Rencontre d’échange et de partage au British Council Sénégal

L’association handicap.sn a répondu, ce mercredi 10 avril 2019  à l’invitation du British Council, situé à la Rue AAB-68, Zone B.

La délégation présente sur les lieux était composée de Mme Khadija DEME (Conseillère Commerciale Automobile chez Japan Motors Senegal), M. Cherif KA (Master 2 en Ressources humaines, stagiaires dans plusieurs structures et services bancaires),  et de Monsieur Attinding Pascal David DIATTA (Responsable Conception Suivi et Evaluation) et de M. Khadimou Rassoul TALLA (Responsable Informatique et des TIC à la Direction de la Cinématographie du Ministère de la Culture et de la Communication).

Khadimou Rassoul TALLA, Président de l’association handicap.sn, au nom de la délégation qui l’accompagnait saisi l’occasion qui lui était faite en remerciant chaleureusement le British Council pour cette invitation en poursuivant : « Normalement, c’était à nous de venir vers vous parce que depuis longtemps, nous avions eu des échos sur les opportunités de formation gratuite envers les personnes handicapées. Mais c’est le moment temps attendu, et toutes choses arrivent à son temps ».

Au cours de cette rencontre, Monsieur TALLA a présenté les missions, les objectifs et la vision de l’association handicap.sn.

Cette rencontre a été l’occasion pour le Président et de sa délégation de montrer l’engagement et la volonté de notre association à changer le regard et la vision négative de la société Sénégalaise en vers les personnes handicapées.

Monsieur DIOUF, Responsable des Examens au British Council Sénégal et l’Afrique de l’Ouest Francophone s’est quant à lui réjouit de l’organisation de notre association, qui est un modèle et une référence en termes d’informations spécifiques à la problématique du handicap au Sénégal. C’est par la présence web, les réseaux sociaux et les activités déroulées durant des années par handicap.sn que le British Council de Dakar serait ravi de collaborer avec handicap.sn.

Le Responsable des Examens nous a également précisé que le British Council, en termes d’accessibilité au sein de ses locaux travaillait avec des normes britanniques qui facilitent et rendent les différents compartiments de ces lieux accessibles aux personnes en fauteuils roulants.

Lors de cette rencontre, nous avons également été informé qu’au sein du British Council des politiques d’inclusion sociales dans le domaine de l’entreprenariat et l’emploi étaient mises en place et que des cours d’anglais étaient offerts aux personnes handicapées. En bref, nous avons été invités à saisir le plateau d’opportunités pour permettre à notre projet associatif de grandir et progresser.

Madame Dawn Long, la Directrice Nationale du British Council Sénégal nous a rejoint un peu plus tard pour non seulement nous féliciter de notre déplacement qui n’était pas dut tout évident, en nous encourageant et en nous félicitant du travail remarquable déjà accompli depuis un certain temps.

Dans la foulée, avec beaucoup d’enthousiasme elle nous a assuré de son plein engagement à collaborer avec nous afin de bénéficier de notre expertise et de rendre visible les politiques d’inclusion et d’égalités des chances des personnes handicapées au niveau du British Council Sénégal.

Khadim Talla / Handicap.sn

Le Comité des Droits des Personnes Handicapées examine le Rapport du Sénégal

Le Comité des droits des personnes handicapées a examiné, hier après-midi et ce matin, le rapport du Sénégal sur la mise en œuvre des dispositions de la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Le rapport a été présenté par le Directeur des affaires juridiques et consulaires au Ministère des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, M. Martin Pascal Tine, qui a déclaré qu’au lendemain de la ratification de la Convention, le Sénégal a adopté la loi d’orientation sociale en 2010 relative à la promotion et la protection des personnes handicapées.  Le Sénégal a par ailleurs mis en place différents mécanismes de promotion et de protection des droits de l’homme.  Le chef de la délégation a souligné que la prise en charge du handicap était une question étroitement liée au développement en raison de sa connexité avec la lutte contre la pauvreté.  Le Sénégal a adopté en 2016 un instrument de mesure du handicap aligné sur les normes internationales.  La participation des personnes handicapées est prise en compte dans le processus d’évaluation du handicap et dans l’octroi d’une carte d’égalité des chances qui est un véritable système de protection sociale favorisant l’accès des personnes handicapées à des avantages multiples relatifs à la santé, la réadaptation fonctionnelle, l’éducation, la formation, les transports et les finances.

La délégation était également composée, notamment, du Directeur des droits humains au Ministère de la justice, M. Moustapha Ka; du Conseiller du Premier ministre chargé des questions de droits de l’homme, M. Mamadou Khouma; du Directeur des personnes handicapées au Ministère de la santé et de l’action sociale, M. Mamadou Lamine Faty; ainsi que de représentants de la Cellule d’appui à l’enfance et d’autres fonctionnaires du Ministère de la santé et de l’action sociale et du Ministère des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.  La délégation a répondu aux questions des membres du Comité s’agissant notamment de l’appui aux associations de personnes handicapées; de la formation des enseignants et de l’inclusion des enfants handicapés dans le système éducatif; de la protection des femmes et des filles handicapées contre la violence; de l’accès des personnes handicapées aux soins de santé; de leur accès à la justice; des efforts menés pour favoriser l’autonomisation; de lutte contre la mendicité; de la protection de l’intégrité physique; de l’accès au marché du travail; de la situation des personnes atteintes d’albinisme.

Le rapporteur pour l’examen du rapport du Sénégal, M. Danlami Umaru Basharu, qui est également le Président du Comité, a exprimé des préoccupations concernant les formes multiples de discrimination, notamment le harcèlement sexuel à l’encontre des femmes et des filles handicapées, le manque d’accès à l’école, aux divertissements, et aux soins de santé pour les personnes handicapées.  Il a par ailleurs regretté l’absence de mention des personnes handicapées dans la Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité des sexes ainsi que dans la loi d’orientation sociale.  Le Comité estime qu’il est nécessaire que le Gouvernement prenne des mesures immédiates et concrètes pour lutter contre les graves violences et les abus commis à l’encontre des femmes et des enfants handicapés et à adopter des mesures pour lutter contre la stigmatisation.

Le Comité adoptera, dans le cadre de séances privés, des observations finales sur le rapport du Sénégal qui seront rendues publiques après la clôture de la session, qui se termine le 5 avril prochain.

Le Comité entamera cet après-midi, à 15 heures, l’examen du rapport initial de l’Arabie saoudite (CRPD/C/SAU/1).

Présentation du rapport du Sénégal

Le Comité est saisi du rapport initial du Sénégal (CRPD/C/SEN/1), ainsi que de ses réponses (CRPD/C/SEN/Q/1/Add.1) à une liste de points à traiter que lui avait adressée le Comité.

M. MARTIN PASCAL TINE, Directeur des affaires juridiques et consulaires au Ministère des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a déclaré qu’au lendemain de la ratification de la Convention, le Sénégal a adopté la loi d’orientation sociale en 2010 relative à la promotion et la protection des personnes handicapées.  Le Sénégal a par ailleurs mis en place différents mécanismes de promotion et de protection des droits de l’homme.  La prise en charge du handicap devient, dès lors, une question étroitement liée au développement en raison de sa connexité avec la lutte contre la pauvreté.  Par ailleurs, le Sénégal a adopté en 2016 un instrument de mesure du handicap aligné sur les normes internationales.  La participation des personnes handicapées est prise en compte dans le processus d’évaluation du handicap et dans l’octroi d’une carte d’égalité des chances.  La « carte d’égalité » est un véritable système de protection sociale favorisant l’accès des personnes handicapées à des avantages multiples relatifs à la santé, la réadaptation fonctionnelle, l’éducation, la formation, les transports et les finances.  La Fédération départementale des associations des personnes handicapées est membre de jure de la Commission technique habilitée à apprécier les demandes individuelles d’octroi de ladite carte.

M. Tine a par ailleurs fait valoir que le Chef de l’État avait nommé des personnes handicapées à des postes de conseillers dans les institutions de haut niveau du pays.

Les mécanismes juridiques d’enregistrement des plaintes pour discrimination tiennent compte des droits des plaignants handicapés, a poursuivi le représentant.  Il a aussi souligné que la situation de handicap de la victime était considérée comme une circonstance aggravante en matière de sanctions prononcées contre les auteurs de violations des droits de l’homme.

Le chef de la délégation a par ailleurs attiré l’attention sur la création du Comité des femmes handicapées au sein de la Fédération sénégalaise des Associations des femmes handicapées qui est le principal mécanisme de promotion des droits et de participation des femmes handicapées à la conception et à la mise en œuvre des politiques publiques.  Par ailleurs, les femmes handicapées reçoivent une subvention de la Direction générale de l’action sociale et célèbrent chaque année la Journée internationale de la femme.

S’agissant des enfants handicapées, le recensement général de la population de 2013 manque de précision en ce qui concerne les données désagrégées sur la scolarisation des enfants handicapées, a reconnu M. Tine.  Les difficultés liées au recueil de statistiques sont en train d’être résorbées par la base de données générée par la production de la carte de l’égalité des chances.  Le chef de la délégation a par ailleurs reconnu l’absence de mesures spécifiques relatives à la participation des enfants handicapés aux processus décisionnels et aux politiques publiques qui s’inscrivent dans une approche globale.

Le Gouvernement déploie des efforts considérables dans la sensibilisation au handicap et plusieurs journées sont dédiées aux personnes handicapées, a poursuivi M. Tine.  La sensibilisation est accompagnée de mesures d’accessibilité applicables au cadre bâti, aux transports et aux technologies de l’information et de la communication.

Enfin, M. Tine a rappelé que le Sénégal restait ouvert à toute forme de coopération dans le domaine de la promotion des droits des personnes handicapées, en particulier avec les détenteurs de mandats dans le cadre des procédures spéciales, dont les demandes de visites recevront, incontestablement, une réponse favorable du Gouvernement, a conclu le chef de la délégation.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

M. DANLAMI UMARU BASHARU, rapporteur du Comité pour l’examen du rapport du Sénégal, a félicité le Sénégal pour avoir répondu à la liste de points que le Comité lui avait présentée et a exprimé ses remerciements à toutes les organisations représentant les personnes handicapées et les organisations de la société civile sénégalais pour leur contribution aux rapports alternatifs.

Le rapporteur a exprimé des préoccupations concernant les formes multiples de discrimination, notamment le harcèlement sexuel à l’encontre des femmes et des filles handicapées, ainsi que les difficultés d’accès à l’école, aux divertissements, et aux soins de santé pour les personnes handicapées.  Il a par ailleurs regretté l’absence de toute mention des personnes handicapées dans la Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre et dans la loi d’orientation sociale.  Le Comité estime qu’il est nécessaire que le Gouvernement prenne des mesures immédiates et concrètes pour lutter contre les graves violences et les abus commis à l’encontre des femmes et des enfants handicapés alors qu’il s’est engagé à respecter l’objectif 5.2 (éliminer toutes les formes de violence faite aux femmes et aux filles, y compris la traite et l’exploitation sexuelle) du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à adopter des mesures pour lutter contre la stigmatisation.

Le rapporteur chargé du rapport du Sénégal a enfin souligné que le suivi et la mise en œuvre des dispositions de la Convention étaient des obligations de l’État partie et qu’un mécanisme de suivi indépendant, répondant aux exigences des principes de Paris, devrait, dans ce contexte, être mis en place.  M. Basharu a aussi invité le Sénégal à ratifier le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique, qui prévoit la protection des personnes handicapées, y compris des personnes atteintes d’albinisme.

D’autres membres du Comité ont demandé si la Constitution du Sénégal reprenait tous les droits inscrits dans la Convention.  Une question a aussi été posée sur les mécanismes de suivi des recommandations des organes de traité et notamment du suivi des recommandations du Conseil des droits de l’homme.  Quelles mesures sont-elles prises pour sensibiliser la population et les fonctionnaires aux dispositions de la Convention ?

Les experts ont demandé des informations sur l’accès à la justice pour les personnes handicapées, ainsi que sur les mécanismes de plainte en cas de violations des droits des personnes handicapées.  Des membres du Comité se sont enquis de la mise en œuvre d’une approche axée sur les droits de l’homme dans le domaine du handicap.

Des experts ont voulu savoir si les personnes ayant un handicap mental avait leurs propres organisations.  Ils ont aussi demandé si le pays avait engagé un processus de désinstitutionalisation pour les personnes atteintes de handicap psychosocial.

Des membres du Comité ont demandé quelles étaient les obligations du Sénégal vis-à-vis des personnes handicapées en matière d’accessibilité, plusieurs questions ont été posées en particulier sur l’accessibilité des différents lieux publics, notamment les bâtiments scolaires, les attractions touristiques, les centres sportifs et culturels.

Qu’en est-il de la mise en œuvre d’aménagements raisonnables dans le pays, ont voulu savoir les experts, qui ont demandé si le refus de ces aménagements est considéré comme une forme de discrimination.

Quelles mesures sont prises pour lutter contre les formes multiples de discrimination à l’encontre des femmes et des filles ? Il a aussi été demandé à la délégation quelles dispositions étaient en place afin de protéger les femmes handicapées contre la maltraitance et à la violence et, lorsque ces violences ont lieu, quels sont les appuis ou les structures d’urgences qui peuvent accueillir les victimes.  Il a aussi été demandé au Sénégal quelles mesures étaient prises pour lutter contre les châtiments corporels à l’encontre des personnes handicapées.

Des experts ont demandé des informations sur les mesures visant à améliorer l’accès au marché du travail et à la formation technique et professionnelle des personnes handicapées, ainsi que sur le respect des quotas de personnes handicapées au sein du secteur public et privé.  Les personnes handicapées ont-elles accès à une aide personnelle afin d’avoir accès au marché du travail, aux transports ou à d’autres services notamment en zone rurale.

Des membres du Comité ont demandé des informations sur la promotion de la langue des signes dans le pays.  Ils ont aussi demandé si des mesures avaient été prises pour permettre aux personnes handicapées d’avoir accès à des documents administratifs en braille.

Les membres du Comité ont voulu savoir si le Sénégal avait une stratégie pour la mise au point d’un protocole pour la protection de la vie des personnes, dans le cas de crises humanitaires par exemple, qui soit approprié pour les personnes handicapées et décidé avec leur participation.

Les experts ont demandé quelles mesures avait pris le Sénégal pour permettre l’intégration des enfants handicapés.  Ils ont voulu savoir si les enfants handicapés bénéficiaient de services adaptés pour leur permettre de suivre les cours dans les écoles avec les élèves non handicapés.  Des informations ont été demandées sur les budgets et les programmes qui doivent permettre l’inclusion des enfants handicapés dans les écoles classiques et des informations sur les aménagements raisonnables dans les écoles.  Certains experts ont demandé d’autres informations s’agissant de la formation des maîtres dans le contexte de l’école inclusive.

Un expert a demandé quelles mesures avaient été prises pour offrir une offre large de services d’appui de qualité aux personnes handicapées, notamment les enfants, au sein de leur foyer.  Des experts ont demandé quelles mesures avaient été adoptées pour offrir une aide financière aux familles des personnes handicapées.  Des experts ont souhaité savoir si les personnes handicapées pouvaient choisir leur lieu de vie et avec qui elles voulaient vivre.

Quelles mesures avaient prises pour permettre l’accès à la santé sexuelle et reproductive ? Des experts ont demandé des informations sur les mesures mises en œuvre s’agissant de l’assentiment préalable et éclairé des femmes handicapées à l’occasion d’une césarienne.  Plusieurs membres du Comité se sont inquiétés de la prévalence très élevée du VIH/sida chez les personnes handicapées au Sénégal, notamment chez les femmes handicapées.  Ils ont demandé quelles mesures étaient prises dans le domaine de la prévention du VIH/sida chez les personnes handicapées.  Davantage d’informations ont été demandés sur le programme de santé communautaire et si ce programme vise à l’autonomisation des personnes handicapées.

Réponses de la délégation

En réponse aux questions des membres du Comité s’agissant du cadre général d’application, la délégation a notamment indiqué que le Sénégal avait mis en œuvre, dans le recensement des personnes handicapées, les principes du Groupe de Washington sur les statistiques du handicap, le pays étant l’un des rares pays africains ayant mis en œuvre cette méthodologie dans le cadre du dernier recensement.  De plus, le système de la carte de l’égalité permet d’avoir une idée bien précise de la situation des personnes handicapées au Sénégal.  Au Sénégal, il y a deux programmes spécifiques pour les personnes handicapées, le Programme national de réadaptation à base communautaire et le Programme de la carte de l’égalité des chances.  Ces programmes fournissent un appui au niveau individuel et collectif à l’ensemble des personnes handicapées.  Ils prévoient aussi des bourses et des aides financières pour les enfants et les étudiants handicapés afin qu’ils puissent continuer leur scolarité et obtenir leur diplôme.

Le Sénégal a adopté un plan national pour le handicap à l’horizon 2021 qui est évalué chaque année et qui prévoit des actions au sein de tous les Ministères pour les personnes handicapées avec la consultation des organisations de personnes handicapées.  La délégation a aussi fait valoir qu’à l’occasion de chaque journée nationale sur un thème lié au handicap, les associations de personnes handicapées participent à l’organisation des activités.  Elle a par la suite indiqué que le projet de loi sur la haute-autorité chargée du handicap faisait partie des 14 textes qui devaient encore être adoptés dans le domaine du handicap.

La délégation a déclaré que la protection de l’intégrité physique de la personne est assurée par plusieurs textes législatifs et que les plaintes déposées par les personnes handicapées pour des cas de violence, de discrimination ou de violation de leurs droits, sont recevables devant toutes les juridictions et sont traitées avec une diligence particulière.  Toutes les personnes handicapées ont le droit de jouir de leur personnalité juridique.  Le législateur sénégalais tient compte de la vulnérabilité des personnes handicapées, ce qui a pour conséquence que la peine peut être doublée pour les auteurs de violations à l’encontre de personnes handicapées.

Le Sénégal met en œuvre un plan innovant de participation citoyenne des personnes handicapées handicapés en partenariat avec la Fédération sénégalaise des organisations des personnes handicapées.  Ce plan doit favoriser permettre l’accessibilité de toutes les personnes handicapées au vote.   Elle a par la suite ajouté que les personnes handicapées, quel que soit leur handicap, ont le droit de participer aux élections, de manière assistée si nécessaire.

La délégation a déclaré que certains textes imposent la sensibilisation dans toute une série de domaines liés au handicap, notamment la loi d’orientation sociale du Sénégal.

Deux associations de la société civile ont en charge la protection des personnes atteintes d’albinisme, a indiqué la délégation.  Elle a ajouté que les autorités soutenaient les actions des associations qui visent à la protection et la promotion des droits des personnes atteintes d’albinisme.  Des campagnes de distribution de crèmes solaires sont régulièrement organisées dans le pays, a-t-elle fait valoir.

La délégation a dit qu’il y avait trois types d’écoles: les écoles ordinaires, les écoles spéciales et les écoles inclusives.  Les écoles spéciales se trouvent principalement dans la capitale.  Dans les écoles ordinaires en zone rurale se retrouvent aussi des élèves avec différents handicaps, comme des enfants atteints d’albinisme.  Les familles de ces enfants reçoivent une aide sous forme de kit scolaire qui contient une enveloppe financière.

La délégation a reconnu qu’il manquait des formations spécialisées pour les enseignants qui encadrent l’enseignement des élèves handicapés.  Elle a néanmoins souligné que les enseignants n’attendaient pas d’être formés spécifiquement à cette question pour qu’ils obtiennent de très bons résultats dans l’accompagnement des enfants handicapés.

La délégation a expliqué qu’actuellement, un processus de codification de la langue des signes était en cours afin qu’elle soit reconnue dans tout le pays.  Elle a précisé que certains enseignants ont été formés au braille et à la langue des signes.

La délégation a indiqué que plusieurs programmes soutiennent les personnes handicapées, notamment le programme de réadaptation à base communautaire pour les personnes handicapées et d’autres programmes qui visent l’autonomisation.  La délégation a par ailleurs expliqué que le Gouvernement était passé au paradigme de l’autonomisation plutôt que de l’assistanat dans le domaine du soutien aux personnes handicapées, ce que vise par exemple la carte de l’égalité.

La délégation a déclaré que le Ministère chargé des femmes, des familles et du genre est en charge notamment de la protection des femmes handicapées.  Il n’y a pas de femmes handicapées parlementaires mais elles sont présentes dans différentes fonctions de haut rang dans l’administration.

La délégation a expliqué qu’il y avait plusieurs mécanismes pour protéger les femmes et les filles victimes de violences et prévenir ce type de violences.  Des centres communautaires informent les femmes et les filles sur leurs droits et sur la manière de porter plainte en cas de violation ou d’abus.  De même, des employés dans ces centres sont spécialement formés pour accompagner les victimes de violence, notamment les filles et les femmes handicapées.

La délégation a déclaré que, par le passé, on pouvait établir un lien entre handicap et mendicité.  Depuis, les autorités ont « bataillé ferme pour mettre fin à ce paradigme » et ont créé un centre à Dakar pour former les enfants avec un handicap physique.

La délégation a indiqué que la Protection civile était en charge de la protection de toutes les personnes en cas d’urgence ou de catastrophe naturelle, précisant qu’une diligence particulière est apportée dans ses interventions aux personnes handicapées.

Répondant à des questions sur l’accès à la santé, la délégation a expliqué que la carte de l’égalité était accessible facilement pour les personnes handicapées une fois qu’elles ont été diagnostiquées par un médecin avec un certificat médical de déficience.  La délégation a expliqué que la césarienne était gratuite pour les personnes handicapées et que le consentement éclairé était pris en compte en fonction de l’urgence médical compte tenu des risques pour la mère ou pour l’enfant.  Le Sénégal a un projet de distribuer des autotests dans le cadre de la prévention du VIH/Sida qui permettra aux personnes handicapées de faire ce test et de prévoir un plan d’accompagnement dans le cas où le résultat serait positif.  La délégation a déclaré que les associations des personnes handicapées bénéficient des fonds des programmes de lutte contre le VIH/sida.  Une plateforme VIH/sida-Handicap a par ailleurs été créée pour apporter un soutien aux personnes handicapées touchées par le virus.

Au Sénégal, il n’existe aucune procédure permettant de pratiquer une stérilisation sur une personne handicapée ou non handicapée.  Cette pratique est un crime reconnu dans le code pénal.  Le droit à l’intégrité physique des personnes handicapées est largement protégé dans le droit sénégalais.

La délégation a déclaré qu’il existait des centres psychiatriques au Sénégal mais leur capacité d’accueil est limitée et la priorité est donnée à l’accueil communautaire des personnes avec un handicap psychosocial.

La délégation a déclaré que le Premier ministre avait donné des instructions pour que l’État adopte le décret qui prévoit les quotas des personnes handicapées pour l’emploi dans la fonction publique.  Les personnes handicapées ont été consultées sur ce projet de décret.

Parmi les autres questions abordées par la délégation en réponse aux questions des membres du Comité, la délégation sénégalaise a notamment attiré l’attention sur une organisation membres de la Fédération sénégalaise des organisations des personnes handicapées qui veille à l’accès au sport pour les personnes handicapées; sur un atelier de fabrication de matériel orthopédique et de prothèses; sur l’absence dans le pays de toute discrimination à l’encontre des migrants.

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UN ACTEUR PRÉCONISE UNE ’’APPROCHE GLOBALE’’ DANS LA PRISE EN CHARGE DES HANDICAPÉS

Le président de l’Association SOS Handicap, Lamine Dabo, a fait part de la nécessité pour l’Etat du Sénégal de mettre en avant une approche globale dans la prise en charge des personnes en situation de handicap.

Notre revendication la plus importante c’est l’établissement d’un cadre institutionnel permettant de régler nos problèmes suivant une approche globale, a-t-il laissé entendre samedi au cours d’une conférence de presse.

‘’L’un des freins à l’amélioration de la situation des personnes en situation de handicap est l’approche sectorielle. Il y a certaines mesures que les ministres peuvent facilement régler mais la difficulté c’est purement sectoriel. Il n’existe pas une approche globale’’, a expliqué Dabo.

« La mise en œuvre d’une approche globale doit passer par la création d’une structure exclusivement dédiée à la gestion des problèmes des personnes vivant avec un handicap’’, a souligné le président de SOS Handicap.

« Le combat socio-économique et culturel des personnes vivant avec un handicap a tourné ces dernières années autour d’un cadre juridique et d’un cadre institutionnel. Le premier est aujourd’hui acquis, mais le second, le plus fondamental peine à se mettre en place », a-t-il rappelé.

« Si vous avez un problème pour l’éducation des enfants vous devez vous rapprocher du ministère de l’Education. Si c’est une question de santé il faut aller au ministère de la Santé parce que nous avons une approche sectorielle », a insisté Lamine Dabo.

Selon lui, la volonté des gouvernants est manifeste bien que le combat social des organisations des personnes en situation de handicap mérite davantage d’égards.

Accessibilité des centres de vote, manque d’information: Les personnes handicapées listent les impairs de la Présidentielle

La fédération sénégalaise des personnes handicapés (Fsaph) a fait le point sur la mission d’observation pour l’inclusion sociale lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Elle a relevé beaucoup d’obstacles physiques, un manque d’information et une absence de logistique, empêchant certaines personnes handicapées d’accomplir leur droit de vote.

Les personnes handicapées ont encore éprouvé des difficultés pour accéder aux alentours, dans les centres de vote est même à l’intérieur des bureaux de vote. « Essentiellement, ce sont des écoles abritent les centre de vote et la majeure partie est sablonneuse. Ce qui ne qui ne facilite pas la mobilité des personnes handicapées » , déplore Yatma FALL, Président de la Fédération Sénégalaise des Associations de Personnes Handicapées.
Il souligne aussi que lors des de la campagne électorale, il n’y pas eu d’interprètes en langue de signes. Une situation regrettable qui ne favorise pas le choix de l’offre politique, surtout chez les malentendants. Il en est de même pour les malvoyants qui n’avaient pas eu la chance d’avoir des bulletins en braille. Il est vrai que l’article 80 du code électorale permet à ces personnes de se faire assister par un accompagnant, « mais ce même article viole le secret de vote », constate M. Fall. Pis, relève-t-il, le vote de la personne aveugle «peut être trahi par l’accompagnant» . Autant d’entraves qui, selon Yatma FALL, portent atteinte aux droits de la personne handicapée.

Pourtant, ce n’est pas la première fois que la Fsaph organise une mission d’observation d’inclusion sociale pour une élection. Lors des élections législatives passées, elle avait soulevé les mêmes complaintes. Mieux, elle avait formulé des recommandations qui, selon Yatma FALL, sont restées sans suite. C’est comme si nous sommes en train de regresser, s’étonne-t-il.

Mais la Fsaph ne désespère pas . Elle compte déposer encore un rapport d’ici un mois.
Cette fois-ci, elle préfère le remettre en main propre au ministre de l’intérieur avec toutes les difficultés rencontrées et les recommandations.

La Fsaph pense déjà aux élections locales et envisage d’expérimenter  des bureaux-test, accessible dans les 6000 bureaux de votre que compte notre pays. Ces bureaux seront équipés de lunettes intelligentes pour les malvoyants. « Une astuce qui va permettre aux personnes aveugles de voter pour le candidat de leur choix sans se faire assister », indique le président de la Fsaph. Et Khady Ba de l’Ong Signtsavers de demander à l’autorité déjà présente de prendre toutes les mesures nécessaires  pour la réalisation de ce dispositif.

La Fsaph déroule ces activités dans le cadre du projet participation politique et citoyenne des personnes handicapées qui est dans la troisième année. La mission a sillonné  tout le territoire qu’elle a divisé en 4 pôles avec les régions de l’Ouest, du Nord, du Centre, de l’Est et du Sud. Elle a interrogé 150 personnes handicapées.

Objectif de développement durable: L’Etat invité à signer la charte des données inclusives

Le mot d’ordre des Objectifs de développement durable (odd) c’est de ne laisser personne en rade, y compris les personnes handicapées qui, selon le président de la Fédération Sénégalaise des Associations de personnes handicapées, Yatma FALL, ont fortement influencé ce slogan. Faut-il le rappeler, lors du conception des objectifs du Millénaire pour le développement (Omd), la question du handicap n’était pas prise en compte. Pour Salimata Bocoum, Directrice de Signtsaver, les Odd ont donc le mérite d’intégrer le handicap et  » c’est un grand pas « , se réjouit-elle modestement. Mais pour Mme Bocoum, le grand défi aujourd’hui avec ces odd, c’est de faire en sorte que les mots et les voeux pieux soient traduits en actes.
Pour ce faire, Salimata Bocoum, par ailleurs coordonnatrice du Groupe de travail des organisation de la société civile sur le suivi des Odd, appelle le Sénégal à s’engager comme champion pour la désagrégation des données constitue la solution pour atteindre l’objectif d’inclusion. Car,  » pour le suivi des Odd, il faudra mesurer les indicateurs pour rendre compte de la prise en charge des besoins de cette cible que sont les handicapés », note -elle. D’ailleurs, révèle la directrice de Signtsavers, beaucoup de pays comme le Ghana se sont dans la charte des données inclusives, lancée en juillet 2018 à New York.
Amacodou DIOUF appuie les propos de Mme Bocoum.
Il estime que notre pays doit obligatoirement et fondamentalement revisiter le système des statistiques. « Il faut travailler davantage au niveau de la formulation à désagréger les données en fonction non seulement de la situation sociale des personnes handicapée en tant que être social, acteur économique ou bénéficiaire de l’action économique », soutient-il.
Le Président du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement  (Congad) estime que c’est un passage obligé pour avoir des statistiques beaucoup plus adaptées. Car pour lui, le handicap n’est pas, comme on le pense au Sénégal, une dimension uniquement sociale. « Il faut aussi prendre la dimension économique de la personne handicapée ont une plus-value à apporter », précise-il.
Il est vrai; note Yatma FALL, dans le programme d’action prioritaire 1 du Plan Sénégal Emergent (PSE), le gouvernement avait  fait l’effort de mettre en place certaines politiques sociales notamment la Couverture Maladie Universelle (CMU), la carte égalité des chances, les bourses familiales. Mais comme on l’a rappelé, le « handicap n’est pas seulement une question sociale, il est transversal et intéresse tous les secteurs du développement. Il faut des indicateurs qui nous renseignent sur la dimension sociale, culturelle, ceci pour ajuster les politiques et programmes publics pour une meilleure prise en compte de nos besoins », plaide-t-il.
Au-delà des données, Amacodou DIOUF appelle également, les collectivités locales et ceux qui font la revue de la planification pour qu’ils tiennent compte du handicap. Car,  » la mise en oeuvre des politiques se fera au niveau des territoires », note-t-il. Citant sa propre expérience avec le Programme national de développement local (Pndl) dans le cadre d’un projet déroulé dans quatre communes, le président du Congad souligne que dans les budgets, la dimension du handicap n’existe même pas.
Pour cette raison, les personnes handicapées doivent positionner pour porter le plaidoyer.
Entre autres objectifs de cet atelier de suivi des Odd, c’est outiller et de renforcer les capacités des responsables des personnes handicapées, afin qu’elles puissent sensibiliser les pouvoirs publics de leurs préoccupations.

’’IDY2019’’ S’ENGAGE À PRENDRE EN COMPTE LES PRÉOCCUPATIONS DES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP

Le porte-parole du candidat Idrissa Seck à la présidentielle du 24 février, Abdourahmane Diouf, assure de l’engagement des partis de la coalition ’’Idy2019’’ à prendre en compte, une fois au pouvoir, les préoccupations de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (FSAPH) relativement à une meilleure prise en charge du handicap.
« Notre leader Idrissa Seck a clairement écrit dans son programme que lorsque les Sénégalais nous ferons confiance, il s’engage à prendre en compte » les préoccupations des personnes vivant avec un handicap, a-t-il déclaré.
Abdourahmane Diouf, au nom de son candidat Idrissa Seck, a signé mercredi le document d’engagement de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées « pour une meilleure prise en compte du handicap dans les différents programmes proposés » par les candidats à la présidentielle.
Abdourahmane Diouf rappelle que les personnes vivant avec un handicap « sont éligibles aux différents concours nationaux et peuvent travailler dans la fonction publique’’.
Dans ce cadre, le leader de la coalition ’’Idy2019’’ veut promouvoir une « inégalité juste, parce que les personnes en situation de handicap ce sont des individus normaux qui ont le droit de vivre comme tout le monde ».
« Si le droit de beaucoup de personnes handicapées est bafoué, c’est parce que la partie concernant la politique du droit des handicapés n’est pas prise en compte », a de son côté fait observer Yatma Fall, président de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées, structure regroupant 29 organisations.
Il réclame donc des « programmes inclusifs » prenant en compte les préoccupations des handicapés, estimant que tout un chacun a un rôle à jouer dans l’amélioration des conditions d’existence des personnes handicapées.
« Nous voulons que tous les acteurs de la vie politique et de la société civile soient impliqués dans le processus qui garantit aux personnes handicapées une accessibilité dans les lieux de vote », a-t-il par ailleurs fait valoir.
Or, selon des statistiques officielles, les personnes handicapées représentent 15,5% des quelque 15 millions de Sénégalais, a indiqué M. Fall.
« Nous avons déjà reçu 7 des candidats déclarés à la candidature avant le parrainage, et sur les 5 candidats en lice, 2 ont déjà signé’’ avant Idrissa Seck, à savoir le président sortant et le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), El Hadj Sall dit El Hadj Issa Sall, en attendant Madické Niang et Ousmane Sonko, a-t-il fait savoir.
Le président de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées affirme que le parti Rewmi du candidat Idrissa Seck est la seule formation ayant inclu dans ses propositions « un programme spécifique et un engagement clair à appuyer la FSAPH ».

LES NON-VOYANTS VOTENT IDY, LES ALBINOS PARRAINENT MACKY

Dans la ville de Thiès, les personnes vivant avec un handicap particulièrement les Albinos et les non-voyants se sont engagés dans la politique en faisant part de leur soutien à des candidats pour la présidentielle de dimanche prochain. Toutefois, eux qui sont partagés entre Macky Sall et Idrissa Seck, attendent beaucoup du prochain Président de la République dans l’amélioration de leurs conditions de vie.
Plus qu’un jour pour la fin de la campagne électorale mais dans la ville de Thiès, presque toutes les couches sont en ébullition. D’ailleurs, les personnes vivant avec un handicap sont montrées dans la scène politique. Plusieurs d’entre elles ont affiché leur soutien à des candidats à la présidentielle de dimanche prochain. Si les non-voyants ont jeté leur dévolu  sur Idrissa Seck, les Albinos ont, quant à eux, préféré le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall. Des choix mûrement réfléchis puisque, disent-ils, basés sur la place donnée aux personnes vivant avec un handicap dans leurs programmes. «On a décidé de soutenir le candidat Macky Sall parce que parmi tous les gouvernements du Sénégal, seul son gouvernement a répondu aux préoccupations des Albinos», a fait savoir le président du Mouvement «Ci Laniou Bokk», Amadou Aly Fall. Parmi les raisons qui ont poussé les membres de ce Mouvement qui regroupe des Albinos  à porter la candidature de Macky Sall, il y’a la distribution gratuite de la crème solaire. «En 2012, la Première Dame, Marième Faye Sall nous avait offert 215 caisses de crèmes gratuitement. L’année dernière également, le gouvernement a investi beaucoup d’argent dans ces crèmes solaires pour qu’on nous les donnent gratuitement», ajoute Amadou Aly Fall.

Toutefois, les albinos et les non-voyants de Thiès ne partagent pas les mêmes convictions. Pour cause, l’association regroupant des non-voyants dénommée GIE La Canne Blanche s’est engagée à faire de l’ancien maire de Thiès, Idrissa Seck le 5ème Président du Sénégal à l’issue de ce scrutin présidentiel. «Nous soutenons le candidat Idrissa Seck parce qu’il est à nos côtés à chaque fois qu’on a besoin de lui et il respecte toujours ses promesses envers nous», confie son président, Djibril Sao. Mieux, ajoute-t-il, «même s’il n’a pas duré dans le régime à l’époque où il était Premier ministre, Idrissa Seck a réalisé des projets dans la ville et tout le monde l’a remarqué».

ATTENTES DES ALBINOS ET DES NON-VOYANTS

Les Albinos et les Non-voyants n’ont pas manqué de faire part de leurs attentes pour le prochain Président de la République. Pour cause, ils ne cessent de se confronter à des problèmes. «Puisque Macky Sall a fait les premiers pas, le prochain Président devra le poursuivre, il doit soutenir les Albinos du côté de l’emploi, de la santé et surtout de la sécurité», a déclaré Amadou Aly Fall.  Concernant les Non-voyants, Djibril Sao sollicite un accompagnement avec une bonne politique pour ne plus mendier. «Nos conditions de vie sont très difficiles surtout les femmes Non-voyantes et tous ceux qui mendient dans la rue n’ont pas de choix», regrette le président du GIE La Canne Blanche.

Le sortant de l’INEFJA de Thiès dira : « on doit nous soutenir dans la formation professionnelle avec une insertion rapide dans le milieu professionnel, nous offrir des baguettes, aider certains à aller subir des formations en Europe. On doit aussi pouvoir travailler dans la pâtisserie, la savonnerie». A Thiès, les personnes vivant avec un handicap ne veulent plus être oubliées dans les programmes de développement.

Prise en compte du handicap : Mimi signe le document d’engagement du FSAPH

Dans le cadre de l’accueil des candidats à l’élection présidentielle du 24 février prochain, la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (FSAPH), en vue d’une meilleure prise en compte du handicap dans les différents programmes proposés, reçoit l’ancienne Première Aminata Touré. L’envoyée spéciale du président de la République va procéder à la signature officielle du document d’engagement de la FSAPH, pour le compte de la coalition Benno Bokk Yakaar, ce mercredi 30 janvier 2019 à partir de 15 h 30 à la Maison de la Presse, en présence de l’ensemble des organisations de personnes handicapées du Sénégal, renseigne un document de presse reçu à Seneweb.

Cette signature, indique le texte, intervient après le passage de Abdoul Mbaye, Issa Sall, Pape Diop, Pierre Goudiaby Atepa et des représentants de Khalifa Sall et de Karim Wade.

SMIC, retraites, handicapés, corps de métiers, … : Madické Niang au coeur des préoccupations pour son dernier meeting

Madické termine en apothéose sa campagne électorale pour ces élections présidentielles de 2019. Rendez-vous était donné aujourd’hui, dans le mythique stade Alassane Djigo, le candidat de la coalition Madické 2019 aura marqué cette fin de campagne par une préoccupation certaine aux conditions de vies des sénégalais.

C’est un Madické Niang des grands jours qui s’est présenté aujourd’hui au stade Alassane Djigo de Pikine. Au terme de son dernier Meeting pour la campagne présidentielle, le candidat rassure sur sa victoire :« ce n’est pas la peine de continuer, donnez moi la présidence car je serai le président au soir du 24 inchalah», avant de rentrer dans le fond de ses propositions.

Dans sa déclaration, le candidat a parcouru son programme en passant par l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, les usines de transformations entre autres. Le candidat de la coalition Madické 2019 décide de prendre en charge les familles des militaires retraités, blessés ou disparus, mais aussi, sans oublier la nécessaire prise en charges des handicapés, les oubliés de plusieurs régimes.

Madické Niang n’a pas pour autant oublié la banlieue dakaroise, lieu qu’il a choisi pour clôturer sa campagne. Une dotation de 500 Millions est promise : « Une fois à la tête du pays je vais moderniser la banlieue en terme d’infrastructures, en construisant des écoles, des universités de métier. La jeunesse sera aussi prise en considération en leur permettant d’avoir une bonne formation et aussi un emploi pour les faire sortir de la pauvreté », promet t-il. Dans ce cadre, l’augmentation du SMIC -salaire minimum- était au coeur de son discours de ce jour, « un coup de pousse est nécessaire et s’impose pour améliorer le niveau de vie des sénégalais« , finira t-il.

Jeunes, enfants, mères et handicapés : Les ambitions de Sonko pour les couches vulnérables

Après Tamba et Kédougou les  vendredi et samedi derniers,  Ousmane Sonko et sa délégation ont fait cap sur Koumpentoum, hier. Arrivés tard dans la nuit du samedi au dimanche, ils ont fait une caravane avant d’effectuer un long déplacement vers le nord du Sénégal.

Le candidat du Pastef,Ousmane Sonko cible d’abord les jeunes, les enfants et les personnes handicapées dans le cadre de son programme de campagne. Pour les jeunes, le patriote en chef estime qu’il faut s’attaquer au système éducatif. Si les Sénégalais lui accordent leur confiance, il promet d’améliorer la qualité de l’enseignement par trois leviers : la revalorisation de la condition des enseignants, le renforcement des langues nationales, l’introduction de l’anglais dès le primaire, la prise en charge des enfants de la rue…Ousmane Sonko ne s’en limite pas là. Il promet, en outre, de revoir la carte universitaire. Jugeant l’inacceptable qu’en ce XXIe siècle, la majeur partie des régions n’aient pas d’universités publiques ».Pour Sonko, il s’agit de mettre en adéquation l’offre  de formation et le monde de l’emploi. En ce qui concerne la femme et l’enfant, le leader de Pastef regrette l’injustice contre ces couches vulnérables, rapporte le journal Enquête. Il propose l’allongement du congé de maternité à 6 mois ainsi que la construction de crèches modernes pour leur permettre de s’accomplir, aussi bien d’un point de vue maternel que d’un point de vue professionnel. Dans la même veine, il a suggéré que les enfants des femmes décédées bénéficient de pensions…