Archives novembre 2017

Top 5 des célébrités du continent qui vivent avec un handicap!

Plusieurs célébrités vivent avec des handicaps. Certaines d’entre elles ont eu des accidents par contre d’autres sont nées avec. Pour beaucoup d’entre elles, leur handicap ne les a pas empêchés de réussir dans la vie.

Il s’agit entre autre de l’Ivoirien Joss Kezo, du couple malien Amadou et mariam, de Sidiki Diabaté, de Gohou Michel et Ismël Isaac, ces stars qui ont bravé leur handicap pour briller.

1-Joss Kezo

Joss Kezo est un artiste reggae des années 90. Son père, à cause de son handicap, s’était opposé à sa carrière d’artiste. Mais au fil des années, il a réussi à se faire une place au soleil.

2-Amadou et Mariam

Amadou et Mariam est un duo de chanteurs qui a une renommée internationale. Amadou a perdu la vue à l’âge de 16 ans à cause d’un trachome mal soigné, et sa compagne Mariam à 5 ans suite à la rougeole. Néanmoins, ce handicap n’a pas été un obstacle dans leur carrière.

3- Sidiki Diabaté

Cet homme vit avec un handicap que beaucoup de fans ignorent, il lui manque un doigt sur sa main droite. Plusieurs fois indexé pour ça, aujourd’hui il fait la fierté de l’Afrique via l’héritage que son père lui a légué, la kora.

4-Gohou Michel

Gohou Michel est né avec une malformation physique. Du fait de son handicap, il a vécu son handicap en marge de la société. Pour vaincre son mal, il a intégré un groupe théâtral à Abidjan.

Aujourd’hui Gohou Michel est l’un des comédiens les plus appréciés d’Afrique pour avoir tourné plusieurs films avec des comédiens reconnus sur la scène internationale.

5-Ismaël Isaac

Ismaël Isaac est un artiste chanteur ivoirien reconnu sur le plan international. A l’âge de deux ans, ismaël est terrassé par la polio, d’où son handicap qui ne l’empêche pas de faire ses prouesses partout dans le monde.

Troubles du langage : Une appli pour vous exprimer

CommunicoTool lance un nouvel outil de communication intuitif pour défier les troubles du langage : Advanced

Après avoir conçu les applications mobiles « CommunicoTool » versions 1 et 2, la société CommunicoTool s’est lancée un nouveau défi et vient de mettre en ligne « Advanced », une nouvelle application cette fois-ci dédiée aux personnes sans difficultés cognitives qui ont des troubles du langage, et qui ne peuvent pas, ou plus, s’exprimer par la voix. Nous sommes allés à la rencontre de Nathalie Duchastel, responsable commerciale de CommunicoTool.

Pouvez-vous nous rappeler en quelques mots en quoi consiste CommunicoTool ?
CommunicoTool est une application qui a pour but de faciliter le quotidien des personnes ayant des troubles du langage et de les aider dans leurs apprentissages. Nous sommes sur une seconde version de cet outil de communication, qui s’appelle désormais CommunicoTool 2.
Avec CommunicoTool 2, on travaille sur un son avec une image représentative ou un pictogramme, et on va associer des pictogrammes pour former des phrases. Cette application peut être utilisée par des personnes ayant des problèmes cognitifs, et donc ne vise pas le même public que l’application Advanced, qui elle est destinée à des personnes ne pouvant pas parler mais ayant toutes leurs facultés cognitives.

CommunicoTool 2 qui s’adresse aux personnes ayant des troubles du langage et plus particulièrement :

– Aux personnes aphasiques : Des personnes qui ont su parler et qui certaines raisons ne savent plus parler ou ont des difficultés pour le faire. Par exemple suite à un AVC (Accident vasculaire cérébral), des lésions cérébrales, des tumeurs cérébrales, des opérations du cerveau…

– Aux personnes dysphasiques : Des personnes qui n’ont jamais pu parler et qui vont pouvoir apprendre plus facilement à utiliser le langage grâce à l’application. Cela peut concernant des enfants ou adultes avec autisme, des personnes déficientes intellectuelles ou avec une trisomie 21, et de nombreuses autres pathologies.

CommunicoTool 2 est accessible sur App Store et Android, sur tablette ou sur un grand téléphone car il faut suffisamment de surface pour l’aspect tactile de l’application. Elle est téléchargeable pour le prix de 99 euros, avec la possibilité de l’essayer gratuitement pendant un mois, sans obligation d’achat.

Advanced est donc votre toute nouvelle application. De quoi s’agit-il plus précisément ?
Advanced est une application destinée aux personnes souffrant de syndrome d’enfermement dans leur corps ou locked-in syndrome, de sclérose latérale amyotrophique également appelée maladie de Charcot en phase débutante. Advanced peut aussi convenir à certaines personnes ayant fait des AVC (Accident Vasculaire Cérébrale).
Cette application s’adresse donc à des personnes qui ont d’importantes difficultés pour s’exprimer avec leur voix, des troubles du langage, mais qui ont toutes leurs facultés cognitives. Ce sont des gens qui savent lire et écrire, et qui comprennent les choses tout à fait normalement.

Comment ça marche concrètement ?
Nous proposons deux modes à travers cette application : un mode parlé et un mode écrit.

– Un mode parlé pour communiquer en direct. Vous choisissez des mots et l’application les prononce. C’est un moteur de prédiction intelligent qui va, en fonction de ce que vous écrivez, apprendre de vos habitudes de langage. Il va aussi apprendre des mots que vous utilisez le plus fréquemment. Au fil de l’utilisation de l’application, il va ainsi devenir de plus en plus intelligent – c’est ce qu’on appelle du Learning-machine – pour être au plus près de ce que vous avez l’habitude de dire et de votre façon de vous exprimer, dans le langage et le vocabulaire choisi. C’est un plus par rapport à ce que l’on peut avoir aujourd’hui sur les Smartphones : un système qui s’adapte à la majorité des gens. Advanced s’adapte à chaque personne individuellement à partir de ses habitudes observées. Si par exemple j’écris plusieurs fois à l’aide de l’appareil : « Bonjour Monsieur Paul », le moteur de prédiction a appris cette expression et va par la suite me proposer automatiquement « Monsieur Paul » dans les choix de mots. Après vous avez la possibilité, pour minimiser les gestes que vous allez faire pour taper sur l’écran, d’utiliser l’historique et de retrouver les phrases que vous avez déjà émises et de les réémettre en un clic. Vous pouvez aussi de choisir des phrases favorites. Par exemple on emploie souvent l’expression : « Comment allez-vous ? ». Il suffit d’aller dans les réglages pour l’inscrire en phrase favorite.

L’application comporte aussi un mode « Urgence » qui permet d’émettre un son pour signaler qu’il y a un souci aux gens qui vous entourent. Il est également possible d’écrire des phrases d’urgence. Par exemple : « Attention, je suis allergique à l’arachide » lorsqu’on vous apporte quelque chose à manger.

– Un mode écrit : Vous pouvez écrire un texte, qu’il vous est ensuite possible soit de copier dans un presse-papier pour pouvoir l’ajouter à un autre que vous avez écrit par ailleurs ; soit d’envoyer par email ; soit d’envoyer par sms. Ou éventuellement simplement lire à voix haute le texte qui a été écrit.

Comment les mots « anticipés » par le moteur de prédiction arrivent-ils sur l’écran ?
Vous pouvez « feuilleter » le contenu de l’application en glissant de droite à gauche sur la tablette. Si c’est un mot courant vous le trouverez en principe rapidement, de même si c’est un mot que vous utilisez souvent. Si c’est un mot moins courant, vous pourrez le trouver en tapant sa première lettre, puis les lettres suivantes si besoin. Si le mot n’existe pas ou n’existe pas encore dans la base de données, vous pourrez le taper directement dans la barre créée à cet effet.
Concernant les verbes, ils vont se conjuguer automatiquement, donc il prononcera bien « j’arrive ».

Peut-on choisir la voix utilisée ?
Bien sûr. Vous pouvez choisir la voix utilisée parmi des voix de femmes et des voix d’hommes, et régler la vitesse de diction de ces voix.

Beaucoup d’autres paramètres de réglages sont disponibles : l’apparition des mots par ordre de pertinence ou par ordre alphabétique. Vous pouvez leur donner un fond coloré pour que ce soit plus visible, changer la taille de la police, afficher plus ou moins de nombres sur la grille en fonction de vos capacités de vision notamment. Vous pouvez aussi changer de langue : l’application propose le français, l’anglais et l’allemand.

Comment peut-on se procurer cette application ?
Pour le moment cette application est disponible uniquement sur App Store (pas sur Android). Vous pouvez la télécharger gratuitement pour un mois, le temps de l’essayer, et au terme de ce délai, vous pourrez l’acquérir définitivement pour le prix de 99 euros. Actuellement nous sommes en prix de lancement à 59,99 euros.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
L’intérêt d’Advanced, c’est qu’elle va vraiment être le reflet de vous-même à partir de votre vocabulaire et ce de manière intuitive. Derrière ce travail-là, c’est un docteur en traitement automatique des langues (Docteur TAL) qui a mis au point cette application par le biais d’algorithmes : il s’agit de Charlotte Rose.

Stephen Hawking, professeur mondialement connu, aujourd’hui presque totalement paralysé à cause d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA), a développé avec Intel un système lui permettant de communiquer grâce à la détection des mouvements de son visage, transmis ensuite à un ordinateur d’assistance. Cela lui a longtemps permis de continuer à donner des conférences sur des sujets scientifiques très pointus. Or ce système, qui est en cours de développement, vaut environ un million d’euros. À notre échelle, nous avons réfléchi à une manière de créer un système approchant mais qui reste très abordable.

Nous pourrions peut-être approcher un peu plus de ce qu’a fait Stephen Hawking, dans le sens où Advanced peut apprendre votre vocabulaire. Donc si vous avez été médecin autrefois, vous rencontrez beaucoup d’amis et confrères médecins, vous utilisez des mots de médecine… le moteur de prédiction va progressivement apprendre tous ces mots-là. Et cela peut s’appliquer à n’importe quel autre domaine spécifique, scientifique ou non.

Plus d’infos sur : http://communicotool.com/fr/advanced/

En photo : Nathalie Duchastel, responsable commerciale de CommunicoTool – Troubles du langage.

France : un haut fonctionnaire « handicap » dans chaque ministère

Parce que le gouvernement réaffirme que le handicap est l’une des priorités de son quinquennat, il organisait dès le 20 septembre 2017 son premier Comité interministériel du handicap (article en lien ci-dessous). Edouard Philippe lançait à l’occasion un travail approfondi qui doit déboucher sur des plans d’action ministériels d’ici le début de l’année 2018. Il affirme vouloir en assurer le suivi en « réunissant le CIH chaque année et en évaluant l’impact des actions sur les indicateurs d’inclusion des personnes en situation de handicap ». Il a demandé à Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, de coordonner la préparation du plan d’action interministériel pour 2018-2022.

Un haut fonctionnaire dans chaque ministère

Pour ce faire, le Premier ministre, via une circulaire datée du 23 octobre 2017 (en lien ci-dessous), demande à chaque ministre de désigner au sein de son secrétariat général un« haut fonctionnaire en charge du handicap et de l’inclusion », qui aura pour responsabilité de définir et de mettre en œuvre la politique en matière d’accessibilité universelle et de handicap. Il « doit être en mesure d’animer des échanges au sein du comité des directeurs de votre ministère et de vous rendre compte personnellement », précise Édouard Philippe à l’intention de Sophie Cluzel. Pour l’exercice de cette mission, « doivent être privilégiés les fonctionnaires dont l’autorité et la compétence seront reconnues, et notamment les membres relevant des corps d’inspection ».

Avant le 10 novembre 2017

Ce haut fonctionnaire coordonnera les travaux permettant de dresser l’état des lieux en matière de prise en compte du handicap dans l’ensemble des politiques, et, au sein de son propre ministère, la préparation et le suivi des décisions des comités interministériels du handicap. Il sera également chargé, pour chaque projet de loi, de réaliser de manière systématique la fiche « diagnostic-handicap » prévue en 2012 par Jean-Marc Ayrault mais jamais mise en oeuvre. Le Premier ministre fixe un délai pour cette désignation : avant le vendredi 10 novembre 2017. La liste des fonctionnaires sera rendue publique.

Les élus se mobilisent

Il répond ainsi en partie à la demande de l’Association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) qui réclamait, entre autres, pour assurer l’inter ministérialité effective sur cette question, de nommer un référent handicap-accessibilité dans chaque ministère mais également dans chaque  collectivité territoriale (article en lien ci-dessous). Créée en septembre 2017, elle réunit élus et membres de la société civile sensibilisés à cette question avec l’objectif de faire bouger les lignes…

Lire la circulaire du 23 octobre :   circulaire du 23 octobre 2017

« Ce volontariat auprès des enfants en situation de handicap a transformé ma vision de l’éducation »

Alexandra est volontaire de Solidarité Internationale au centre Estel au Sénégal, une structure qui accueille une trentaine d’enfants en situation de handicap. Elle nous raconte son quotidien et les raisons de son engagement.

Pourquoi t’es tu engagée ?

Ce n’était pas du tout au programme mais c’est une opportunité que j’ai saisie. Après avoir décidé de changer de carrière, j’ai choisi de faire du bénévolat. C’est là que j’ai décidé de partir au Sénégal pour 3 mois au sein du Centre Estel qui accueille aujourd’hui près de 34 enfants en situation de handicap mental : autisme, trisomie 21, psychose et déficiences mentales profondes. A l’issue de ces trois mois en tant que chargée administrative et financière, j’ai décidé de poursuivre. J’aime le côté polyvalent de cette mission : je fais de l’administratif, du management de projet, des ressources humaines… C’est bien de faire des choses transversales. On a plus de capacité à promouvoir la tolérance. On porte la vision d’une éducation plus inclusive.

Pourtant, tu n’avais jamais travaillé dans le domaine du handicap auparavant.

Oui mais je n’y étais pas insensible. Au contact de l’équipes d’éducateurs, j’ai d’abord beaucoup observé comment les éducateurs s’y prenaient, j’ai vu la qualité de leur accompagnement, cette attention portée à chacun. Petit à petit on apprend à connaître chaque jeune, leurs besoins, leurs problématiques, la prise en charge spécifique dont ils ont besoin. C’est une expérience très riche qui apprend à être patient, tolérant.

Est-ce que cette expérience a changé ton regard sur le handicap ?

Quand on est en immersion chaque jour dans une structure, on prend conscience de l’exclusion à laquelle font face ces enfants et l’absence de prise en charge qui en découle. Qu’on soit en France ou au Sénégal, le handicap mental est mal accepté par la société. Mais au Sénégal, il y a beaucoup de croyances qui entourent le handicap : on considère que c’est une malédiction. L’exclusion est très marquée et donc il y a un manque criant de structures adaptées. A Dakar, il doit y avoir une dizaine de structures seulement. Les structures publiques n’ont pas assez de moyens. De nombreux enfants en situation de handicap se retrouvent donc isolés sans prise en charge.

En bref, comment décrirais-tu le centre Estel ?

Le Centre Estel offre un espace de socialisation. Les enfants participent à diverses activités : apprentissage de base, alphabétisation et numération, activités artistiques, sports et autres activités ludiques. On s’adapte aux besoins de chaque enfant. Certains parents sont surpris des progrès accomplis. Au-delà de l’apport pour l’enfant, c’est une vision de l’éducation qu’on défend au quotidien, où chacun a sa place.

 

Images d’une activité réalisée en octobre au Centre Estel : Découverte de l’Escalade avec le partenaire « Le mur des Lézards » :