Archives février 2017

Egalité des chances: Dakar Dem Dikk emploie des personnes handicapées

Les personnes vivant avec un handicap ont répondu massivement à l’invitation du directeur de la société Dakar Dém Dikk. Me Moussa Diop procédait à une signature de convention entre sa boite et Handicap international. L’entreprise de transport va désormais employer des personnes handicapées comme receveurs dans les bus.

S’inscrivant dans la dynamique d’appliquer la politique d’égalité des chances du gouvernement, le directeur général de Dakar Dém Dikk a décidé d’intégrer dans son personnel cette couche parfois marginalisée dans le monde de l’emploi.

Présentes en masse à la rencontre, les personnes handicapées ont apprécié à sa juste valeur cette décision de Me Moussa Diop. A Djibril DIENG  de témoigner de sa reconnaissance envers cet acte en ces termes, «les handicapés ont un espoir avec les chances que cette boite leur offre. Nous remercions le directeur et saluons l’initiative».

Le représentant du ministre des Infrastructures et des Transports terrestres, Elimane Mansour KANE a également salué l’initiative. «Auparavant, nous avions des problèmes pour satisfaire les personnes à mobilité réduite dans le secteur du transport. Il faut que les gens comprennent que la modernité d’un système est importante. Aujourd’hui, sur les 400 bus de Dakar Dém Dikk, les 1/3 sont favorables aux transports des handicapés. Grâce à cette boite le recrutement de ces personnes est réalisé dans le secteur du transport. Les firmes doivent prendre exemple  sur le transport pour faire réduire le chômage», a-t-il laissé entendre.

Madame Catherine, représentante de Handicap International, a affirmé que «le problème des handicapés sur l’emploi descent est une réalité» et qu’elle «souhaite une collaboration fructueuse et pérenne entre les deux structures».

Le président fédération des handicapés du Sénégal, Monsieur Yatma Fall, décrit ce moment historique par ces mots: « Je lance un appel à tous les handicapés recrutés de faire un effort pour donner la chance aux autres. Après des années de lutte et de revendication, il faut que les gens comprennent que les handicapés font partie de la société. Nous formons 15% de la population sénégalaise, donc nous avons notre part à accomplir sur le développement de notre pays.»

Tivaouane étrenne son centre pour réinsertion sociale

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a procédé à la pose de la première pierre du Centre de promotion et de réinsertion sociale (CPRS) de Tivaouane, un établissement dont l’ambition est de contribuer à l’éducation à la santé et à la vie familiale.

D’un coût de 50 millions de francs CFA, le CPRS est « une structure de base de la Direction de l’action sociale, dédiée aux couches vulnérables« , dans le cadre des actions visant la cohésion sociale, a expliqué le chef du gouvernement, rapporte l’agence de presse sénégalaise.

Selon lui, le CPRS est appelé à participer à éveiller les consciences en vue de préparer la jeunesse à participer « activement à la transformation structurelle de l’économie sénégalaise« .

La présidente du conseil départemental de Tivaouane, Seynabou Gaye Touré, a également félicitée de l’érection de cette structure à Tivaouane où elle va abriter le Pôle internet et services associés (PISA).

A travers cette plateforme, les pouvoirs publics comptent offrir aux jeunes, aux femmes et groupes vulnérables, « des pistes importante » pour une meilleure mise en œuvre des initiatives privées, a-t-elle indiqué.

S’y ajoute que selon lui, le Centre de promotion et de réinsertion sociale permettra au département de Tivaouane de bénéficier de davantage d’atouts en matière de communication, de technologies de l’information et du développement de l’économie numérique, des domaines considérés comme catalyseur du développement.

Dans cette perspective, il est par ailleurs attendu de cet établissement qu’il assiste les collectivités locales dans l’organisation et la gestion des secours au profit des nécessiteux.

Il est en outre assigné au Centre de promotion et de réinsertion sociale la mission de promouvoir la réinsertion sociale et économique des personnes en situation difficile (enfants et jeunes déshérités, personnes handicapées, veuves, orphelins et personnes âgées).

EDUCATION : CINQ JEUNES HANDICAPÉS OBTIENNENT UNE BOURSE D’ÉTUDES

Le Premier ministre Pravind Jugnauth promet un « soutien à toute épreuve » à l’intégration des plus vulnérables. Il l’a affirmé lors de son discours ce jeudi matin 2 février, lors de la remise de bourses d’études à cinq jeunes handicapés au bâtiment du Trésor, à Port-Louis.

« Je veux accorder une attention particulière à ces personnes qui se retrouvent malgré elles au bas de l’échelle », a-t-il déclaré . « Il est de notre devoir de les aider à gravir les échelons, qu’elles soient intégrées au maximum dans le processus de développement entamé par le gouvernement. »

Seuls quatre des cinq bénéficiaires de cette bourse ont pu se déplacer au Bureau du Premier ministre ce matin : Poornima  Greedharee, une malvoyante de 19 ans, Neilsen Arnachellum, un jeune homme de 20 ans atteint d’hémophilie, ainsi que Fayyaaz Rengony et sa sœur Rukhsaar, tous deux âgés d’une vingtaine d’années. Abhinav Lushveen Ramjeet était, lui, absent.

Pour ces jeunes, cette bourse est la récompense de tous les  efforts consentis à l’école primaire et au collège.

L’allocation de ces bourses d’études avait été annoncée dans le Budget 2016-2017. Elles couvrira les frais d’études et les bénéficiaires recevront aussi une allocation mensuelle de Rs 5 000.

Assistance aux enfants handicapés mentaux : Le Centre de Thiès confronté à une insuffisance de moyens

Situé en plein cœur de la ville de Thiès, sur la rue 16, Avenue Birame Bèye, au quartier Escale Sud, le Service d’éducation, de rééducation et de formation d’appareillage (Serfa) s’emploie, tous les jours, à offrir la joie de vivre à des enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale (Imc) et leur assurer une prise en charge médicale.

La conviction et la compassion insufflent de l’énergie au Service d’éducation, de rééducation et de formation d’appareillage (Serfa) de Thiès. Les agents sont au chevet des enfants handicapés et atteints d’insuffisance motrice cérébrale. C’est une prise en chargé spécifique. Aux agents, il leur faut de la patience. « Ici, nous accueillons une vingtaine d’enfants par jour dans la crèche. Mais, près de 200 enfants handicapés ou atteints d’insuffisance motrice cérébrale ont été recensés et suivis régulièrement par nos équipes de relais », dévoile l’une des éducatrices, Béatrice Bebga. Elle assure l’intérim de la coordonatrice du Projet de promotion et de développement de la rééducation des enfants Imc. C’est l’un des rares espaces de prise en charge de cette catégorie de population. L’accès à l’éducation, à la santé et particulièrement aux soins spécialisés et la lutte contre la discrimination sont le crédo de cet établissement. « Des enfants souffrent de marginalisation du fait des troubles de psychomotricité qui limitent ou retardent les apprentissages sociaux (troubles des sens, du langage, de la motricité, perte de contrôle sphinctérien…) », fait remarquer André Demba Wade, le coordonnateur du Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim), porteur du projet appuyé par l’organisation belge Plan Bobath.

Il est impossible de visiter ce service et de ne pas être envahi par la compassion et la tristesse. Les plus fragiles versent des larmes, selon l’animatrice Béatrice Bebga. Ici, dit-elle, on trouve « des enfants qui ont perdu leur autonomie et se trouvent dans une situation de dépendance totale qui leur enlève toute possibilité de satisfaire eux-mêmes leurs propres besoins dont se nourrir, s’habiller, se déplacer, parler ». Aussi, tous les jours sont ouvrables dans ce service pour les 10 femmes relais, d’après Aïssatou Ndiaye. C’est l’assistance en permanence, car les enfants ont perdu toute autonomie. « Ce n’est pas une chose aisée de prendre en charge des enfants atteints de motricité. Cela demande beaucoup de moyens et de temps », confesse Mme Bebga. L’enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale, énumère-t-elle, a besoin de s’asseoir, se tenir debout, se coucher, se déplacer, du matériel orthopédique adéquat et une alimentation appropriée, ainsi que des interventions en cas de crise. Ces besoins ont un coût que toutes les familles ne peuvent pas supporter. Au Serfa, la participation symbolique par ménage est de 5.000 FCfa par mois, voire 3.000 FCfa pour les familles démunies.

C’est pour cette raison que le service sollicite l’appui du Programme des bourses de sécurité familiale et l’attribution des cartes d’égalité des chances. Le Serfa n’importe plus les appareils de la Belgique. Il fait confiance à l’expertise des artisans locaux. Mais, l’apport de l’organisation belge a été toujours déterminant au fil des années. La rééducation à domicile, l’information et la sensibilisation des enfants, la promotion de leurs droits, la formation des agents et l’équipement du service sont à verser dans le compte des interventions de Plan Bobath. Toutefois, la poursuite de cette difficile mission requiert, aujourd’hui, l’intervention de l’Etat, des collectivités locales, de la communauté et des partenaires

Enfants en situation de handicap mental : « L’éducation doit primer sur les traitements médicaux »

Les personnes en situation de handicap font souvent l’objet de discriminations par la population. Par peur de ces discriminations, leurs parents les confinent trop souvent chez eux, les condamnant à vivre avec leur handicap sans espoir d’amélioration.

Selon Rambeloson Hery Clément, membre du comité directeur national de la plateforme des fédérations des personnes handicapées de Madagascar, « il ne suffit plus de leur donner des soins médicaux pour que leur état s’améliore. Maintenant il faut baser nos efforts sur l’éducation ». Les enfants en situation de handicap mental doivent aller dans des centres spécialisés pour pouvoir s’épanouir. Une formation sur la prise en charge et l’éducation des enfants qui présentent un handicap mental s’est déroulée au sein de l’Ecole Primaire Publique (EPP) Avenir Pasteur du jeudi 26 au samedi 28 janvier. Cette formation assurée par Rambeloson Hery Clément a été effectuée en collaboration avec l’ONG Maison de la sagesse. Pendant ces trois jours, les parents, les éducateurs et les responsables des centres d’handicap de la ville ont eu des enseignements sur la manière d’éduquer ses enfants. Vu leur retard d’acquisition à cause de leur handicap, ces enfants doivent avoir constamment une éducation adaptée tant à l’école que dans leurs foyers respectifs. C’est pour cette raison que les parents et les enseignants ont suivi cette formation pour synchroniser leur manière d’éduquer. Egalement, une ébauche de programme d’enseignement et d’éducation individuelle a été mise en place.

Comment savoir si un enfant présente un handicap mental ?

Plusieurs signes peuvent alerter les parents sur d’éventuelles déficiences mentales de leur enfant. En premier lieu il y a la trisomie 21. Pour cette maladie, les signes de handicap se voient directement sur le physique de l’enfant. L’épilepsie répétée dès la naissance de l’enfant peut également avoir de mauvaises répercutions sur l’intelligence et ainsi provoquer une déficience mentale. L’hyperactivité développée par l’enfant dès son plus jeune âge peut aussi provoquer un handicap mental. Pour l’épilepsie et l’hyperactivité, les signes de déficience mentale ne sont pas observés sur le physique de l’enfant mais plutôt sur son comportement. En général, il présente un manque de concentration et un manque d’attention sur les choses qu’il entame. Il est également sujet à un manque de mémorisation et est pourvu de problèmes de comportement. Le degré de handicap est classé suivant quatre catégories d’« âge mental ». Moins de trois ans, il est dit que le handicap est sévère ; de trois à cinq ans, l’handicap est lourd ; de cinq à huit ans, c’est un handicap moyen et de neuf à douze ans, c’est un handicap léger. Ici ce n’est pas l’âge réel de l’enfant qui est compté mais son âge mental.

Carte d’égalité des chances : des mendiants détenteurs crient leur ras-le-bol

«Une vie de misérables». C’est le titre qui barre la «Une» du journal EnQuête. Dans un dossier paru ce mercredi, nos confrères donnent la parole aux mendiants vivant avec un handicap.

Estimés à plus de 15% de la population, ces laissés pour comptes assis sur des fauteuils roulant pour les «mieux» lotis, sur des béquilles ou trainant sur les trottoirs de la capitale, mènent une vie de misère.

Et ce n’est pas la carte pour l’égalité des chances qui démentira nos confrères. En effet, si le président de la Fédération sénégalaise des associations des personnes vivant avec un handicap (Fsap), Yatma Fall pense que la cause des personnes vivant avec un handicap est en train de connaitre des avancées importantes», Mamoune Dia dit tout à fait le contraire.

Bénéficiaire de la carte d’égalité des chances, ce cinquantenaire habitant Rufisque, crie son ras-le-bol. «Je ne tire pas profit de ma carte d’égalité des chances», a-t-il alerté nos confrères sur la loi d’orientation sociale mise en place par le président Macky Sall. Pour lui, les personnes vivant avec un handicap ne sont véritablement prises en comptes par la nouvelle politique sanitaire de l’Etat.

«On ne s’y retrouve pas à 100% notamment dans la construction des infrastructures sanitaires», regrette Mamoune Dia, père de famille.

Société: les députés appelés à plaider pour la cause des personnes handicapées

Sightsavers-Sénégal, en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé un atelier qui vise à sensibiliser les députés sur la situation des personnes vivants avec un handicap, pour une meilleure insertion sociale de ces dernières.

Au Sénégal, les personnes handicapées rencontrent pas mal de difficultés dans la vie quotidienne. Même si l’Etat, à travers les cartes d’égalité des chances, veut améliorer leurs conditions de vie, beaucoup reste à faire.

Un atelier a été organisé sous l’initiative de Sightsavers (une organisation internationale pour traiter et prévenir la cécité évitable et promouvoir l’égalité pour les personnes ayant une déficience visuelle et autres handicaps). Il a pour objectif de sensibiliser les députés et les élus locaux sur les problèmes que rencontrent les personnes handicapées et qui sont liés à l’accessibilité comme droit socio-économique, la non-discrimination et la participation aux activités sociales ainsi qu’à l’accession aux droits politiques.

Selon Moussa Thiaré, secrétaire général de la Fédération sénégalaises des associations de personnes handicapées, pour une meilleure prise en charges des personnes handicapées il faut :
-l’effectivité de la loi d’orientation sociale ;
-la mise en place de la Haute entité pour les personnes handicapées ;
-un fonds d’appui et de financement pour personnes handicapées et en fin ;
-la ratification par l’Etat du traité de Marrakech visant à faciliter l’accès des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d’autres difficultés de lecture des textes imprimés.

Présent à la rencontre, l’honorable député Samba Démba Ndiaye, président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains à l’Assemblée nationale, a promis qu’il y aura un suivi au niveau de l’Hémicycle, pour un meilleur accompagnement des personnes vivant avec un handicap.

Sénégal : le tourisme « sur une bonne pente »

Le secteur du tourisme au Sénégal est sur une phase ascendante, après avoir connu ces dernières années une période de trouble. Le pays de la « teranga » attire à nouveau de nombreux touristes. C’est l’analyse qui ressort du rapport de notre partenaire Jumia Travel (Hospitality Report Sénégal 2017) dévoilé cette semaine aux medias sénégalais.

La destination Sénégal a enregistré en 2016, près de 1.600.000 touristes, contre 984.000 en 2015 selon les autorités. Une amélioration qui corrobore l’analyse du rapport présenté ce jeudi par la plateforme africaine de réservation d’hôtels en ligne Jumia Travel. « L’objectif pour nous à travers ce document est d’apporter notre expertise et de mettre à la disposition de tous les acteurs des données permettant de comprendre et d’apprécier ce qui se fait actuellement dans ce secteur. L’absence de données a longtemps été un handicap pour notre tourisme  », ai-je ainsi moi-même déclaré en tant que responsable Communication et relations publiques de Jumia Travel.

Un redécollage qui selon les explications fournies est à classer dans « les efforts entrepris par l’ensemble des acteurs nationaux de ce secteur, et aux efforts du gouvernement  ». Dans cet élan, le rapport se félicite des actions menées par les différentes agences de l’Etat et la décision de suspendre le visa d’entrée dans le pays, ce qui aurait contribué favorablement à la relance du secteur.

Notre rapport montre que la capitale Dakar reste la zone la plus fréquentée par les touristes avec environ 41% des demandes mais aussi la plus chère avec un coût moyen de nuitée de 42000 FCFA, suivi de la Petite côte (35%) avec un coût moyen de nuitée à 41000 FCFA, Sine Saloum (9%) avec un coût moyen de nuitée à environ 33000 FCFA, la région du fleuve et la Casamance totalisent quant à elles une demande d’environ 7% et 4% avec un coût moyen de nuitée de 24000 FCFA et 18000 FCFA. Les autres régions, qui gagneraient à être davantage promues, n’enregistrent que 4%.

Les hôtels trois étoiles sont les plus sollicités par les touristes (42%), suivi des deux étoiles (31%), quatre étoiles (16%), cinq étoiles (6%), quant aux hôtels avec une étoile, ils ne constituent que 5% de la demande. Sur ce point, le rapport insiste sur l’entretien et la rénovation des établissements hôteliers au Sénégal. « La qualité des services reste très négligée par de nombreux hôteliers, ce qui est un gros problème quand on parle de tourisme international. Les consommateurs sont désormais très exigeants, et si on veut attirer plus de touristes il nous faut un label qualité irréprochable. A ce niveau, nous avons un grand retard et devons y travailler  », a commenté le Directeur de Jumia Travel Afrique francophone Guillaume Pepin.

Autre point important évoqué par le rapport, le développement d’un tourisme local, qui bien qu’encore faible, a connu une poussée intéressante, avec le développement d’une classe moyenne, qui de plus en plus visite le Sénégal durant les périodes de vacances, mais aussi une croissance des arrivées en provenance du continent.

Au titre des répartitions, les touristes internationaux représentent environ 54% du nombre de touristes et s’orientent principalement vers les loisirs et les affaires. En termes de chiffre d’affaires, c’est 63,8% des recettes touristiques proviennent des touristes internationaux, et 32,6% des touristes locaux.

Le rapport souligne cependant de nombreux points qui devraient être davantage améliorés, notamment le développement de l’écotourisme, qui pourrait contribuer considérablement à hisser le Sénégal parmi les destinations les plus appréciées, mais aussi le défi de la formation, car malgré la pléthore d’établissements supérieurs au Sénégal, les formations aux métiers touristiques du demeurent quasi inexistantes au Sénégal.

KOLDA: Handicap International lance le Projet Insertion Professionnelle et Appui aux PME

Handicap International et la Fondation Argirus unissent leurs efforts pour promouvoir l’emploi des personnes handicapées dans les régions de Kolda, Ziguinchor et Dakar. C’est à travers le Projet Insertion Professionnelle/Appui aux PME financé à plus de 256 millions de F CFA.  Un CRD de lancement vient de se tenir ce mardi 9 juin dans la capitale du Fouladou.

Il s’agit pour ce projet de promouvoir l’autonomie et la pleine participation des handicapées à la vie socio-économique à travers l’entrepreneuriat. Il a pour objectif de « soutenir un développement économique durable et la création d’emplois dans les entreprises à fort potentiel de croissance dirigées par des personnes vivant avec handicap », a fait savoir son coordonnateur Moussa Diamanka à l’occasion de cette cérémonie de lancement.

A l’en croire, ce projet  de Handicap International est financé à hauteur de 256 417 000 F CFA soit 390 905 euros grâce à la Fondation Argirus basée en Suisse. Il a l’ambition de booster l’emploi des personnes handicapées dans les régions de Dakar, Kolda et Ziguinchor pendant trois ans à travers un soutien qui va être accordé à 70 petites et moyennes entreprises à fort potentiel managées par des personnes handicapées ou des groupement d’intérêt économiques ou entreprises comptant au moins 50% de personnes handicapées.

Dans son allocution, le président de la Fédération Régionale des Associations de Personnes Vivant avec Handicap salue l’avènement de ce programme qui, selon lui, va contribuer à l’amélioration des conditions d’existence de ses membres. Boubacar Baldé en a profité pour appeler les responsables de Handicap International à travailler en synergie avec les autres projets et programmes intervenant en faveur des handicapés pour mieux prendre en charge les préoccupations de ces personnes vulnérables.

ismaila.mansaly@koldanews.com