapie c’est-à-dire que les anciens malades étaient traités par un seul médicament et avec le temps, ils peuvent être contagieux ».

A cela s’ajoute les nouvelles formes d’approche par rapport au traitement à savoir « la poly-chimiothérapie qui fait que 48 heures après [la prise], le malade n’est plus contagieux », a souligné Khadissatou Gaye Alainchar.

Les autres aspects qui peuvent déclencher la maladie sont, du point de vue social, la promiscuité et la pauvreté. « C’est important de pouvoir avoir une vision sur les deux volets et amener les solutions adéquates permettant d’éradiquer la lèpre », a indiqué Mme Alainchar.

La directrice de l’Action sociale a signalé que « le traitement est très bien maîtrisé et que si les cas sont détectés tôt, les gens qu’on traite n’ont même pas de séquelles ».

« Le fait que la lèpre soit éliminée jusqu’à un certain niveau a fait qu’on est moins vigilant. C’est le moment de reprendre la sensibilisation et la formation sur la lèpre », a-t-elle fait remarquer.