Archives 2019

Déjeuner/signature de convention de Partenariat entre Le British Council Sénégal & l’association Handicap.sn

Ce mercredi 11 septembre 2019, British Council & Handicap.sn  ont officialisé leur partenariat.

Cette cérémonie a vu la présence de M. Khadimou Rassoul TALLA, Président de ladite association et cinq de ses membres/bénéficiaires de cours d’anglais gratuits, qui ont débutés leur session le 19 août dernier, avant la signature de cette convention.

Avant le déjeuner, il y a eu une présentation des équipes des deux structures qui a par la suite débouchée sur un panel de discussion sous forme de questions/réponses portant sur l’association Handicap.sn, son historique, sa démarche et les objectifs avec l’ensemble du personnel du British Council y compris Madame Dawn LONG, Directrice British Council Sénégal.

Monsieur TALLA s’est employé à répondre avec le plus de clarté possible aux questions qui lui étaient adressées avec le soutien de ses membres .
La réponse à ces questions, a permis au personnel du British Council d’être non seulement enthousiaste mais également d’appréhender l’engagement et la motivation de jeunes handicapés à mutualiser leurs efforts pour changer la vision du handicap au Sénégal.

Après le déjeuner, le Président de l’association Handicap.sn M. Khadimou Rassoul TALLA et Mme Dawn LONG, Directrice du British Council Sénégal ont signé la convention de partenariat.

A la fin de cet évènement, le président de Handicap.sn a vivement remercié l’ensemble du personnel ainsi que la Directrice du British Council de l’opportunité fait aux personnes handicapées de suivre des cours d’anglais gratuits et de haut niveau, car la langue anglaise est capitale et indispensable de nos jours.

Khadimou Rassoul TALLA
Président de l’association Handicap.sn

Rwanda : Mise en circulation de bus adaptés aux handicapés

Les autorités rwandaises ont mis en place de nouveaux autobus jugés plus pratiques pour les personnes handicapées qui peuvent monter à bord et débarquer sans se faire aider, a appris APA, mardi à Kigali, auprès du ministère des Infrastructures.

Le communiqué ministériel publié à Kigali a indiqué que la Fédération rwandaise des coopératives de transport (RFTC) a acheté 11 bus en provenance de la Chine et qui ont été conçus pour permettre aux personnes handicapées de monter à bord.

La RFTC a investi environ 1,1 million de dollars pour piloter ce projet, dont l’objectif ultime est d’allouer plus de ressources et de desservir l’ensemble du pays.

« Nous voulons que les personnes handicapées commencent à bénéficier de transports en commun conviviaux et accessibles dans l’ensemble du système de transports en commun », a déclaré Louis Dodo Twahirwa, président du conseil d’administration de Jali Holdings Ltd, promoteur du projet.

Le ministre rwandais des Infrastructures, Claver Gatete a expliqué que la politique et la stratégie de transport public sont conçues pour assurer des services de transport public universels à tous les citoyens, sans distinction d’âge, de sexe, de caste, de croyance et de capacité à exercer des activités dans la société.

« Ces efforts devraient également garantir l’accès à tous les modes de transport pour les personnes infirmes, handicapées et âgées », a déclaré le ministre rwandais.

Actuellement, le secteur des transports représente environ 7% du PIB rwandais et 15% de la prestation totale de services, selon les estimations officielles.

Des rapports indiquent que la plupart des infrastructures de transport dans l’économie du pays ont connu une croissance continue depuis 1995 et que leur développement devrait se poursuivre avec la mise en place de programmes et de projets stratégiques.

Inclusion, Etat et RépubliqueInclusion, Etat et République

Evidemment, l’inclusion est un ensemble de pragmatiques méthodes actives et un performant réseau dynamique de bonnes pratiques exemplaires qui, malgré toutes leurs particularités et spécificités, rassemblent des personnes autour d’une cause noble à défendre appelée cause commune. Tout de même, l’inclusion est aussi une perpétuelle animation institutionnelle et organisationnelle de procédures techniques ainsi qu’une éternelle harmonisation constructive et productive de processus scientifiques qui, malgré toutes leurs différences et divergences, réunissent des gens autour d’un but essentiel à atteindre appelé but commun.
Par conséquent, au Sénégal, relativement à la valorisation socioprofessionnelle et à la promotion humaine du handicap ainsi qu’à la prise en charge socioéconomique et médicaux-psychologique de la vulnérabilité, se distinguent très facilement quatre axes ou domaines d’inclusion que sont : l’inclusion scolaire, l’inclusion sociale, l’inclusion universitaire et l’inclusion professionnelle.
Naturellement, en se référant à l’histoire et à la véracité des faits contemporains, la seule solution réelle efficacement pertinente à tout problème de toute personne en situation de handicap et/ou en situation de vulnérabilité demeure l’inclusion à laquelle le leadership de la personne handicapée elle-même reste toujours encore bien précieusement très indispensable. En conséquence, désormais au Sénégal, pour rétablir tous les handicapés du pays dans leurs droits sociaux et professionnels, pour éradiquer toute forme d’injustice et de discrimination négative dont subissent les agents handicapés en milieu public socioprofessionnel du fait de leurs types de handicap, il est obligatoirement urgent que l’Etat et la République fassent de l’inclusion qui prend en compte et en charge aussi bien le handicap que le vulnérabilité, un véritable fait politique et administratif qui, systématiquement, se met en œuvre de manière sérieusement permanente.
Scientifiquement, la République du Sénégal est le gouvernement du Peuple sénégalais, par le Peuple sénégalais, pour le Peuple sénégalais. Or, étant donné que les personnes en situation de handicap et/ou en situation de vulnérabilité font bien partie du Peuple sénégalais, la République ne doit désormais plus tolérer que tout ce qui est relatif à l’inclusion, au handicap ou à la vulnérabilité se coordonne et se gère en Service publique sans y associer les handicapés experts ou spécialistes, car tout ce qui se fait en service public pour les handicapés et sans les handicapés, surtout visuels titulaires de diplômes et de compétences, se fait non seulement contre toutes les personnes handicapées et contre l’inclusion, mais également contre l’équité en anéantissant tout principe d’intérêt général et d’utilité publique, régissant le mythe ou la sacralité de l’Administration publique sénégalaise. C’est pourquoi désormais, la République qui se veut très juste et très équitable, ensuite qui a en même temps le sacré devoir institutionnel de responsabiliser les handicapés visuels dans les projets d’inclusion, puis qui a simultanément la sérieuse obligation morale de valoriser tout agent handicapé dans les programmes d’inclusion et de promouvoir les agents handicapés dans les services gérant l’inclusion ou la vulnérabilité, reste encore urgemment bien priée d’opérationnaliser ce sacré devoir et cette sérieuse obligation parce que les agents handicapés visuels en ont vitalement besoin dans l’Administration publique sénégalaise.
Techniquement, l’Etat sénégalais est la rigoureuse expression de la réelle volonté générale des populations sénégalaises. En fait, la réelle volonté toujours exprimée avec abnégation par les personnes handicapées est la pleine jouissance de leurs droits socioprofessionnels, tout en bénéficiant humainement d’une considération sociale en société sénégalaise, d’une considération politique en milieu politique ou d’une considération professionnelle en service public. Raison pour laquelle l’Etat, qui se veut très républicain et qui a la pleine responsabilité de valoriser toute personne handicapée, est urgemment demandé de matérialiser cette valorisation, car jusque-là au Sénégal, les handicapés visuels, malgré leur profit et leur engagement, n’ont jamais eu une promotion en service public, une valorisation au sein de l’Etat ou un poste de responsabilité au sein de la République.
Pratiquement, les ennemies de l’inclusion du handicap en milieu professionnel et de l’inclusion de la vulnérabilité en milieu social deviennent soit ceux qui conçoivent pour les handicapés sans les handicapés experts, demeurent soit ceux qui planifient pour les handicapés sans les handicapés spécialistes, restent soit ceux qui réfléchissent au nom ou à la place des handicapés sans les handicapés connaisseurs, semblent surtout ceux qui, pour légitimer leurs actions ou leurs activités, invitent les handicapés afin de vouloir les réduire à des simples figurants. Alors ceux-là, d’une manière ou d’une autre, à travers leurs actes, se servent regrettablement des handicapés, mais ne servent malheureusement jamais les handicapés.
Concrètement, afin qu’il ne puisse y avoir aucun ennemie de l’inclusion en société sénégalaise et surtout en service public utilisateur, l’Etat et la République doivent désormais rendre obligatoirement l’inclusion à n’importe quel agent handicapé ayant de l’expertise ou de la spécialité, ou bien tout simplement la confier impérativement aux handicapés visuels titulaires de diplômes et de compétences.

Madiagne FALL 
Handicapé visuel en service 
au ministère de l’Education nationale

Politique de protection sociale du Sénégal : Le Sénégal inspire le Congo

La Direction générale de l’action sociale (Dgas) a reçu une délégation venue de la République du Congo. Celle-ci entre dans le cadre d’un partage d’expériences dans le domaine de la politique de protection sociale.

Le Sénégal a répondu favorablement à la sollicitation du gouvernement de la République du Congo pour un partage d’expériences dans le domaine de la protection sociale. L’Etat du Sénégal, par le biais du ministère de la Santé et de l’action sociale, va accompagner le Congo dans la prise en compte du handicap dans les politiques de développement. La politique de protection sociale, le traitement des personnes handicapées dans la politique du régime avec notamment leur représentation dans toutes les structures de décision ont poussé la République du Congo à venir s’inspirer du Sénégal.
Ainsi, une délégation du secrétariat exécutif permanent du Conseil consultatif des personnes handicapées de la République du Congo a souhaité, dans le cadre de la coopération technique relative au domaine du handicap, avoir un échange d’expériences sur le processus de production de la carte d’égalité des chances en faveur des personnes handicapées du Sénégal. Ce jeudi, un atelier d’échanges, présidé par la directrice de l’Action sociale, a réuni autour d’une table la Fédération sénégalaise des personnes handicapées et la délégation du Congo. Selon Jean Dedieu Ngoma, qui a dirigé la délégation congolaise, le choix du Sénégal se justifie par l’existence d’importantes politiques telles que la loi d’orientation sociale, la carte d’égalité des chances. M. Ngoma explique : «Nous avons pensé que le Sénégal était le premier pays africain que nous pouvons visiter étant donné qu’il a mis en place un système de carte d’égalité des chances, et qu’il fallait qu’on s’en inspire.»
La directrice de l’Action sociale s’est quant à elle félicitée de cette visite de travail, qui entre dans le cadre de la «coopération Sud-Sud». Selon Arame Top Sène, «c’est un grand honneur pour la Direction générale de l’action sociale d’accueillir des partenaires d’un autre pays qui viennent s’inspirer d’une expérience que nous avons développée au Sénégal et qui apparait chez eux comme innovation».
En plus de cette «innovation sociale», qui pousse les autres pays à venir s’inspirer de l’expertise sénégalaise dans ce domaine de la protection sociale, la Dgas n’a pas manqué d’annoncer que l’objectif de son service est d’accéder à l’autonomisation des personnes vivant avec un handicap. Dans cette optique, elle souligne : «Nous visons l’autonomisation, nous voulons que les personnes appuyées aillent vers l’autonomisation.»
Le Sénégal et la République du Congo mettront à profit cette visite pour passer en revue l’expérience de la carte d’égalité des chances, notamment dans ses aspects d’articulation avec les programmes Bourses de sécurité familiale, la Couverture maladie universelle, entre autres programmes.

Drissa Konaté, un albinos handicapé touche-à-tout, se débrouille à Abidjan

Drissa Konaté dit « Le blanc », un jeune albinos Ivoirien de 37 ans, résident à Abobo, une commune populaire dans le Nord d’Abidjan, est un véritable touche-à-tout qui s’adonne à toute sorte de petits-métiers de la débrouille pour s’occuper de son épouse et de ses quatre enfants. Chaque jour est un défi pour « Le Blanc ». Ce jeune homme qui n’émarge pas dans une entreprise de la place, ne manque pas de saisir des opportunités pour trouver sa pitance quotidienne et mettre sa famille à l’abri du besoin.

 Le Blanc qui dit ne pas considérer l’albinisme comme un véritable handicap, a su, au fil des ans, décomplexer ses relations avec son entourage et sa famille où il est le seul albinos. « Je fais un peu de tout, la plomberie, l’électricité et je suis souvent aide-maçon», confie-t-il.   

Auparavant commerçant au marché d’Adjamé, une cité dans le Nord d’Abidjan, abritant le plus grand centre commercial du pays, Le Blanc, continue de composer avec ses anciens clients qui sont pour la plupart dans son quartier. 

En dépit de son handicap, il assure ses charges familiales avec déférence. Fier de tenir le pavé haut, ce trentenaire épie les occasions pour s’attirer la manne financière. « Tout se passe bien avec mon épouse, mes enfants et mes frères et sœurs », lance-t-il. 

Poursuivant son histoire, il fait savoir, qu’au départ, il peinait à avoir des clients pour démontrer son savoir-faire. « Certains me sous-estimaient alors que d’autres m’encourageaient. Mais malgré tout ceci, je n’ai pas cédé au découragement. Ils ont fini par me faire confiance», rapporte-t-il, d’un air jovial.   

« Je suis membre d’une association de personnes handicapées. Mais depuis lors, les possibilités d’insertion offertes sont en faveur de ceux qui ont des diplômes. Or, moi mon cursus scolaire s’est achevé à l’école primaire (CP2) et après j’ai suivi des cours à l’enseignement islamique », dit-il.   

Drissa Konaté invite les albinos et autres handicapés à « ne pas écouter ceux qui les sous-estiment »  et à se « se battre car dans la vie on ne sait jamais ». Ses multiples activités lui permettent aujourd’hui de diversifier ses revenus.    

Environ 453.000 personnes en situation de handicap ont été dénombrées en Côte d’Ivoire avec 90% d’handicapés physiques et 10% d’handicapés psychiques selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2014. A l’instar de Le Blanc, plusieurs personnes handicapées exercent à leur propre compte et gagnent leur vie.

Insertion et emploi : Seydi Gassama plaide une meilleure prise en charge des personnes handicapées

Le Secrétaire exécutif d’Amnesty international a plaidé une meilleure prise en charge des personnes handicapées au Sénégal, lors d’une rencontre à Tambacounda.

Le Secrétaire exécutif d’Amnesty international a plaidé une meilleure prise en charge des personnes handicapées au Sénégal, lors d’une rencontre à Tambacounda.

« Aujourd’hui, il n’y a pas de traduction du journal télévisé en langage des signes, même sur la chaîne publique, la RTS. Dans la construction des édifices publics, non plus, on ne prend pas en compte les personnes handicapées », a déploré Seydi Gassama.

Par ailleurs, a souligné le Secrétaire exécutif d’Amnesty International, « il faut une politique qui permette d’atteindre les 15% d’emplois pour les personnes handicapées. Je pense qu’en dehors du service public, l’Etat peut prendre des mesures incitatives, notamment l’exonération fiscale pour le privé, pour faciliter l’emploi de personnes handicapées », a encore dit Seydi Gassama.

Khadim TALLA, Président de Handicap.sn lauréat de la 2ème édition du Gala des Baobabs

Retour en images de la 2ème édition du Gala des Baobabs organisé par le centre de développement Solidaire et Inclusif d’Aïssatou Cissé, Conseillère Spéciale en charge des Couches Vulnérables et des personnes handicapées du Président de la République du Sénégal Macky SALL, qui s’est tenu ce samedi 29 juin 2019 à l’hôtel Radisson Blu de Dakar.

C’est en ces termes que s’est exprimé M. Khadimou Rassoul TALLA, Président de l’association handicap.sn et lauréat du Prix Macky SALL pour service rendus aux Personnes Handicapées dans le domaine de la formation, stage, l’emploi et l’entrepreneuriat.

« Merci aux Comités d’organisation, aux comités scientifiques, le choix porté sur ma personne parmi les lauréates et lauréats de cette édition.

Je dédie cette reconnaissance à Mes parents (Mon père, ma mère, mes frères, soeurs et toute la famille en générale) qui ont cru en moi, en me scolarisant dans des établissements qui prônent l’excellence et en me soutenant financièrement et moralement afin de réussir à avoir une vie socioprofessionnelle accomplie.

Merci au Ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal, la Direction de la Cinématographie, Hugues DIAZ, qui ne cesse d’accompagner les initiatives dans le domaine du Handicap, les Directeurs et Chefs de Services du Ministère et de la Direction de la Cinématographie, mes collègues de la DCI etc.

Je remercie également l’association handicap.sn pour le choix porté sur ma personne pour la présidence de cette association depuis 2015 et les organisations des Associations de Personnes Handicapées.
Les présidentes et Présidents du Conseil National de la Jeunesse du Sénégal, mes amis physiques, mes amis virtuels (Réseaux sociaux).

Cette distinction m’exhorte et m’encourage à persévérer davantage dans le milieu professionnel, associatif etc.

Encore une fois merci à toutes et à tous pour votre soutien inconditionnel.

Dieuredieuf a Diarama !!! »

Lettre ouverte à son excellence Monsieur Macky Sall président de la République du Sénégal

Monsieur le Président de la République , je vous adresse cette  lettre pour vous assurer de l’intérêt tout particulier que nous, personnes vivant avec un handicap accordons au dialogue national.

Le dernier recensement général de la population et de l’habitat nous crédite de 6% environ de la population. En effet ,nous sommes  900 mille atteints par le handicap, avec nos parents et descendants obligatoirement affectés par ce handicap. 

Derrière chacun d’entre nous une histoire de vie, plus tragique que rayonnante du fait des multiples problèmes auxquels nous sommes confrontés. 

Et pourtant notre lutte pour les Droits Economiques Sociaux et Culturels remonte à des décennies mais hélas les solutions arrivent en mode   «  Very Slow Track. » Jugez-en  

1992 les associations de personnes handicapées posaient la nécessité d’une loi d’orientation sociale pour la promotion et la protection de leurs Droits Economiques, Sociaux et Culturels. C’était lors de  rencontres avec la Direction de l’Action Sociale, autour de Madame Sèye et de ses collaborateurs dont Monsieurr Coly, chef de la division des handicapés. La division qui avait en charge la solution à nos problèmes était alors logée en centre-ville, au deuxième étage d’un immeuble vétuste et sans ascenseur, qui a valu à plusieurs d’entre nous des chutes mémorables,  en tentant vaille que vaille de gravir les escaliers extrêmement raides. 

2001  Tenue d’un conseil interministériel sur le handicap et la nécessité d’élaboration et d’adoption d’une loi d’orientation sociale que tous les acteurs de la lutte pour la transformation qualitative des conditions des personnes vivant avec un handicap attendaient de tous leurs vœux et l’avaient exprimé lors de différentes rencontres. 

2010 Adoption de la loi d’orientation 2010 -15 du 6 juillet 2010 relative à la promotion des droits des personnes handicapées.

2012 Annonce de la signature du premier décret d’application de la loi d’orientation sociale, sur une dizaine attendue.

2014 Mise en place des commissions départementales chargées d’instruire les demandes de cartes d’égalité des chances 

Février 2018    Tenue d’un Conseil Interministériel  portant entre autres sur l’urgence à adopter un programme de réadaptation à base communautaire.

1992 /2018  soit plus de vingt-cinq années pour arriver à mettre en place une architecture institutionnelle pour la prise en charge des besoins essentiels des personnes handicapées. Ce n’est certainement pas ce qu’on peut considérer comme du « fast track »

Et pourtant des drames individuels sont vécus dans l’anonymat ou le dénuement complet. Combien de valeureux acteurs de la lutte s’en sont allés ? Bamba N’Diaye, Mamadou Wane, Youssou Diallo, Gatta Ba, Khady Guèye de Mbour, pour ne citer que ceux là. Mais certains de leurs amis sont encore debout pour continuer le combat et d’autres plus jeunes les ont rejoints car les problèmes sont loin d’être réglés et les défis toujours exaltants à relever. 

Toutes ces dates étaient supposées induire un mieux-être dans la vie des personnes handicapées, étape par étape. 

Comme le disait fort justement Madame Awa Marie Coll Seck ministre de la santé, « la loi d’orientation sociale constitue un cadre de référence de notre dispositif institutionnel en matière de prise en charge et d’intégration des personnes handicapées dans notre société » 

Dès l’article premier le législateur donne le ton en affirmant sans ambages que « la présente loi vise à garantir l’égalité des chances des personnes handicapées ainsi que la promotion et la protection de leurs droits contre toutes formes de discrimination »

Dès lors, tous les espoirs étaient permis pour les personnes vivant avec un handicap surtout au vu des domaines visités par la loi. Hélas depuis, l’euphorie commence à céder la place au désenchantement tant la mise en œuvre des programmes qui sous tendent la loi est d’une lenteur désespérante.

Pour s’en convaincre il suffit de passer en revue les domaines visités par la loi et de faire l’inventaire des réalisations. 

         Le droit d’accès aux soins de santé, les actions sociales et la prévention 

Les associations de personnes handicapées, toutes catégories confondues, ont fait de ce point la porte d’entrée de  toute politique visant à promouvoir l’égalité des chances. Dès qu’apparaît le handicap se pose la redoutable question de la prise en charge sanitaire, de l’appareillage entre autres. S’il est vrai que des maladies sont éradiquées ou en voie de l’être comme la polio ou la lèpre, d’autres tout aussi handicapantes font des ravages dans notre pays.il suffit de voir les séquelles de maladies cardiovasculaires, neurologiques du diabète par exemple. Les accidents du travail, de la circulation voire domestiques constituent des causes de handicap souvent très lourds. Ceci engendre des coûts de prise en charge élevés sans compter la perte de productivité qui en découle. De quoi initier des politiques agressives en matière de prévention. Or sur ce plan, comme sur le Droit d’accès aux soins, nul changement majeur n’est noté depuis l’adoption de la loi. La preuve la plus palpable réside dans les coûts toujours exorbitants des appareils, orthèses ou prothèses, l’indisponibilité des crèmes solaires pour les albinos, point n’est besoin d’être exhaustif. Les accidents de la circulation se multiplient, mais avec toujours une insuffisance notoire  de suivi et de permanence dans les politiques de prévention. 

La carte d’égalité des chances devait être un moyen de lutte contre les inégalités. Elle doit surtout permettre l’amélioration de  l’accès des personnes handicapées aux services sociaux de base comme la C.M.U.  La lenteur de distribution de telles cartes est exaspérante et va surtout à l’encontre de votre  volonté,  Mr le Président de la République, vous qui avez   tenu à présider personnellement la cérémonie de lancement. Toute personne bénéficiaire de la carte devrait automatiquement avoir la bourse de sécurité  familiale. C’était votre souhait, vous l’avez dit avec toute la solennité requise.  A ce jour, des milliers de personnes handicapées détentrices de la carte d’égalité n’y ont pas droit.  Alors,  négligence dans l’application des directives du Chef de l’Etat, ignorance ou mépris des dispositions de la loi ou alors sabotage pur et simple ? A moins que ce ne soit le « slow track » qui continue inexorablement.

L’éducation, la formation professionnelle et l’emploi

L’éducation est un droit garanti par la Constitution. Elle est gratuite, dans les textes, assurément. Mais la réalité révèle,  au quotidien,  que les mesures d’ordre public ne règlent pas toujours les problèmes spécifiques. Où va étudier le jeune handicapé visuel né à Kolda ou Bandafassy si l’on sait que le centre d’éducation qui lui est accessible se trouve à Thiès ? Les enfants déficients intellectuels, en dehors du CIFDI de grand Yoff doivent débourser des montants dissuasifs pour la plupart pour avoir le droit d’étudier. Une belle entorse au principe de gratuité et surtout d’égalité des chances. Aucune bourse, aucune allocation n’est offerte à ces enfants et pourtant comme le disait notre regrettée sœur Maitre Aminata M’Baye fondatrice de ASSEDEM « Dom Domla »

L’éducation inclusive qui fixe l’enfant handicapé en milieu ordinaire, dans les écoles de son quartier ou de son village est toujours en phase expérimentale, malgré toutes les études menées et l’incroyable ressource que constituent les enseignants déjà formés à cet effet. 

Faute d’accès à l’éducation, l’enfant handicapé peut difficilement faire valoir son droit  à la formation professionnelle. Le niveau d’instruction requis pour entrer dans les centres de formation de l’Etat exclut de fait bien des personnes atteintes de déficience. Il s’y ajoute les barrières architecturales, sans parler des préjugés. 

Sans diplôme, sans métier, comment le jeune sénégalais handicapé peut il prétendre à un emploi  décent? 

Il est vrai que 15% des emplois dans la Fonction Publique nous sont réservés, mais quid de la réalité ? Quelles sont les mesures pratiques et concrètes prises dans ce sens ? Quel est l’organe qui pilote ce dossier pour en faire une réalité ? 

l’accessibilité, l’habitat, le cadre de vie et l’accès à la terre

Les barrières architecturales constituent un cauchemar pour les personnes à mobilité réduite. C’était le cas en 1992 et avant, c’est encore d’actualité de nos jours. Rares sont les bâtiments publics qui respectent les normes en matière d’accessibilité. 

En matière d’habitat et d’accès à la terre, les personnes vivant avec un handicap sont, pour l’écrasante majorité dans une précarité endémique. Comment s’en étonner lorsqu’on sait qu’elles sont sous scolarisées, très peu qualifiées et plus atteintes par le chômage que le sénégalais lambda ? Ainsi le droit au logement est pour le moment presque chimérique si toutes choses restent égales. Comment constituer un apport, faire face à des mensualités si l’on n’a pour dénominateur commun que  l’absence de revenus fixes ?  

Droit aux sports, loisirs, art et culture

Les personnes handicapées du Sénégal ont fini de montrer leurs capacités en ces matières. Le Sénégal, en la personne de Youssoupha Diouf, a remporté  la médaille d’or de lancer de javelot aux Jeux Africains de Brazzaville, record d’Afrique à la clef. Des efforts importants ont été faits pour faire du droit au sport une réalité. Néanmoins les politiques publiques ne tiennent pas compte de la spécificité du sport pour personnes handicapées. Les centres d’éducation spécialisés n’ont pas d’infrastructures sportives, encore moins de professeurs d’éducation physique. Le matériel du sportif handicapé est d’un coût prohibitif. La pratique, bien évidemment, s’en ressent. 

Il n’y a pas de politique culturelle  visant spécifiquement les personnes handicapées. 

L’écrasante majorité des lieux de loisirs est inaccessible, ce qui veut dire en langage clair que les handicapés n’y sont pas attendus.   

Qui peut oser dire que les handicapés ont des chances égales à celles des valides dans le Sénégal d’aujourd’hui ? Qui peut oser dire que l’Etat, les Sociétés du secteur privé, la Société Civile, les Mécènes ont fait leur part du job pour que l’objectif soit atteint ? Il nous faut admettre que seule l’implication de tous les secteurs de la Nation peut garantir l’efficacité des politiques publiques en matière de handicap. Au-delà des Droits, l’Egalité des Chances ressortit de la Solidarité Nationale. 

 Mais l’efficience nécessite une prise en charge spécifique. 

La tutelle des personnes handicapées change au gré des remaniements ministériels sans que les problèmes rencontrés ne trouvent de solutions durables.  Il ne saurait en être autrement vu leur caractère transversal. Les domaines touchant le handicap sont multiples et variés, leur solution dépendant de plusieurs ministères sans aucune structure de contrôle et de coordination. 

C’est la raison pour laquelle l’article 48 de la loi d’orientation sociale   dispose « Il est créé à la Présidence de la République une Haute Autorité chargée de la promotion et de la protection des Droits des Personnes Handicapées, ayant pour objectif d’appuyer les efforts de l’Etat dans l’élaboration des politiques nationales et les stratégies sectorielles dans tous les domaines touchant le handicap. » 

La Haute Autorité n’est pas un luxe, ce n’est pas une structure de plus ni une structure parmi tant d’autres. Elle ne dépouille pas le ministère en charge du handicap de ses prérogatives régaliennes. Elle peut faire avancer la politique de promotion et de protection des personnes handicapées car ce sera sa seule raison d’exister. En tous lieux et tous temps la Haute Autorité aura une force d’interpellation de tout acteur ayant la moindre responsabilité dans ce domaine. Elle tirera surtout sa légitimité et ses prérogatives de vous-mêmes Mr le Président. Elle vous rendra compte directement. L’enjeu vaut bien que vous l’installiez pour juger des résultats et de l’avancée de la cause. 

A l’examen des problèmes prioritaires déclinés depuis longtemps par les associations de personnes handicapées, force est de reconnaitre que nous sommes très loin  du fast trak dans la réalisation des D.E.S.C. des personnes vivant avec un handicap. Le dialogue national, auquel il vous plaira certainement nous convier, permettra de marquer une étape nouvelle dans la matérialisation des mesures pratiques qui feront bouger les lignes. Nous remettons notre sort entre vos mains. Avec beaucoup d’espoir !

Santi Sène HAGNE

Député Maire

Président de la Fédération Nationale Paralympique Handisports

Membre du Bureau de la F.S.A.P.H.

Coordinateur du Mouvement « FORCES EN ROUTE »

Dakar le 13 /05/2019

Environ 453 000 personnes handicapées dénombrées en Côte d’Ivoire

Environ 453 000 personnes en situation de handicap ont été dénombrées en Côte d’Ivoire avec 90% d’handicapés physiques et 10% d’handicapés psychiques, a appris APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

L’information a été donnée vendredi par Victorien Koné, le directeur de la protection des personnes handicapées  au ministère de l’emploi et de la protection sociale qui s’exprimait sur le thème de la protection des handicapés dans un panel de la première édition des Journées de la prévoyance et des actions sociales (JPAS).

« Si nous nous référons au Recensement général de la population et de l’habitat de 2014 (RGPH 2014), on a dénombré environ 453 000 personnes handicapées en Côte d’Ivoire. Environ 90% sont des handicapés physiques et 10% des handicapés psychiques. Dans cette population, nous avons 58% d’hommes et 42% de femmes et environ 70% de ces personnes handicapées vivent en milieu rural », a révélé M. Koné parlant de la représentation statistique des handicapés en Côte d’Ivoire.

Par ailleurs, il a indiqué qu’une enquête effectuée en 2013, a dénombré 517 personnes en situation de handicap inscrites dans les grandes écoles et universités en Côte d’Ivoire dont 130 handicapés sensoriels.

«Les personnes handicapées sont classées en deux grands groupes que sont les handicapés physiques et les handicapés psychiques. En Côte d’Ivoire, nous avons adjoint d’autres catégories de personnes que sont les personnes de petites tailles ( nains, moins de 1m40), les personnes bègues et les personnes vivant avec l’albinisme », a-t-il, fait savoir, soulignant que cela est une « exception ivoirienne ».

Poursuivant, il a égrené une série de difficultés auxquelles sont  confrontées ces personnes dites handicapées dans le pays. Il a cité  entre autres, des problèmes d’état-civil, l’accès difficile au transport  et le difficile accès à la formation et à l’emploi.

Malgré ces  difficultés, M. Koné a salué les réponses  du gouvernement ivoirien face  aux problèmes des personnes handicapées. Selon lui, cette réponse de  l’État se situe à quatre niveaux.

« En matière d’éducation, la Côte d’Ivoire a mis l’accent sur l’éducation des handicapés… 1165 personnes handicapées ont fait leurs entrée à la fonction publique depuis 1997 à ce jour. L’État de Côte d’Ivoire a aussi ratifié toutes les conventions relatives aux droits des personnes handicapées », s’est-il félicité, estimant que « les perspectives sont bonnes, mais beaucoup reste à faire ».

Plusieurs autres panels ont été animés au cours de cette deuxième journée des JPAS dont celui de Madelaine Oka-Balima, la responsable des programmes à ONU Femmes sur le thème de la protection des femmes. De son avis, l’égalité des droits entre homme et femme est une « grosse contrainte à l’atteinte de l’émergence » qu’ambitionne la Côte d’Ivoire.

La première édition des Journées de la prévoyance et des actions sociales (JPAS) s’est ouverte jeudi à Abidjan autour du thème : « quelle politique de prévention pour la protection des personnes ? ».

Ces assises qui s’achèvent ce vendredi ont pour objectif général de réunir tous les acteurs du secteur de la prévoyance sociale (Caisse générale de retraite des agents de l’État, CGRAE), Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), Office national de la protection civile (ONPC), experts en assurances…afin d’échanger et sensibiliser les personnes et les entreprises sur les risques auxquels elles sont exposées et leur présenter les différentes offres de service proposées.

Plusieurs communications ont également meublé la première journée de ce conclave dont celle sur la protection sociale des travailleurs du secteur public faite par l’institution de prévoyance sociale- Caisse générale de retraite des agents de l’État ( IPS-CGRAE) dirigée par  Abdrahamane Berthé.

LB/ls/APA

Koussanar : pour une histoire de sandales, elle tue son jeune frère handicapé d’un coup de bâton

Les faits se sont déroulés le lundi 13 mai dernier, au village de Touba Thiapo, dans la commune de Koussanar, dans le département de Tambacounda. Une dame de 50 du nom de Aldiouma Ba était à la recherche des sandales de sa fille. Ces recherches la mèneront jusqu’au domicile de son jeune frère de 38 ans, Sadio Ba, handicapé à la suite d’un accident de la circulation. Sur place, la dame a voulu s’emparer d’une paire de sandales noires, ce à quoi son cadet s’est imposé, soutenant que les chaussures appartiennent à son fils, rapporte L’Observateur.

S’en suit une vive altercation. La dame s’arme alors d’un bâton, alors que son frère tenait une cravache. Aldiouma Ba asséna un violent coup de bâton à Sadio Ba, lui occasionnant la fracture du 7ème vertèbre. Il succombera à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital.
Aldiouma Ba sera arrêté le 15 mai dernier et déférée au parquet de Tamba le lendemain. Devant la barre, elle a nié les faits, mais sera confondue par tous les témoins. Le procureur a requis 2 d’emprisonnement ferme pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le délibéré est attendu le 29 mai prochain.