Archives mars 2018

Université Gaston Berger de Saint Louis, mention très honorable pour le Docteur Vieux Demba CISSOKO

ENTRETIEN AVEC LE DOCTEUR VIEUX DEMBA CISSOKO « Le handicap devrait être l’affaire de tous »

1. Docteur Vieux Demba CISSOKO, pouvez-vous vous présenter en revenant sur votre parcours universitaire ?
Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier pour m’avoir donné l’occasion de revenir sur mon parcours universitaire. Je suis un produit de la Section des Langues et Civilisations du Monde Anglophone (Section d’Anglais) où j’ai obtenu un Diplôme d’Etudes Universitaires Générale, une Licence / option Linguistique-Grammaire et une Maîtrise option Linguistique/Grammaire. Après la maîtrise, je suis allé au Département de Linguistique et des Sciences du Langage de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar pour y suivre un Master en Sciences du Langage option Sociolinguistique. Après le Master, je me suis inscrit en Doctorat en juin 2012 à l’Ecole Doctorale Arts, Cultures et Civilisations. Une thèse que j’ai bouclée en 2015 mais je n’ai pu la soutenir qu’en 2018.
2. Vous venez effectivement de soutenir votre thèse unique de Doctorat de Troisième cycle en sociolinguistique. Est-ce-que vous pouvez revenir sur cette expérience intellectuelle ?
Ces années de recherches ont été pour moi des moments symboliques, de découverte du monde de la recherche. Elles ont également été pour moi des années de sacrifices ; car une thèse au Sénégal est très difficile surtout quand vous êtes en situation de handicap avec tout ce qu’il y a comme problème d’accessibilité des édifices universitaires, d’édifices publics généralement.
3. Que représente pour vous cette consécration scientifique ?
Cette consécration scientifique représente pour moi une grande fierté car cela permet de montrer que le handicap n’est nullement un obstacle à la réussite mais devrait plutôt constituer une source de motivation. Je veux dire par là que si vous êtes en situation de handicap vous devrez vous battre comme tout le monde pour réussir et participer au développement de votre pays et construire votre vie. N’acceptez jamais qu’on vous réduise à votre handicap.
4. Quelle est ton opinion sur l’état actuel de la recherche à l’UGB, et au Sénégal en général ?
La recherche à l’UGB pour moi connaît une avancée significative pour la simple et bonne raison que la nouvelle génération de doctorants est de plus en plus consciente de la mission dont elle est investie. Ce constat est pratiquement général à l’échelle nationale, j’en veux pour preuve le nombre important d’étudiants qui s’inscrit en thèse augmente d’année en année. Ainsi, on enregistre un nombre important de docteurs ce qui n’était pas le cas il y a quelques années.
5. Docteur CISSOKO. Nous savons que vous faites partie des personnes en situation de handicap. Quelles ont été les sources de vos motivations ?
La scolarité faisant partie de la vie de la société, je me suis dit qu’il faut se battre pour réussir dans les études et y trouver ma place. Aussi, j’ai pu côtoyer, à travers les OPHs (Organisations de Personnes Handicapées) des personnes qui m’ont toujours fait comprendre que je peux réussir dans les études malgré mon handicap. Et, donc, ces propos étaient pour moi une source de motivation.
6. Quel est le message que voudriez émettre en direction des étudiantes et étudiants qui vivent dans la même situation et qui ont l’ambition de poursuivre une carrière universitaire ?
Le message que je veux lancer à l’endroit des frères et sœurs en situation de handicap est qu’il faut continuer de se battre comme tout le monde malgré les difficultés dans lesquelles vous êtes. Je parle des difficultés parce que pour moi, la première difficulté à laquelle nous sommes confrontés, est celle relative à l’accès aux édifices universitaires. Une situation qui accentue le handicap. Je pense qu’aujourd’hui l’Université Gaston BERGER de Saint-Louis devrait constituer une sorte de laboratoire de recherche dans le domaine du handicap. Mais également, une référence pour les autres universités du pays dans le champ du handicap.
7. Docteur Vieux Demba CISSOKO, nous voici au terme de notre entretien. Quel serait votre mot de la fin ?
Je remercie les autorités universitaires pour tout leur soutien et tous les professeurs de la section d’anglais pour avoir guidé mes pas dans la recherche. Je crois qu’aujourd’hui avec le vote de la Loi d’Orientation Sociale de 2010, relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées, les universités se voient confier de nouvelles responsabilités en matière d’accueil des étudiants en situation de handicap. Elles doivent créer et mettre en œuvre des dispositifs adéquats afin de favoriser l’accès de tous à l’université, et de faciliter le parcours de l’étudiant en situation de handicap.
Pour terminer, je voudrai lancer un appel solennel à l’endroit des autorités universitaires sur l’importance d’une politique transversale et intégrée du handicap en adoptant une politique sociale forte pour faciliter le séjour des personnes vivant avec un handicap dans ce temple du savoir. Le rôle de l’université est de remplir son obligation d’accessibilité aux savoirs, par le biais d’aménagements adaptés.

PLAN D’ACTION NATIONALE SUR LE HANDICAP Les handicapés attendent avec impatience les 47,3 milliards

Assaillis par les difficultés, les personnes vivant avec un handicap espèrent que la mise en œuvre prochaine du plan d’action nationale sur le handicap, doté d’une enveloppe de 47,3 milliards de francs Cfa, leur permettra de voir l’autre bout du tunnel.

Le forum du département de Rufisque est inclusif, selon certains participants ayant pris part, hier, au panel consacré à la situation des personnes vivant avec un handicap, sous le thème : “La citoyenneté de cette couche vulnérable de la population.’’ Le président des associations des personnes handicapées du Sénégal est de ceux-là. Yatma Fall estime que “si le plan national sur le handicap est appliqué, la souffrance des personnes handica- pées sera allégée”.

Le directeur des personnes handicapées, au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Mamadou Lamine Faty, lui répond que ce n’est plus pour longtemps. Il annonce la prochaine mise en application du plan d’action nationale sur le handicap avec 47,3 milliards de francs Cfa. Le directeur d’ajouter que les bénéficiaires ont accès à des bourses familiales et à la CMU. Et que le dernier recensement général a répertorié environ 800 000 personnes handicapées, soit 5,9 % de la population sénégalaise.

Mais Yatma Fall a du mal à se fier à ces chiffres. De ce fait, il est d’avis que la prise en charge des personnes vivant avec un handicap est faussée par l’absence de données statistiques fiables, du fait qu’il y a une différence de chiffres entre ceux fournis par la Banque mondiale et ceux donnés par les autorités étatiques. Au moment où, alors que les services nationaux parlent de 5,9% de prévalence, l’organisation mondiale de la santé (Oms), elle, table sur un chiffre de 15,5 %. Ce qui ne permet pas, à l’en croire, de cerner concrètement le problème lié à la prise en charge des handicapés au Sénégal.

Ainsi, malgré les efforts de l’Etat du Sénégal pour satisfaire les personnes handicapées, il demeure le problème d’accès aux soins de santé. “L’appareillage reste toujours cher. Et il est très difficile pour un handicapé moteur de se déplacer sans ces outils”. Faisant toujours le diagnostic des maux auxquels sont confrontés ses mandants, le président de l’associa- tion des handicapés moteurs du Sénégal renseigne que la prise en compte sur le plan éducatif et de la formation laisse à désirer. Même cas de figure pour ce qui concerne les infrastructures publiques qui sont ne pas, selon lui, pour la plupart adaptées pour permettre un meilleur accès.

Pis, fait remarquer Yatma Fall, l’emploi et l’insertion sociale sont une denrée rare chez ses camarades qui, pour la plupart, se résignent à s’adonner à la mendicité qui devient, par conséquent, leur unique recours pour vivre. Cependant, fait-il remarquer, depuis un certain temps, les personnes handicapées bénéficient de certains avantages. Et le plus décisif a été la carte d’égalité des chances. Malheureusement, poursuit-il, “les services qu’elle est censée octroyer ne sont pas encore effectifs”.

PAPE MOUSSA GUÈYE (RUFISQUE)

VIH ET HANDICAP : UNE PRÉVALENCE BEAUCOUP PLUS ÉLEVÉE CHEZ LES FEMMES

Le taux de prévalence du Vih est plus élevé chez les femmes handicapées que chez les hommes, avec 2,5 % contre 1,3 % a relevé, mercredi à Saly-Portudal (Mbour), le conseiller en Vih au bureau de prise en charge des Personnes vivant avec cette maladie (PVVIH) de la Division de lutte contre le Sida et les IST (DLSI), Ndéné Sylla.
’’Cela donne un ratio femme/homme de 1,9%’’, a expliqué M. Sylla, en faisant une présentation de l’analyse du contexte Vih et handicap au Sénégal lors d’un atelier d’élaboration du plan de plaidoyer de la plateforme Vih/Handicap au Sénégal.
Cette rencontre a pour principal objectif de procéder à l’élaboration du plan de plaidoyer Vih/Handicap visant à promouvoir les droits des personnes handicapées dans l’accès aux services de soins Vih.
Selon le conseiller en Vih, la répartition selon certains types d’handicap montre que les personnes présentant une incapacité intellectuelle présentent une prévalence de 7,7 %, suivies des personnes ayant des incapacités multiples ou une incapacité physique soit respectivement 3,5 % et 1,7 %.
S’appuyant sur des résultats de l’Enquête de surveillance combinée des IST/Vih, il a fait comprendre que les femmes présentent une vulnérabilité plus élevée face au Vih que les hommes au Sénégal.
« Et, parmi les PVVIH âgées de 15 ans et plus, 64,0 % sont des femmes avec une prévalence de 0,8 % versus 0,5 % pour les hommes » a-t-il expliqué, soulignant que « le ratio d’infection femmes/hommes est de 1,6% ».
De même, il a fait savoir que chez les jeunes de 15-24 ans, bien que la prévalence soit relativement basse (0,2 %), les jeunes filles sont 3 fois plus infectées que les garçons soit 0,3 % contre 0,1 %
Il a dans son argumentaire soutenu que des défis majeurs sont à relever, notamment, l’inclusion des personnes handicapées dans la mise œuvre des activités communautaires de prévention, de dépistage de prise en charge du Vih/SSR.
Il y a aussi la prise en compte effective des personnes handicapées dans l’atteinte des 90-90-90 (tester, traiter et retenir), ainsi que la disponibilité des données sanitaires sur les personnes handicapées…, entre autres.
Le projet régional Vih/Handicap vise à répondre à des problèmes communs tels que les obstacles structurels qui empêchent l’accès aux services Vih des personnes handicapées dans 6 pays d’Afrique de l’Ouest (le Sénégal, la Guinée Bissau, le Cap Vert, le Mali, le Burkina Faso et le Niger).
Étalé sur 3 ans (janvier 2017-décembre 2019), il cherche à contribuer à la réduction des nouvelles infections dans le groupe des personnes handicapées, en soutenant la promotion des droits humains.
Mais aussi, en s’attaquant aux obstacles juridiques, tout en améliorant leur accès aux services de prévention, soins et soutien relatifs au Vih, via un plaidoyer régional.

Auto-développement à la base : Des femmes vivant avec handicap formées en saponification

Le Comité national de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest (Cndreao/Sénégal) a clôturé, hier, une semaine de formation au profit du Collectif des handicapés pour l’insertion, la formation et l’éducation (Chife). L’activité a pour objectif la promotion de l’auto-développement à la base.
Les bonnes ressources humaines sont un intrant de la performance. C’est pourquoi, le Comité national de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’Ouest (Cndreao/Sénégal) s’est engagé dans le renforcement des capacités, en organisant une session de formation au profit des membres du groupe thématique handicap. Les modules de la formation ont porté sur la saponification (fabrication de savons traditionnels) et sur la gestion administrative et financière. Selon le formateur Mbakhane Diop, par ailleurs vice-président du Cndreao, ce renforcement de capacités rejoint les objectifs du Cndreao.
«Notre organisation promeut l’auto-développement. La mise sur pied de la micro-unité de fabrication et de commercialisation de savon entre dans cette perspective. C’est tout le sens de ce renforcement de capacités de nos membres», a souligné M. Diop. Aussi a-t-il précisé qu’avec ces modules de formation, les bénéficiaires vont pouvoir disposer d’un ensemble de techniques pour mieux gérer et développer leur organisation communautaire de base. A travers la diversité des informations et méthodologies qui ressortent de cette formation, le but visé est de mettre un guide pratique de données essentielles de base sur les techniques et méthodes d’approche pour une production artisanale de savons améliorés avec des produits locaux (huile de palme, «niim» et aléovera) comme intrants.
Magnifiant l’initiative, Bassirou Ngom, coordonnateur du Collectif des handicapés pour l’insertion, la formation et l’éducation (Chife) s’est réjoui de la démarche du Cndreao de promouvoir l’auto-développement. Selon lui, cette formation vient à point nommé et s’inscrit dans le cadre du transfert de connaissances et de compétences pour la promotion des activités des femmes. « C’est ce qui justifie la présence de 10 participantes membres du Chife à cette formation », a expliqué Bassirou Diop, avant d’exprimer le souhait de «voir les femmes handicapées bénéficier d’appui pouvant leur permettre d’avoir des activités génératrices de revenus».
Au nom des bénéficiaires, Ndèye Agnès Diouf a salué la qualité de la formation. «Nous sortons très outillées de cette formation. Elle nous a permis de connaître la composition des huiles destinées à la fabrication du savon, la manière de les purifier et de faire les mesures, etc.», a-t-elle laissé entendre. Elle a conclu en disant «leur optimisme dans l’écoulement de (leurs) produits qui sont de qualité».
Tata SANE

Me Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères : « Rester dans le peloton de tête des pays les plus respectueux des droits de l’homme »

En 7 minutes, Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a tenu, en haleine, hier, la grande salle des droits de l’Homme et des civilisations, à l’occasion de sa participation à la 37ème session du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies, à Genève.

GENEVE-(Suisse) – «Le Sénégal, fidèle à une longue tradition puisée dans sa culture de tolérance, de respect de la différence, continuera de rester dans le peloton de tête des pays les plus respectueux des droits de l’homme. C’est dans ce cadre d’ailleurs que notre pays soumettra son rapport à la 31ème session de l’Epu (Ndlr Examen périodique universel), en novembre 2018»,  a martelé   le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Maître Sidiki Kaba. Il a ainsi réaffirmé l’ancrage du Sénégal dans le concert des nations respectueuses des droits de tous les humains. C’est, dit-il, l’esprit de la politique menée par le chef de l’Etat Macky Sall et son gouvernement avec le concept d’un Sénégal pour tous, un Sénégal de tous» qui a pour ambition d’améliorer, chaque jour, davantage, les conditions de vie des concitoyens.

Me Kaba a assuré que le Sénégal continuera d’accorder une attention particulière aux droits de l’enfant, des femmes et des personnes âgées, des personnes handicapées mais aussi à l’élargissement des espaces de libertés et la promotion des droits économiques et sociaux.

S’agissant des enfants, le Sénégal est alarmé par le dernier rapport de l’Unicef qui indique que plus de 250.000 enfants sont impliqués dans les conflits armés. « La place de ces enfants est dans les écoles ou dans les centres de formation. Il nous faut donc trouver des solutions pour mettre un terme à l’enrôlement des enfants dans les conflits », a plaidé Maître Kaba. La question des enfants dans les conflits armés, sera abordée d’ailleurs par la présente session.

Concernant les personnes handicapées, le Sénégal, en tant qu’Etat partie à la Convention sur les droits des personnes handicapées, a pris d’importantes mesures pour renforcer les droits de cette couche vulnérable, a souligné le ministre.

A côté de la loi d’orientation sociale, n° 2010-15 du 6 juillet 2010, cadre de référence du dispositif institutionnel en matière de prise en charge et d’intégration des personnes handicapées, le gouvernement du Sénégal a aussi institué la Carte d’égalité des chances qui est une mesure à fort impact social. «Elle consiste en un système de protection sociale qui leur offre des avantages multiformes dans les domaines de la santé, de l’appareillage, du transport, de l’éducation, de la formation, des financements, de l’emploi, entre autres.  A ce jour, 50.000 cartes ont été établies au profit des personnes handicapées», a précisé Maître Kaba.

Protéger les migrants et les refugiés
S’agissant des migrants et autres réfugiés, «notre devoir est de protéger ces personnes confrontées à de nombreuses difficultés qui ont pour nom xénophobie, négation de leurs droits, discrimination, bref toutes sortes de pratiques jugées inhumaines et dégradantes qui contribuent à les fragiliser et à les rendre vulnérables», a -t-il martelé. En vue de mettre un terme à ces difficultés, le Sénégal encourage l’ensemble des parties prenantes à finaliser, courant 2018, les deux Pactes en cours de négociation portant sur la migration et les réfugiés. Ceux-ci viendront renforcer les instruments internationaux déjà en place sur ces deux problématiques.

La coïncidence entre la 37ème session du Conseil des droits de l’homme et le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (Dudh) ainsi que le 25ème anniversaire de la Déclaration de Vienne et du Programme d’action (Vdpa), constate Sidiki Kaba «interpelle la conscience de la Communauté internationale sur les engagements pris à l’occasion de l’adoption de ces deux grands instruments, qui sont des références de portée universelle en droits de l’homme». Ainsi, a-t- il appelé la communauté internationale à «travailler ensemble pour préserver le caractère indivisible, universel et interdépendants des droits de l’homme». Il avait fait état de l’importance de l’éducation qui «libère» et du multilatéralisme. «Continuons de refuser le repli identitaire, les discours populistes, xénophobes et extrémistes», pour ne pas éteindre l’espoir né de la création, en juin 2006, du Conseil des droits de l’Homme sur les cendres de la Commission. Rappelons par ailleurs que le Conseil des droits de l’homme incarne le 3ème pilier fondamental des Nations unies, aux côtés de la paix et de la sécurité internationales et du développement.

Notons que le Sénégal, par la voix de Me Kaba, a eu le privilège de s’adresser, dans la matinée, au Segment de haut niveau du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu. Une place de choix bien mérité au vu de la brillante élection de ce pays, en octobre dernier, pour la période 2018-2020.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE