Archives octobre 2017

LES UNIVERSITAIRES APPELÉS À UN RENFORCEMENT DE CAPACITÉS SUR LA QUESTION DU HANDICAP

Saint-Louis, 20 oct (APS) – Le personnel universitaire doit davantage se familiariser avec la question du handicap en vue d’intégrer cette problématique dans les enseignements, a laissé entendre, vendredi, à Saint-Louis, le directeur de l’UFR des Sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger (UGB), le professeur Mbissane Ngom.
Dans cette perspective, il a souligné l’importance du renforcement des capacités académiques et institutionnelles du personnel universitaire en matière de droits des personnes en situation de handicap.
De cette manière, la situation de cette catégorie de la population sera mieux prise en compte dans les enseignements dispensés, a-t-il indiqué lors d’un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités du personnel de l’UGB.
Des responsables de l’ONG OSIWA et de l’antenne sénégalaise de Handicap International participaient à cet atelier, de même que des enseignants, médecins et magistrats, entre autres.
De l’avis du professeur Ngom, cet atelier devrait permettre aux enseignants-chercheurs d’acquérir « des connaissances et compétences pratiques et les inciter à travailler sur les questions relatives aux droits des personnes vivant avec un handicap’’.
Selon lui, il s’agira ainsi de préparer les enseignants à prendre en charge un enseignement des droits des personnes vivant avec un handicap à l’Université Gaston Berger.
A l’issue de la rencontre, des productions scientifiques sont attendues sur cette problématique, en vue d’approfondir la compréhension des droits des personnes vivant avec un handicap, pour mieux sensibiliser la communauté universitaire à la problématique des personnes vulnérables.
Cet atelier, qui prend fin samedi, vise à renforcer l’engagement de l’UFR des Sciences juridiques et politiques de l’UGB sur cette question, pour à terme développer et introduire un module de formation sur les droits des personnes vivant avec un handicap dans les programmes d’études universitaires.
BD/BK

Avec 799 466 personnes vivant avec un handicap : le Sénégal loin de résoudre l’équation de l’inclusion sociale

L’inclusion sociale n’est pas effective au Sénégal. C’est le constat de la spécialiste principale en développement de la Banque mondiale, Safiétou Djamila Guèye. Cette dernière qui s’est penchée sur le sujet lors de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté a conclu que, malgré les discours engagés, le Sénégal a du chemin à faire, surtout concernant les couches les plus vulnérables de la société.

Malgré la promulgation en 2010 de la loi d’orientation sociale, le Sénégal a du mal à résoudre l’équation de l’inclusion sociale. En effet, les observations soulevées par Safiétou Djamila Guèye pointent le doigt sur les carences de notre pays en matière de prise en charge des personnes les plus vulnérables de la société.
En effet, la spécialiste qui note des avancées notoires dans ce domaine,  notamment avec le lancement des bourses familiales, la carte d’égalité des chances, l’école des aveugles, entre autres, beaucoup de chemin reste à faire.
A en croire Mme Guèye, le recrutement dans la fonction publique des personnes vivant avec un handicap se fait attendre alors que 15% des recrutements étaient alloués à cette catégorie. S’y ajoutent les retards notés dans la distribution de la carte d’égalité des chances qui ne bénéficie, pour l’instant, qu’à 35 000 personnes en lieu et place des 50.000 initialement retenues.
Dans la création des structures pour cette couche vulnérable de la société, notre pays n’a pas encore réussi à atteindre la norme des standards internationaux car, les établissements existant au Sénégal ont du mal à jouer pleinement leur rôle à cause du manque de financement et/ou de main d’œuvre.
Pour Mme Guèye, «le handicap ne doit pas être considéré comme une variable sociale dont la résolution reste confinée au principe de solidarité et d’entraide mais plutôt comme une variable de développement de réduction de la pauvreté, dans la justice et l’équité».

Plus de 2000 malades mentaux dans les hôpitaux sénégalais (psychiatres)

La célébration, ce mardi 11 octobre 2017, de la journée dédiée à la maladie mentale, a permis d’en savoir plus sur le nombre de malades mentaux que comptent les hôpitaux du pays.

Aida Sylla, professeur de psychiatrie et chef de division de la santé mentale, a saisi l’occasion pour inviter les familles à « intégrer et accepter les malades en leur sein ». Car, « il y a un nombre important de malades mentaux au Sénégal. Nous comptons plus de 2000 patients au niveau des différents hôpitaux et avec des cas différents », souligne la spécialiste dans le quotidien L’Observateur.

Toutefois,  maladie mentale peut ne pas être synonyme de violence et d’agression. Ainsi donc, « les malades mentaux qui sont calmes peuvent rester dans leurs familles car ils sont victimes de dépression qui ne les pousse pas à faire des dégâts, ils peuvent prendre des traitements à la maison », recommande Aida Sylla.

« Il y a des moments où le malade a besoin de sa famille », fera-t-elle constater à l’endroit des proches qui encadrent les malades mentaux dans les familles.

Khadimou Rassoul Talla, président de l’Association Handicap.sn « Nous voulons qu’on donne la carte d’égalité des chances à tout le monde »

Le Sénégal a célébré hier la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Sur ce, Mame Safiétou Djamil Gueye, spécialiste principale en développement social de la Banque mondiale, a animé à Dakar un panel sur le thème : « Inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap ».

« Nous avons noté des progrès mais  il reste beaucoup de choses à faire, surtout la loi d’orientation sociale sur les personnes vivant avec  un handicap », a déclaré le président de l’association handicap.sn,  Khadimou  Rassoul Talla. Pour lui, si on ne vote pas  cette loi, le décret  ne peut pas être effectif. Sur les dix décrets d’application, il y en a seulement deux qui ont été signés, à savoir la carte d’égalité de chances.  A l’en croire, sur ce dernier point, il y a des problèmes car lors du lancement de la carte d’égalité  des chances le 30 avril 2015, le Président de la République avait dit que 50.000 cartes seront  données d’ici 2017. Actuellement, moins  de 36. 000  ont  été  distribuées. Se basant  sur  le rapport  de l’ANSD, Khadimou  Rassoul a indiqué que  le taux de personnes vivant avec un handicap est de 5,9%, environ 850.000, voire  900.000 handicapés. « Si on donne seulement à 50.000 personnes, c’est une autre forme de discrimination. Nous voulons qu’on donne la carte à tout le monde », a-t-il martelé. Pour ce dernier,  il faut que l’on revoie « nos » stratégies car il y a un manque de volonté politique vis-à-vis des personnes handicapées. Concernant le recrutement dans la fonction publique de 2013, M. Talla  a avancé  que  sur les 5592 personnes recrutées, il y avait environ 20 handicapés. Actuelle, dans la base de données du projet sur l’emploi des personnes  handicapées de l’ONG handicap international, il y a plus de 500 personnes handicapées qui sont à la recherche d’une fonction.

5,9% souffrent d’handicap au Sénégal

D’après Mame Safiétou Djamil Gueye, spécialiste principale en développement social de la Banque mondiale, animatrice  du panel sur le thème : « Inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap », le sens de l’innovation et l’esprit d’entreprise peuvent aussi contribuer à aider les personnes vivant avec un handicap à sortir de la pauvreté et de l’exclusion. Ainsi, elle a noté qu’au Sénégal, sur une population de 13 508 715 habitants (ANSD, RGPHAE, 2013), la prévalence du handicap est de 5,9%, ce qui signifie que 59 Sénégalais sur 1000 souffrent d’un handicap quelconque. Les femmes sont plus concernées. Les handicaps moteur et visuel étant les plus répandus avec 1,5%. Toutefois, dira Mme Gueye, l’exclusion sociale basée sur des attributs peut entrainer une diminution du statut social, l’accès à l’emploi et aux services de participation à la prise de décision aux niveaux local et national. La société actuelle crée de nouveaux exclus et surtout de nouveaux vulnérables en fonction des conditions de vie, d’apprentissage et d’éducation qui entourent les plus jeunes. Et d’ajouter que cette vulnérabilité accrue affecte ceux qui étaient auparavant intégrés, mais aussi ceux qui n’ont pas encore commencé leur processus d’insertion sociale et professionnelle. Au-delà de la volonté politique affichée par le Chef de l’Etat et son gouvernement, l’applicabilité demeure toujours problématique avec la non-prise en compte effective de la personne vivant avec un handicap dans les différentes politiques élaborées et mises en œuvre par l’État. Selon  elle, le sens de l’innovation et l’esprit d’entreprise peuvent  contribuer à aider les personnes vivant avec un handicap à sortir de la pauvreté et de l’exclusion. « Au Sénégal, les personnes handicapées se sont organisées en différentes associations. Elle revendiquent une plus grande participation aux processus politiques et à la prise de décision, a une meilleure inclusion et considération de leurs droits », a conclu la spécialiste principale en développement social.

Zachari BADJI (www.rewmi.com)

12 déficients mentaux tués dans la région de Tambacounda

La situation des malades mentaux à travers le pays n’émeut personne. C’est en effet, l’avis de Mamadou Camara, président de l’Association pour le suivi et l’assistance des malades mentaux (Asam) qui dénonce par ailleurs, la mort de 12 malades mentaux entre 2013 et 2017. Sans pour autant que leur sort n’éveille la conscience collective ni n’attire l’attention des autorités étatiques.

En marge de la journée mondiale de la santé mentale, ce mardi 10 octobre, il a dénoncé que Tambacounda dans le cadre de la prise en charge de cette catégorie de malades à l’échelle nationale, soit à la traîne. Dans la mesure où sur 67 déficients mentaux errants et 83 autres confinés dans des domiciles, la capitale de l’Est ne bénéficie d’aucun Centre psychiatrique où ils pourraient recevoir de soins adéquats.

“L’Hôpital de Tambacounda est le principal problème, aujourd’hui le Directeur a déposé une demande d’affectation pour des raisons de sécurité parce que 12 malades mentaux sont tués entre 2013 2017. La dernière en date, remonte à trois semaines”, a rappelé Mamadou Camara.

Aussi, le Président de l’Asam a décrié le “manque d’enquête approfondie sur ces cas de décès de malades mentaux. Les autorités  judiciaires et sanitaires se limitant seulement, à l’autopsie pour déterminer le genre de mort”.
“Les corps auraient pu être acheminés à Dakar pour les besoins d’une enquête approfondie (relever les empreintes pour identifier la victime et déterminer s’il s’agit d’un étranger ou pas)”, plaide Mamadou Camara. D’autant plus que dit-il, s’il s’agissait d’une personne saine d’esprit, on lui aurait consacré toutes les diligences nécessaires, martèle-t-il.

Actusen.com

Le centre Talibou Dabo sera érigé en une structure de référence d’ici un an

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé mardi après-midi que le Centre d’éducation et de réadaptation pour enfants handicapés physiques Talibou Dabo sera réhabilité d’ici un an pour devenir une structure de référence au même titre que les meilleurs établissements de ce genre dans le monde.

« Nous sommes au mois d’octobre 2017, normalement, en octobre 2018, la structure doit être une structure de référence, c’est-à-dire une structure qui doit pouvoir normalement compétir avec les structures de ce genre dans tous les pays du monde », a-t-il promis.

Abdoulaye Diouf Sarr effectuait ainsi une visite au centre Talibou Dabo pour s’enquérir de sa situation et s’entretenir avec le personnel sur ses préoccupations et difficultés.

Une initiative largement saluée par la directrice du centre, le docteur Isseu Tall, qui a rappelé que c’est la première fois depuis 2008 qu’un ministre de la Santé vient visiter le centre.

Elle a saisi l’occasion pour exposer au ministre les nombreux problèmes auxquels sa structure reste confrontée depuis plusieurs années. Elle a par exemple cité l’absence de statut, signalant l’existence d’un projet dans ce sens initié par l’ancien ministre de la Santé, mais qui reste à être finalisé.

« Il y a également le problème des ressources humaines avec un bon nombre du personnel payé par le centre avec des sommes modiques et un manque criant de personnel spécialisé pour répondre aux exigences de la prise en charge d’enfants handicapés », a-t-elle ajouté.

Mme Tall regrette en outre que les travaux de construction des nouveaux bâtiments traînent toujours depuis quatre ans, alors qu’ils étaient initialement prévus pour durer dix huit mois.

Ce qui explique, selon elle, le fait que les enfants n’ont pas accès à leurs salles de classe ou encore que leurs soins se font en dehors de leur établissement.

Pour le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, tous ces maux dont souffre actuellement le centre Talibou Dabo, ne seront qu’un mauvais souvenir dans un avenir proche.

« Il faut qu’on y travaille tous les jours et le cabinet va m’aider à mettre en place un comité de pilotage du projet de transformation de Talibou Dabo », a-t-il souligné.

A l’en croire, ce projet va impliquer « le statut, le personnel, les infrastructures, les équipements, l’extension et même la communication ». « Il faut à la face du monde, communiquer pour montrer que Talibou Dabo est une structure attrayante », a-t-il exhorté.

Talibou Dabo reçoit quelque 200 pensionnaires dont l’âge varie de 3 à 17 ans.

Mais en dehors de ces pensionnaires, le centre est ouvert aux enfants de l’extérieur mais également aux adultes de la banlieue, compte tenu de son statut de centre social.

Mbacké : Il est accusé pour viol sur une sourde-muette mariée et enceinte de 4 mois

Si sa culpabilité est établie devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel, Modou Diop risque jusqu’à dix années d’emprisonnement. Conducteur de moto-Jakarta de son état et âgé de trente-cinq ans, ce gaillard est présentement dans les liens de la prévention.

Il est accusé d’avoir abusé sexuellement de la sourde-muette, A.F, qui était déjà enceinte de quatre mois. Et comme le malheur ne vient jamais seul, cette dernière aurait perdu son bébé des suites de ce présumé viol.

Selon des sources proches du commissariat urbain de police de Mbacké, Modou Diop qui, comme un tas de monde, connaît la jeune femme notoirement célèbre dans cette localité, aurait usé de subterfuges pour entraîner sa « proie » dans un bâtiment en construction, loin des regards indiscrets, pour assouvir sa libido.

Même arrêté et placé sous mandat de dépôt, le conducteur de moto-Jakarta a nié les faits qui lui sont reprochés, jurant par tous les saints n’avoir jamais au plus grand jamais touché un seul des cheveux de A.F. Cela dit, il n’a pas convaincu le procureur de la République qui l’a placé sous mandat de dépôt à la prison de Diourbel en attendant son procès.

Modou Diop est poursuivi pour abus sexuels sur une personne vulnérable, délit passible d’une peine de prison ferme pouvant aller jusqu’à dix années d’emprisonnement et une forte amende financière.

Alexandra Chichikova, élue première Miss Monde en fauteuil roulant

A 23 ans, l’étudiante en psychologie et pédagogie sociale a été couronnée lors du premier concours Miss Monde en fauteuil roulant, qui se déroulait samedi à Varsovie.

L’handicapé, Amsata MBAYE, alias « Bour guéwel », risque 6 mois fermes

Chasser le naturel, il revient toujours au galop. En dépit d’une peine de prison de quatre mois purgée, pour les faits de vol dans une agence de Wari, Amsatou Mbaye alias « Bour Guéweul » semble ne pas avoir tiré les leçons du passé.
Cet homme marié et père de huit bouts de bois de Dieu a été attrait avant-hier mercredi à la barre du tribunal d’instance de Rufisque par la dame Nd. Codou Ndiaye pour un double vol en numéraires évalués au total à 105 000 francs CFA.
Connu des fichiers de la police et des Rufisquois pour ces agissements pour le moins illicite, le handicapé qui faisait les poches dans les moyens de transport a été une fois de plus appréhendé au courant de ce mois par les hommes du commissariat urbain de Rufisque.

A la barre, il a nié les faits qui lui sont reprochés arguant faire l’objet d’une cabale orchestrée par des gens qui font fi de situation sociale pour l’envoyer une fois de plus en prison.
Sa voix rauque a tonné dans la salle du tribunal départemental de Rufisque. Un vocable rythmé par une gestuelle pour se tirer d’affaire.

Mais pour la partie civile, les faits ne souffre d’aucune ambiguïté.
puisque, a-t-telle témoigné à la barre, « il est venu une première fois à bord d’un taxi pour une commande de quinze tablettes d’œufs à mon magasin au quartier arafat. Voyant qu’il tenait sur des béquilles, je lui ai suggéré de ne pas descendre de la voiture laissant ainsi le chauffeur et moi-même faire la livraison »

« Occasion saisie pour démarrer en trompe avec la complicité du chauffeur, sans payer les 75 000 francs CFA », a expliqué avec forte précision la dame Ndèye Codou Ndiaye qui reconnaît avoir faire preuve de naïveté. La partie civile a expliqué aux juges que son bourreau n’en était pas son premier coup d’essai.
« il est revenu a bord d’une charrette, une seconde fois quelques mois après pour me refaire le même coup. Après un marchandage ponctué par des séquences de cousinages à plaisanterie, il a profité encore d’un moment inadvertance pour faire main basse sur les 30 mille qui étaient dans ma pochette », accuse la victime qui dit ne pas revenir sur la vitesse d’exécution de « Bour Guéwel ». Des propos corroborés par le témoin Sokhna Oumy Cissé.

Pour sa défense, Amsatou a soutenu être une personne reconnaissable de prime abord vu son handicap. Pourquoi, s’interroge-t-il, « elle n’a pas ameuté le voisinage lorsque je suis revenu à nouveau comme elle le prétend ? ». Ce, pour mettre l’accent sur les « incohérences » des propos de la partie civile en relief.
Des explications tirées par les cheveux d’après le représentant du ministère public qui, par la même occasion, a rappelé au prévenu son passé carcéral et les détails de sa dernière audience au tribunal de département de Rufisque. Le parquet a ainsi requis à son encontre 6 mois fermes. Le délibéré est fixé pour le 11 octobre prochain.

Prise en charge des personnes handicapées : Plaidoyer pour un Conseil présidentiel

L’Ong handicap international a organisé, à Dakar, un panel de restitution de l’étude sur la convention relative aux droits des personnes handicapées et leur prise en charge dans les politiques et stratégies de lutte contre le Vih. Une occasion pour le président de la Fédération sénégalaise des associations des personnes handicapées (Fsaph), Yatma Fall, de plaider pour la tenue d’un Conseil présidentiel sur cette couche vulnérable, afin de changer leur situation sociale.

Lors des interventions, l’accès aux soins, services sociaux de base, aux structures… infrastructures, entre autres, a été soulevé par nombre de participants. Yatma Fall a plaidé pour à la tenue d’un Conseil présidentiel sur la situation des personnes vivant avec handicap. D’après lui, cette rencontre permettra à tous les ministères sectoriels de prendre des engagements devant le président de la République pour une réelle amélioration de leur situation sociale, même s’il « ne soupçonne pas un manque de volonté ».

M. Fall a insisté sur l’utilité de l’appareillage orthopédique qui mérite d’être pris en charge, l’accès à l’emploi, la lutte contre le Vih. Il a révélé que le taux de prévalence du sida est plus élevé chez les personnes handicapées, 2 % contre une moyenne nationale de 0,7%. Il a également dénoncé la stigmatisation et les violences sexuelles à cause des pratiques et croyances malsaines dans nos sociétés. Selon M. Fall, le quota de recrutement dans la Fonction publique n’est pas respecté. Par ailleurs, « 70% des handicapés n’ont pas accès à la gratuité de la santé », a-t-il dit, invitant à la mise en place « de fonds d’appui pour les personnes handicapées afin de lutter contre la mendicité ». Il n’est pas d’avis qu’il faille faire une étude d’impact avant la mise en place de ces fonds.

Quant au député, président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, Seydou Diouf, il a noté que « le Sénégal, à l’instar des autres pays, a ratifié, en 2009, la Convention internationale relative à la protection des personnes handicapées et la mise en place de la Loi d’orientation sociale 2010. Mais, il y a un écart important entre les préconisations et l’application des conventions ».

Alors que l’expert en planification, gestion et suivi-évaluation de projets, Moussa Boury Sall, a révélé que sur une population sénégalaise de 13.465.536 habitants, les 794.466 vivent avec un handicap. Mais, a précisé Khadimou Rassoul Talla, président d’handicap.sn, à ce jour, seules 35.000 cartes d’égalité des chances ont été confectionnées sur les 50.000 prévues par le chef de l’Etat.
De son côté, le Pr Oumar Ndoye, psychothérapeute et ancien député, a indiqué que la Loi du 26 mai 2010 votée par l’Assemblée nationale a été l’œuvre des personnes vivant avec un handicap. « Il y a des combats à mener en termes de plaidoyer et de stratégie », a confié l’ancien parlementaire, plaidant pour plus de protection de cette couche vulnérable.

Serigne Mansour Sy CISSE (Le soleil)