L’objectif de distribution de 50 000 cartes d’égalité des chances atteint

L’objectif initialement fixé de distribuer 50 000 cartes d’égalité des chances à des personnes en situation d’handicap en fin 2017 a été atteint à ce jour, a indiqué, vendredi à Dakar, le président de la Fédération nationale des associations de personnes handicapées, Yatma Fall.

« 6070 cartes ont été produites et remises à des bénéficiaires des régions de Matam, Kaffrine, Matam, Tambacounda, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor » a-t-il ajouté.

Yatma Fall s’exprimait lors de la cérémonie de remise de véhicules et de cartes à 7 centres régionaux de l’Action sociale par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

« La promesse a été tenue, il faut s’en féliciter puisqu’on attendait les autorités sur l’atteinte de cet objectif très important dans les dispositions de la loi d’orientation sociale », a dit M. Fall.

Le président de la fédération des associations de personnes handicapées a toutefois appelé à satisfaire tous les ayants-droits de cartes d’égalité de chance et à mettre en oeuvre les autres dispositions contenues dans la Loi d’orientation sociale.

La carte donne accès à une inscription dans une mutuelle de santé, au transport public, à l’habitat, à l’emploi et à la formation, a rappelé M. Fall, faisant remarquer que « tous ces secteurs sont gérés par des ministères différents puisque la question du handicap est transversale ».

A cet effet, la Fédération a récemment organisé sur fonds propres un séminaire dont l’objectif était de produire un document qui revisite cette loi, son niveau d’application, la situation des personnes handicapées, les services sensés supportés la carte d’égalité des chances, etc. a indiqué Yatma Fall.

Qui a annoncé la tenue, dans les prochains jours, du premier Conseil interministériel consacré au handicap, moment de poser toutes les questions ayant trait à cette situation et d’amener les ministères sectoriels à jouer pleinement leur rôle en matière de prise en charge de ces personnes vulnérables.

ZIGUINCHOR : L’ACEEC RÉCLAME UN CENTRE D’ACCUEIL SPÉCIALISÉ POUR LES ENFANTS HANDICAPÉS

Le mouvement Action commune pour l’émergence économique et citoyenne du Sénégal (ACEEC, Femme en Diola) réclame la construction d’un centre d’accueil spécialisé pour une meilleure prise en charge scolaire des enfants handicapés et des personnes vulnérables, a plaidé sa présidente Fatou Kiné Badji.
’’Ce n’est pas normal. Dans tout le Sénégal nous n’avons que le centre d’accueil spécialisé Talibou Dabo (Dakar). Nous voulons un centre de ce genre à Ziguinchor pour une prise en charge correcte des enfants vivant avec un handicap. Ce sera notre combat’’, a notamment dit Mme Badji, dimanche à Ziguinchor.
Elle s’exprimait au cours d’une cérémonie de lancement officiel du mouvement Action commune pour l’émergence économique citoyenne qui vise à ‘’travailler à l’amélioration des conditions de vie et d’existence des couches vulnérables que sont les enfants, les femmes et les personnes du troisième âge’’.
‘’Les enfants handicapés ne sont pas à l’aise à l’école. Ils souffrent aussi d’absence d’infrastructures conformes à leur handicap au niveau de leur famille et au niveau de leurs quartiers. Il leur faut un centre spécialisé pour une meilleure prise en charge de leurs préoccupations’’, a poursuivi Fatou Kiné Badji.
Le mouvement ACEEC qui se veut ‘’sans coloration politique’’ compter travailler avec des partenaires pour améliorer les conditions de vie et d’existence des enfants dans le cadre d’une série d’actions et d’activités pour le compte des couches vulnérables.
Créée depuis un an et lancée officiellement ce dimanche à Ziguinchor l’Action commune pour l’émergence économique et citoyenne ambitionne aussi de créer plusieurs points focaux dans les autres régions du Sénégal en vue d’être ‘’présente sur tout le territoire national’’.
‘’Nous ciblons surtout les couches les plus démunies. Les femmes qui sont dans le monde rural constituent aussi une priorité. Nous allons trouver les moyens nécessaires pour un meilleur accompagnement et encadrement de ces femmes rurales’’, a promis la présidente de l’ACEEC.

MACKY SALL OFFRE 50 MILLIONS FCFA À TALIBOU DABO ET AU VILLAGE D’ENFANTS SOS

Le président de la République, Macky Sall, a offert jeudi (18 janvier 2018) au centre Talibou Dabo et au village d’enfants SOS, l’enveloppe de 50 millions de francs CFA accompagnant le prix de Leadership et de Bonne gouvernance qui lui a été remis par Dr Hak Ja Han Moon, fondatrice de la Fédération pour la paix universelle .
Ce prix a été remis au chef de l’Etat en marge de la cérémonie d’ouverture du premier Sommet africain sur la paix et la sécurité, initié par la FPU sur le thème : « Nouvelle Afrique : interdépendance, prospérité mutuelle et valeurs universelles ».
« J’accepte avec humilité cette distinction. Elle symbolise non seulement un couronnement mais un encouragement dans la quête quotidienne d’idéaux partagés de paix », a dit Macky Sall.Le chef de l’Etat a aussitôt dédié les 50 millions FCFA à des établissements oeuvrant dans le bien-être des enfants souffrant d’handicap (Talibou Dabo) et des orphelins (SOS).

Les deux structures recevront chacune une enveloppe de 25 millions FCFA, a souligné Macky Sall qui a, dans son adresse aux nombreux participants au Sommet, mis en exergue la cohabitation interreligieuse au Sénégal et cité des références religieuses qui proscrivent le mal.

Le Sommet qui se termine vendredi est une occasion pour les responsables de la FPU d’encourager les dirigeants à reconnaître le rôle de la spiritualité dans la poursuite de la paix et du développement, mais aussi de rappeler la nécessité de consolider le dialogue interreligieux.

CNJS/3FPT Appel à Candidature pour la formation en Topographie

Le Fonds de Financement de l a Formation professionnelle et t echnique (3FPT) organise en collaboration avec le Centre de Formation et de Perfectionnement des Travaux publics (CFPTP) et le Conseil national de la Jeunesse (CNJS) , une formation en topographie (niveau Opérateur) destinée aux jeunes âgés de 18 à 35 ans, ayant au minimum le BFEM ou équivalent . Cette formation, prévue dans tout le pays en raison de 50 jeunes par région est financée à 90 % par le 3FPT. Elle va se dérouler pour la phase pilote dans les régions suivantes :

Kolda : du 12 février au 06 mars 2018

Sédhiou : du 12 mars au 03 Avril 2018

Diourbel et Thiès : du 09 Avril au 02 Mai 2018

Les intéressés peuvent déposer leurs dossiers de candidature au niveau des C DEPS des départements des quatre (04) régions concernées à partir du mercredi 17 janvier jusqu’au mardi 02 février 2018 à 17 heures précises.

Pièces à fournir

– Demande manuscrite adressée au Directeur Général du 3FPT

– Photocopie légalisée du BFEM ou équivalent

– Photocopie légalisée de la pièce d’identité

– Certificat de résidence dans l’une des communes des régions concernées

NB : Seuls les candidats sélectionnés seront contactés et devront verser une contrepartie de 10 000 FCFA avant le démarrage de la formation.

Dakar Dem Dikk offre un bus de transport au centre Talibou Dabo

Avec Dakar Dem Dikk, la loi d’orientation sociale devient une réalité. Après le recrutement des personnes vivant avec un handicap, c’est au tour des enfants handicapés du Centre Talibou Dabo de Grand-Yoff de recevoir des vivres et un bus. Un moyen de transport qui vient enlever une grosse épine des pieds des responsables et parents de ces enfants.

La cérémonie de réception de ce matériel a eu lieu ce mardi 26 décembre 2017. Il y a deux jours, Dakar Dem Dikk octroyait des cadeaux de Noël aux enfants de ses travailleurs. N’est ce pas que ce bus est aussi un très bon cadeau pour ces enfants handicapés?

Ce geste du Directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop a été magnifié par les responsables dudit centre, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, Son homologue Abdou Ndéné Sall et surtout les parents des enfants.

Insertion des couches vulnérables : l’ADIE forme une centaine de personnes

La cérémonie de remise des attestations aux apprenants de la formation des couches vulnérables s’est tenue ce vendredii 22 décembre 2017 à la Direction de la Solidarité Numérique (DSN) de l’Agence De l’Informatique de l’Etat (ADIE). Cet événement présidé par le Directeur Général de l’ADIE, M. Cheikh BAKHOUM, faisait suite aux deux sessions de formation en infographie et webmastering organisées pour une centaine de personnes en situation de vulnérabilité.

L’une des priorités de l’Agence De l’Informatique de l’Etat est de promouvoir l’accès au numérique à tous les citoyens et combattre la fracture numérique. C’est dans cette optique que s’inscrit le programme de formation des couches vulnérables, piloté par la Cellule de Solidarité Numérique de l’ADIE dont l’objectif principal est de participer à l’intégration sociale de ces personnes en situation de handicap par le biais de divers moyens techniques leur permettant d’être autonomes avec des activités génératrices de revenus.

Au cours de cette cérémonie, le Directeur Général, M. Cheikh BAKHOUM, n’a pas manqué de souligner l’importance de ce programme. Selon lui, c’est un « devoir » pour l’ADIE d’accompagner ces couches vulnérables qui représentent 15% de la population. « Pour répondre aux besoins spécifiques des couches vulnérables, une synergie d’action doit être mise en œuvre afin de renforcer et harmoniser dans un cadre inclusif et multi partenarial, les programmes de normalisation d’accès au numérique pour les personnes défavorisées » a soutenu M. BAKHOUM avant d’exprimer sa satisfaction face à tous ces acteurs qui participent à ce programme afin de combler le gap d’insertion et d’inclusion socio-professionnelle des personnes défavorisées.
M. Yatma Fall, président de la fédération des handicapés du Sénégal, a également félicité les jeunes apprenants et l’Agence pour une aussi belle initiative qui participe à la bonne marche du pays. Selon lui « on ne peut pas faire avancer ce pays en laissant en rade 15% de la population ».

Après une période de deux mois de formation en informatique, l’ADIE, en partenariat, avec la SNAP (Solidarité Numérique de l’Agence Professionnelle de l’Etat) et l’Ong ‘’Bokk diang’’, a ainsi procédé à la remise des diplômes aux apprenants. La formation portait sur des filières telles que la maintenance informatique, système de gestion de bases de données ou encore infographie-webmaster.
Cent (100) apprenants ont reçu leur attestation au cours de cette cérémonie riche en émotion et qui faisait office de clôture de l’édition 2017 du programme de formation des couches vulnérables.

Ousmane Ndoye : « Au Sénégal les handicapés sont victimes de… »

Les personnes en situation de handicap s’estiment les victimes d’une abjecte discrimination. Hier, lors de l’inauguration d’une salle informatique et d’une bibliothèque au Centre Talibou Dabou, le Président de l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap, Ousmane Ndoye, n’a pas mâché ses mots.

«L’Etat du Sénégal ne nous accompagne pas dans nos projets, malgré nos efforts. Nous, nous ne quémandons pas. Nous voulons juste un appui parce que nous sommes des citoyens sénégalais comme tout le monde. Le Premier ministre nous a reçus et nous lui avons soumis un projet. Mais, jusqu’au moment où je vous parle, rien», s’alarme le président de l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap.

Ousmane Ndoye a lancé ce cri du cœur, hier, lors de l’inauguration d’une bibliothèque et d’une salle informatique offertes par une banque de la place. Pour Ndoye, il n’y a pas un problème d’employabilité des personnes en situation de handicap. Ce qu’il y a, c’est qu’il faut créer des secteurs et mettre des projets phares où toutes les personnes handicapées pourront travailler et gagner dignement leur vie.

Concernant la carte d’égalité des chances, Ousmane Ndoye affirme que le gouvernement ne les a même pas associés alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin parce que traînant un handicap. «Nous sommes victimes de discrimination au niveau même du transport. Rares sont les chauffeurs de taxi qui acceptent de prendre des clients handicapés.

Ils disent que les personnes en situation de handicap les retardent. Les bus, n’en parlons pas. Pour ce qui est de l’éducation, beaucoup de personnes handicapées veulent étudier, se former mais n’ont pas les moyens de le faire», énumère-t-il.

Sur les causes du handicap, il révèle que l’hôpital général de Grand-Yoff fait, à lui seul, 16 mille interventions par an sur les accidents et 80 % sont liés aux accidents de la circulation. Au Centre de santé de Thiès, ce sont 200 interventions par mois, à Kaolack, 350. «Le taux de handicapés augmente de jour en jour. Actuellement sur les 14 millions d’habitants, les handicapés représentent 20 %, soit, au moins, 3 millions de personnes», fait-il remarquer.

LES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP ‘’PRIORITAIRES’’ DANS LE NOUVEAU PLAN STRATÉGIQUE DU CNLS

LES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP ‘’PRIORITAIRES’’ DANS LE NOUVEAU PLAN STRATÉGIQUE DU CNLS
Les personnes vivant avec un handicap seront prioritaires dans le nouveau plan stratégique (2018-2022) du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) à travers le projet ‘’VIH et Handicap’’.
’’Nous allons vers un nouveau cycle de notre projet avec le Plan stratégique 2018-2022 qui sera bientôt lancé avec une priorité pour les personnes vivant avec un handicap’’, a annoncé la secrétaire exécutive du CNLS, Dr Safiétou Thiam, lors de l’ouverture, jeudi, à Dakar, de la 2ème réunion de la Palateforme ‘’VIH et Handicap’’.
‘’Le CNLS est plus expert dans la lutte contre le Vih, mais pour la prise en charge des personnes vivant avec un handicap, les experts ont besoin des acteurs de la plateforme qui œuvrent à leurs côtés pour des réponses spécifiques’’, a expliqué Dr Thiam.
C’est pourquoi, elle a encore invité les membres de la plateforme à ‘’continuer à travailler avec le CNLS, pour intégrer toutes les actions essentielles à développer afin d’avoir une inclusion des questions liées au handicap dans le Plan stratégique avant sa validation’’.
Pour le président de la Fédération des associations de personnes vivant avec un handicap, Yatma Fall, le handicap doit être pris en compte dans toutes les stratégies de développement et dans tous les domaines.
‘’Une récente étude comportementale réalisée au Sénégal a montré que le taux de prévalence du VIH dans le groupe des personnes handicapées est deux fois supérieur à la moyenne nationale de 0,7%. C’est inquiétant’’, a relevé Yatma Fall.
‘’S’il en est ainsi, c’est parce que jusque-là, toutes les stratégies n’avaient pas pris en compte ce groupe victime parfois de violences’’, a-t-il précisé.
Il s’y ajoute qu’il y a ‘’un conflit de chiffres et de statistiques sur le nombre de personnes vivant avec un handicap’’. Là où le dernier recensement général du Sénégal fait état de 5% de la population générale, l’OMS et la Banque mondiale font état de 15%, selon Yatma Fall.
‘’C’est un groupe important qu’on ne peut pas mettre à côté dans l’élaboration des politiques et programmes de développement’’, a-t-il encore relevé.
Coordonnateur de la Plateforme ‘’VIH et Handicap’’, Dr Daniel Sarr, a souligné qu’il y a ‘’des progrès à faire dans la prise en charge des personnes vivant avec un handicap’’.
‘’C’est par le VIH que nous sommes partis pour mettre en place la plateforme, mais toutes les stratégies de développement sont ciblées dans ce programme’’, a souligné Dr Sarr.
Il a cité des actions essentielles à faire pour faciliter l’accessibilité des personnes vivant avec un handicap aux services de santé, à l’école, aux infrastructures publiques et à l’ensemble des services sociaux de base.
La Plateforme ’’VIH et Handicap’’, mise en place en mars 2017, regroupe l’ensemble des organisations qui interviennent dans la lutte contre le Vih, notamment les organisations de la société civile, l’ONUSIDA, le CNLS, les Associations de personnes vivant avec le VIH et la Fédération des associations de personnes vivant avec un handicap.

Sénégal : un Mauritanien rallie Nouakchott à Dakar en fauteuil roulant

ALAKHBAR (Nouakchott) – Paris réussi pour le handicapé moteur mauritanien. En fauteuil roulant, Sidaty Aidara (Photo), 45 ans, a parcouru les 585 Km entre Nouakchott, la capitale mauritanienne et Dakar, la capitale sénégalaise.

Le champion d’Afrique en Hadi-basket et joueur de tennis de table n’est pas à son premier exploit. En fauteuil roulant, il a parcouru, deux fois, Rosso-Nouakchott (205 Km) en équipe et en solitaire.

Neuf (9) jours c’est le temps qu’il a fallu pour que Sidati – qui avait quitté Nouakchott lundi 4 décembre 2017 –  arrive à Dakar. « J’ai bravé le soleil, le vent, la fraîcheur, etc. mais je suis ravi d’avoir réalisé mon objectif« , a-t-il affirmé à Alakhbar.

Sidati Aïdara s’était équipé d’un casque de moto, des lunettes de soleil, d’un turban, des roues de secours « et surtout des drapeaux mauritanien et sénégalais. Pour moi, indique-t-il, la Mauritanie et le Sénégal sont deux pays mais un seul peuple, lié par la parenté, l’histoire et par la géographie», 

« Ce qui m’a plus marqué durant toutes les étapes, ce sont ces handicapés et d’autres personnes qui venaient m’accueillir et m’encourager. J’ai rencontré aussi plusieurs journalistes. Je remercie d’ailleurs mon doyen: le célèbre journaliste et comédien sénégalais Golbert Diagne »

Cette fois, Sidaty Aidara a pris la destination de Dakar pour « rendre hommage à la vedette de la musique sénégalaise et leader du groupe « Super étoile de Dakar ». Avec Youssou Ndour j’ai beaucoup de similitudes. C’est un self made man qui aime son pays mais en même temps un panafricaniste engagé qui œuvre pour le développement du continent africain»

Le handicapé affirme être inspiré par  Youssou Ndour depuis les années 80 : « Le leader de Super étoile avait un danseur très doué : feu Alla Seck. Il m’a beaucoup inspiré. Il dansait avec ses pieds et je l’imitais avec mes mains, ce qui m’en rendu célèbre dans mon pays, la Mauritanie.

Pour son message aux handicapés, Sidati Aïdar dira : «Le handicape ne doit pas nous empêcher de vivre comme les autres. Depuis longtemps, j’ai appris à faire les choses par moi-même. Et jamais je ne l’ai regretté ».

Des jeunes défavorisés bénéficient d’une formation en infographie

La deuxième session de la formation des couches vulnérables en infographie se déroule du  16 au 28 Novembre 2017 à la Cellule de Solidarité Numérique (CSN), une des structures de l’Agence De l’Informatique de l’Etat. Cette initiative a pour objectif de contribuer à une autonomisation des jeunes défavorisés  et à leur implication au développement économique du pays.

Il s’agit en effet pour l’Agence De l’Informatique de l’Etat de lutter contre l’exclusion sociale des couches vulnérables. L’ADIE s’est engagée à combattre la fracture numérique et à soutenir toutes les stratégies de renforcement des capacités des personnes en situation de handicap pour leur réintégration sociale. La capacitation de ces derniers est une des priorités de l’Etat du Sénégal pour favoriser l’acquisition de compétences professionnelles susceptibles d’être valorisées à des fins d’insertion et de développement d’activités génératrices de revenus.

Les participants à cette formation ont été choisis suite à des propositions basées sur des critères bien définies et faites par des partenaires tels que le Service Nationale d’Orientation Professionnel ou l’ONG « Bokk Jang ». Les candidats retenus bénéficient d’un programme de formation en Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) pour une durée de deux semaines.

Les témoignages à mi-parcours des participants attestent de l’importance que revêt cette activité pour leur développement professionnel et leur intégration sociale. « La formation m’a permis d’apprendre beaucoup de choses en infographie. Je payais autrefois pour faire mes créas, mais grâce à cette formation, je pourrais désormais les réaliser moi-même ». Révèle Seynabou, participante à la deuxième session de formation des couches vulnérables et qui témoigne du bon déroulement de cette activité.

Bakary Diakité, également participant à la formation, n’a pas manqué de magnifier l’initiative et d’exprimer son souhait d’être un formateur pour encadrer d’autres personnes dans la même situation. « Il faut des structures comme l’ADIE pour pouvoir nous accompagner. Nous avons besoin de bonnes volontés pour nous aider à nous intégrer dans la société» explique-t-il.

Cette formation sera sanctionnée par une remise d’attestations aux participants. La cérémonie est prévue le 20 décembre 2017.

BN/RD/ADIE