Archives septembre 2017

1967-2017 – Guédiawaye, hors des clichés : Omar Laye Ly, le handicapé qui fait marcher le sport

Personnage atypique, Omar Laye Ly a autant de centres d’intérêt que de dread locks sur la tête. Il est président du centre pour handicapés de la ville, de l’équipe de handball, d’une association de parents d’élèves, entre autres. Ses différentes activités se retrouvent au sein d’un seul objectif : avancer et faire avancer la jeunesse par le sport et la citoyenneté.

On ne peut pas le louper. Dread Locks au vent, une gouaille qui en a vu d’autres et une bonhomie appréciée par les jeunes filles en fleur qui sont sous sa tutelle. Pour chacune d’elles, il garde une posture paternelle stricte. En ce milieu de l’après-midi, son programme se résume en conseils, horaires de regroupements, questions sur le nombre de balles disponibles. A peine son attention tournée vers nous, qu’une sonnerie retentit. « Don’t worry about a think » tiré de “Three little birds » de Bob Marley, nous le perd. Il décroche son téléphone, promet de rappeler son interlocuteur avant de s’excuser poliment et de raccrocher. « A nous maintenant », dit-il. « A lui », serait-on tenté de dire. Véritable personnage, Omar Laye Ly a tellement de facettes que quand on lui demande de se présenter, il hésite avant de commencer par dire : « Je suis handicapé ». Puis il reprend : « handicapé et membre actif de l’encadrement de l’ASC Diisoo de Guédiawaye avec ses trois sections Basket, Foot et Handball dont il est le président».

Success-story
La section Handball de Diisoo, sacrée championne du Sénégal l’année dernière fera dire à Oumar Ly que « c’était historique car nous avons eu 14 victoires en autant de matchs ». Dans sa philosophie, il y a une hiérarchie : assumer et avancer. « Etre handicapé ne doit pas être rédhibitoire, je suis un dirigeant comme les autres. Nous avons plus de 100 licenciés entre les cadettes, les séniors, les juniors et les minimes ». Une belle vitrine qui cache mal l’arrière-boutique. Le terrain d’entrainement de l’ASC Diisoo Handball manque de tout et est indigne d’une équipe championne sortante. Entre la vétusté, des nids de poule partout, le défaut d’éclairage et de clôture…, la coupe déborde.

« Nous ne pouvons pas recevoir sur notre propre terrain. Nous sommes obligés d’aller à celui de Golf. Le stade Amadou Barry ne peut pas encore recevoir les matches. En plus, il se pose un problème de sécurité. Il n’y a pas de barrière pour empêcher les ballons de sortir, par exemple. On s’est adapté pour avancer ».

Engagement sportif
Omar LyC’est le crédo de ce père de deux petites filles (4 et 8 ans), marié et arrivé à Guédiawaye à l’âge de 7 ans en 1976. Une véritable célébrité locale pour son engagement citoyen et sportif. Avec le basket, qui occupe une partie du terrain, Oumar s’occupe de 150 jeunes, chaque après-midi, assistés de ses compères Mass Bâ et Cheikh Ba dit Lalas. Ce dernier, ancien joueur de football de la JA, du Casa Sport, de la Sidec ou encore de la CSS, voit Omar Laye « comme un frère ». Pas seulement par la coiffure en locks qu’ils partagent. « S’occuper de l’éducation des jeunes et de leur encadrement sportif et citoyen permet de ne pas les perdre dans les turpitudes de la vie », ajoute Lalas qui est viscéralement lié à Guédiawaye au point de souhaiter y être enterré à sa mort, même s’il est un Baye Fall convaincu. En Europe, chaque enfant aurait pu participer financièrement. Ici c’est une autre réalité. On ne cotise pas, on ne paie pas la licence, tout est gratuit. « Je m’occupe du transport des moniteurs. Chaque année, nous recevons 350 000 F Cfa de la mairie de la ville. Divisée par mois, la somme devient dérisoire, s’indigne Omar Laye. Je lance un appel pour que la mairie augmente ses subventions. Celle de Wakhinane – Nimzatt donnait 100 000 F Cfa en 2014. Nous allons discuter avec eux pour voir ce qui est possible de faire ».

Amoureux de Guédiawaye
Quand on l’interroge sur son lien avec le sport, Omar Laye évoque un manque de choix. « Quand j’étais jeune, il n’y avait que le sport comme principale activité dans toute la ville. Ainsi, des anciens comme Fallou Ndiaye et Mactar Sokhna m’ont mis le pied à l’étrier de l’encadrement des jeunes ». Il balaie d’un revers de la main la pseudo-image négative de Guédiawaye : « C’est une ville qui regorge de personnes positives : d’intellectuels, de sportifs, d’éducateurs. La mauvaise image véhiculée n’est pas conforme à la réalité. Par exemple, nous avons le plus prestigieux lycée du Sénégal avec Limamoulaye ». Amoureux de Guédiawaye au point qu’en 2005, après un voyage en Europe, il fait le choix de rentrer au Sénégal. « Ma famille ne comprenait pas que je revienne pour vivre à Guédiawaye au lieu de rester là-bas. Je devais poursuivre un projet pour les handicapés ». En tant que handicapé, il confie être plus au fait des problématiques des personnes en situation de handicap. « J’ai créé un centre de formation et d’insertion pour les handicapés pour la ville de Guédiawaye. Je m’occupe de leurs matériels orthopédiques. C’est une activité initiée à Guédiawaye mais qui a fini par faire le tour du Sénégal ».

Sacrifices
Son idée était de faire du centre un outil capable de faire sortir de la rue (la mendicité) des personnes en situation de handicap. « Il s’agissait de trouver une alternative au fait de tendre la main pour disposer d’une formation afin de gagner sa vie honnêtement ». Depuis sa création en 1997, le centre a une fréquentation d’une centaine de personnes par an. Il accueille aussi des valides comme les jeunes filles qui ont quitté très tôt l’école afin de leur offrir des formations. Il y a cinq métiers : coupe-couture, cordonnerie, l’aspect culturel, handisport.

Malgré un caractère éducatif et citoyen évident, son initiative ne reçoit pas encore le soutien financier des autorités municipales. « Il n’y a pas de subvention annuelle… sauf une fois du temps du maire Bocar Sédikh Kane. Nous nous en sortons grâce à la cotisation des membres et la participation des jeunes filles formées ». L’art de la débrouille et du système D, Omar Laye maîtrise. « Le local est notre propriété. Nous avions, dans un premier temps, acheté le terrain, par la suite, j’ai eu des partenaires qui sont en Europe qui m’ont aidé pour la construction du centre avec l’appui du quartier. C’est ce que nous appelons des chantiers de jeunes. Ce sont des Allemands qui ont financé la construction du centre. Cela m’a valu un voyage pour expliquer comment un handicapé a pu réussir là où des valides ont échoué ».

Par Moussa DIOP (Le soleil)

Les sourds muets du Sénégal revendiquent leur droit à l’information

L’association des sourds muets du Sénégal a lancé un cri de cœur pour une meilleure prise en charge des handicapés du Sénégal. Lors de la journée internationale des sourds muets organisée, ce jeudi 28 septembre à la Place du Souvenir, ils ont revendiqué l’accès à l’information. 

La semaine internationale des sourds muets est célébrée ce jeudi à la place du Souvenir sous la présidence du ministre de la Santé et de l’Action Social, Abdoulaye Diouf Sarr. Lors de cette journée, l’association des sourds muets a revendiqué, par la voie de leur présidente Dr Aminata Fall Mbacké, l’accès à l’information.

Ils demandent à ce que les sourds muets soient pris en compte au sujet de la diffusion d’information à travers la télévision. Selon la présidente, la Rts qui est censée le faire ne les aide pas dans ce sens, car il n’y a pas de sous-titrage, ni d’interprète de signes dans certaines de leurs éditions.

« Pour avoir une information, ces sourds muets sont obligés de se contenter de la presse-écrite, ce qui constitue un frein à leur droit à l’information. Et sans information, ces derniers ne pourront pas participer au développement du pays« , dixit Dr Mbacké.

Selon Yatma Fall, président de la fédération sénégalaise des personnes handicapées, les personnes sourdes et muettes ont des difficultés d’accès à l’information au Sénégal. Par exemple, lors des campagnes de sensibilisation, ou lors des journaux télévisés, les sourds muets ne comprennent pas le message lancé, car il n’y a pas de sous-titrage ni d’interprète pour leur traduire l’information.

C’est dans ce contexte, que ces sourds muets demandent une systématisation de la traduction des langages par signes dans les programmes de  télévision.

Yatma Fall : « le Taux de prévalence du VIH chez les handicapés double la moyenne nationale »

En plus des agressions physiques, des violences sexuelles et de la stigmatisation dont souffrent les handicapés au Sénégal, le président de la Fédération nationale des personnes handicapées du Sénégal, Yatma Fall, a relevé, ce jeudi, la vulnérabilité des personnes vivant avec un handicap  au Vih/Sida. Selon une étude très récente, le taux de prévalence du VIH chez ces personnes est largement au-dessus de la moyenne nationale. Les organisations nationales en charge des questions de Handicap alertent les autorités sur le sujet.

« Le VIH chez les personnes vivant avec un handicap est une situation alarmante dans la mesure où une étude très récente qui vient d’être publiée a montré que le taux de prévalence est largement au-dessus de la moyenne nationale. La moyenne nationale, c’est à 0,7 % et chez les personnes handicapées, c’est pratiquement 2 %. Donc, ça double la moyenne nationale. C’est alarmant et inquiétant », alerte Yatma Fall, au sortir d’un atelier de restitution de l’évaluation juridique de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et son application. Cette rencontre, projet VIH/Handicap Sénégal, est organisée par Handicap International.

Pour Yatma Fall,  « s’il en est ainsi, c’est que jusque-là dans les stratégies qui ont été développées pour prendre en charge la question du VIH, on n’a pas suffisamment pris en compte le handicap et le groupe des personnes handicapées qui sont souvent victimes d’agressions sexuelles, de violences, de viols adossés à des croyances, etc ».

« Donc, il est important que dans le cadre de ce projet de Handicap international que nous puissions amenés les autorités sanitaires, les autorités en charge de la lutte contre le VIH Sida au Sénégal à prendre davantage en compte les personnes handicapées dans les stratégies de réponse », conclut-il.

Carte d’égalité des chances : Vers la convocation d’un Conseil présidentiel sur le Handicap

Le 26 mai 2010, l’Assemblée Nationale du Sénégal a voté la loi d’Orientation Sociale visant à « garantir l’égalité des chances des personnes handicapées ainsi que la promotion et la protection de leur droit contre toute forme de discrimination ». Cette loi a été promulguée le 06 juillet. L’application de ladite loi n’est toujours pas effective. Une situation qui oblige les associations nationales en charge de la question de handicap à convenir avec le président de la République un conseil présidentiel sur le Handicap.

« Quand cette loi avait été votée, les personnes handicapées ont applaudi parce que nous avons dit enfin une loi qui consacre et protège nos droits est née au Sénégal mais quelques années après, cette euphorie a été plus ou moins émoussée parce que toutes les dispositions qui nous paraissent pertinentes de la loi n’ont pas encore été effectives. Bien que les handicapées, aujourd’hui au Sénégal, se réjouissent de l’engagement du gouvernement et du président Macky Sall qui s’était personnellement déplacé pour lancer la carte d’égalité des chances. La carte est devenue une réalité mais  elle  n’est pas encore effective dans l’ensemble des services qu’elle est censée porter », a laissé entendre Yatma Fall, le président de la Fédération nationale des personnes handicapées du Sénégal, en marge d’un atelier de restitution de l’évaluation juridique de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et son application.

L’institution de la carte d’égalité a été faite après une étude. Selon cette étude, les personnes handicapées avaient quatre problèmes prioritaires auxquels il fallait trouver des solutions. Le premier problème c’est toutes les difficultés liées à la santé, à l’appareillage et  la réadaptation des personnes handicapées. Le deuxième problème prioritaire, c’était l’ensemble des difficultés liées à l’éducation et à la formation des personnes handicapées. Le Troisième problème prioritaire, toujours révélé par ce diagnostic, est toutes les difficultés liées relatives à l’insertion et à l’emploi des personnes handicapées et enfin le quatrième point c’était l’aménagement du cadre de vie et l’accessibilité d’une manière générale.

La carte devait être une réponse à ces différents problèmes pour faciliter l’accès aux services sociaux de base des personnes handicapées : l’éducation, la santé, la formation, les financements, l’habitat, les transports publics…

« Aujourd’hui la carte ne porte que le service santé et même ne porte pas l’ensemble du service santé parce qu’elle ne prend pas en charge l’appareillage des personnes handicapées. Les autres services censés être pris en charge par la carte ne sont pas encore effectifs. C’est pour cela, nous avions convenu avec le président de la République de convoquer un conseil présidentiel sur le Handicap qui permettrait, autour du Président de la République, d’avoir tous les ministères sectoriels concernés par la mise en oeuvre de la carte d’égalité des chances afin de les amener à prendre des engagements pour que les handicapés détenteurs de la carte d’égalité des chances puissent avoir accès à tous les services offerts par la carte », a renchéri M. Fall.

A en croire le président Yatma Fall, il y a également la Haute Autorité chargée de la Promotion et de la Protection des Personnes Handicapées qui est appelée Haut Conseil de l’égalité des chances qui tarde à voir le jour. Une haute autorité dont le rôle est d’être un observatoire sur les droits des personnes handicapées au Sénégal mais également un mécanisme national de suivi de la convention.

Par ailleurs, il y a une autre disposition importante de la loi, c’est le fonds d’appui aux personnes handicapées dont également la fonction principale est de lutter contre la mendicité des jeunes handicapées dans les rues de Dakar et de les grandes villes. « Si les gens sont arrivés à la mendicité, c’est parce que les systèmes qui sont mis en place sont des systèmes d’exclusion et non d’inclusion. Il faut arriver à mettre en place des politiques d’inclusion pour que les handicapées soient à l’aise », a-t-il conclu.

Seydou Diouf, le président de la commission des lois et des droits humains à l’Assemblée nationale a reconnu la lenteur dans l’application de la loi d’Orientation Sociale. Pour lui, la nouvelle législature fera son nécessaire pour remonter la pente.

USA. La police tue un homme sourd qui n’entend pas les ordres

Des policiers d’Oklahoma City, dans le sud des Etats-Unis, étaient à la recherche d’un homme en fuite lorsqu’ils se sont retrouvés face au fils de celui-ci, atteint de surdité. Incapable d’entendre les ordres, Magdiel Sanchez, âgé de 35 ans, a été abattu.

La police d’Oklahoma City, dans le sud des Etats-Unis, faisait l’objet jeudi de vives critiques après avoir tué un homme de 35 ans qui ne pouvait pas entendre ses ordres… car sourd, et malgré le fait que ses voisins avaient prévenu les agents de son handicap.

Des policiers, à la recherche d’un homme ayant pris la fuite après un accident de la circulation, se sont rendus mardi à son domicile. Là, ils se sont retrouvés face au fils de ce dernier, sourd et muet, selon des témoins, qui ont raconté avoir tenté de prévenir les policiers en leur criant: « il ne peut pas vous entendre! » 

« Il ne peut pas vous entendre! »

Les agents n’ont cependant pas tenu compte de cette mise en garde et, se sentant menacés, ont pris l’homme pour cible. Un policier lui a tiré dessus avec un taser, tandis qu’un autre faisait usage de son arme le tuant sur le coup.

Lorsqu’il a été tué, Magdiel Sanchez tenait dans une main une tige métallique de 60 centimètres de long avec à l’une de ses extrémités une boucle en cuir. La police a assuré avoir cru qu’il s’agissait d’une arme, sans pouvoir cependant expliquer pourquoi les deux policiers lui avaient tiré dessus avec deux armes différentes.

La communauté des mal-entendants d’Oklahoma City et la très influente association américaine de défense des libertés civiques (ACLU) sont montées au créneau après le drame.

« Magdiel Sanchez a été tué à son propre domicile, alors qu’il n’avait commis le moindre crime », s’est insurgée une responsable de l’ACLU, Allie Shinn. « Le simple fait de ne pas répondre à des instructions n’est pas une raison acceptable pour l’usage d’une force létale ».

« Je ne sais pas pourquoi la situation a dégénéré aussi rapidement? » s’est demandé de son côté un responsable de la communauté des mal-entendants de la ville, JR Reininger, interrogé par la chaîne KWTV, estimant que la police devait sûrement être mieux formée.

Toubacouta : Un handicapé, dealer de drogue, arrêté avec son butin

S. Diallo, handicapé moteur, en sus de sa boutique, s’activait dans la vente de chanvre indien. Dans le viseur des hommes du commandant Thioune de la brigade de la gendarmerie de Sokone depuis plusieurs mois, il a été arrêté hier, avec un montant de 600 000 Fcfa et 22 joints de chanvre indien déjà conditionnés, révèle « Enquête ».

Il faisait office de boutiquier et ravitaillait en denrées de première nécessité tous les habitants du village de Ndoumbouthi, situé dans la commune de Toubacouta, dans la région de Fatick. Agé de 40 ans, S. Diallo a été déféré après du procureur de la République de Fatick, qui a décidé à son tour, de la placer sous mandat de dépôt pour les délits de détention et trafic de chanvre indien.

L’ambassade d’Israël offre des moutons aux personnes en situation de handicap

Permettre aux familles démunies de passer une bonne fête de l’Aid-al Adha, l’ambassade d’Israël au Sénégal a offert des moutons. Des personnes vivant avec un handicap ont constitué l’essentiel du lot des bénéficiaires du don.

Devant des autorités coutumières et religieuses, des représentants ministériels, acteurs de la société civile, l’ambassadeur d’Israël, Paul Hirschson, a rappelé le sens du don offert à des nécessiteux vivant à Dakar. « C’est la neuvième fois que l’ambassade d’Israël au Sénégal offre des moutons à des familles démunies. Par ce geste, l’Etat d’Israël témoigne son désir d’améliorer et de renforcer ses relations amicales et fraternelles avec le Sénégal, mais surtout permet aux bénéficiaires de passer une bonne fête de Tabaski », a souligné l’ambassadeur. Rappelant l’origine de la célébration de la fête de l’Aid al-Adha communément appelée Tabaski au Sénégal, M. Hirschson a laissé entendre que Juifs et Arabes sont de la même famille. Non sans préciser que « c’est l’histoire d’Abraham qui a voulu sacrifier son fils Isaac pour démontrer sa fidélité à Dieu », a expliqué l’ambassadeur. Ainsi, l’essentiel du lot de moutons a été remis aux personnes vivant avec un handicap, aux enfants mendiants, aux orphelinats et autres structures d’accueil et de prise en charge des enfants à mobilité réduite. « Chaque année nous apportons une petite innovation. Cette fois-ci, nous avons ciblé la communauté des lépreux afin de la permettre de fêter la Tabaski dans la dignité », a souligné Paul Hirschson.

Le représentant du ministre de la Santé et de l’Action sociale a magnifié le geste à sa juste valeur. Pour Ibrahima Souka Ndella Diouf, le peuple d’Israël vient, à travers ce geste, témoigner son engagement à perpétuer le dialogue des religions. « Nous estimons que par ces actes de solidarité et de fraternité remarquables posés en faveur des personnes à revenus faibles, l’ambassade va ainsi contribuer à renforcer la paix et la sérénité dans une quarantaine de familles au Sénégal », a indiqué le représentant du ministère de la Santé.

Mactar Seck a reçu pour la neuvième fois son mouton de Tabaski de l’ambassade. Sourire aux lèvres, le handicapé moteur a magnifié le geste avant de prier pour la réussite de la mission du diplomate israélien au Sénégal.