Archives 2017

Carte d’égalité des chances : des mendiants détenteurs crient leur ras-le-bol

«Une vie de misérables». C’est le titre qui barre la «Une» du journal EnQuête. Dans un dossier paru ce mercredi, nos confrères donnent la parole aux mendiants vivant avec un handicap.

Estimés à plus de 15% de la population, ces laissés pour comptes assis sur des fauteuils roulant pour les «mieux» lotis, sur des béquilles ou trainant sur les trottoirs de la capitale, mènent une vie de misère.

Et ce n’est pas la carte pour l’égalité des chances qui démentira nos confrères. En effet, si le président de la Fédération sénégalaise des associations des personnes vivant avec un handicap (Fsap), Yatma Fall pense que la cause des personnes vivant avec un handicap est en train de connaitre des avancées importantes», Mamoune Dia dit tout à fait le contraire.

Bénéficiaire de la carte d’égalité des chances, ce cinquantenaire habitant Rufisque, crie son ras-le-bol. «Je ne tire pas profit de ma carte d’égalité des chances», a-t-il alerté nos confrères sur la loi d’orientation sociale mise en place par le président Macky Sall. Pour lui, les personnes vivant avec un handicap ne sont véritablement prises en comptes par la nouvelle politique sanitaire de l’Etat.

«On ne s’y retrouve pas à 100% notamment dans la construction des infrastructures sanitaires», regrette Mamoune Dia, père de famille.

Société: les députés appelés à plaider pour la cause des personnes handicapées

Sightsavers-Sénégal, en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé un atelier qui vise à sensibiliser les députés sur la situation des personnes vivants avec un handicap, pour une meilleure insertion sociale de ces dernières.

Au Sénégal, les personnes handicapées rencontrent pas mal de difficultés dans la vie quotidienne. Même si l’Etat, à travers les cartes d’égalité des chances, veut améliorer leurs conditions de vie, beaucoup reste à faire.

Un atelier a été organisé sous l’initiative de Sightsavers (une organisation internationale pour traiter et prévenir la cécité évitable et promouvoir l’égalité pour les personnes ayant une déficience visuelle et autres handicaps). Il a pour objectif de sensibiliser les députés et les élus locaux sur les problèmes que rencontrent les personnes handicapées et qui sont liés à l’accessibilité comme droit socio-économique, la non-discrimination et la participation aux activités sociales ainsi qu’à l’accession aux droits politiques.

Selon Moussa Thiaré, secrétaire général de la Fédération sénégalaises des associations de personnes handicapées, pour une meilleure prise en charges des personnes handicapées il faut :
-l’effectivité de la loi d’orientation sociale ;
-la mise en place de la Haute entité pour les personnes handicapées ;
-un fonds d’appui et de financement pour personnes handicapées et en fin ;
-la ratification par l’Etat du traité de Marrakech visant à faciliter l’accès des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d’autres difficultés de lecture des textes imprimés.

Présent à la rencontre, l’honorable député Samba Démba Ndiaye, président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains à l’Assemblée nationale, a promis qu’il y aura un suivi au niveau de l’Hémicycle, pour un meilleur accompagnement des personnes vivant avec un handicap.

Sénégal : le tourisme « sur une bonne pente »

Le secteur du tourisme au Sénégal est sur une phase ascendante, après avoir connu ces dernières années une période de trouble. Le pays de la « teranga » attire à nouveau de nombreux touristes. C’est l’analyse qui ressort du rapport de notre partenaire Jumia Travel (Hospitality Report Sénégal 2017) dévoilé cette semaine aux medias sénégalais.

La destination Sénégal a enregistré en 2016, près de 1.600.000 touristes, contre 984.000 en 2015 selon les autorités. Une amélioration qui corrobore l’analyse du rapport présenté ce jeudi par la plateforme africaine de réservation d’hôtels en ligne Jumia Travel. « L’objectif pour nous à travers ce document est d’apporter notre expertise et de mettre à la disposition de tous les acteurs des données permettant de comprendre et d’apprécier ce qui se fait actuellement dans ce secteur. L’absence de données a longtemps été un handicap pour notre tourisme  », ai-je ainsi moi-même déclaré en tant que responsable Communication et relations publiques de Jumia Travel.

Un redécollage qui selon les explications fournies est à classer dans « les efforts entrepris par l’ensemble des acteurs nationaux de ce secteur, et aux efforts du gouvernement  ». Dans cet élan, le rapport se félicite des actions menées par les différentes agences de l’Etat et la décision de suspendre le visa d’entrée dans le pays, ce qui aurait contribué favorablement à la relance du secteur.

Notre rapport montre que la capitale Dakar reste la zone la plus fréquentée par les touristes avec environ 41% des demandes mais aussi la plus chère avec un coût moyen de nuitée de 42000 FCFA, suivi de la Petite côte (35%) avec un coût moyen de nuitée à 41000 FCFA, Sine Saloum (9%) avec un coût moyen de nuitée à environ 33000 FCFA, la région du fleuve et la Casamance totalisent quant à elles une demande d’environ 7% et 4% avec un coût moyen de nuitée de 24000 FCFA et 18000 FCFA. Les autres régions, qui gagneraient à être davantage promues, n’enregistrent que 4%.

Les hôtels trois étoiles sont les plus sollicités par les touristes (42%), suivi des deux étoiles (31%), quatre étoiles (16%), cinq étoiles (6%), quant aux hôtels avec une étoile, ils ne constituent que 5% de la demande. Sur ce point, le rapport insiste sur l’entretien et la rénovation des établissements hôteliers au Sénégal. « La qualité des services reste très négligée par de nombreux hôteliers, ce qui est un gros problème quand on parle de tourisme international. Les consommateurs sont désormais très exigeants, et si on veut attirer plus de touristes il nous faut un label qualité irréprochable. A ce niveau, nous avons un grand retard et devons y travailler  », a commenté le Directeur de Jumia Travel Afrique francophone Guillaume Pepin.

Autre point important évoqué par le rapport, le développement d’un tourisme local, qui bien qu’encore faible, a connu une poussée intéressante, avec le développement d’une classe moyenne, qui de plus en plus visite le Sénégal durant les périodes de vacances, mais aussi une croissance des arrivées en provenance du continent.

Au titre des répartitions, les touristes internationaux représentent environ 54% du nombre de touristes et s’orientent principalement vers les loisirs et les affaires. En termes de chiffre d’affaires, c’est 63,8% des recettes touristiques proviennent des touristes internationaux, et 32,6% des touristes locaux.

Le rapport souligne cependant de nombreux points qui devraient être davantage améliorés, notamment le développement de l’écotourisme, qui pourrait contribuer considérablement à hisser le Sénégal parmi les destinations les plus appréciées, mais aussi le défi de la formation, car malgré la pléthore d’établissements supérieurs au Sénégal, les formations aux métiers touristiques du demeurent quasi inexistantes au Sénégal.

KOLDA: Handicap International lance le Projet Insertion Professionnelle et Appui aux PME

Handicap International et la Fondation Argirus unissent leurs efforts pour promouvoir l’emploi des personnes handicapées dans les régions de Kolda, Ziguinchor et Dakar. C’est à travers le Projet Insertion Professionnelle/Appui aux PME financé à plus de 256 millions de F CFA.  Un CRD de lancement vient de se tenir ce mardi 9 juin dans la capitale du Fouladou.

Il s’agit pour ce projet de promouvoir l’autonomie et la pleine participation des handicapées à la vie socio-économique à travers l’entrepreneuriat. Il a pour objectif de « soutenir un développement économique durable et la création d’emplois dans les entreprises à fort potentiel de croissance dirigées par des personnes vivant avec handicap », a fait savoir son coordonnateur Moussa Diamanka à l’occasion de cette cérémonie de lancement.

A l’en croire, ce projet  de Handicap International est financé à hauteur de 256 417 000 F CFA soit 390 905 euros grâce à la Fondation Argirus basée en Suisse. Il a l’ambition de booster l’emploi des personnes handicapées dans les régions de Dakar, Kolda et Ziguinchor pendant trois ans à travers un soutien qui va être accordé à 70 petites et moyennes entreprises à fort potentiel managées par des personnes handicapées ou des groupement d’intérêt économiques ou entreprises comptant au moins 50% de personnes handicapées.

Dans son allocution, le président de la Fédération Régionale des Associations de Personnes Vivant avec Handicap salue l’avènement de ce programme qui, selon lui, va contribuer à l’amélioration des conditions d’existence de ses membres. Boubacar Baldé en a profité pour appeler les responsables de Handicap International à travailler en synergie avec les autres projets et programmes intervenant en faveur des handicapés pour mieux prendre en charge les préoccupations de ces personnes vulnérables.

ismaila.mansaly@koldanews.com

TOUBA – Les 274 handicapés de la Grande Mosquée dotés en chaises roulantes

Sous la conduite de Sokhna Binetou Ndao Seck, coordinatrice de «  Gnoun Marième Lagnou » du  nom de cette structure qui soutient Marième Faye Sall à Touba, une cérémonie solennelle de dotation en chaises roulantes a été déroulée dans la concession de Serigne Abdou Lahad Mbacké, vendredi. Une rencontre mise à profit par l’association pour rappeler leurs vieilles doléances relatives au retard accusé dans la généralisation de la carte d’égalité des chances. « Nous avons beau attendre. Les promesses qui nous avaient été faites dans ce sens n’ont pas été encore réalisées et nous souhaitons, par le canal de ce mouvement, inviter la première dame à nous apporter son aide », dira le porte-parole des femmes à mobilité réduites. Dans sa réponse, Sokhna Binetou Ndao Seck assurera de sa diligence. « Considérez ce matériel comme un début de collaboration entre Sokhna Marième Faye Sall et vous.  Nous avons pour ambition de répercuter ses actions de solidarité au niveau des associations qui regroupent les personnes handicapées mais aussi au niveau des couches défavorisées.  Vos doléances ne sont pas tombées dans l’oreille de sourds ».

La responsable politique de l’Apr de les inviter à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales pour réélire le Président Macky Sall en 2019.

Accès a l’emploi salarie des handicapes à Dakar : Handicap international lance le projet Emphas

Le projet Emploi des personnes handicapées au Sénégal (Emphas) a été lancé mardi à Dakar . Conçu pour répondre aux évolutions sociétales et de formation des personnes handicapées, le projet entend réduire le manque d’adéquation entre, d’une part, les aptitudes des personnes handicapées en recherche d’emploi et, d’autre part, les perceptions et les exigences du monde de l’emploi.
L’accès à l’emploi est reconnu comme un droit fondamental. Cependant, au Sénégal, comme dans des nombreux pays dans le monde, les personnes handicapées souffrent trop souvent de discrimination et ont trop peu accès aux opportunités d’emploi. Pour pallier une telle situation, Handicap International a pris l’initiative de lancer le projet Emploi des personnes handicapées au Sénégal (Emphas).

Mis en œuvre grâce au soutien financier du ministère des Affaires étrangères du Grand-duché du Luxembourg sur la région de Dakar pour une durée de quatre ans, le projet s’inscrit dans la stratégie du programme Sénégal de Handicap International de poursuivre son travail dans l’insertion professionnelle des personnes handicapées.
Selon la coordinatrice Droits et inclusion à Handicap International, Francesca Piatta, le Projet Emphas est axé sur la formation et l’insertion professionnelle des personnes handicapées par la promotion de leur intégration dans l’emploi formel, notamment salarié. « L’inclusion repose sur une pleine participation à la vie sociale et économique. L’un des facteurs clés est l’insertion professionnelle pour permettre l’accès à un travail décent et rémunérateur », indique-t-elle.
A l’en croire, le projet travaillera à la mise en place de mécanismes de concertation et de dialogue pour l’insertion professionnelle entre la société civile, l’Organisation des personnes handicapées (Oph), les institutions nationales et locales (ministères et acteurs de l’Emploi et de la Formation professionnelle) et le secteur privé regroupé, entre autres, autour de l’initiative Rse. La chef de projet Emphas, Rokhaya Diop, informe que 500 handicapés adultes dont 50% de femmes sont bénéficiaires de ce projet, en plus des 90 employeurs publics et privés et de 10 autres acteurs intervenant dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle.
«A terme, nous nous attendons à ce que l’employabilité des personnes handicapées soit renforcée via des mécanismes d’apprentissage innovants, des formations adaptées aux exigences des entreprises », dit-elle.

De même, souligne-t-elle, on espère que les employeurs publics et privés soient sensibilisés et favorables à l’emploi des personnes handicapées, et que des entreprises pilotes pratiquant une politique Rse, recrutent et intègrent dans l’emploi des personnes handicapées. Le coordonateur national du projet Accueil Emploi, Mamadou Moustapha Diouf, s’est félicité de cette belle initiative.
Partant de l’objectif du projet qui vise à améliorer les conditions de vie des personnes handicapées et d’accès à un emploi salarié décent, « nous avons convenu de travailler en synergie avec Handicap International pour la prise en compte de la notion handicap dans l’application que nous avons conçue et mise en service avec l’Agence de l’informatique de l’Etat pour les demandeurs d’emploi et pour l’information des personnes handicapées bénéficiaires du programme dans la région de Dakar »

Carte d’égalité des chances

La directrice de la promotion et de la protection des groupes vulnérables, Coumba Wade, a remis lundi 202 cartes d’égalité des chances à la Fédération régionale des associations de personnes handicapées de Kaolack (centre).

Elle a évoqué les ’’difficultés’’ liées à la ’’collecte’’ des pièces constitutives des demandes de cartes d’égalité des chances.

Mme Wade estime que le nombre de demandes déposées par les personnes handicapées de la région de Kaolack est ’’acceptable’’ par rapport à ceux d’autres régions. ’’Et c’est pourquoi nous remettons à la région de Kaolack 202 cartes’’, a assuré Coumba Wade lors d’une réunion d’évaluation du Programme de la carte d’égalité des chances.

Les ’’difficultés’’ sont relatives au manque de pièces d’état civil pour certaines personnes handicapées, qui ne peuvent se déplacer vers les lieux de dépôt des dossiers, selon elle.

Le greffier Daouda Barro, président de la Fédération régionale des associations de personnes handicapées de Kaolack, s’est réjoui de la volonté du gouvernement d’aider cette catégorie sociale.

’’Les cartes mises à la disposition de la région de Kaolack seront distribuées aux ayants droit dans les plus brefs délais’’, a-t-il assuré.

La carte d’égalité des chances permet à son titulaire de bénéficier, selon le niveau de son handicap, d’une gratuité totale ou partielle de soins de santé, dans les structures sanitaires relevant de l’Etat.

Le gouvernement a prévu d’en distribuer 7.663 à des personnes handicapées. Pour le moment, 4.418 cartes sont déjà imprimées, selon Coumba Wade.

Soupçons de fraude, Magouilles, Absence de réunion du comité de ciblage – Les bourses de l’irrégularité dénoncées à Touba

(Dakar) La troisième phase des bourses de sécurité familiale, confiée désormais aux communes, connait quelques problèmes de transparence à Touba. Transparence dans le choix des bénéficiaires décrient certains accusateurs sous le couvert de l’anonymat.

Quand gfm.sn a voulu a voulu en savoir plus sur ces affirmations, il est allé à la rencontre de certains acteurs du processus dont des chefs de villages de Touba et environs. Interrogés, ces derniers s’étonnent que les comités de ciblage; étape cruciale dans les choix des ayant droits; ne se soient pas réunis. A la place accusent-ils toujours, ce sont quelques membres du comité (de ciblage) qui se chargent de faire les listes dans l’intimité de leur chambre.

Baye Saliou Ndiaye, Président de la fédération des Handicapés de Touba dirige plus de 1000 personnes. A sa connaissance aucun des membres qui militent dans sa fédération, n’a bénéficié de ses fameuses bourses. « On en entend juste parler. Pourtant plusieurs de nos membres sont vraiment dans le besoin. Mais nous n’avons pas encore vu les bourses de sécurité familiale ».

D’autres sources que nous avons contactées parlent de magouilles, de faussaires qui veulent s’inscrire à la place des vrais pauvres. Certains d’entre ses fraudeurs bénéficieraient de la complicité de certains membres du comité de ciblage.

Mais ils sont souvent démasqués par les enquêtes de terrain de l’ANSD ou par la coordination départementale de la bourse de sécurité familiale.

Pour cette 3eme phase, Touba dispose d’un lot de 3092 bourses.Si certains sont pris, beaucoup de fraudeurs vont réussir à passer entre les mailles des filets.

Présidentielle 2017 : Un Parti Politique des Handicapés au Sénégal “Bess Dina nieuw” à la course

M. Ndoye, jusque-là président de l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap (Anpavh), et sa bande vont lancer un parti politique “Bess Dina nieuw», cet après-midi, en vue de la présidentielle de 2017 à laquelle il compte être candidat. Ousmane Ndoye veut être le premier handicapé sénégalais, voire africain, à présenter sa candidature à une présidentielle. Selon lui, si toutes les personnes vivant avec un handicap qui représentent 15% de la population sénégalaise votent pour lui, il sera au second tour en 2017. M. Ndoye a été un membre actif et coordonnateur de “Alliance Bleue” qui regroupait les mouvements de soutien du Parti démocratique sénégalais (Pds) à la présidentielle de 2007. De retour de Kédougou, lors de la campagne électorale de la présidentielle précitée, Ndoye a fait un accident de la circulation, devenant ainsi un handicapé moteur.