Archives 2017

Val-de-Marne : malade et handicapé, il risque d’être expulsé vers le Sénégal

Arrivé en France il y a trois ans, Diadié Ba est atteint de poliomyélite et se déplace en fauteuil roulant. Depuis le début du mois de juillet, il fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Il est défendu par l’APF.

Claude Boulanger en est certain : «Les gens qui ont pris cette décision n’ont jamais posé leurs fesses dans un fauteuil». Pour le responsable régional de l’Association des Paralysés de France, l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) dont fait l’objet Diadié Ba, sénégalais de 46 ans et membre associé du conseil départemental de la même association, n’a pas lieu d’être.

«Il l’a reçue le même jour que l’autorisation de suivre une formation financée par l’Agefiph*, s’indigne-t-il. C’est-à-dire que nous nous trouvons face à un pays, la France, qui accepte de le laisser se construire un avenir sur place tout en lui demandant de partir.» Atteint de poliomyélite et se déplaçant en fauteuil roulant électrique, Diadié Ba est arrivé en France il y a trois ans, «pour raisons médicales». Le non-renouvellement de son titre de séjour, au début de l’été, a entraîné la suspension du versement de l’allocation adulte handicapé qu’il percevait jusque-là. Sans revenu, il loge actuellement dans un hôtel situé à Ivry.

«Mes frères sont en France, mes cousins sont en France»

«L’OQTF que j’ai reçue stipule que les soins médicaux dont j’ai besoin existent dans mon pays d’origine, et qu’il n’y a donc pas de raisons de me faire rester, explique-t-il. Mais au Sénégal, les bâtiments ne sont pas accessibles aux personnes handicapées. Et puis mes frères sont en France, mes cousins sont en France… Là-bas, il ne me reste que mon père, malade, et ma mère, très âgée. Ils ne pourront pas s’occuper de moi.»

Espérant voir l’état français réviser son jugement, Diadié Ba a demandé à bénéficier de l’aide juridictionnelle. «Dès qu’il l’aura obtenue, je déposerai deux recours, annonce son avocat, maître Arnaud Adélise. L’un, contentieux, auprès du tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne, NDLR). L’autre, gracieux, auprès de la préfecture.»

Cette dernière n’est, pour l’heure, pas encline à revoir sa position. «C’est l’avis médical qui prévaut, déclare l’un de ses représentants. Les médecins connaissent l’accessibilité des différents pays. S’ils disent que la maladie de ce monsieur est traitable au Sénégal, c’est qu’elle est traitable au Sénégal.»

*Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

 

Les personnes handicapées réclament l’adoption du Système braille sur les bulletins

Dimanche 30 juillet 2017 dans le centre de vote « Tanor Dieng», établissement scolaire public sis au quartier Passoirs Ndorong à Kaolack, les personnes vivant avec un handicap ont réclamé l’utilisation du bulletin unique au Sénégal et de surcroît, l’adoption du système braille sur les bulletins de vote afin de leur faciliter le droit au vote. Leur accès aux bureaux de vote était en effet quasi impossible.

En dehors des fortes précipitations qui se sont abattues la veille du scrutin dans la ville de Kaolack  et qui rendait l’accès difficile dans ce grand centre de vote, beaucoup de personnes handicapées peinaient à franchir la cour de cet établissement pour s’exprimer. Une situation qui du reste, était partagée par Gora Gaye, un des mandataires de la commission d’observation des personnes vivant avec un handicap venu superviser pour la première fois le scrutin législatif 2017. Même si l’objectif dans cet exercice est de préparer le scrutin présidentiel de 2019, la commission qu’il représentait constate que dans le centre de vote «Tanor Dieng» il n’y avait ni rampe pour handicapés moteurs, ni système d’indication permettant aux handicapés visuels de pouvoir exercer convenablement leur devoir civique.

Pour Gora Gaye, « depuis ce matin, nous avons parcouru quatre centres de vote, mais nous avons constaté que beaucoup d’entre nous ont circulé de centre en centre sans trouver le lieu désigné pour effectuer leur devoir citoyen. Ce que nous avons d’ailleurs énergiquement déploré. Aussi nous avons constaté que ces lieux n’ont pas offert un accueil adéquat pour nous. Car en marge de la stagnation des eaux, nous peinons à accéder aux bureaux de vote ». Toutefois dans le cahier de leurs revendications, ces personnes suggèrent l’adoption d’un bulletin unique au Sénégal, mais surtout l’utilisation de la méthode braille sur les bulletins de vote afin d’aider les personnes handicapées à surseoir les efforts à fournir sur le choix de la pléthore de bulletins, mais surtout l’identification des bulletins.

COOPERATION – Appui aux handicapés : L’Inde redonne espoir à 200 personnes

C’est une vraie révolution pour les handicapés, bénéficiaires d’appareils et d’autres aides. Ils vont pouvoir marcher et améliorer leurs conditions de vie. Cela grâce à l’Inde qui a offert gracieusement des prothèses, des fauteuils roulants, des béquilles et autres appareils à 200 personnes handicapées pour une valeur de 32,5 millions de francs Cfa.

Le gouvernement indien redonne de l’espoir à 200 personnes handicapées. Les bénéficiaires ont reçu des prothèses, des fauteuils roulants, des béquilles et d’autres aides et appareils aux handicapés au cours d’une cérémonie organisée dans l’enceinte du Centre national d’appareillage orthopédique (Cnao). Un geste de haute portée pour ces jeunes et personnes âgées qui avaient perdu l’espoir de marcher un jour et d’être autonomes. Parmi les bénéficiaires, il y a le jeune Idrissa. Cet enfant, âgé aujourd’hui de 5 ans, est né avec une malformation au niveau des deux pieds. Il a subi plusieurs opérations pour pouvoir marcher.
Aujourd’hui grâce aux Indiens, il a essayé une prothèse qui, avec des séances de rééducation, va lui permettre de marcher confortablement à l’image de ses autres camarades. Sa mère, reconnaissante, s’est réjouie de cet acte de solidarité du Peuple indien à l’égard des Sénégalais. La directrice du Cnao, très ravie de ce partenariat entre l’Inde, l’Ile Maurice et le Sénégal, se dit consciente de l’importance de ce projet. «Nous savons que bénéficier de prothèses ou d’autres moyens d’améliorer son handicap permet d’être mieux armé pour se prendre en charge», soutient la directrice du Cnao, Bineta Diabel Dia.
Le handicap n’est pas une fatalité mais un problème auquel il faut apporter une solution, selon le ministre de la Santé et de l’action sociale. Tout de même il faut reconnaître qu’au Sénégal, l’appareillage constitue un problème majeur. Or, «on ne peut pas rêver d’autonomie et d’inclusion sans appareillage», souligne Yatma Fall, président de la Fédération nationale des associations des handicapées. Ce projet d’appareillage, financé à hauteur de 32,5 millions de francs Cfa et exécuté par l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, est piloté par le Centre national orthopédique (Cnao). En effet, annonce la directrice du Cnao, les 200 appareils disponibles sont le début d’un programme qui, selon elle, va prendre en charge 500 handicapés. Le projet promeut la mobilité des handicapés et travaille à aider les personnes vivant avec un handicap à aspirer à des lendemains meil­leurs, dans la dignité.
Au-delà de cette aide, le partenariat vise plus loin. L’Inde prévoit un transfert de technologie au Sénégal. L’Inde est un pays qui a acquis des compétences avérées dans le domaine de l’appareillage. Il a développé un modèle spécial de soins de santé pour la mobilité du handicapé. Grâce à son Ong Bhagwan Mahaveer Viklang Sahayata Samiti (Bmvss), il fournit des appareils à près de 70 mille handicapés par an. Un modèle à suivre pour le Centre national d’appareillage orthopédique, qui  a pour missions la rééducation et la réadaptation fonctionnelle des personnes en situation de handicap.

LE CENTRE CULTUREL RÉGIONAL DE TAMBACOUNDA « PRÊTE LA MAIN » AUX ENFANTS VIVANT AVEC UN HANDICAP

L’handicapé n’est pas celui qui a perdu l’usage d’un ou de tous ses membres, mais celui qui est dans l’incapacité d’utiliser à bon escient sa matière grise ai je l’habitude de dire. C’est dans cette optique que monsieur Abdourahmane Diallo, le directeur du centre culturel régional a organisé le camp de vacances <<PRÊTER LA MAIN>> à l’endroit de soixante(60) enfants vivant avec un handicap (albinos, handicapé moteur, sourd-muet, etc.), mais aussi des orphelins de <<Edekeur>> et des enfants de parents handicapés..

Selon l’organisateur, ce camp a été mis en place pour stimuler l’intelligence de ces enfants en leur faisant participer pendant Vingt (20) jours à différents ateliers tels celui du chant, du théâtre, de la danse, de la peinture, d’envolée, mais aussi à des ateliers de confection d’objets d’arts comme celui du papier mâcher, de la calebasse, du balai décoré…A tout cela s’ajoute des cours de secourisme pour préparer les enfants en cas d’urgence.

Organisé du 07 au 27 juillet 2017, le camp a été tenu par des jeunes très braves à l’instar de Sophiana Kane, Ibrahima Cissokho, Kalidou Diallo, Awa Tall Gning…, pour ne citer qu’eux, des gens qui sont connus pour leur engagement dans le social et plus exactement dans la cause des enfants.

Le directeur du centre culturel a tenu bon d’envoyer les enfants à Sinthian, pour visiter le nouveau centre culturel Thread Sénégal et leur faire participer à des activités sociales comme la danse, le Kassak mais aussi tout ce qui peut tirer un atome de sourire des lèvres de ces anges. 

 Pour montrer aux enfants toute la richesse et les bons coins de leur région, la visite a continué dans les périmètres de banane à <<Nguéne>>.

Pour terminer en beauté ce camp de vacances, une fête a été organisé le 26 juillet au centre culturel de Tambacounda pour montrer au public toutes les réalisations qui ont été faites par les enfants et leurs moniteurs par le biais d’un vernissage et de quelques prestations (chant, théâtre…). Des allocutions des deux directeurs des centres culturels de Tambacounda et de Sinthian, ajoutés à celle de la représentante des enfants qui ont bénéficié du camp, ont été entendus avant de terminer la fête par une dégustation.

Les objets d’arts crées dans ce camp de vacances comme les balais décorés, le salon en pneu, les coussins, les veilleuses en bois, les calebasses colorées, le miroir, la montre, les tableaux…, seront vendus et l’argent reversé à l’orphelinat Edekeur pour les soutenir dans la prise en charge de ses orphelins. Finalement, ce camp sera classé dans le champ du bien pour le bien.

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Etudiants malvoyants en France : La lumière est venue des études

A l’Université de Poitiers en France, des étudiants sénégalais malvoyants, vainqueurs de la fatalité, éclairent leur avenir grâce aux études supérieures.

Avec sa canne blanche indispensable, Ibrahima arpente les couloirs de la résidence universitaire Descartes de Poitiers.
Il monte les marches, longe un petit couloir, et s’arrête devant le B36, sa chambre. Les gestes sont précis, fluides à tel point qu’on oublierait presque qu’Ibrahima Ndiaye est malvoyant. L’étudiant sénégalais de 23 ans est atteint de cécité totale depuis l’âge de 6-7 ans pendant sa deuxième année d’études primaires en Cours Préparatoire (CP). « Je sentais que ma vision baissait, témoigne-t-il. Mais l’alerte est venue en pleine composition, je n’arrivais pas à écrire sur les lignes de mon cahier. Le maître a tout de suite appelé mon père qui était le directeur de l’établissement. » Direction, les marabouts et ensuite l’hôpital où le diagnostic révèle un glaucome.

L’école change leur destinée
L’opération pour soigner le mal échoue, et Ibrahima subit une perte progressive et irréversible de la vue. « C’était dur, se souvient le natif de Podor. Je pensais que c’était une maladie qui ne touchait que les vieux, et quand j’ai perdu la vue, j’étais tout simplement perdu. Plus d’école, plus de jeux avec mes amis. » C’est le même mal qui a touché Seydina Omar Diop, également étudiant à Poitiers. Celui qui a grandi aux Parcelles Assainies a commencé à perdre ses capacités visuelles en classe de CE2 avant une cécité totale en cours d’année du CM2.
Pour son camarade et compatriote, Mansour Ngom, l’affection est moins grave. Le jeune originaire de Rufisque est déficient visuel, maladie héritée de sa mère atteinte de cataracte congénital. Il arrive à voir les formes, à se déplacer tout seul mais ne parvient pas à lire, par exemple. Pour eux, c’est déjà une victoire d’avoir réussi à aller à l’Université, alors que leur destin « aurait pu finir dans la rue à mendier » dixit Ibrahima. Tous ont vécu le même scénario : la brutalité de la nouvelle, l’acceptation de la fatalité d’abord, mais finalement le refus de laisser son avenir s’assombrir et de s’accrocher à l’école pour s’en sortir. « Je suis resté une année à rien faire, mais grâce à la volonté de ma mère qui s’est battue, j’ai pu poursuivre mes études », confie Ibrahima. Tout comme Mansour et Seydina, la solution sera l’Institut National d’Education et de Formation des Jeunes Aveugles (Inefja) qui se trouve à Thiès. Depuis 1982, cet institut créé à l’initiative de l’Union Nationale des Aveugles du Sénégal (U.N.A.S.) dispense des cours gratuits à tous les élèves admis en internat.
Poitiers, la terre promise
Malvoyants Université PoitiersL’institut accueille des malvoyants du C.P. à la terminale dispense également d’autres formations comme la brosserie, le tissage et le standard téléphonique. « C’est l’école qui nous a sauvée », estime Mansour dont les parents avaient d’abord choisi l’école coranique. « Malheureusement, il n’y a pas d’autres instituts de ce genre, alors qu’il y a beaucoup de personnes en situation de handicap qui en ont besoin, renchérit » Seydina.
Le Bac en poche, les trois désormais « Poitevins » ont décidé de poursuivre leurs études en France et plutôt qu’au Sénégal où les Universités ne sont pas adaptées aux malvoyants. « Même en France les universités qui ont des aménagements pour malvoyants ne sont pas nombreuses. Poitiers a cet avantage, c’est pour cela qu’on l’a choisi », disent-ils.
Aujourd’hui, les étudiants sénégalais malvoyants de Poitiers sont conscient du chemin parcouru et de celui qui reste encore à faire. Seydina, Mansour et Ibrahima comptent tous finir leurs études, trouver du travail et fonder une famille comme « tout le monde ».
« Pour moi, c’est imminent », confie Ibrahima parlant de son prochain mariage. Ce qui a le don de faire rire Mansour. « Il avait déjà dit ça l’année dernière.
Si vous revenez l’année prochaine, il va tenir le même discours », prédit son ami.
En attendant, c’est la période des vacances après une année universitaire « très dure, mais qu’on a réussie », font-ils savoir en chœur. L’histoire de leur vie…

Sociologie, le bon filon ?
Etudiants malvoyants Seydina (Polo rouge), Ibrahima et Mansour dans la chambre de ce dernier en train d’écouter une chanson de Youssou Ndour sur Youtube.
Ils sont quatre étudiants malvoyants sénégalais à Poitiers. Tous sont inscrits à la faculté de sociologie.

Un choix pratique pour certains, subi pour d’autres. « Très honnêtement, je voulais suivre des études en psychologie, avoue Seydina. Mais il n’y a pas d’aménagement pour des étudiants déficients visuels à la faculté de psychologie contrairement à la fac de socio. C’est pourquoi, je me suis orienté en sociologie ». Pour Mansour, le choix s’est vite fait imposé. « Je n’étais pas bons dans les matières scientifiques et la socio est une branche prometteuse ». Pour autant, le Rufisquois n’est pas contre une réorientation en « sciences politiques ». « Moi, j’étais toujours été bon en maths et j’aurais bien aimé suivre cette voie, confie Ibrahima. Mais je me suis rendu compte qu’en géométrie par exemple, il n’y avait pas assez de dispositif pour permettre aux malvoyants d’aller loin. »

C’est naturellement donc qu’il s’est orienté en série L avant que ses bonnes notes en philosophie en Terminale ne le convainquent d’opter pour la sociologie. Futurs sociologues, ou peut être sociologue ou politologue, les trois compagnons veulent s’épanouir professionnellement, mais surtout participer à éclairer la vision de la société concernant les personnes en situation de handicap. « Mon objectif, si je deviens sociologue, c’est de retourner au Sénégal et d’essayer de changer certaines mentalités. Car pour beaucoup, déficience visuelle est synonyme de mendicité. Alors que les malvoyants ont autant de capacités que les autres personnes. Il faut juste que l’Etat les aide un peu plus». En attendant, les étudiants malvoyants de Poitiers bénéficient d’une prise en charge de 800 euros de l’Etat sénégalais.

Le poids des croyances socio-mystiques
Etudiants malvoyants sénégalaisAujourd’hui étudiants, le trio des malvoyants de Poitiers, aurait pu connaître un autre destin. Tant les croyances socio-mystiques auraient pu les éloigner des études et enterrer leurs rêves.

« Au Sénégal, handicap rime avec malédiction. Les gens parlent de sorcellerie, de sortilèges, de mauvais sort, etc., témoigne Ibrahima Sarr. Quand j’ai commencé à avoir des problèmes avec mes yeux, le premier réflexe de mes parents c’était de solliciter la médecine traditionnelle. » Les considérations mystiques ont également eu des conséquences sur la vie de Mansour, né déficient visuel. « Ma maman est atteinte de cataracte congénitale et à ma naissance personne n’a jugé nécessaire de faire des examens sur moi pour détecter la maladie. Pire, c’est quand je suis arrivé en Europe que mon ophtalmologue m’a fait savoir que j’aurai pu être opéré jusqu’à l’âge de 7 ans et retrouvé une vision totale », regrette celui semble être le geek du groupe. Avant d’aller à l’école, le petit Mansour a séjourné pendant ses premières années à l’école coranique. « Pour un aveugle la première option, c’est l’école coranique où j’étais performant pour apprendre par cœur mes leçons. Mais j’ai atteint très vite mes limites car je ne pouvais pas voir les lettres et lire », se souvient-il. C’est grâce à la ténacité d’un de ses oncles qu’il a pu pousser les portes de l’Institut National d’Education et de Formation des Jeunes Aveugles (Inefja). Pour Seydina également, les croyances sont présentes dès les premiers jours où sa maladie a été diagnostiquée. Le jeune des Parcelles a même raté une année scolaire pendant que ses parents essayaient de trouver un remède chez les guérisseurs traditionnels. « Parallèlement à la médecine moderne, mes parents ont dépensé beaucoup d’argent chez les marabouts et charlatans pour me soigner. C’est la mort dans l’âme que j’ai dit un jour à mon papa d’arrêter, parce que cela ne servait à rien et que je pouvais me débrouiller avec mon handicap ».

Dossier réalisé par Ndiassé Samb

L’ETAT VEUT FAIRE DE L’INSTITUT DES JEUNES AVEUGLES « UN CENTRE DE RÉFÉRENCE »

Le gouvernement veut faire de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (INEFJA) de Thiès (ouest) « un centre de référence » en matière d’ »éducation inclusive » au Sénégal, a dit samedi (1er juillet 2017) le Ministre de l’Education Nationale, Serigne Mbaye Thiam.
« La volonté que nous avons, c’est de faire de l’INEFJA un centre de référence pour la vulgarisation de l’éducation inclusive au Sénégal », a-t-il affirmé lors d’une cérémonie de remise de prix aux élèves de cet institut national dédié aux aveugles et déficients visuels.
Une cinquantaine d’élèves de l’INEFJA ont été récompensés pour leurs efforts fournis dans leur cadre de leur formation.
Le Sénégal veut arriver, en matière d’ »éducation inclusive », à « une meilleure prise en charge des enfants à besoins éducatifs spéciaux », selon Serigne Mbaye Thiam.
Il estime que la cérémonie de ce samedi à l’INEFJA doit servir à faciliter l’ »émulation chez les jeunes en situation de handicap » et faciliter « le développement qualitatif de leurs performance scolaires ».
« Ce n’est pas normal que des enfants du Sénégal, parce qu’ils vivent avec un handicap, n’aient pas l’opportunité de développer toutes leurs potentialités. Il s’agit de la responsabilité de l’Etat et du gouvernement », a souligné M. Thiam.
L’Etat a le devoir de « mettre ces enfants à besoins éducatifs spéciaux dans les meilleures conditions » d’apprentissage, a-t-il ajouté, en parlant des jeunes aveugles pensionnaires de l’INEFJA.
Le directeur de cet institut, Mansour Ndior, a souhaité que les éducateurs spécialisés soient associés aux décisions prises par le gouvernement en vue de la « mutation » de l’INEFJA.

Cartes d’égalité des chances : les albinos invités tous à faire les démarches auprès des services compétents

La ministre de la Santé et de l’Action sociale, Eva-Marie Coll Seck, a appelé, mardi, à Dakar, les albinos à tous s’inscrire auprès des services compétents pour l’obtention de cartes d’égalité des chances qui facilitaient leur prise en charge sociale et sanitaire.

« Nous voudrions que le président de l’association des albinos du Sénégal continue à faire la sensibilisation, afin que tous les albinos aient leur carte d’égalité des chances pour qu’ils puissent bénéficier de bourses familiales et de la couverture maladie », a-t-elle déclaré.

Mme Eva-Marie Coll Seck intervenait lors de la célébration de la Journée mondiale des albinos, sur le thème ’’Un autre regard sur l’albinisme dans un Sénégal émergent ».

« Nous avons tous conscience de la difficulté et des problèmes que connaissent les albinos, mais également de certaines discriminations qui demandent réellement un travail de sensibilisation », a noté la ministre.

Elle annonce que l’Etat compte mettre en place un système pour permettre aux albinos de bénéficier de services sociaux.

Depuis 2012, avec le premier décret d’application de la Loi d’orientation sociale, les services de la Direction de l’action sociale ont produit à ce jour, « près de 36.922 cartes d’égalité des chances dont certains albinos sont bénéficiaires », a indiqué Eva-Marie Coll Seck.

Des crèmes solaires sont également disponibles à la Pharmacie nationale d’approvisionnement, des stocks qui devraient faciliter l’accès des albinos à ces produits qui les aident à mieux traiter et prévenir le cancer de la peau auquel ils sont exposés.

« Un travail a été effectué » à propos des crèmes solaires, en rapport avec la Pharmacie nationale d’approvisionnement qui inscrire ces produits « dans la liste des médicaments essentiels », a soutenu la ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Ramata Bâ Camara, présidente de l’association des chiffres des cœurs, une structure dédiée à la prise en charge de couches vulnérables de la population comme les albinos, a de son côté préconisé l’intensification du plaidoyer pour que ces derniers puissent faire valoir davantage leur droit à l’éducation, à la protection, à l’insertion et l’instruction.

Remise appareillage aux handicapés de Ngaye méckhé

Le samedi 3 juin 2017 à la place publique du marché central de NGAYE MECKHE la Fondation SONATEL a procédé à la remise d’appareils orthopédiques à l’association des personnes vivant avec un handicap de MECKHE et ses environs.

Cette cérémonie était présidée par Monsieur le Maire de la commune  accompagné des conseillers municipaux et du Président du Conseil des Sages mais aussi par madame Wade Ndeye Seynabou Ndiaye parmi les autorités on pouvait noter la présence de monsieur Abdou Aziz DIOP chef du service social départemental, monsieur Mor GUEYE président de l’association des Personnes vivant avec un Handicap (PVH) du département de Tivaoune.

Pour rappel 26 patients avaient été désignés au préalable pour l’association en collaboration avec la Fondation SONATEL, cette dernière a envoyé une première mission composée de médecin orthopédistes d’orthoprothésistes du CNAO et neurologues dans le but de diagnostiquer chaque personne handicapée.

Le bilan de cette étape fut très satisfaisant

Deux semaines après une seconde mission est revenue sur MECKHE pour des séances de mesurage car les besoins déterminés par la première séance diagnostique l’imposent pour satisfaire  la demande de la fondation SONATEL.

Pour revenir à la cérémonie, elle fut sobre et pleine d’émotions on a pu remarquer qu’une grande partie  des bénéficiaires  reçoit pour la première fois un appareillage adapté à leur type de handicap.

Toute les 26 PVH ont reçu leur appareil une d’entre elles à savoir ADAMA BA doit recevoir un complément d’appareillage  prothèse du bras

Les sentiments les plus partagés  furent GRACES ET BENEDICTIONS sur  la fondation SONATEL.

Nous espérons que dans un avenir proche, un autre groupe sera pris en charge.

Le DG des ASP recrute des personnes handicapées et les dotent en moyens roulants

Le Directeur Général de l’Agence pour la Sécurité de Proximité  (ASP) a procédé vendredi 02 juin 2017 en marge de la sortie de la 2ème promotion des ASP, a une remise de dons.

Quatre motos motorisées  à quatre ASP en situation de handicap qui faisaient parti de la première promotion des ASP.

Ils ont reçu chacun  une moto motorisée avec du carburant. Cela fait suite à la gratuité du transport pour les ASP une raison qui a poussée la direction conformément au plan Sénégal émergent. Monsieur Pape Khaly Niang, Directeur Général de l’ASP s’exprime en ces termes: » nous avons voulu valoriser le capital humain comme le veux le chef de l’État dans le plan Sénégal émergent. C’est pourquoi nous avons décidé de tout faire pour que les personnes à mobilité réduite qui ont été recruté lors de la première promotion des ASP, aient les même chances que leurs collègues en leurs donnant ces motos pour qu’ils puissent se rendre à leur travail sans difficulté lié au transport ».
Les clefs des motos motorisées ont été remis respectivement par le secrétaire général du ministère de l’intérieur et le DG de l’agence de la sécurité de proximité.
 

Sédhiou : Ils sont prêts à décrocher la lune à Macky

L’Association des personnes vivant avec un handicap de Sédhiou a pris position en vue des prochaines législatives. Ils ont clamé leur volonté de faire gagner la coalition au pouvoir, Benno bokk yaakaar, pour remercier le chef de l’État.

« Pour avoir accès à la Couverture maladie universelle grâce à nos cartes d’égalité des chances, nous voulons nous engager en politique et récompenser les efforts du Président en lui octroyant une majorité à l’Assemblée Nationale et un second mandat », a déclaré Souleymane Massaly, le président régional de l’Association des personnes vivant avec un handicap.

Ces derniers posent deux doléances principales. « Nous voulons, à défaut de sièges départementaux, au moins un siège régional pour disposer d’un espace de regroupement, de réunion, d’accueil de nos hôtes », indique Massaly. Qui souligne que Sédhiou est la seule région où les personnes vivant avec un handicap n’ont pas de siège.

Autre doléance : des moyens de locomotion plus sûrs. Massaly : « Nous empruntons tous les jours les motos jakarta et en cas de chute, cela aggrave notre handicap ou nous en crée un autre. Nous rappelons au président Macky Sall sa vieille promesse de doter tous les présidents régionaux de véhicules. »

Auteur: Paul FAYE – Correspondant Seneweb.Com – Seneweb.com