Après l’ouverture et l’inauguration de KFC FIRST
LADY, Madame DIACK Anta Babacar NGOM, Directrice Générale du Groupe SEDIMA et de
KFC a inauguré ce vendredi 20 décembre 2019, « KFC YAATAL » sous la
présidence effective de Monsieur Alioune SARR, Ministre du tourisme et des
transports aériens, Monsieur Babacar NGOM, Président Directeur Général du
Groupe SEDIMA et père de Madame DIACK, sous la présence d’autorités de la
grande maréchaussée, du corps diplomatiques, du personnel du SEDIMA, des chefs
d’entreprises, du représentant du club des investisseurs du Sénégal, des
organisations des personnes handicapées et d’autres invités de marque.
L’adage qui dit :
« Il faut battre le fer quand il fait chaud », les propriétaires se
l’approprient, en s’installant à Mermoz, qui fait partie des lieux stratégiques
de la capitale. Car le premier restaurant connaît un succès fou, en appliquant
des prix accessibles à toutes les bourses.
KFC YAATAL cherche à
intégrer au niveau de ses ressources humaines 20 à 40 % de personnes en
situation de handicap. Faisant écho à l’appel de Monsieur le Président de la
République du Sénégal, Macky SALL qui demande aux entreprises privées
d’entreprendre avec l’aide de l’Etat, je le cite : « Un vaste
mouvement national de recrutement et de promotion économique des personnes
vivant avec un handicap » KFC SENEGAL, refuse l’isolement, l’indifférence
et l’exclusion. Le combat pour la citoyenneté et la participation des personnes
en situation de handicap est un enjeu
démocratique et républicain, et donc un jeu qui nous concerne tous.
Notre société doit
davantage prendre conscience que le handicap concerne, en fait, chacun d’entre
nous a poursuivi Mme DIACK.
Selon les propos de
Monsieur Khadimou Rassoul TALLA, Président de l’association handicap.sn :
« Le mot YAATAL a tout son sens c’est l’inclusion, la diversité,
l’ouverture et la solidarité, Madame DIACK vous venez de poser un acte concret,
et pour la première fois dans l’histoire de la restauration au Sénégal qu’un
recrutement massif de 10 personnes en situation de handicap est effectué dans
la diversité (Handicapées moteur, albinos, sourds muets, malvoyants etc.).
L’association handicap.sn a offert à Madame DIACK un tableau symbolique en remerciement pour son leadership pionner pour personnes à besoins spéciaux.
L’ambiance a été
assurée par le leader du Daanda Lenol, Baba Maal et le groupe Daradji Family.
10 personnes handicapées
recrutées au KFC YAATAL / Sénégal (Mermoz)
L’association Handicap.sn a
effectuée une rencontre d’échanges et de partages avec le Manager KFC YAATAL de
Mermoz.
Monsieur CISSE a remercié
Handicap.sn pour la transmission des CV des personnes à mobilité réduites et des
entrevues qu’il a eu avec cette association depuis le début. Ce dernier nous a encouragé
à continuer le plaidoyer pour une meilleure prise en compte des personnes qui
ont les mêmes diplômes, les mêmes compétences et les mêmes expériences que les
autres personnes dites valides.
Après KFC FIRST LADY, Madame DIACK Anta Babacar NGOM et son staff ont pensé à
KFC YAATAL qui a tout son sens, car ce nouveau restaurant intègre parfaitement
les valeurs d’ouverture, de solidarité, d’entre-aide, de diversité, d’inclusion
etc.
Selon Madame DIACK Anta Babacar NGOM, Directrice Générale du Groupe SEDIMA c’est
à juste titre, qu’elle souhaite permettre aux personnes à mobilité réduite
d’avoir leur place chez elle et dans la société sénégalaise, en rappelant que
ce qui est important, c’est le savoir-faire, ce que la personne est capable de
faire et démontrer que ces personnes ont toutes les compétences requises pour
travailler. Elle a également souligné que donner cette chance était un devoir
citoyen qui s’inscrit dans une perspective de recruter autant que possible.
Car, les 10 personnes recrutées n’est que le début d’une grande aventure.
Pour Monsieur Khadimou Rassoul TALLA, président de l’association Handicap.sn,
KFC YAATAL vient de réussir une prouesse de haute facture en recrutant 10
personnes handicapées d’un seul coup sur un effectif d’environ 70 personnes,
ceci est une première au Sénégal dans le cadre de la restauration.
Monsieur TALLA a tenu à signifier à Madame DIACK en ces mots : « Vous
venez de démontrer votre esprit managérial, en plus d’être un manager digne de
ce nom et un leader dans le domaine de l’inclusion professionnelle et sociétale
des personnes handicapées. Car seul le travail décent permet à l’homme de
garder sa dignité et en donnant du travail à ces personnes vous montrez un
autre visage du Handicap en vous positionnant comme une pionnière ».
En conclusion, M. TALLA a tenu à remercier en premier lieu Madame DIACK Anta Babacar NGOM ainsi qu’à toute la nouvelle équipe de KFC YAATAL et particulièrement Monsieur Abdoulaye CISSE et leur a souhaité pleins succès.
Dans le cadre de la journée internationale des Personnes
Handicapées célébrée le 03 décembre de chaque année.
l’association Handicap.sn en partenariat avec l’Institut
British Council de Dakar, Institut Supérieur Management de Dakar, Galileo, Soft
Skills et L’Humanité Inclusion nouveau nom de Handicap International organise
un panel d’échange et de partage d’informations (Questions – Réponses).
Thème de cette année : Mise en œuvre des Objectifs du Développement
Durable (ODD) d’ici à 2030,
Sur les 17 objectifs des ODD,
Nous intéressons sur l’objectif 11 intitulé : Villes et
communautés durables sur les 17 objectifs.
Thème : Futur accessible.
Ce mardi 03 décembre 2019 de 14h30 à 17h,
Lieu : Amphithéâtre d’ISM Point E.
Heures : 14h30 à 16h30
Animé par Yakham NGOM (Expert en accessibilité physique) du
programme inclure de l’ONG Handicap International ;
Souleymane NDOYE, Animateur du projet Emploi et Handicap de
l’ONG Humanité Inclusion.
Sous la présidence effectif du Personnel de l’ISM, British
Council, des étudiants, des associations de personnes handicapées.
Vous êtes tous invité à prendre part à cette rencontre.
C’est sous la présence du secrétaire général du ministère de la santé et du sous-préfet de Ndame que Serigne Abdou Karim Mbacké (Makarimal Akhla) a procédé, ce samedi, à la cérémonie de remise de 1300 fauteuils roulants exclusivement destinés aux personnes handicapées à Touba et d’autres localités du Sénégal.
Le chef religieux précisera que ces machines constituent sa modeste contribution à l’effort jusque-là consenti par le gouvernement du Sénégal en direction des personnes en situation de handicap à qui, dira le Mbacké-Mbacké, il voudra garantir un réel bien-être.
« L’Etat du Senegal n’a jamais laissé les personnes handicapées à elles-mêmes. Il gère leur sécurité entre autres services. Ces fauteuils ne sont que ma modeste contribution. Je les ai collectés mais c’est vous, autorités qui serez chargées de la distribution. Le Khalife Général des Mourides est absolument content du geste et c’est à notre honneur »
Un geste hautement salué par Yatma Fall, Président de la Fédération des personnes handicapées du Sénégal, qui souhaitera que le patriarche de Ndindy soit nommé « Ambassadeur des personnes handicapés »
Lancé en janvier 2017, le projet régional VIH et handicap arrive à échéance le 31 décembre 2019. Ce jeudi 14 novembre 2019, la plateforme chargée de la mise en œuvre dudit projet, a tenu sa deuxième rencontre semestrielle de l’année, à Ouagadougou. Il s’agissait de partager les leçons apprises durant trois années d’exécution du projet et de définir une stratégie pour la pérennisation des acquis engrangés.
Contribuer à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées en soutenant la promotion des droits humains, en s’attaquant aux obstacles juridiques et en améliorant leur accès aux services de prévention et de soutien relatifs au VIH dans six pays que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Cap-Vert. Cela, via un plaidoyer national et régional. C’est l’ambition affichée du projet VIH et handicap financé par le Fonds Mondial et mise en œuvre par l’ONG Humanité & inclusion (HI), récipiendaire principal et la Fédération ouest africaine des organisations des personnes Handicapées (FOAPH) qui est sous récipiendaire.
Au Burkina, à la faveur de l’exécution du présent projet, les acteurs du plaidoyer VIH et handicap se sont mobilisés au sein d’une plateforme, en vue de lever les obstacles d’accès à la santé des personnes handicapés et aux paquets de soins VIH. La présente rencontre semestrielle de la plateforme, qui fait office de clôture du projet vise le partage des leçons apprises et la pérennité des acquis.
Chef du projet VIH et handicap à Humanité & inclusion, Caroline Traoré soutiendra que le projet a permis d’engranger des acquis de différents ordres. A ce titre, elle cite la prise en compte des personnes handicapées dans le Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST et l’implication de la Fédération Burkinabé des associations de personnes handicapées FEBAH dans des instances de décision de lutte contre le VIH/SIDA sont d’importantes réussites de la plateforme.
Elle note également : la disponibilité et l’utilisation des données sur la vulnérabilité des personnes handicapées face au VIH comme source documentaire ; le renforcement des capacités des acteurs notamment la formation de 500 agents de santé sur les offres de services de santé inclusive, la mise à disposition d’un guide d’orientation des agents de santé sur l’inclusion dans les offres de services de santé, la collecte de données sur les personnes handicapées au niveau de quatre structures de prise en charge des PVVIH et la sensibilisation de 27 hommes de médias sur la problématique.
Au titre des acquis, figure également le renforcement des systèmes communautaires. Sur ce point, la chef du projet VIH relève entre autres, la création de partenariats clés par la plateforme nationale pour influencer l’adoption de politiques inclusives et le renforcement de la collaboration entre le SP/CNLS-IST et les personnes handicapées.
Evoquant la suppression des obstacles d’accès à la santé, Caroline Traoré note l’analyse des gaps juridiques pour l’accès juste et équitable à la santé, l’engagement financier pour le dépistage ciblée des personnes handicapées. « Quand on regarde d’où nous sommes partis, nous apprécions positivement ces résultats. Ces acquis nous permettent d’améliorer la situation des personnes handicapées notamment avec le ministère de la santé, celui des droits humains et de l’économie », s’est réjoui le président de la Fédération burkinabè des associations pour la promotion des personnes handicapées (FEBAH), Issa Palenfo, par ailleurs coordonnateur de la plateforme VIH et handicap.
Puis de poursuivre : « Grâce aux actions de plaidoyer, le Centre national de lutte contre le Sida a fini par prendre les personnes handicapées comme une cible prioritaire dans les réponses au VIH. Nous disposons maintenant de données qui sont d’ailleurs pris en compte par le ministère de la santé et le Système national d’information sanitaire ; dans tous les départements ministériels, on parle des personnes handicapées, chacun sait qu’une convention a été ratifiée par le Burkina Faso et qu’il faut la mettre en application ».
Le contexte actuel de la lutte contre le VIH se caractérise par une prise conscience des acteurs clés sur la nécessité de l’inclusion de la problématique du handicap dans leurs interventions. Cependant le besoin de renforcement des capacités opérationnelles à conduire l’inclusion reste un défi à relever.
Au-delà de ces acquis, les 25 acteurs de la plateforme VIH et handicap notamment la FEBAH et le Réseau national pour une grande implication des personnes infectées par le VIH/Sida au Burkina Faso (REGIPIV-BF), ne comptent pas en rester là. Leur nouvelle mission sera de pérenniser les acquis du projet en relevant un certain nombre de défis. Il s’agit entre autres d’accompagner la mise en œuvre de la feuille de route inclusion dans le secteur de la santé, la prise en compte du FEBAH et du REGIPIV-BF comme bénéficiaires du Fonds mondial et l’adhésion de la FEBAH comme membre du Conseil national de lutte contre le Sida.
La Journée nationale des personnes handicapées célébrée chaque année le 3 décembre constitue une occasion pour contribuer à la sensibilisation aux droits de cette frange de la société. Pour cette année, l’Association des personnes handicapées entrepreneurs de Dakar (Aphed) ont décidé de prendre les devants afin d’aider leurs pairs qui sont dans le besoin.
La journée internationale des personnes handicapées est instituée le 3 décembre de chaque année par l’Assemblée générale des nations unies depuis 1992. Cette journée marque par la même occasion, au Sénégal, le lancement officiel de la semaine nationale des personnes handicapées prévue du 3 au 8 décembre conformément à la loi d’orientation sociale de 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.
Pour cette année, l’Aphed compte se démarquer. Ce groupement constitué de 25 personnes handicapées ont été formées et financées par l’ADEPME et Handicap international. Ils regorgent en leur sein des informaticiens, sérigraphistes, des vendeurs de produits de consommation, des couturiers, des cordonniers…
Afin de pérenniser cette action, l’Aphed va organiser le 4 décembre une soirée avec l’artiste Wally Seck. Les recettes de ce programme serviront à financer certains entrepreneurs handicapés par rapport à leur métier et de former ceux qui n’ont pas encore de métier.
Lors de ce rendez-vous annuel, le président de ladite association, Pape Meissa Faye, compte confirmer l’engagement des personnes entrepreneurs handicapées envers leurs camarades qui sont dans le besoin. « Nous sommes motivés par des perspectives que l’on a lancé à partir de notre programme d’action que l’on veut pérenniser. Nous allons d’abord organiser une grande soirée en prélude de notre semaine. Une partie de ces recettes serviront aux personnes handicapées qui sont dans la mendicité et aussi pour former et financer d’autres. Nous comptons aussi mettre des structures de formations pour aider les personnes handicapées« , a fait savoir Pape Meissa Faye.
Le directeur du Centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés moteurs du quartier Mbour 2 de Thiès, Amary Thiam a plaidé jeudi pour une participation de toutes les communes de la ville de Thiès au fonctionnement de ladite structure, recevant des personnes handicapées de toutes les parties de la cité du rail. M. Thiam a indiqué à l’APS qu’en dehors du maire de la ville, Talla Sylla et de celui de Thiès Ouest, Aliou Sow, qui a mis à leur disposition un vigile, aucun autre édile ne soutient ce centre géré par l’Association des personnes handicapées de Thiès. Quant à Talla Sylla, il a recruté trois personnes handicapées à la mairie, a-t-il noté. Amary Thiam déplore le manque de soutien des autres collectivités locales de la ville de Thiès, bien que la structure en tant que « centre de référence » reçoive des handicapés de toute la ville. « C’est un centre de Thiès, donc, tous les maires qui sont là devaient participer » à son fonctionnement, estime-t-il. Il préconise l’inscription dans le volet social des budgets de toutes les communes de Thiès, d’une ligne dédiée à cette structure, comme ils le font pour les équipes de Navétanes et d’autres acteurs. « C’est pour lutter contre la mendicité des personnes handicapées que nous nous évertuons à faire marcher ce centre », souligne Amary Thiam, qui se montre fier des résultats atteints jusqu’ici par l’association qui gère le centre. Grâce à ses actions, estime-t-il, « c’est très rare de voir des personnes handicapées de (sa) génération et de la suivante qui mendient ». L’association inculque à ses membres la volonté de se former et de travailler, fait-il valoir. Selon lui, le Centre qui a pour parrain Elhadji Amadou Cissé de Pire, a besoin d’un appui dans la prise en charge de son personnel qui ne bénéficie que de « motivations » à la fin du mois. La structure a du mal à payer ses agents, même si leur nombre est jugé « insuffisant ». Le Centre qui compte sur la scolarité de ses pensionnaires pour faire face à ses multiples charges de fonctionnement, liées entre autres, aux factures d’eau et d’électricité, a vu ses effectifs chuter. Une baisse qui se fait surtout sentir au niveau de sa garderie, créée depuis 1993. De 80 enfants par le passé, il est passé en moyenne à une cinquantaine par année, suite à la multiplication dans les alentours des garderies, qui sont passées de deux à 11. Une des « préoccupations » du centre en ce moment est de disposer d’un bus pour transporter ses pensionnaires et son personnel, afin renforcer son niveau de fréquentation, a indiqué Amary Thiam. Pour lui, un bus lèverait l’obstacle de la distance qui dissuade certains d’y envoyer leur enfant. Avec juste deux ordinateurs, le centre souhaite aussi se doter de machines. La structure qui selon lui, n’a « jamais reçu de subvention de l’Etat », bénéficie du soutien de bonnes volontés, de partenaires, qui l’équipent en chaises roulantes, béquilles. L’hôpital Barthimee, l’ONG allemande Hilfe Für, l’ONG DAhw ou l’homme politique Habib Niang, qui a doté le centre d’une photocopieuse sont parmi ses bienfaiteurs, note le directeur. Situé non loin du stade Lat-Dior, le Centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés moteurs, a été ouvert en 1990 par une ONG allemande dénommée Sénégal Hilfe Verein, au profit de l’association des handicapés moteurs. Il offre des formations en couture, cordonnerie, reliure, coiffure et arts graphiques. Cette année, une section élémentaire y a été ouverte, avec une quinzaine d’élèves. Après leur formation, ses diplômés reçoivent un financement non remboursable grâce à l’appui du partenaire, pour démarrer leur activité, indique le directeur. Le centre est placé sous la tutelle du service régional de l’action sociale. Né en 1967, Amary Thiam lui-même personne à mobilité réduite, est le premier directeur à occuper ce poste, sans être agent de la fonction publique. Il bénéficie de l’encadrement technique d’un assistant social.
C’est avec tourment, que nous apprenons le décès brusque du Colonel de la gendarmerie Abdoulaye FALL, Directeur Général du Magic Land de Dakar. Il n’est plus dès notre. Le colonel FALL avait le sourire, le don de soi, était courtois, généreux, aimable et prêt à appuyer les âmes vaillantes et dynamiques. Ceci, il l’a fait pour l’association Handicap.sn en nous accueillant au sein de l’établissement du Magic Land lors de notre grande exposition OFF intitulée « INCLUSION’ART » dont il était le Co-Parrain. Il nous a permis, nous personnes en situation de Handicap d’avoir plus de visibilité pour notre travail et également pour nous rendre fier du travail de nos artisans lors de notre grande exposition de la Biennale de l’Art Contemporain Moderne dans ces locaux. Abdoulaye était un homme pieux, ouvert, simple, humble et charitable, il reste à jamais dans nos cœurs. Que Dieu l’accueil dans son Paradis Terrestre.
Khadimou Rassoul Talla Président de l’association Handicap.sn
L’utilité de la carte d’égalité des chances, l’Association regroupant les personnes handicapées de Touba ne le ressent pas. Pourtant, ce document instauré par la loi d’orientation sociale afin de pouvoir offrir aux personnes vivant avec un handicap, divers services sociaux relatifs à la santé, la réadaptation, l’éducation, la formation, les transports et les finances, tarde à produire des effets sur les ayants droit à Touba, confie le président de l’Association des personnes en situation de handicap dans la ville sainte.
« Les cartes ont été confectionnées mais ne servent à absolument rien du tout. La carte à elle seule ne suffit pas, car il y’a un ensemble de démarches qui doivent accompagner le document et c’est ce qui n’est toujours pas fait. Toutes les personnes touchées par un handicap qui en détiennent ne ressentent pas son intérêt. Allez dans les hôpitaux et présentez la carte qui devait dans les normes aider les infirmes à accéder aux soins sociaux, ils ne le reconnaissent pas », confie le représentant des infirmes de Touba, Baye Saliou Ndiaye.
Le président de l’Association des personnes vivant avec un handicap à Touba déplore également plusieurs manquements liés à la distribution de la carte d’égalité des chances. « 50.000 cartes ont été distribuées depuis le lancement du programme, mais il nous est difficile de révéler ceux qui en ont reçu, ici à Touba. Le quota de 328 cartes qui nous est réservé n’est pas arrivé aux ayants droit, du moins nous ne les voyons pas », renseigne Baye Saliou Ndiaye qui pense que les autorités se sont pas empressées à lancer le programme. « Les autorités ont lancé le programme sans au préalable prendre les dispositions idoines. Le président de la République devait prendre ses responsabilités et étudier, davantage, le programme », croit-il.
Pour Baye Saliou Ndiaye, le président Macky Sall se préoccupe de notre situation, mais certains des exécutants qui ont en charge ce dossier, ne font pas leur devoir. Ils ne remontent pas l’information vers le chef de l’Etat. « Nos représentants au niveau des institutions ne s’activent que pour leurs intérêts. Personne d’entre eux n’a jusqu’ici posé le pied à Touba pour s’enquérir de notre situation. En 2002, Laba Cissé Diop qui représentait les personnes en situation de handicap à la présidence de la République menait une coordination effective à travers tout le Sénégal et défendait la cause des handicapés. Aujourd’hui, c’est une certaine Aïssatou Cissé qui lui a succédé, mais je ne la connais même pas. Je ne l’aperçois qu’à travers les écrans télés. C’est anormal! », s’offusque le président des personnes en situation de handicap dans la ville sainte de Touba.
Baye Saliou est néanmoins revenu sur le centre de réadaptation socioprofessionnelle des handicapés de Bambey inauguré depuis 2014 mais qui, jusqu’ici, tarde à être fonctionnel.
« Le centre a été très bien construit, mais n’a toujours pas de budget de fonctionnement, il ne nous sert à rien. Les autorités n’ont qu’à l’utiliser pour d’autres fins, car il n’y a aucune activité », relève-t-il. Ce dernier s’est par ailleurs interrogé sur l’arrêt des financements du projet d’approche à base communautaire, dénommé RBC et qui permettait aux personnes vivant avec un handicap depuis 2012 de bénéficier de financement. « Nous ne savons pas pourquoi nous ne recevons plus les appuis du projet RBC qui nous aidait beaucoup dans nos besoins », affirme Baye Saliou.
Ce dernier n’a pas manqué de saluer les efforts de certaines bonnes volontés qui ne cessent de poser des actions pour leur cause. C’est le cas notamment du ministre Amadou Ba et de Doudou Diagne Diecko qui, selon le président des personnes en situation de handicap de Touba, posent des actes concrets en faveur de cette couche de la société. ‘’Nous attendons des efforts conséquents des autorités, notamment du ministre de la santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, mais aussi du maire de Touba, Abdou Lahad Ka qui ne se préoccupe jamais de notre sort au niveau de la commune où nous sommes. Les personnes vivant avec un handicap souffrent et c’est du ressort de l’État de les soutenir’’, a conclu Baye Saliou Ndiaye, le président de l’Association des personnes handicapées de Touba qui regroupe pas moins de 1500 membres dans le département.
En marge de l’atelier technique de validation de la revue annuelle conjointe pour l’année 2019, l’évolution de la politique économique et sociale du Sénégal a été à l’ordre du jour. Toutes les parties prenantes ont formulé, chacune en ce qui la concerne, des observations sur l’exercice de l’année civile 2018. Ledit rapport a tout aussi reçu des amendements par les représentants des personnes handicapées. Yatma Fall qui est le président de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées, ne cache pas du tout sa déception en jetant un coup d’œil à cette revue périodique. « Il y a eu beaucoup de confusions et de fausses données. Cela fausse le jeu dans ce sens que le rapport devrait aider les décideurs à avoir les bonnes informations pour pouvoir intervenir », se désole-t-il.
À l’en croire, on ne peut envisager l’émergence du Sénégal tout en ignorant les personnes souffrant de handicaps. « On doit mener une politique inclusive », martèle le président de la Fsaph.
Dans le même registre, Yatma Fall marque toute sa désolation de constater qu’au Sénégal seul 50.000 cartes d’égalité des chances ont été produites sur une cible estimée à 5,9%, soit un million de personnes au moins, conformément aux données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.
« Quand est-ce qu’on va résorber ce gab ? En 2019, aucune carte n’a été produite », fustige-t-il.
S’agissant de l’éducation, le même constat qui a été fait sur le volet social ressurgit. Yatma Fall regrette que l’exclusion sociale continue de prévaloir au niveau du système scolaire.
« Nos écoles, nos centres de formation n’ont pas été préparés à prendre en charge des apprenants handicapés. Les enseignants n‘ont pas aussi été préparés dans leur curricula de formation. Le matériel didactique utilisé à l’école également n’est pas toujours adapté aux handicapés ».
Autant de manquements graves qui, selon le président de la Fsaph, ne seront pas prises en compte dans les mesures correctives. « Les mesures de correction vont occulter nos recommandations comme celle relatives à la mise en œuvre effective de la loi d’orientation sociale. Pour que les décideurs puissent savoir où orienter leurs actions, il faut partager les bonnes informations ».