Archives 2022

Vélingara : le 3FPT renforce les capacités des personnes handicapées

Le 3FPT et les CFP de Vélingara et Koukané font cause commune pour contribuer à l’autonomisation des personnes en situation de handicap dans le département de Vélingara. Une série de formations en entreprenariat, transformation de fruits et légumes, saponification et en éducation financière vient de démarrer au niveau de ces deux centres avec l’ambition de renforcer les capacités de 112 d’entre elles dans l’ensemble des communes du département, a indiqué le président de la fédération départementale des associations des personnes handicapées de Vélingara.

Cette session de formation s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le 3FPT et la fédération des associations des personnes handicapées de Vélingara. L’objectif recherché à travers cette initiative est de « développer les compétences techniques, professionnelles, organisationnelles et entrepreneuriales des personnes handicapées du département afin d’accroitre leur employabilité », selon le président Habib Sabaly.

Du côté des bénéficiaires, on se félicite de cette initiative du 3 FPT qui ; selon eux, va contribuer à leur autonomisation et à améliorer leurs conditions d’existence.

ismaila.mansaly@koldanews.com

« La danse des béquilles » remporte le Grand Prix d’Afrika Film Festival 2022

Le film « la danse des béquilles » du réalisateur Yoro Lidel Niang a remporté le Grand Prix du meilleur court métrage lors de la 19e édition d’Afrika Film Festival Köln. Une reconnaissance mondiale deux ans après sa première diffusion.

A travers ce film, le réalisateur qui est lui-même en situation de handicap dénonce la mendicité et invite surtout la société à plus d’indulgence vis-à-vis des personnes à mobilité réduite.

Le synopsis est attractif : « C’est l’histoire de Penda (rôle interprété par la danseuse Coumba Dème dite Anna), une jeune fille de 27 ans à mobilité réduite qui est obligée de mendier pour entretenir sa mère. Elle fait la connaissance de Balla, un jeune maître batteur de djembé (tambour), chorégraphe qui dirige un groupe de danse. Après moult fréquentations, elle devient une danseuse avec ses béquilles et quitte définitivement la rue malgré les obstacles, les regards de la société et même la réticence de son professeur Balla ».

CHEIKH SADIBOU BÂ, UN HANDICAPÉ VISUEL À L’AASAUT DE L’HÉMICYCLE

Malvoyant depuis une dizaine d’années, Cheikh Sadibou Ba (51 ans), candidat malheureux aux dernières Locales, et tête de liste départementale majoritaire à Nioro, veut être porté à l’Assemblée nationale, le 31 juillet prochain

Son profil est assez particulier. Malvoyant depuis une dizaine d’années, Cheikh Sadibou Ba (51 ans), candidat malheureux aux dernières Locales, et tête de liste départementale majoritaire à Nioro, veut être porté à l’Assemblée nationale, le 31 juillet prochain.

Teint noir, taille imposante, lunettes claires bien ajustées avec une écharpe floquée à l’effigie de sa coalition autour du cou, rien n’indique que Cheikh Sadibou Ba alias ‘’Dibeuz’’ traîne un handicap. Très souriant, entouré de ses proches qui lui servent de guide avec ou sans l’aide d’une canne, l’homme de 51 ans a la particularité d’être un malvoyant, qui ambitionne d’être élu député au soir du 31 juillet prochain.

Né le 26 mai 1971 à Médina Sabah, au cœur du Saloum, il excellait dans l’enseignement, métier qu’il a d’ailleurs exercé pendant plusieurs années. Mais, il sera frappé par une cécité qui le conduira à une perte totale de la vue, 10 ans plus tard.

Sur les causes de cette maladie inattendue, l’ancien soldat de la craie et pur produit du mouvement ‘’navetaan’’ évoque des croyances mystiques. Toutefois, il refuse toujours d’y croire. « Certains l’avaient assimilé à une école que j’avais décidé de diriger au moment où personne n’en voulait parce que des croyances mystiques avaient, trente ans auparavant, fait de sorte qu’elle a été fermée. Alors que moi j’ai la foi. Je sais que ce qui m’est arrivé, c’est la volonté divine », se rappelle-t-il.

Reconversion professionnelle

Véritable « cartésien », Cheikh Sadibou Ba rassure que cet état est loin de marquer la fin de sa vie active au sein de la communauté. Ce handicap, il le prend avec philosophie. D’ailleurs, il a fait une reconversion professionnelle pour devenir assistant de direction.
« J’ai été évacué en France pour un traitement, j’ai eu des interventions chirurgicales poussées mais quand je suis devenu complètement aveugle, j’ai été formé pour devenir assistant de direction. Je maîtrise l’outil informatique et les techniques de communication par rapport à l’écriture », confie-t-il, jurant qu’il sait tenir le calendrier et le planning de n’importe quel directeur de société, de n’importe quel ministre.

Candidat malheureux (sorti deuxième) lors des dernières élections locales dans la commune de Médina Sabah, le leader du mouvement ‘’sam sa momeel’’ ne compte jamais abdiquer, même s’ il regrette le choix de ses concitoyens.
« Ma commune a raté véritablement l’histoire parce qu’avec moi, ils pouvaient étonner le monde, ils pouvaient attirer les servies des Nations unies, de l’Unesco, et de tous les organismes qui s’occupent d’inclusion, parce que ce n’est pas fréquent de voir un maire aveugle », confie « Dibeuz », qui soutient, qu’il pouvait être parmi les meilleurs maires du Sénégal malgré la cécité.

Aujourd’hui, il a affûté ses armes politiques sous la bannière de la coalition « Bunt bi ». Son objectif : être un député modèle. « Je veux représenter dignement le département de Nioro et tous les Sénégalais au sein de l’Hémicycle, j’ai passé ma vie à défendre l’être humain », dit-il au « Soleil ».

« Ne pas se cacher derrière le handicap » 

Aux handicapés du pays, il lance un appel : « Il faut qu’ils se battent, qu’ils sachent que ce n’est pas facile, c’est à eux de prouver qu’il ne faut pas se cacher derrière le handicap pour, soit se victimiser, soit essayer d’attirer la pitié des populations. Mais, il faut être à la hauteur ». Il pense, tout de même, que la discrimination positive est nécessaire et l’Etat doit en prendre la responsabilité. « Il faut que les partis politiques arrêtent la théorie par rapport à l’inclusion et foncent vers le factuel, la pratique, en mettant en avant ceux qui vivent avec un handicap », plaide-t-il, rappelant qu’il y a, dans la société, des handicapés talentueux qui méritent d’être soutenus pour mettre en œuvre leur talent.

Marié et père de 6 enfants. Parmi eux, les trois dont il n’a jamais vu le visage. Mais Ba ne se plaint pas. « Je pourrais vous décrire physiquement comment ils sont », dit-il, le sourire aux lèvres.

Biennale De Dakar: Les oeuvres des personnes vivant avec un handicap à l’honneur

La Biennale de 2022 a réservé une place de choix aux préoccupations des personnes vivant avec un handicap. La preuve, plus d’une cinquantaine d’œuvres de 15 artistes membres de l’association handicap sn ont été exposées. Une exposition Off intitulée:  » inclusion art » avec le thème :  »un regard inclusif » a servi de vitrine pour ces artistes. Leurs tableaux ornent la bordure de l’océan près de Magic Land.

Ouverte depuis le 23 mai,  l’exposition est considérée comme la plus belle attraction de ce grand rendez-vous culturel. Elle a enregistré la visite de plusieurs personnalités et représente un nouveau pas vers la promotion de l’art photographique au Sénégal. L’exposition est le résultat de l’atelier de photographie du programme ACERCA de renforcement des acteurs culturels, financé par la coopération espagnole qui couvre la période allant du  24 Mai au 4 Juin 2021.

Selon le président de l’Association handicap.sn Monsieur khadim Talla, les personnes en situation d’handicap font de belles choses dans le secteur. Mais parfois elles sont souvent oubliées  par des autorités compétentes en charge de la culture.

Rappelons que l’association handicap.sn organise pour la deuxième fois, une  exposition OFF, dans le cadre de la Biennale de Dakar. L’objectif, c’est de promouvoir le talent des personnes vivant avec un handicap à travers les arts plastiques (le design, la peinture, la sculpture, la photographie, la teinture).

 

 

100 emplois handicapés à Dakar, Thiès et Ziguinchor, Humanité Inclusion lance le défi avec ses partenaires

Le projet Emploi et Handicap 2 est mis en œuvre par l’ONG Humanité & Inclusion en lien avec ses partenaires à savoir l’Etat et ses démembrements, les organisations de personnes handicapées (OPH), les collectivités locales, les entreprises et les organisations de la société civile (OSC) partenaires opérationnels de mise en œuvre.

Dans le cadre de cette nouvelle phase, 350 personnes handicapées âgées entre 18 et 35 ans seront accompagnées et 100 personnes handicapées âgées entre 18 et 35 ans seront insérées sur une période de 3 ans.

Pour atteindre ces résultats, une identification des potentiels bénéficiaires établis dans les régions de Dakar et Thiès ainsi que le département de Ziguinchor sera conduit par l’équipe projet dirigé par M. Souleymane NDOYE, Chef de Projet, et les animatrices Fatoumata BARRY et Rokhaya BODIAN, en lien avec ses partenaires opérationnels (association Handicap.sn et Sama Entreprise basé à Thiès) pour l’auto emploi.

Humanité & Inclusion a signé une convention de partenariat avec handicap.sn qui est une association de jeunes professionnels, engagée dans la formation, l’accompagnement et l’insertion professionnelles des personnes handicapées vers un emploi décent et durable pour faire le plaidoyer, la mise en relation, le réseautage, le renforcement des capacités des personnes handicapées dans les domaines du Leadership, de l’entreprenariat, d’activités artistiques, et socio-économique dans les régions de Dakar-Thiès-Ziguinchor et ASEDEME (Association Sénégalaise pour la protection des Enfants Déficients Mentaux) qui accompagnera les demandeurs d’emploi déficients intellectuels vers un emploi salarié ou en auto emploi.

Emmanuel SAUVAGE, Directeur Programme ACO de Humanité & Inclusion a félicité M. Khadim TALLA, Président de Handicap.sn pour le travail escompté portant sur l’insertion des professionnelles des personnes handicapées ainsi que de la disponibilité qu’il accorde à ce projet emploi Handicap. M. Emmanuel SAUVAGE a également souhaité la bienvenue à M. Christophe Aubrun, Secrétaire Général de ASEDEME pour avoir rejoint le projet qui permettra à l’ASEDEME d’avoir un impact plus significatifs pour le cas spécifique de personnes déficientes intellectuellement.

 

Khadim TALLA

L’UVS Sénégal et Handicap.sn signent une convention de partenariat

L’Université Virtuelle du Sénégal et l’association Handicap.sn ont signé une convention de partenariat ce mardi 15 mars 2022 à 15h30 au siège de l’UVS sous la présidence effective du coordonnateur de l’Université Virtuelle du Sénégal Pr. Moussa LO et ses collaborateurs et du Président de l’Association Handicap.sn M. Khadimou Rassoul TALLA accompagné de membres de ladite association.

Le Pr. Lo a souhaité la bienvenue à la délégation de handicap.sn et à présenter les missions de l’UVS, qui utilise les TIC comme support de base, dispense des formations adaptées aux besoins des communautés d’apprenants tout en favorisant l’accès aux connaissances en tout temps et en tout lieux. Cette université́ publique à caractère numérique, dispose d’un modèle pédagogique innovant. Dans le cadre de cette convention de partenariat l’UVS mettra à la disposition de l’association Handicap.sn ses Espaces Numériques Ouverts (ENO) et ses ressources digitales, selon des conditions préalablement définies, pour la réalisation d’activités pédagogiques.

En outre, elle facilitera, l’accès aux programmes de formation, dans leurs différentes déclinaisons.

M.TALLA a par la suite fait une présentation des activités réalisés par l’association dont un des buts est : « De participer à la formation des personnes en situation de handicap et à la promotion des nouvelles technologies, à travers des projets communautaires innovants ». M. TALLA est également revenu sur la situation des jeunes en situation handicap, car lorsque nous parlons des personnes handicapées, nous parlons de difficultés de déplacement (mobilité et accessibilité) qui sont des facteurs bloquant pour la scolarisation et la formation d’une bonne partie de la population en situation de handicap, la pandémie COVID-19 nous a montré que nous pouvons étudier et travailler à distance sans se déplacer. Donc, cette collaboration avec l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS) constitue un témoignage éloquent de la volonté́ commune de l’UVS et de handicap.sn de contribuer, de façon significative, à la formation et à l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap pour un emploi digne et durable.
Afin d’être en phase de la problématique du handicap, le film d’un étudiant en situation de handicap.sn réalisé par l’UVS a été projeté durant cette cette cérémonie.

Ces deux structures ont signées une convention de partenariat pour 2 ans et à l’issue de cette signature, un cocktail a été offert à la délégation de handicap.sn par l’UVS.

 

KhadimTalla (Handicap.sn)