Archives novembre 2018

Communiqué du conseil des Ministres du 28 novembre 2018, Le Président Macky SALL, réitère son engagement à accompagner les personnes handicapées.

En effet consécutivement aux directives de son Excellence, le Président de la République Monsieur Macky SALL,évoquant le soutien et la solidarité à l’endroit des personnes handicapées, à l’occasion de la célébration le 03 décembre, de la Journée internationale des Personnes handicapées, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement la place primordiale qu’il leur accorde dans sa politique de protection et d’inclusion sociales.

A ce titre, le Président de la République rappelle au Gouvernement, l’impératif de veiller au respect scrupuleux des droits fondamentaux des personnes handicapées, qui doivent davantage jouer un rôle majeur dans le développement national, à travers une insertion socio-économique meilleure, et à la prise en compte prioritaire dans la formation et la répartition des financements et appuis de la DER de nos compatriotes vivant dans les villages de reclassement social.

Moustapha Guirassy, PDG de l’IAM, offre une bourse d’excellence à Seydou Gueye, bachelier laveur de voitures et à Sokhna Kâ, bachelière handicapée motrice

Le Président de l’IAM, M. Moustapha Guirassy, annonce sa décision d’octroyer une bourse d’études de trois ans, dans la filière de son choix, au jeune Seydou Gueye, bachelier arrivé troisième de son centre d’examen, par ailleurs laveur de voitures. Cette décision a été prise en concertation avec l’intéressé. Après deux échecs, Seydou Gueye, laveur de voiture au quotidien, a décroché son premier diplôme universitaire en sortant 3ème de son centre d’examen du lycée Charles de Gaulle de Saint-Louis. Le PDG de l’IAM a également octroyé une bourse d’études de trois ans en Gestion des Ressources Humaines ( choix de l’intéressée) à la bachelière Sokhna Kâ, handicapée motrice, élève du lycée John Fitzgerald Kennedy habitant à la zone B, à Dakar. Sokhna Kâ a réussi au baccalauréat après quatre tentatives. Avec l’octroi de ces deux bourses, M. Guirassy, par ailleurs Président du parti Sénégalais Unis pour le Développement, a voulu d’une part réaffirmer sa conviction forte en une l’excellence qui ne doit pas être élitiste mais plutôt inclusive et d’autre part « magnifier le culte de l’effort et l’esprit de persévérance. »

La République a le devoir de veiller au strict respect de l’égalité des chances des citoyens et de s’assurer que l’ascenseur social est le même pour tous.

Par cet acte, l’IAM met en œuvre sa politique d’inclusion économique des classes sociales les plus défavorisées et donne ainsi sens à sa vision de la prospérité collective . «  Il est important de montrer aux élèves issus de familles modestes ou ayant des handicaps moteurs, que l’enseignement supérieur de qualité leur est accessible, y compris dans les filières et établissements les plus réputés, et que, pour eux, la course n’est pas perdue d’avance. Ils peuvent aller au-delà du plafond de verre que leur impose souvent notre société marquée par l’inéquité sociale et territoriale» a déclaré Moustapha Guirassy.

Les bourses octroyées aux bacheliers Seydou Gueye et Sokhna Kâ sont d’une valeur cumulée de douze millions de FCFA sur trois ans. Ils intégreront le campus d’IAM Dakar à la rentrée prochaine d’octobre 2018. Le Directeur général de l’IAM Dakar, M. Zacharia Tiemtoré, par ailleurs spécialiste en sciences pédagogiques et ancien ministre en charge de l’enseignement de base au Burkina Faso, ainsi que les personnels de l’IAM, se sont dit « très réjouis et très fiers » de l’octroi de ces bourses et ont adressé une lettre de félicitations à M. Moustapha Guirassy, pour cette « décision audacieuse, patriotique et généreuse ».

Au Sénégal, une catéchèse pour les personnes vivant avec un handicap

Conscients de la situation des personnes « nées avec un handicap » très souvent « cachées » à la maison, les catéchistes des sept diocèses du Sénégal leur proposent désormais une formation catéchétique.

La Commission nationale des catéchistes du Sénégal a décidé de prendre en charge l’instruction chrétienne des personnes nées « avec un handicap » et de les aider à mieux comprendre la Parole de Dieu. Cette décision a été prise au cours de sa rencontre annuelle tenue au Centre de promotion religieuse et sociale (CPRS) de Ngaring, dans le diocèse de Thiès, du 9 au 13 juillet dernier.

« Il y a des sourds-muets, des aveugles, des paralytiques, des gens qui souffrent d’hydrocéphalie qu’on cache à la maison, alors qu’ils ont besoin de la parole de Dieu », explique Raphaël Faye, catéchiste à la paroisse Notre Dame des Anges de Ouakam, dans le diocèse de Dakar.
La commission s’est notamment engagée dans cette voie parce que très souvent, ces personnes « meurent sans presque jamais avoir reçu un sacrement, avec un enterrement qui cause parfois des problèmes ».

Spécialisation

Mais l’Église du Sénégal n’est pas forcément outillée pour concrétiser cette initiative. Pour pallier ce manque, les catéchistes ont pris contact avec des structures spécialisées dans la prise en charge des handicaps. C’est le cas du Centre verbo-tonal de Dakar, un établissement qui accueille enfants sourds ou malentendants. L’objectif est de voir dans quelle mesure des catéchistes peuvent y être envoyés pour une formation. Les sœurs hospitalières de la Congrégation Saint Thomas de Villeneuve, spécialisées dans la prise en charge de personnes avec handicap, figurent également parmi les structures capables de former les catéchistes.
Toujours dans le désir de bien faire leur travail, les membres de la commission dirigée par le père François Ousmane Diouf tiennent à la « crédibilité » des personnes qui seront choisies pour dispenser la catéchèse à cette catégorie de catéchumènes.

Sensibilisation

Les catéchistes qui estiment qu’il y a forcément un langage pour instruire ces personnes de la Parole de Dieu, misent sur la sensibilisation. Elle se fera, à travers « les parents, les paroissiens, autour des notables et les prêtres ». Car, « sans une bonne compréhension » des objectifs, ce sera difficile, croient les catéchistes.

Pour ces catéchistes, l’Évangile porteur d’espérance peut améliorer la vie des personnes handicapées car dans la Bible de nombreuses personnes vivant avec un handicap ont été guéries en raison de leur foi en Jésus-Christ. C’est le cas de l’aveugle-né dont la guérison à Siloé a été rapportée dans Jean 9.1-41, et celle de la guérison du paralytique contée dans Marc 2 : 1-12.

Charles Senghor (à Dakar)