Archives décembre 2017

Dakar Dem Dikk offre un bus de transport au centre Talibou Dabo

Avec Dakar Dem Dikk, la loi d’orientation sociale devient une réalité. Après le recrutement des personnes vivant avec un handicap, c’est au tour des enfants handicapés du Centre Talibou Dabo de Grand-Yoff de recevoir des vivres et un bus. Un moyen de transport qui vient enlever une grosse épine des pieds des responsables et parents de ces enfants.

La cérémonie de réception de ce matériel a eu lieu ce mardi 26 décembre 2017. Il y a deux jours, Dakar Dem Dikk octroyait des cadeaux de Noël aux enfants de ses travailleurs. N’est ce pas que ce bus est aussi un très bon cadeau pour ces enfants handicapés?

Ce geste du Directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop a été magnifié par les responsables dudit centre, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, Son homologue Abdou Ndéné Sall et surtout les parents des enfants.

Insertion des couches vulnérables : l’ADIE forme une centaine de personnes

La cérémonie de remise des attestations aux apprenants de la formation des couches vulnérables s’est tenue ce vendredii 22 décembre 2017 à la Direction de la Solidarité Numérique (DSN) de l’Agence De l’Informatique de l’Etat (ADIE). Cet événement présidé par le Directeur Général de l’ADIE, M. Cheikh BAKHOUM, faisait suite aux deux sessions de formation en infographie et webmastering organisées pour une centaine de personnes en situation de vulnérabilité.

L’une des priorités de l’Agence De l’Informatique de l’Etat est de promouvoir l’accès au numérique à tous les citoyens et combattre la fracture numérique. C’est dans cette optique que s’inscrit le programme de formation des couches vulnérables, piloté par la Cellule de Solidarité Numérique de l’ADIE dont l’objectif principal est de participer à l’intégration sociale de ces personnes en situation de handicap par le biais de divers moyens techniques leur permettant d’être autonomes avec des activités génératrices de revenus.

Au cours de cette cérémonie, le Directeur Général, M. Cheikh BAKHOUM, n’a pas manqué de souligner l’importance de ce programme. Selon lui, c’est un « devoir » pour l’ADIE d’accompagner ces couches vulnérables qui représentent 15% de la population. « Pour répondre aux besoins spécifiques des couches vulnérables, une synergie d’action doit être mise en œuvre afin de renforcer et harmoniser dans un cadre inclusif et multi partenarial, les programmes de normalisation d’accès au numérique pour les personnes défavorisées » a soutenu M. BAKHOUM avant d’exprimer sa satisfaction face à tous ces acteurs qui participent à ce programme afin de combler le gap d’insertion et d’inclusion socio-professionnelle des personnes défavorisées.
M. Yatma Fall, président de la fédération des handicapés du Sénégal, a également félicité les jeunes apprenants et l’Agence pour une aussi belle initiative qui participe à la bonne marche du pays. Selon lui « on ne peut pas faire avancer ce pays en laissant en rade 15% de la population ».

Après une période de deux mois de formation en informatique, l’ADIE, en partenariat, avec la SNAP (Solidarité Numérique de l’Agence Professionnelle de l’Etat) et l’Ong ‘’Bokk diang’’, a ainsi procédé à la remise des diplômes aux apprenants. La formation portait sur des filières telles que la maintenance informatique, système de gestion de bases de données ou encore infographie-webmaster.
Cent (100) apprenants ont reçu leur attestation au cours de cette cérémonie riche en émotion et qui faisait office de clôture de l’édition 2017 du programme de formation des couches vulnérables.

Ousmane Ndoye : « Au Sénégal les handicapés sont victimes de… »

Les personnes en situation de handicap s’estiment les victimes d’une abjecte discrimination. Hier, lors de l’inauguration d’une salle informatique et d’une bibliothèque au Centre Talibou Dabou, le Président de l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap, Ousmane Ndoye, n’a pas mâché ses mots.

«L’Etat du Sénégal ne nous accompagne pas dans nos projets, malgré nos efforts. Nous, nous ne quémandons pas. Nous voulons juste un appui parce que nous sommes des citoyens sénégalais comme tout le monde. Le Premier ministre nous a reçus et nous lui avons soumis un projet. Mais, jusqu’au moment où je vous parle, rien», s’alarme le président de l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap.

Ousmane Ndoye a lancé ce cri du cœur, hier, lors de l’inauguration d’une bibliothèque et d’une salle informatique offertes par une banque de la place. Pour Ndoye, il n’y a pas un problème d’employabilité des personnes en situation de handicap. Ce qu’il y a, c’est qu’il faut créer des secteurs et mettre des projets phares où toutes les personnes handicapées pourront travailler et gagner dignement leur vie.

Concernant la carte d’égalité des chances, Ousmane Ndoye affirme que le gouvernement ne les a même pas associés alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin parce que traînant un handicap. «Nous sommes victimes de discrimination au niveau même du transport. Rares sont les chauffeurs de taxi qui acceptent de prendre des clients handicapés.

Ils disent que les personnes en situation de handicap les retardent. Les bus, n’en parlons pas. Pour ce qui est de l’éducation, beaucoup de personnes handicapées veulent étudier, se former mais n’ont pas les moyens de le faire», énumère-t-il.

Sur les causes du handicap, il révèle que l’hôpital général de Grand-Yoff fait, à lui seul, 16 mille interventions par an sur les accidents et 80 % sont liés aux accidents de la circulation. Au Centre de santé de Thiès, ce sont 200 interventions par mois, à Kaolack, 350. «Le taux de handicapés augmente de jour en jour. Actuellement sur les 14 millions d’habitants, les handicapés représentent 20 %, soit, au moins, 3 millions de personnes», fait-il remarquer.

LES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP ‘’PRIORITAIRES’’ DANS LE NOUVEAU PLAN STRATÉGIQUE DU CNLS

LES PERSONNES VIVANT AVEC UN HANDICAP ‘’PRIORITAIRES’’ DANS LE NOUVEAU PLAN STRATÉGIQUE DU CNLS
Les personnes vivant avec un handicap seront prioritaires dans le nouveau plan stratégique (2018-2022) du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) à travers le projet ‘’VIH et Handicap’’.
’’Nous allons vers un nouveau cycle de notre projet avec le Plan stratégique 2018-2022 qui sera bientôt lancé avec une priorité pour les personnes vivant avec un handicap’’, a annoncé la secrétaire exécutive du CNLS, Dr Safiétou Thiam, lors de l’ouverture, jeudi, à Dakar, de la 2ème réunion de la Palateforme ‘’VIH et Handicap’’.
‘’Le CNLS est plus expert dans la lutte contre le Vih, mais pour la prise en charge des personnes vivant avec un handicap, les experts ont besoin des acteurs de la plateforme qui œuvrent à leurs côtés pour des réponses spécifiques’’, a expliqué Dr Thiam.
C’est pourquoi, elle a encore invité les membres de la plateforme à ‘’continuer à travailler avec le CNLS, pour intégrer toutes les actions essentielles à développer afin d’avoir une inclusion des questions liées au handicap dans le Plan stratégique avant sa validation’’.
Pour le président de la Fédération des associations de personnes vivant avec un handicap, Yatma Fall, le handicap doit être pris en compte dans toutes les stratégies de développement et dans tous les domaines.
‘’Une récente étude comportementale réalisée au Sénégal a montré que le taux de prévalence du VIH dans le groupe des personnes handicapées est deux fois supérieur à la moyenne nationale de 0,7%. C’est inquiétant’’, a relevé Yatma Fall.
‘’S’il en est ainsi, c’est parce que jusque-là, toutes les stratégies n’avaient pas pris en compte ce groupe victime parfois de violences’’, a-t-il précisé.
Il s’y ajoute qu’il y a ‘’un conflit de chiffres et de statistiques sur le nombre de personnes vivant avec un handicap’’. Là où le dernier recensement général du Sénégal fait état de 5% de la population générale, l’OMS et la Banque mondiale font état de 15%, selon Yatma Fall.
‘’C’est un groupe important qu’on ne peut pas mettre à côté dans l’élaboration des politiques et programmes de développement’’, a-t-il encore relevé.
Coordonnateur de la Plateforme ‘’VIH et Handicap’’, Dr Daniel Sarr, a souligné qu’il y a ‘’des progrès à faire dans la prise en charge des personnes vivant avec un handicap’’.
‘’C’est par le VIH que nous sommes partis pour mettre en place la plateforme, mais toutes les stratégies de développement sont ciblées dans ce programme’’, a souligné Dr Sarr.
Il a cité des actions essentielles à faire pour faciliter l’accessibilité des personnes vivant avec un handicap aux services de santé, à l’école, aux infrastructures publiques et à l’ensemble des services sociaux de base.
La Plateforme ’’VIH et Handicap’’, mise en place en mars 2017, regroupe l’ensemble des organisations qui interviennent dans la lutte contre le Vih, notamment les organisations de la société civile, l’ONUSIDA, le CNLS, les Associations de personnes vivant avec le VIH et la Fédération des associations de personnes vivant avec un handicap.

Sénégal : un Mauritanien rallie Nouakchott à Dakar en fauteuil roulant

ALAKHBAR (Nouakchott) – Paris réussi pour le handicapé moteur mauritanien. En fauteuil roulant, Sidaty Aidara (Photo), 45 ans, a parcouru les 585 Km entre Nouakchott, la capitale mauritanienne et Dakar, la capitale sénégalaise.

Le champion d’Afrique en Hadi-basket et joueur de tennis de table n’est pas à son premier exploit. En fauteuil roulant, il a parcouru, deux fois, Rosso-Nouakchott (205 Km) en équipe et en solitaire.

Neuf (9) jours c’est le temps qu’il a fallu pour que Sidati – qui avait quitté Nouakchott lundi 4 décembre 2017 –  arrive à Dakar. « J’ai bravé le soleil, le vent, la fraîcheur, etc. mais je suis ravi d’avoir réalisé mon objectif« , a-t-il affirmé à Alakhbar.

Sidati Aïdara s’était équipé d’un casque de moto, des lunettes de soleil, d’un turban, des roues de secours « et surtout des drapeaux mauritanien et sénégalais. Pour moi, indique-t-il, la Mauritanie et le Sénégal sont deux pays mais un seul peuple, lié par la parenté, l’histoire et par la géographie», 

« Ce qui m’a plus marqué durant toutes les étapes, ce sont ces handicapés et d’autres personnes qui venaient m’accueillir et m’encourager. J’ai rencontré aussi plusieurs journalistes. Je remercie d’ailleurs mon doyen: le célèbre journaliste et comédien sénégalais Golbert Diagne »

Cette fois, Sidaty Aidara a pris la destination de Dakar pour « rendre hommage à la vedette de la musique sénégalaise et leader du groupe « Super étoile de Dakar ». Avec Youssou Ndour j’ai beaucoup de similitudes. C’est un self made man qui aime son pays mais en même temps un panafricaniste engagé qui œuvre pour le développement du continent africain»

Le handicapé affirme être inspiré par  Youssou Ndour depuis les années 80 : « Le leader de Super étoile avait un danseur très doué : feu Alla Seck. Il m’a beaucoup inspiré. Il dansait avec ses pieds et je l’imitais avec mes mains, ce qui m’en rendu célèbre dans mon pays, la Mauritanie.

Pour son message aux handicapés, Sidati Aïdar dira : «Le handicape ne doit pas nous empêcher de vivre comme les autres. Depuis longtemps, j’ai appris à faire les choses par moi-même. Et jamais je ne l’ai regretté ».

Des jeunes défavorisés bénéficient d’une formation en infographie

La deuxième session de la formation des couches vulnérables en infographie se déroule du  16 au 28 Novembre 2017 à la Cellule de Solidarité Numérique (CSN), une des structures de l’Agence De l’Informatique de l’Etat. Cette initiative a pour objectif de contribuer à une autonomisation des jeunes défavorisés  et à leur implication au développement économique du pays.

Il s’agit en effet pour l’Agence De l’Informatique de l’Etat de lutter contre l’exclusion sociale des couches vulnérables. L’ADIE s’est engagée à combattre la fracture numérique et à soutenir toutes les stratégies de renforcement des capacités des personnes en situation de handicap pour leur réintégration sociale. La capacitation de ces derniers est une des priorités de l’Etat du Sénégal pour favoriser l’acquisition de compétences professionnelles susceptibles d’être valorisées à des fins d’insertion et de développement d’activités génératrices de revenus.

Les participants à cette formation ont été choisis suite à des propositions basées sur des critères bien définies et faites par des partenaires tels que le Service Nationale d’Orientation Professionnel ou l’ONG « Bokk Jang ». Les candidats retenus bénéficient d’un programme de formation en Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) pour une durée de deux semaines.

Les témoignages à mi-parcours des participants attestent de l’importance que revêt cette activité pour leur développement professionnel et leur intégration sociale. « La formation m’a permis d’apprendre beaucoup de choses en infographie. Je payais autrefois pour faire mes créas, mais grâce à cette formation, je pourrais désormais les réaliser moi-même ». Révèle Seynabou, participante à la deuxième session de formation des couches vulnérables et qui témoigne du bon déroulement de cette activité.

Bakary Diakité, également participant à la formation, n’a pas manqué de magnifier l’initiative et d’exprimer son souhait d’être un formateur pour encadrer d’autres personnes dans la même situation. « Il faut des structures comme l’ADIE pour pouvoir nous accompagner. Nous avons besoin de bonnes volontés pour nous aider à nous intégrer dans la société» explique-t-il.

Cette formation sera sanctionnée par une remise d’attestations aux participants. La cérémonie est prévue le 20 décembre 2017.

BN/RD/ADIE

Amélioration des conditions des personnes handicapées : Abdoulaye Diouf Sarr donne des assurances

Les personnes vivant avec un handicap sont bien prises en charge dans de nombreux programmes de l’Etat, notamment dans la Cmu, la Bourse de sécurité familiale et la Carte d’égalité des chances. Mais, la Fédération sénégalaise des associations des personnes handicapées (Fsaph) a profité de la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre, pour demander plus de la part de l’Etat.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a réaffirmé la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions d’existence des personnes handicapées au Sénégal. Venu présider la 4ème édition de la Semaine nationale des personnes handicapées, célébrée, le 3 décembre, à Rufisque, il a fait ce rappel au président de la Fédération sénégalaise des associations des personnes handicapées (Fsaph), Yatma Fall. « La célébration de cette journée traduit la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions d’existence de nos compatriotes handicapés et à supprimer toutes les formes de barrières qui peuvent limiter leur potentiel ou freiner leur marche vers l’autonomisation », a indiqué le ministre de la Santé. Il a répondu ainsi à l’interpellation du président de la Fsaph qui a invité le gouvernement à consolider les acquis des personnes handicapées, notamment dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu), de la Bourse de sécurité familiale et la Carte d’égalité des chances, des programmes initiés par le gouvernement. Un écho au thème de cette année de la Journée internationale des personnes handicapées, à savoir « Évaluation des politiques publiques relatives au domaine du handicap : éléments de bilan et perspectives ».

Pour Yatma Fall, cet appui est d’autant plus important que les personnes handicapées représentent 5,9% de la population selon les données statistiques issues du recensement de 2013. Il a aussi plaidé pour une meilleure prise en charge des soins sociaux de base axée sur le renforcement de la participation collective et citoyenne des personnes vivant avec un handicap. Pour lui, l’année 2018, déclarée « année sociale » dans le monde, doit être « un cadre idéal de mise en œuvre » permettant d’appréhender le handicap qui est à la fois « une question transversale, multisectorielle et pluridisciplinaire ».

Cette cérémonie, tenue au jardin public de Rufisque, a été l’occasion pour la Fédération sénégalaise des associations des personnes handicapées de signer, en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, une convention de financement d’un montant de 500 millions de FCfa avec l’Ong Sightsivers étalée sur sept ans.

Maguette NDONG

Célébration de la Journée internationale des personnes handicapées ce 3 décembre : Les efforts sont immenses, mais il reste toujours des chantiers à ouvrir

« Vers une société durable et résiliente pour tous », tel est le thème choisi, cette année, par les Nations unies pour célébrer la Journée internationale des personnes handicapées. Cette journée, pour rappel, est célébrée le 03 décembre de chaque année, et ce, depuis 1992. Elle vise à promouvoir les droits et le bien-être des personnes handicapées dans toutes les sphères de la société et du développement et à accroitre la sensibilisation à leur situation particulièrement dans les aspects de la vie économique, sociale, politique et culturelle. Une telle journée qui mérite une attention particulière commande de pointer le curseur sur les grandes réalisations faites en matière de leur prise en charge et d’interpeller encore les différents segments de notre société sur leurs difficultés.

Par définition, le handicap désigne la limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, causée par une déficience qui provoque une incapacité, permanente ou non, et qui mène à des difficultés morales, intellectuelles, sociales et physiques.

Au Sénégal, la loi d’orientation sociale n°2010-15 du 6 juillet 2010, relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées, va dans le même sens et retient comme définition toutes les personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensibles durables dont l’interaction avec diverses barrières peut porter atteinte à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité.

Cette couche vulnérable représente 5,9 % de la population de notre pays d’après les résultats du recensement général de 2014. C’est pourquoi l’Etat du Sénégal s’est, sans doute, dotée d’une volonté marquante pour appuyer les personnes handicapées. Le thème national, qui porte sur « L’évaluation des politiques publiques relatives au domaine du handicap : éléments et perspectives », permettra surement de faire un point.

Du côté des réalisations, l’adoption de la loi d’orientation sociale susmentionnée a permis la mise en place, dans les quarante cinq départements du pays, d’organes de gestion du handicap et accéléré la production de la Carte d’égalité des chances qui permet aux personnes handicapées de bénéficier de droits et avantages divers. Cette carte, que le chef de l’Etat a lancée lui-même en 2015, se matérialise de plus en plus grâce à la Direction générale de l’Action sociale par la production et la distribution de 35 921 cartes, l’enrôlement de 25 927 personnes handicapées dans le Programme national de Bourse de sécurité familiale et l’inscription de 17 192 bénéficiaires dans les mutuelles de santé.

Par ailleurs, on pourrait égrener, sur ce chapitre, les réalisations du Programme national de réadaptation à base communautaire qui, dans ses différents volets de formation professionnelle, financement de projet individuel, compte à son actif le financement de plus 1200 projets de 2012 à 2016 sur fonds propres de l’Etat. Les subventions aux organisations de personnes handicapées, l’appui en matériels techniques et orthopédiques et l’appui médical sont également constants dans la prise en charge. Prise en charge prise aussi à bras-le-corps par certaines collectivités locales qui en ont fait un sacerdoce. Il convient de citer le travail colossal que font les organisations des personnes handicapées dans le soutien de leurs membres par des renforcements de capacités, des appuis divers mais aussi de nombreuses organisations non gouvernementales. Côté insertion, il faut saluer les programmes comme le projet « Emphase » exécuté dans la région de Dakar, le recrutement de jeunes handicapés à Dakar Dem Dikk ou dans d’autres sociétés.

Ces différents succès ne doivent pas cacher certaines difficultés. La limite des financements et la faiblesse des partenaires dans le domaine du handicap freinent la satisfaction de nombreuses demandes de réalisation de projets des personnes handicapées. En outre, la prise en charge de l’appareillage de certaines catégories comme les sourds ou les albinos reste encore mesurée.
Quant aux organes de prise en charge du handicap, les Commissions d’éducation spéciale n’ont pas encore produit les fleurs escomptées.

Aujourd’hui encore, elles sont nombreuses les personnes handicapées qui continuent d’être victimes de stigmatisation ou qui continuent de mendier dans nos villes à cause des affres de la pauvreté.

La faiblesse du budget du sous-secteur de l’Action sociale et la dynamique organisationnelle des organisations des personnes handicapées ne sont pas pour régler tous les goulots d’étranglement. Sans compter les besoins de plus en plus croissants dans les domaines de la formation professionnelle, d’inclusion scolaire et d’insertion et réinsertion.

En tout cas, l’espoir est plus que permis pour plusieurs raisons : l’engagement sans faille des travailleurs sociaux, le nouveau souffle qui s’injecte dans plusieurs associations de personnes handicapées à travers le pays, la nomination de personnes handicapées à des postes (Présidence, Conseil économique, social et environnemental, Haut conseil des collectivités territoriales, Assemblée nationale, ministères, pour ne citer que ceux-là) .Cet espoir, le nouveau ministre de la Santé et de l’Action sociale l’a entretenu lors d’une réunion spéciale sur l’Action sociale, tenue le 30 Octobre dernier, en souhaitant soutenir le sous-secteur de l’Action sociale.

Enfin, last but not the least, l’espoir sera fondé sur l’année 2018, une année sociale. Cette dernière offrira certainement plus d’opportunités et de moyens à tous les acteurs pour doper la prise en charge des personnes handicapées dans tous les domaines vecteurs d’une autonomisation tous azimuts qui constitue le maitre mot de l’Action sociale.

Par Abdoulaye Mamadou MBOW
Conseiller en Travail
social/Dakar