Dans le cadre de la journée internationale des Personnes
Handicapées célébrée le 03 décembre de chaque année.
l’association Handicap.sn en partenariat avec l’Institut
British Council de Dakar, Institut Supérieur Management de Dakar, Galileo, Soft
Skills et L’Humanité Inclusion nouveau nom de Handicap International organise
un panel d’échange et de partage d’informations (Questions – Réponses).
Thème de cette année : Mise en œuvre des Objectifs du Développement
Durable (ODD) d’ici à 2030,
Sur les 17 objectifs des ODD,
Nous intéressons sur l’objectif 11 intitulé : Villes et
communautés durables sur les 17 objectifs.
Thème : Futur accessible.
Ce mardi 03 décembre 2019 de 14h30 à 17h,
Lieu : Amphithéâtre d’ISM Point E.
Heures : 14h30 à 16h30
Animé par Yakham NGOM (Expert en accessibilité physique) du
programme inclure de l’ONG Handicap International ;
Souleymane NDOYE, Animateur du projet Emploi et Handicap de
l’ONG Humanité Inclusion.
Sous la présidence effectif du Personnel de l’ISM, British
Council, des étudiants, des associations de personnes handicapées.
Vous êtes tous invité à prendre part à cette rencontre.
C’est sous la présence du secrétaire général du ministère de la santé et du sous-préfet de Ndame que Serigne Abdou Karim Mbacké (Makarimal Akhla) a procédé, ce samedi, à la cérémonie de remise de 1300 fauteuils roulants exclusivement destinés aux personnes handicapées à Touba et d’autres localités du Sénégal.
Le chef religieux précisera que ces machines constituent sa modeste contribution à l’effort jusque-là consenti par le gouvernement du Sénégal en direction des personnes en situation de handicap à qui, dira le Mbacké-Mbacké, il voudra garantir un réel bien-être.
« L’Etat du Senegal n’a jamais laissé les personnes handicapées à elles-mêmes. Il gère leur sécurité entre autres services. Ces fauteuils ne sont que ma modeste contribution. Je les ai collectés mais c’est vous, autorités qui serez chargées de la distribution. Le Khalife Général des Mourides est absolument content du geste et c’est à notre honneur »
Un geste hautement salué par Yatma Fall, Président de la Fédération des personnes handicapées du Sénégal, qui souhaitera que le patriarche de Ndindy soit nommé « Ambassadeur des personnes handicapés »
Lancé en janvier 2017, le projet régional VIH et handicap arrive à échéance le 31 décembre 2019. Ce jeudi 14 novembre 2019, la plateforme chargée de la mise en œuvre dudit projet, a tenu sa deuxième rencontre semestrielle de l’année, à Ouagadougou. Il s’agissait de partager les leçons apprises durant trois années d’exécution du projet et de définir une stratégie pour la pérennisation des acquis engrangés.
Contribuer à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées en soutenant la promotion des droits humains, en s’attaquant aux obstacles juridiques et en améliorant leur accès aux services de prévention et de soutien relatifs au VIH dans six pays que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Cap-Vert. Cela, via un plaidoyer national et régional. C’est l’ambition affichée du projet VIH et handicap financé par le Fonds Mondial et mise en œuvre par l’ONG Humanité & inclusion (HI), récipiendaire principal et la Fédération ouest africaine des organisations des personnes Handicapées (FOAPH) qui est sous récipiendaire.
Au Burkina, à la faveur de l’exécution du présent projet, les acteurs du plaidoyer VIH et handicap se sont mobilisés au sein d’une plateforme, en vue de lever les obstacles d’accès à la santé des personnes handicapés et aux paquets de soins VIH. La présente rencontre semestrielle de la plateforme, qui fait office de clôture du projet vise le partage des leçons apprises et la pérennité des acquis.
Chef du projet VIH et handicap à Humanité & inclusion, Caroline Traoré soutiendra que le projet a permis d’engranger des acquis de différents ordres. A ce titre, elle cite la prise en compte des personnes handicapées dans le Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST et l’implication de la Fédération Burkinabé des associations de personnes handicapées FEBAH dans des instances de décision de lutte contre le VIH/SIDA sont d’importantes réussites de la plateforme.
Elle note également : la disponibilité et l’utilisation des données sur la vulnérabilité des personnes handicapées face au VIH comme source documentaire ; le renforcement des capacités des acteurs notamment la formation de 500 agents de santé sur les offres de services de santé inclusive, la mise à disposition d’un guide d’orientation des agents de santé sur l’inclusion dans les offres de services de santé, la collecte de données sur les personnes handicapées au niveau de quatre structures de prise en charge des PVVIH et la sensibilisation de 27 hommes de médias sur la problématique.
Au titre des acquis, figure également le renforcement des systèmes communautaires. Sur ce point, la chef du projet VIH relève entre autres, la création de partenariats clés par la plateforme nationale pour influencer l’adoption de politiques inclusives et le renforcement de la collaboration entre le SP/CNLS-IST et les personnes handicapées.
Evoquant la suppression des obstacles d’accès à la santé, Caroline Traoré note l’analyse des gaps juridiques pour l’accès juste et équitable à la santé, l’engagement financier pour le dépistage ciblée des personnes handicapées. « Quand on regarde d’où nous sommes partis, nous apprécions positivement ces résultats. Ces acquis nous permettent d’améliorer la situation des personnes handicapées notamment avec le ministère de la santé, celui des droits humains et de l’économie », s’est réjoui le président de la Fédération burkinabè des associations pour la promotion des personnes handicapées (FEBAH), Issa Palenfo, par ailleurs coordonnateur de la plateforme VIH et handicap.
Puis de poursuivre : « Grâce aux actions de plaidoyer, le Centre national de lutte contre le Sida a fini par prendre les personnes handicapées comme une cible prioritaire dans les réponses au VIH. Nous disposons maintenant de données qui sont d’ailleurs pris en compte par le ministère de la santé et le Système national d’information sanitaire ; dans tous les départements ministériels, on parle des personnes handicapées, chacun sait qu’une convention a été ratifiée par le Burkina Faso et qu’il faut la mettre en application ».
Le contexte actuel de la lutte contre le VIH se caractérise par une prise conscience des acteurs clés sur la nécessité de l’inclusion de la problématique du handicap dans leurs interventions. Cependant le besoin de renforcement des capacités opérationnelles à conduire l’inclusion reste un défi à relever.
Au-delà de ces acquis, les 25 acteurs de la plateforme VIH et handicap notamment la FEBAH et le Réseau national pour une grande implication des personnes infectées par le VIH/Sida au Burkina Faso (REGIPIV-BF), ne comptent pas en rester là. Leur nouvelle mission sera de pérenniser les acquis du projet en relevant un certain nombre de défis. Il s’agit entre autres d’accompagner la mise en œuvre de la feuille de route inclusion dans le secteur de la santé, la prise en compte du FEBAH et du REGIPIV-BF comme bénéficiaires du Fonds mondial et l’adhésion de la FEBAH comme membre du Conseil national de lutte contre le Sida.
La Journée nationale des personnes handicapées célébrée chaque année le 3 décembre constitue une occasion pour contribuer à la sensibilisation aux droits de cette frange de la société. Pour cette année, l’Association des personnes handicapées entrepreneurs de Dakar (Aphed) ont décidé de prendre les devants afin d’aider leurs pairs qui sont dans le besoin.
La journée internationale des personnes handicapées est instituée le 3 décembre de chaque année par l’Assemblée générale des nations unies depuis 1992. Cette journée marque par la même occasion, au Sénégal, le lancement officiel de la semaine nationale des personnes handicapées prévue du 3 au 8 décembre conformément à la loi d’orientation sociale de 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.
Pour cette année, l’Aphed compte se démarquer. Ce groupement constitué de 25 personnes handicapées ont été formées et financées par l’ADEPME et Handicap international. Ils regorgent en leur sein des informaticiens, sérigraphistes, des vendeurs de produits de consommation, des couturiers, des cordonniers…
Afin de pérenniser cette action, l’Aphed va organiser le 4 décembre une soirée avec l’artiste Wally Seck. Les recettes de ce programme serviront à financer certains entrepreneurs handicapés par rapport à leur métier et de former ceux qui n’ont pas encore de métier.
Lors de ce rendez-vous annuel, le président de ladite association, Pape Meissa Faye, compte confirmer l’engagement des personnes entrepreneurs handicapées envers leurs camarades qui sont dans le besoin. « Nous sommes motivés par des perspectives que l’on a lancé à partir de notre programme d’action que l’on veut pérenniser. Nous allons d’abord organiser une grande soirée en prélude de notre semaine. Une partie de ces recettes serviront aux personnes handicapées qui sont dans la mendicité et aussi pour former et financer d’autres. Nous comptons aussi mettre des structures de formations pour aider les personnes handicapées« , a fait savoir Pape Meissa Faye.
Le directeur du Centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés moteurs du quartier Mbour 2 de Thiès, Amary Thiam a plaidé jeudi pour une participation de toutes les communes de la ville de Thiès au fonctionnement de ladite structure, recevant des personnes handicapées de toutes les parties de la cité du rail. M. Thiam a indiqué à l’APS qu’en dehors du maire de la ville, Talla Sylla et de celui de Thiès Ouest, Aliou Sow, qui a mis à leur disposition un vigile, aucun autre édile ne soutient ce centre géré par l’Association des personnes handicapées de Thiès. Quant à Talla Sylla, il a recruté trois personnes handicapées à la mairie, a-t-il noté. Amary Thiam déplore le manque de soutien des autres collectivités locales de la ville de Thiès, bien que la structure en tant que « centre de référence » reçoive des handicapés de toute la ville. « C’est un centre de Thiès, donc, tous les maires qui sont là devaient participer » à son fonctionnement, estime-t-il. Il préconise l’inscription dans le volet social des budgets de toutes les communes de Thiès, d’une ligne dédiée à cette structure, comme ils le font pour les équipes de Navétanes et d’autres acteurs. « C’est pour lutter contre la mendicité des personnes handicapées que nous nous évertuons à faire marcher ce centre », souligne Amary Thiam, qui se montre fier des résultats atteints jusqu’ici par l’association qui gère le centre. Grâce à ses actions, estime-t-il, « c’est très rare de voir des personnes handicapées de (sa) génération et de la suivante qui mendient ». L’association inculque à ses membres la volonté de se former et de travailler, fait-il valoir. Selon lui, le Centre qui a pour parrain Elhadji Amadou Cissé de Pire, a besoin d’un appui dans la prise en charge de son personnel qui ne bénéficie que de « motivations » à la fin du mois. La structure a du mal à payer ses agents, même si leur nombre est jugé « insuffisant ». Le Centre qui compte sur la scolarité de ses pensionnaires pour faire face à ses multiples charges de fonctionnement, liées entre autres, aux factures d’eau et d’électricité, a vu ses effectifs chuter. Une baisse qui se fait surtout sentir au niveau de sa garderie, créée depuis 1993. De 80 enfants par le passé, il est passé en moyenne à une cinquantaine par année, suite à la multiplication dans les alentours des garderies, qui sont passées de deux à 11. Une des « préoccupations » du centre en ce moment est de disposer d’un bus pour transporter ses pensionnaires et son personnel, afin renforcer son niveau de fréquentation, a indiqué Amary Thiam. Pour lui, un bus lèverait l’obstacle de la distance qui dissuade certains d’y envoyer leur enfant. Avec juste deux ordinateurs, le centre souhaite aussi se doter de machines. La structure qui selon lui, n’a « jamais reçu de subvention de l’Etat », bénéficie du soutien de bonnes volontés, de partenaires, qui l’équipent en chaises roulantes, béquilles. L’hôpital Barthimee, l’ONG allemande Hilfe Für, l’ONG DAhw ou l’homme politique Habib Niang, qui a doté le centre d’une photocopieuse sont parmi ses bienfaiteurs, note le directeur. Situé non loin du stade Lat-Dior, le Centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés moteurs, a été ouvert en 1990 par une ONG allemande dénommée Sénégal Hilfe Verein, au profit de l’association des handicapés moteurs. Il offre des formations en couture, cordonnerie, reliure, coiffure et arts graphiques. Cette année, une section élémentaire y a été ouverte, avec une quinzaine d’élèves. Après leur formation, ses diplômés reçoivent un financement non remboursable grâce à l’appui du partenaire, pour démarrer leur activité, indique le directeur. Le centre est placé sous la tutelle du service régional de l’action sociale. Né en 1967, Amary Thiam lui-même personne à mobilité réduite, est le premier directeur à occuper ce poste, sans être agent de la fonction publique. Il bénéficie de l’encadrement technique d’un assistant social.
C’est avec tourment, que nous apprenons le décès brusque du Colonel de la gendarmerie Abdoulaye FALL, Directeur Général du Magic Land de Dakar. Il n’est plus dès notre. Le colonel FALL avait le sourire, le don de soi, était courtois, généreux, aimable et prêt à appuyer les âmes vaillantes et dynamiques. Ceci, il l’a fait pour l’association Handicap.sn en nous accueillant au sein de l’établissement du Magic Land lors de notre grande exposition OFF intitulée « INCLUSION’ART » dont il était le Co-Parrain. Il nous a permis, nous personnes en situation de Handicap d’avoir plus de visibilité pour notre travail et également pour nous rendre fier du travail de nos artisans lors de notre grande exposition de la Biennale de l’Art Contemporain Moderne dans ces locaux. Abdoulaye était un homme pieux, ouvert, simple, humble et charitable, il reste à jamais dans nos cœurs. Que Dieu l’accueil dans son Paradis Terrestre.
Khadimou Rassoul Talla Président de l’association Handicap.sn
Ce mercredi 11 septembre 2019, British
Council & Handicap.sn ont
officialisé leur partenariat.
Cette cérémonie a vu la présence de M. Khadimou Rassoul TALLA, Président de ladite association et cinq de ses membres/bénéficiaires de cours d’anglais gratuits, qui ont débutés leur session le 19 août dernier, avant la signature de cette convention.
Avant le déjeuner, il y a eu une présentation des équipes des deux structures qui a par la suite débouchée sur un panel de discussion sous forme de questions/réponses portant sur l’association Handicap.sn, son historique, sa démarche et les objectifs avec l’ensemble du personnel du British Council y compris Madame Dawn LONG, Directrice British Council Sénégal.
Monsieur TALLA s’est employé à répondre avec le plus de clarté possible aux questions qui lui étaient adressées avec le soutien de ses membres . La réponse à ces questions, a permis au personnel du British Council d’être non seulement enthousiaste mais également d’appréhender l’engagement et la motivation de jeunes handicapés à mutualiser leurs efforts pour changer la vision du handicap au Sénégal.
Après le déjeuner, le Président de l’association Handicap.sn M. Khadimou Rassoul TALLA et Mme Dawn LONG, Directrice du British Council Sénégal ont signé la convention de partenariat.
A la fin de cet évènement, le
président de Handicap.sn a vivement remercié l’ensemble du personnel ainsi que
la Directrice du British Council de l’opportunité fait aux personnes handicapées
de suivre des cours d’anglais gratuits et de haut niveau, car la langue
anglaise est capitale et indispensable de nos jours.
Khadimou Rassoul TALLA Président de l’association Handicap.sn
Evidemment, l’inclusion est un ensemble de pragmatiques méthodes actives et un performant réseau dynamique de bonnes pratiques exemplaires qui, malgré toutes leurs particularités et spécificités, rassemblent des personnes autour d’une cause noble à défendre appelée cause commune. Tout de même, l’inclusion est aussi une perpétuelle animation institutionnelle et organisationnelle de procédures techniques ainsi qu’une éternelle harmonisation constructive et productive de processus scientifiques qui, malgré toutes leurs différences et divergences, réunissent des gens autour d’un but essentiel à atteindre appelé but commun. Par conséquent, au Sénégal, relativement à la valorisation socioprofessionnelle et à la promotion humaine du handicap ainsi qu’à la prise en charge socioéconomique et médicaux-psychologique de la vulnérabilité, se distinguent très facilement quatre axes ou domaines d’inclusion que sont : l’inclusion scolaire, l’inclusion sociale, l’inclusion universitaire et l’inclusion professionnelle. Naturellement, en se référant à l’histoire et à la véracité des faits contemporains, la seule solution réelle efficacement pertinente à tout problème de toute personne en situation de handicap et/ou en situation de vulnérabilité demeure l’inclusion à laquelle le leadership de la personne handicapée elle-même reste toujours encore bien précieusement très indispensable. En conséquence, désormais au Sénégal, pour rétablir tous les handicapés du pays dans leurs droits sociaux et professionnels, pour éradiquer toute forme d’injustice et de discrimination négative dont subissent les agents handicapés en milieu public socioprofessionnel du fait de leurs types de handicap, il est obligatoirement urgent que l’Etat et la République fassent de l’inclusion qui prend en compte et en charge aussi bien le handicap que le vulnérabilité, un véritable fait politique et administratif qui, systématiquement, se met en œuvre de manière sérieusement permanente. Scientifiquement, la République du Sénégal est le gouvernement du Peuple sénégalais, par le Peuple sénégalais, pour le Peuple sénégalais. Or, étant donné que les personnes en situation de handicap et/ou en situation de vulnérabilité font bien partie du Peuple sénégalais, la République ne doit désormais plus tolérer que tout ce qui est relatif à l’inclusion, au handicap ou à la vulnérabilité se coordonne et se gère en Service publique sans y associer les handicapés experts ou spécialistes, car tout ce qui se fait en service public pour les handicapés et sans les handicapés, surtout visuels titulaires de diplômes et de compétences, se fait non seulement contre toutes les personnes handicapées et contre l’inclusion, mais également contre l’équité en anéantissant tout principe d’intérêt général et d’utilité publique, régissant le mythe ou la sacralité de l’Administration publique sénégalaise. C’est pourquoi désormais, la République qui se veut très juste et très équitable, ensuite qui a en même temps le sacré devoir institutionnel de responsabiliser les handicapés visuels dans les projets d’inclusion, puis qui a simultanément la sérieuse obligation morale de valoriser tout agent handicapé dans les programmes d’inclusion et de promouvoir les agents handicapés dans les services gérant l’inclusion ou la vulnérabilité, reste encore urgemment bien priée d’opérationnaliser ce sacré devoir et cette sérieuse obligation parce que les agents handicapés visuels en ont vitalement besoin dans l’Administration publique sénégalaise. Techniquement, l’Etat sénégalais est la rigoureuse expression de la réelle volonté générale des populations sénégalaises. En fait, la réelle volonté toujours exprimée avec abnégation par les personnes handicapées est la pleine jouissance de leurs droits socioprofessionnels, tout en bénéficiant humainement d’une considération sociale en société sénégalaise, d’une considération politique en milieu politique ou d’une considération professionnelle en service public. Raison pour laquelle l’Etat, qui se veut très républicain et qui a la pleine responsabilité de valoriser toute personne handicapée, est urgemment demandé de matérialiser cette valorisation, car jusque-là au Sénégal, les handicapés visuels, malgré leur profit et leur engagement, n’ont jamais eu une promotion en service public, une valorisation au sein de l’Etat ou un poste de responsabilité au sein de la République. Pratiquement, les ennemies de l’inclusion du handicap en milieu professionnel et de l’inclusion de la vulnérabilité en milieu social deviennent soit ceux qui conçoivent pour les handicapés sans les handicapés experts, demeurent soit ceux qui planifient pour les handicapés sans les handicapés spécialistes, restent soit ceux qui réfléchissent au nom ou à la place des handicapés sans les handicapés connaisseurs, semblent surtout ceux qui, pour légitimer leurs actions ou leurs activités, invitent les handicapés afin de vouloir les réduire à des simples figurants. Alors ceux-là, d’une manière ou d’une autre, à travers leurs actes, se servent regrettablement des handicapés, mais ne servent malheureusement jamais les handicapés. Concrètement, afin qu’il ne puisse y avoir aucun ennemie de l’inclusion en société sénégalaise et surtout en service public utilisateur, l’Etat et la République doivent désormais rendre obligatoirement l’inclusion à n’importe quel agent handicapé ayant de l’expertise ou de la spécialité, ou bien tout simplement la confier impérativement aux handicapés visuels titulaires de diplômes et de compétences.
Madiagne FALL Handicapé visuel en service au ministère de l’Education nationale
La Direction générale de l’action sociale (Dgas) a reçu une délégation venue de la République du Congo. Celle-ci entre dans le cadre d’un partage d’expériences dans le domaine de la politique de protection sociale.
Le Sénégal a répondu favorablement à la sollicitation du gouvernement de la République du Congo pour un partage d’expériences dans le domaine de la protection sociale. L’Etat du Sénégal, par le biais du ministère de la Santé et de l’action sociale, va accompagner le Congo dans la prise en compte du handicap dans les politiques de développement. La politique de protection sociale, le traitement des personnes handicapées dans la politique du régime avec notamment leur représentation dans toutes les structures de décision ont poussé la République du Congo à venir s’inspirer du Sénégal. Ainsi, une délégation du secrétariat exécutif permanent du Conseil consultatif des personnes handicapées de la République du Congo a souhaité, dans le cadre de la coopération technique relative au domaine du handicap, avoir un échange d’expériences sur le processus de production de la carte d’égalité des chances en faveur des personnes handicapées du Sénégal. Ce jeudi, un atelier d’échanges, présidé par la directrice de l’Action sociale, a réuni autour d’une table la Fédération sénégalaise des personnes handicapées et la délégation du Congo. Selon Jean Dedieu Ngoma, qui a dirigé la délégation congolaise, le choix du Sénégal se justifie par l’existence d’importantes politiques telles que la loi d’orientation sociale, la carte d’égalité des chances. M. Ngoma explique : «Nous avons pensé que le Sénégal était le premier pays africain que nous pouvons visiter étant donné qu’il a mis en place un système de carte d’égalité des chances, et qu’il fallait qu’on s’en inspire.» La directrice de l’Action sociale s’est quant à elle félicitée de cette visite de travail, qui entre dans le cadre de la «coopération Sud-Sud». Selon Arame Top Sène, «c’est un grand honneur pour la Direction générale de l’action sociale d’accueillir des partenaires d’un autre pays qui viennent s’inspirer d’une expérience que nous avons développée au Sénégal et qui apparait chez eux comme innovation». En plus de cette «innovation sociale», qui pousse les autres pays à venir s’inspirer de l’expertise sénégalaise dans ce domaine de la protection sociale, la Dgas n’a pas manqué d’annoncer que l’objectif de son service est d’accéder à l’autonomisation des personnes vivant avec un handicap. Dans cette optique, elle souligne : «Nous visons l’autonomisation, nous voulons que les personnes appuyées aillent vers l’autonomisation.» Le Sénégal et la République du Congo mettront à profit cette visite pour passer en revue l’expérience de la carte d’égalité des chances, notamment dans ses aspects d’articulation avec les programmes Bourses de sécurité familiale, la Couverture maladie universelle, entre autres programmes.
Drissa Konaté dit « Le blanc », un jeune
albinos Ivoirien de 37 ans, résident à Abobo, une commune populaire dans le
Nord d’Abidjan, est un véritable touche-à-tout qui s’adonne à toute sorte de
petits-métiers de la débrouille pour s’occuper de son épouse et de ses quatre
enfants. Chaque jour est un défi pour « Le Blanc ». Ce jeune homme qui n’émarge
pas dans une entreprise de la place, ne manque pas de saisir des opportunités
pour trouver sa pitance quotidienne et mettre sa famille à l’abri du besoin.
Le Blanc qui dit ne pas considérer
l’albinisme comme un véritable handicap, a su, au fil des ans, décomplexer ses
relations avec son entourage et sa famille où il est le seul albinos. « Je fais
un peu de tout, la plomberie, l’électricité et je suis souvent aide-maçon»,
confie-t-il.
Auparavant commerçant au marché d’Adjamé, une
cité dans le Nord d’Abidjan, abritant le plus grand centre commercial du pays,
Le Blanc, continue de composer avec ses anciens clients qui sont pour la
plupart dans son quartier.
En dépit de son handicap, il assure ses
charges familiales avec déférence. Fier de tenir le pavé haut, ce trentenaire
épie les occasions pour s’attirer la manne financière. « Tout se passe
bien avec mon épouse, mes enfants et mes frères et sœurs », lance-t-il.
Poursuivant son histoire, il fait savoir,
qu’au départ, il peinait à avoir des clients pour démontrer son savoir-faire. «
Certains me sous-estimaient alors que d’autres m’encourageaient. Mais malgré
tout ceci, je n’ai pas cédé au découragement. Ils ont fini par me faire
confiance», rapporte-t-il, d’un air jovial.
« Je suis membre d’une association de
personnes handicapées. Mais depuis lors, les possibilités d’insertion offertes
sont en faveur de ceux qui ont des diplômes. Or, moi mon cursus scolaire s’est
achevé à l’école primaire (CP2) et après j’ai suivi des cours à l’enseignement
islamique », dit-il.
Drissa Konaté invite les albinos et autres
handicapés à « ne pas écouter ceux qui les sous-estiment » et à se « se
battre car dans la vie on ne sait jamais ». Ses multiples activités lui
permettent aujourd’hui de diversifier ses revenus.
Environ 453.000 personnes en
situation de handicap ont été dénombrées en Côte d’Ivoire avec 90% d’handicapés
physiques et 10% d’handicapés psychiques selon le recensement général de la
population et de l’habitat de 2014. A l’instar de Le Blanc, plusieurs personnes
handicapées exercent à leur propre compte et gagnent leur vie.